Michaël Taverne
RN · France
“Malgré les alertes répétées de la police judiciaire et des magistrats spécialisés, vous n’avez pas vu venir l’essor de la criminalité organisée, qui prospérait dans le pays.”
“Vous proposez de renforcer les mesures contre les rodéos motorisés – après avoir voté une loi petit bras en 2018. Vous avez découvert les rave-parties, contre lesquelles vous n’avez rien fait pendant dix ans.”
“Après une énième motion de rejet, proposée et votée par toute la gauche laxiste, mais heureusement repoussée, nous voici arrivés au vote de ce projet de loi Ripost dans le texte issu de la commission mixte paritaire.”
“Mais les Français savent pertinemment qu’ils n’ont plus rien à attendre de vous. Gouverner, c’est prévoir. Chers collègues macronistes, philippistes ou attalistes, vous en avez été incapables durant dix ans, et ce sont les Français qui en paient le prix.”
“Nous avons pu constater une nouvelle fois que nos compatriotes peuvent compter sur des femmes et des hommes engagés comme jamais, qui essaient d’exercer leur métier dans des conditions de plus en plus difficiles.”
“Bref, comme d’habitude, votre ADN, c’est la protection des voyous ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Par contre, vous êtes pour la libération des détenus et des terroristes. Surtout, vous êtes pour les pédocriminels.”
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“Cela veut dire que nos forces de l’ordre n’utilisent pas en priorité l’arme à feu. Dire que cette présomption de légitime défense serait un permis de tuer est donc totalement infondé.”
“Quand on consulte le traitement relatif au suivi de l’usage des armes (TSUA), qui collecte des chiffres officiels, le nombre de tirs à l’arme à feu n’augmente pas mais reste stable, voire baisse. En revanche, l’usage des moyens dits « intermédiaires » augmente.”
“…nous parle des États-Unis, je lui réponds donc : « soyez sérieux et arrêtez de comparer ce qui n’est pas comparable. » D’ailleurs, quand la gauche était aux responsabilités, elle a supprimé des moyens de défense des policiers et des gendarmes et diminué le nombre d’heures de formation, tout comme la droite. Ces femmes et ces hommes qui assurent notre sécurité ne se lèvent pas le matin en disant : « Aujourd’hui, je vais tirer sur quelqu’un. » Non ! Leur priorité est de revenir en vie chez eux sans employer la force légitime que leur confère l’État. Il est important de rappeler que des contrevérités sont énoncées une fois de plus par la gauche et l’extrême gauche.”
“…mais aussi pour les macronistes insoumis, qu’en cas d’usage d’une arme, quelle qu’elle soit, a lieu une enquête de l’IGPN – dont le directeur est un magistrat – et cela sous le couvert d’un juge. Ce n’est pas un blanc-seing donné aux policiers ou aux gendarmes, mais une inversion de la charge de la preuve, comme le prévoit déjà le code pénal à son article 122-6, avec une présomption de légitime défense. Que je sache, personne ne conteste cet article et lorsqu’une victime use du 122-6, il y a une enquête et la légitime défense est reconnue ou non. C’est l’État de droit. Quand l’extrême gauche…”
“» On pourrait en rire ; ces propos ont pourtant bien été tenus en commission des lois. D’autres parlent du L. 435-1 du code de la sécurité intérieure sans le connaître. Il évoque pourtant une stricte proportionnalité et une absolue nécessité. Je rappelle notamment, pour la gauche et l’extrême gauche,…”
“Il y a des dizaines d’exemples comme ceux-ci. Je pense à toutes nos forces de l’ordre, qui ont bien du courage face à une certaine classe politique, totalement perchée et déconnectée. Elle ne connaît absolument rien des difficultés auxquelles sont confrontées nos forces de sécurité intérieure. Elle commente, exprime de la compassion, déclare que « nos policiers et nos gendarmes ont un métier très difficile, ils manquent de moyens, il faut les soutenir » et, dans le même temps, elle les caricature. Les déconnectés déclarent : « c’est leur attribuer un permis de tuer, c’est une proposition de loi dangereuse. » Comme quoi ils ne savent pas ce qu’est véritablement le danger ! Les superdéconnectés indiquent quant à eux : « c’est leur donner la possibilité d’utiliser une arme sans qu’il y ait d’enquête ni même de jugement.”
