Jérôme Nury
DR · France
“Cette insécurité juridique est symptomatique d’une bureaucratisation de notre pays, au mépris du bon sens et de la volonté même des commerçants, qui veulent simplement travailler.”
“La dernière question que je poserai au gouvernement avant de retrouver ma mairie de Tinchebray-Bocage s’adresse à M. le premier ministre. Vous le savez, le groupe Droite républicaine défend fermement la France qui travaille et promeut notamment la fin des entraves qui s’imposent aux artisans commerçants.”
“Monsieur le premier ministre, l’énergie est à proprement parler le carburant de notre économie : elle conditionne notre prospérité, notre compétitivité et notre souveraineté. La France ne peut plus se permettre ni l’approximation ni l’idéologie. Elle doit faire des choix fondés sur la science et sur l’intérêt national.”
“Malheureusement, vous misez toujours sur le développement de l’éolien, au risque de fragiliser la stabilité du réseau et de faire exploser la facture des Français.”
“Toutefois, vous misez encore sur une électrification massive des usages d’ici quatre ans, ce qui relève du fantasme technocratique, alors même que la consommation électrique stagne depuis vingt ans, qu’elle est même en baisse depuis 2019 et que notre pays produit déjà trop d’électricité.”
“Du même coup, elle a subi une hausse massive des prix de l’électricité. Le gouvernement est-il prêt à résister aux lobbys de l’éolien, à relancer réellement la filière nucléaire et à adopter enfin une approche pragmatique pour l’énergie dans la prochaine PPE ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
The complete record
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“Il est urgent que l’État vienne au secours des Ehpad, quasiment tous en déficit, et assume pleinement le budget consacré aux soins dans ces maisons, en prenant en charge la totalité des postes qui s’y réfèrent. Je pense tout particulièrement aux postes d’agent spécialisé hospitalier faisant office d’aide-soignant, dont la charge est reportée sur les départements et les familles. L’adaptation des établissements passe par des Priac – programmes interdépartementaux d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie – qui n’excluent pas l’ouverture des services indispensables dans les petits départements.”
“Nos aînés doivent pouvoir être aidés sur tout le territoire, y compris dans les campagnes, à des prix équivalents à ceux pratiqués dans les grands centres urbains. Les structures et associations d’aide à domicile, par exemple celles qui relèvent de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) ou du réseau Aide à domicile en milieu rural (ADMR), galèrent pour équilibrer leur budget, du fait des longues distances à parcourir pour accompagner les personnes âgées. Une péréquation doit absolument être trouvée, afin de garantir des prix identiques aux quatre coins de la France, quel que soit le territoire. Nos aînés doivent pouvoir être accueillis dans des établissements adaptés.”
“Toutes ces questions doivent être abordées sans tabou, avec l’idée de choisir et de décider. Il faut le faire rapidement, car la population vieillit et le secteur de la dépendance est de plus en plus en souffrance. Disons-le franchement, depuis le covid et les mesures quasi inhumaines imposées aux établissements par le gouvernement de l’époque, les choses empirent et s’accélèrent. Nos aînés méritent une fin de vie digne ; ils méritent d’être entourés de l’affection de leurs proches et de personnels en nombre suffisant et mieux rémunérés, compte tenu de leur engagement et de leurs compétences, que ce soit dans les établissements, dans les services d’aide à domicile ou directement chez les employeurs.”
“Enfin, il faut être plus reconnaissant, financièrement, envers les personnels qui s’occupent au quotidien, avec cœur et compétence, des personnes âgées et redonner ainsi de l’attractivité à ces métiers pour lesquels il est de plus en plus difficile de recruter. Il est donc grand temps de sanctuariser une stratégie nationale visant à doter de moyens suffisants la prise en charge de cette partie de la vie. Par conséquent, il faut trancher, monsieur le ministre : faut-il prévoir une cotisation supplémentaire sur nos feuilles de paie ? Faut-il proposer un système assurantiel ? Voire un mélange des deux ? Faut-il travailler un jour férié de plus que le lundi de Pentecôte ? Faut-il assujettir à un prélèvement dépendance la totalité des foyers, y compris ceux qui perçoivent les aides sociales ?”
“Il est grand temps de prendre des mesures courageuses pour créer des recettes pérennes qui permettront de mieux accompagner le vieillissement. Pour commencer, il faut soutenir les départements, dont beaucoup agonisent en raison de la hausse du nombre de bénéficiaires de l’APA et de la non-prise en charge au réel par l’État de cette allocation qui leur a été imposée. Il faut aussi aider davantage les familles et les établissements, qui ont du mal à faire face. De nombreux Ehpad sont entraînés dans des déficits abyssaux, ce qui se traduit par des restrictions budgétaires sur le dos des résidents et des personnels.”
“À l’occasion de ce débat, permettez-moi de rappeler qu’au cours des dernières années, voire des dernières décennies, les gouvernements successifs ont beaucoup évoqué la dépendance, mais ont peu agi : certains ont rêvé du cinquième risque sans jamais l’instaurer ; d’autres l’ont créé, mais sans prévoir les recettes correspondantes ; d’autres encore ont été généreux, mais avec l’argent des autres ! Bref, il est temps d’agir vraiment, sans esbroufe, en se gardant de faire des annonces fracassantes qui ne sont suivies d’aucun effet – tel a été le cas avec nombre de vos prédécesseurs, monsieur le ministre – ou d’afficher des milliards d’euros issus en réalité de crédits recyclés ou empruntés à nos enfants et petits-enfants.”