“Je pense particulièrement à Éric Masson, tué par arme à feu à Avignon, en mai 2021, lors d’un contrôle d’identité, ou à Anne Pavageau, policière tuée à la préfecture de Bourges, en 2011, par un individu porteur d’un sabre. Cette policière avait sorti son arme mais n’avait pas tiré. Pourquoi ? Très certainement par peur des conséquences de son usage. Cette décision lui a coûté la vie. Dernier exemple : en juin 2012, à Collobrières, dans le Var, Audrey Bertaut et Alicia Champlon, deux gendarmes qui intervenaient pour un cambriolage, ont été tuées par un individu qui avait réussi à subtiliser à mains nues l’arme de l’une d’elles. Lui n’a pas hésité une seule seconde à leur tirer dessus froidement, ne leur laissant aucune chance. Je n’ai pas entendu la gauche et l’extrême gauche avoir un seul mot pour eux.”
“Les violences envers les policiers nationaux et les gendarmes sont exponentielles, où que l’on se situe sur le territoire national. Chaque jour, une cinquantaine de policiers et une trentaine de gendarmes sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions. À titre de comparaison, au Royaume-Uni, en 2022, 11 700 policiers ont été blessés, soit trente-deux par jour – deux fois moins qu’en France. En Allemagne, en 2023, 793 policiers ont été blessés, soit deux par jour, quasiment quarante fois moins qu’en France. En Belgique, il existe une présomption légale de légitime défense, tout comme au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, où la légitime défense est élargie, notamment pour les forces de l’ordre. Il faut donc soutenir nos policiers et nos gendarmes, garants de notre sécurité, qui mettent en danger la leur – souvent au péril de leur vie.”
“Dont acte. Vous êtes comme le vin, vous vous bonifiez avec le temps, surtout en allant piocher dans le programme de Marine Le Pen.”
“À cette époque, je me souviens que Les Républicains n’étaient pas nombreux en commission des lois pour apporter un soutien à cette proposition.”
“…et que j’avais eu l’honneur d’en être le rapporteur en 2022, lors de notre première niche parlementaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Je voudrais d’abord remercier le groupe de la Droite républicaine de présenter cette proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Je rappelle qu’il s’agit d’une proposition de longue date de Marine Le Pen…”
“Le parquet national anti-criminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier dernier, grâce notamment au vote de notre groupe et de l’UDR lors de l’examen du texte relatif à la lutte contre le narcotrafic. Doté de seize magistrats spécialisés, il ne peut être efficace si les enquêteurs de police et de gendarmerie ne peuvent travailler avec des outils performants. Or vous n’avez toujours rien fait sur ce point. Heureusement que, chaque jour, des hommes et des femmes courageux assurent la sécurité des Français au péril de leur vie. Monsieur le ministre, vous qui incarnez la faillite sécuritaire macroniste, qu’avez-vous encore à apporter aux Français – à part vos excuses pour avoir mis notre pays dans l’état que nous connaissons ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Or vous regardez la situation se dégrader comme on regarde une caravane passer. Votre prédécesseur, Bruno Retailleau, avait promis des moyens supplémentaires pour l’arc Antilles-Guyane, point de passage des narcotrafiquants et des trafiquants d’armes. Que s’est-il passé depuis ? Rien. Tout comme les magistrats, les membres de la police judiciaire, notamment en Guadeloupe, sont épuisés et écœurés à la suite du lancement par le garde des sceaux de la réforme de la PJ. Malgré les critiques et le constat d’échec, qu’avez-vous fait ? Rien. Il est vrai que les macronistes ne se mangent pas entre eux. L’erreur est humaine mais persévérer est diabolique. Où en est votre réflexion sur le plan Investigation ? Nulle part, là encore.”
“Vous et votre gouvernement symbolisez plus que jamais la faillite de l’État en matière de politique de sécurité. Les chiffres sont désastreux. Au bout de huit ans de macronisme, le bilan est sans appel : vous avez livré notre pays à la voyoucratie, à la criminalité organisée et à l’immigration massive et incontrôlée. Alors que les Français sont inquiets, votre technique pour les rassurer reste la même : le blabla, encore et toujours. Je pense particulièrement à nos compatriotes ultramarins, notamment de Guadeloupe, confrontés à un désastre scandaleux sur le plan sécuritaire. En 2025, on y comptait 52 homicides – un chiffre qui s’élèverait à 220 si on le rapportait à l’agglomération marseillaise –, dont une majorité liée au banditisme et à la criminalité organisée.”
“Monsieur le ministre de l’intérieur, tout d’abord, il aurait été opportun de rappeler à l’extrême gauche antiflics qu’elle tient des propos absolument inadmissibles envers nos policiers et nos gendarmes lorsqu’elle parle, de façon, scandaleuse, de racisme systémique. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“La filière investigation est en crise mais, comme à son habitude, le gouvernement ne propose aucune solution. Nous voterons pour ce texte mais sans nous faire d’illusions. Je dis aux Français qui nous écoutent : ne désespérez pas, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous arrivons ! ( Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Romain Eskenazi s’exclame.) Comme le disait le général de Gaulle, « au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé ». (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Sans le Rassemblement national, jamais ces mesures n’auraient été adoptées. Nous voulions aller plus loin en créant une direction générale de la police judiciaire sur le modèle de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en expulsant les délinquants étrangers condamnés pour trafic de stupéfiants, en rendant systématiques les fouilles dans les prisons selon les profils des détenus. Nous voulions révoquer le sursis, exclure les réductions de peine pour les personnes condamnées pour trafic de stupéfiants, supprimer les aménagements de peine. Nous voulions enfin augmenter les amendes pour les consommateurs, comme le souhaite Emmanuel Macron. Nous l’avons proposé, vous vous y êtes opposés. Vous avez refusé ces mesures par idéologie et sectarisme alors que nous avons besoin de davantage de fermeté.”
“Heureusement que les députés de notre groupe ont été présents massivement, avec nos alliés de l’UDR, lors de l’examen, en commission, de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic. Nous avons évité que le texte ne soit totalement vidé de sa substance par la gauche et l’extrême gauche. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Grâce à notre mobilisation, nous avons donné à nos policiers, gendarmes, agents pénitentiaires, magistrats, douaniers des moyens supplémentaires tels que le dossier coffre, le déclenchement à distance des appareils électroniques, les interceptions satellitaires, la création d’un Pnaco, celle des quartiers de lutte contre la criminalité organisée, le statut de repenti, la fermeture des commerces soupçonnés de blanchiment.”
“À Marseille, Emmanuel Macron déclare que les trafiquants sont en train de perdre la bataille, ce qui n’est certainement pas le cas. Quand on ne se sait plus quoi dire, on raconte n’importe quoi. Vous avez livré la France à l’ensauvagement endémique. J’en veux pour preuve les déclarations du garde des sceaux, selon qui « il n’y a plus de lieu safe en France ». En 2022, il déclarait qu’il n’y avait aucun lien entre immigration et délinquance ; aujourd’hui, il affirme qu’« il y a une partie de relation entre immigration et délinquance ». Quel changement de discours ! Cependant, monsieur le garde des sceaux, vous avez à vos côtés un ministre de l’intérieur qui lui, refuse de faire ce lien. Albert Einstein disait : « Si vous ne pouvez pas expliquer quelque chose simplement, c’est que vous ne l’avez pas assez bien compris.”
“Dans le même temps, au moyen d’une réforme très contestée, vous avez détruit la police judiciaire : le constat est confirmé par un récent rapport parlementaire.”
“D’ailleurs, la plupart des décrets d’application de la loi « narcotrafic » n’ont toujours pas été signés. Incapables de planifier une stratégie, vous êtes dans l’adaptation perpétuelle. Alors qu’il faut un plan et une anticipation, le constat est sans appel : vous n’avez rien fait. Nos compatriotes ultramarins en savent quelque chose. Rappelez-vous les belles formules d’Emmanuel Macron ou d’Éric Dupond-Moretti sur le sentiment d’insécurité ou le fait que l’immigration est une chance pour la France ! Que dire de la soufflante passée par Éric Dupond-Moretti – toujours lui – aux magistrats marseillais qui avaient osé dire que la guerre contre les narcotrafiquants était en passe d’être perdue ?”
“Avec son idéologie laxiste, la gauche porte une énorme responsabilité dans ce chaos. Mais les macronistes, au pouvoir depuis huit ans, qui donnent des leçons d’efficacité et de professionnalisme politique à la terre entière, sont également responsables. Perpétuellement autosatisfaits, vous êtes pourtant aussi mauvais en économie qu’en politique de sécurité.”
“Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous alertons depuis des années les différents gouvernements sur la dégradation de la situation sécuritaire et migratoire en France et sur la menace structurelle que représente la criminalité organisée qui gangrène le pays. Nous avons proposé des mesures de bon sens, objectives et ciblées pour enrayer ce fléau. Malgré les caricatures, la situation actuelle démontre que nous avions raison.”
“Selon un dernier sondage, 83 % des Français souhaitent que la sécurité soit une priorité pour le gouvernement. Je les rejoins car, au bout de huit ans de macronisme, nous connaissons un chaos sécuritaire – tous les chiffres de la délinquance sont au rouge écarlate – et un chaos migratoire qui alimente le lien entre insécurité et immigration, tout cela avec l’assentiment de l’extrême gauche.”
“…et, à l’heure où nous débattons, 80 % des Français ont une bonne opinion de la police – contrairement à La France insoumise.”
“Mais qui tue pour un territoire ? Qui tue pour un différend lié au trafic de stupéfiants, pour un simple avertissement ? Qui tue des innocents, victimes d’une balle perdue tirée par des criminels ? Ce sont les narcotrafiquants et non les policiers ; et sur ce sujet, on ne vous entend guère. Pourtant, la sécurité est la première des libertés…”
“Insulter les policiers et les gendarmes tous les jours, les traiter d’assassins, dire « la police tue », ça, vous savez le faire.”
“La lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes, y compris le narcotrafic, devrait faire consensus au sein de cette assemblée. Force est de constater que c’est loin d’être le cas : la gauche coco-écolo-socialo-LFIste, totalement perchée, déconnectée et idéologue, a plus de compassion pour les voyous et les criminels que pour les honnêtes gens.”
“Monsieur le ministre, 80 % des Français veulent un durcissement de la politique migratoire en France. Je rappelle qu’en 2021, Emmanuel Macron disait que l’immigration était une chance pour la France… Grâce à Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous organiserons en 2027 un référendum pour que les Français puissent reprendre leur destin en main et mettre fin à cette submersion migratoire ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…en plus de diverses prestations sociales, autant de pompes aspirantes de l’immigration. Pourquoi ne sommes-nous pas exemptés, nous aussi, de ce mécanisme de relocalisation ? Nous le disons fermement et sans ambiguïté : notre pays a fait plus que sa part et il est inacceptable de se voir imposer la répartition des flux de cette véritable filière qui alimente massivement l’immigration clandestine, tout cela financé par l’impôt des Français. Monsieur le premier ministre, comme la Pologne, la République tchèque ou encore l’Autriche, quand vous déciderez-vous à faire respecter la France ? Quand défendrez-vous les intérêts de notre pays et le droit naturel de notre peuple à choisir qui peut entrer, mais surtout qui doit partir, comme le font 95 % des pays du monde ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Sous Emmanuel Macron, nous accueillons 500 000 étrangers par an et détenons le record européen de premiers titres de séjour délivrés ainsi que celui des demandes d’asile, et nous finançons l’aide médicale de l’État pour les clandestins (Exclamations sur les bancs du groupe GDR) ,…”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. L’Union européenne a exempté six États membres du mécanisme dit de relocalisation des migrants : la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Croatie, l’Autriche et la Pologne. Ce mécanisme, qui vise à relocaliser 30 000 demandeurs d’asile tous les ans en Europe, ne s’appliquera donc pas à ces pays au motif qu’ils sont confrontés à une situation migratoire importante. Ils peuvent donc demander une déduction totale ou partielle de leur contribution de solidarité. Ce n’est pas tout : Chypre, l’Espagne, la Grèce et l’Italie, sous pression migratoire, bénéficieront aussi de cette exemption en tant que pays d’entrée. Je rappelle que si vous refusez d’accueillir ces demandeurs d’asile, vous êtes redevable d’une contribution de 20 000 euros par migrant. Qu’en est-il de la France ?”
“Les Français nous regardent et considèrent que payer le parking de l’hôpital public est une injustice sociale. Nous avons l’occasion d’y mettre fin. Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, notre boussole restera toujours l’intérêt de la France et des Français. Si un tel texte avait été présenté par un autre groupe, nous l’aurions voté sans ambiguïté. Nous sommes très fréquemment sollicités par nos compatriotes, notamment issus des classes populaires, sur la gratuité des parkings des hôpitaux. C’est une mesure de bon sens qui préserve le pouvoir d’achat des Français, l’une de leurs préoccupations. Ne pas y répondre serait indécent ; ils se rappelleront incontestablement votre trahison. Il faut donc voter cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…ont clairement indiqué que la priorité des Français était la santé, notamment l’accès aux soins. Cette proposition de loi vise justement à faciliter l’accès et l’accessibilité aux soins mais, gangrenés par le sectarisme et l’idéologie, vous refusez de la voter car elle émane du Rassemblement national. Quant à la France soumise à la voyoucratie, c’est le pompon ! Elle a également proposé la gratuité des parkings des hôpitaux publics mais ne votera pas non plus cette proposition de bon sens, par idéologie, car elle est présentée par le RN.”
“Ensuite, les écolos-bobos qui prennent le métro et le vélo…”
“Ils ont décidé de voter contre cette proposition de loi, en prétextant notamment que cette gratuité n’apporterait aucun bénéfice à ceux qui prennent les transports en commun : cette remarque démontre bel et bien que vous êtes totalement perchés ! Nos compatriotes préféreraient payer un ticket de métro à 2 euros en empruntant une desserte proche de l’hôpital plutôt que d’effectuer un trajet de trente minutes en voiture et de payer le parking. Visiblement, leur situation ne vous intéresse pas non plus, puisque vous êtes des défenseurs assidus des ZFE, les zones à forte exclusion sociale : la Macronie dans toute sa splendeur ! Si vous souhaitez amender ce texte, faites-le !”
“En commission des affaires sociales, nous avons entendu des déclarations assez cocasses – je l’avoue – et totalement déconnectées de la réalité. Les macronistes ont invoqué des contraintes budgétaires, alors qu’ils ont eux-mêmes créé le chaos des déficits et de la dette.”
“Je salue cependant la position adoptée par l’ancien ministre Neuder qui soulignait que les parkings faisaient partie de l’accompagnement des malades et de la dimension humaine de la politique de santé publique.”
“…alors qu’un retraité sur trois renonce à se soigner à cause d’un reste à charge trop élevé, cela ne vous pose aucun problème. Vous n’avez que faire de l’intérêt général et de la dignité des personnels soignants, des visiteurs et des patients eux-mêmes. J’en veux pour preuve les propos d’un ancien ministre de la santé, François Braun, qui déclarait : « Je ne vais pas régler le prix des parkings » : circulez, il n’y a rien à voir ! Pire encore : alors que nous avons adopté en première lecture la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs, force est de constater que les visiteurs se font de plus en plus rares dans les unités de soins palliatifs, du fait notamment de tarifs de stationnement progressifs – c’est absolument insupportable !”
“Le pouvoir d’achat de nos compatriotes ne vous intéresse pas, l’accès et l’accessibilité à l’hôpital public non plus. En revanche, consacrer quasiment 2 milliards d’euros à financer l’aide médicale de l’État (AME) au profit de clandestins qui n’ont rien à faire sur notre territoire,…”
“On peut y ajouter les macronistes, qui ne sont pas les Mozart de la finance – cela se saurait –, mais les Mozart qui font les poches des Français.”
“En l’espace de vingt ans, la révision générale des politiques publiques a supprimé des postes et des crédits dans la police, la gendarmerie et la fonction publique hospitalière, tout en contribuant à développer massivement la bureaucratie et la suradministration. Des milliers de lits ont été supprimés dans les hôpitaux entre 2012 et 2017 – n’est-ce pas, mesdames et messieurs les socialistes ? (M. Ugo Bernalicis s’exclame.) Monsieur Bernalicis, cela va bien se passer, ne vous inquiétez pas !”
“Cette situation rappelle la privatisation des autoroutes financées par l’argent des contribuables. Cette logique comptable est absolument insupportable. On nous rétorque jour après jour que le paiement des parkings permet de financer une partie de l’hôpital public.”
“D’une part, ils sont obligés d’utiliser leur voiture, donc de payer l’essence pour aller travailler, faire leurs courses, déposer leurs enfants à l’école et avoir accès aux soins dans l’hôpital public. D’autre part, ils doivent payer un parking qui peut leur coûter des dizaines d’euros en l’espace de deux ou trois jours – un coût non négligeable et qui affecte le pouvoir d’achat des Français. Nous avons des exemples parlants, où certains parkings sont facturés jusqu’à 23 euros la journée, limitant ainsi l’accès aux soins ou les visites à un proche malade, pénalisant jusqu’aux personnels de santé obligés de payer pour aller travailler : absolument surréaliste et inconcevable. Depuis quinze ans, les hôpitaux publics instaurent la tarification du stationnement ; deux tiers des établissements l’appliquent désormais.”
“En plus de subir la désertification médicale, les fermetures de classes, la désertion des services publics, voilà que les habitants de nos campagnes subissent la double peine.”
“Cette proposition de loi visant à instaurer la gratuité des parkings des hôpitaux publics est une mesure de bon sens et de justice sociale, qui rétablit un accès équitable à la santé. En effet, près de deux Français sur trois renoncent à au moins un acte de santé, notamment pour des raisons d’accès. Notre groupe avait déjà proposé cette mesure sous la précédente législature, par l’intermédiaire de Thibaut François, député du Nord, mais elle n’avait pas été inscrite à l’ordre du jour. Vous le voyez : certains en parlent, d’autres le font. La gratuité des parkings des hôpitaux publics est une avancée sociale concrète et plébiscitée par nos compatriotes, notamment dans les territoires ruraux.”
“Nous voterons néanmoins cette proposition de loi puisque, même si elle ne changera pas grand-chose, elle vise tout de même à protéger un peu plus les Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Notre texte est prêt et contient des mesures de bon sens, en particulier pour expulser automatiquement les délinquants et les criminels étrangers, instaurer la priorité nationale ou encore réserver les allocations familiales aux Français. Monsieur le ministre, vous feriez bien de vous en inspirer. Les centres de rétention sont également un gouffre pour les finances publiques, puisque la Cour des comptes évalue à 602 euros par jour le coût d’une personne retenue. À l’heure où l’on demande aux Français de se serrer la ceinture, il serait temps de faire des économies sur l’immigration, dont une récente étude a prouvé qu’elle représentait 3,4 % du PIB. Seul le Rassemblement national propose dans son contre-budget des mesures d’économie sur l’immigration.”
“Avec Marine Le Pen, nous proposons depuis longtemps d’organiser un référendum pour que les Français, qui n’ont jamais été consultés sur cette question, puissent se prononcer.”