Arnaud Le Gall
LFI-NFP · France
“Cette guerre a fait 1 133 morts depuis le cessez-le-feu du 17 avril, plus de 3 400 morts depuis le 2 mars, près de 7 000 morts depuis 2024, plus d’un million de déplacés, des dizaines de milliers de blessés, des journalistes et des secouristes ont été ciblés délibérément, onze enfants tués chaque jour en moyenne cette semaine selon l’Unic…”
“Vous-même, monsieur le ministre des affaires étrangères, avez parlé de faute majeure d’Israël. Encore un effort et vous dénoncerez ces actes pour ce qu’ils sont : des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité, sur fond de négation du droit international.”
“Au Liban, l’armée israélienne a passé le fleuve Litani, réalisant l’invasion la plus profonde depuis plus de vingt-cinq ans. Elle appelle à évacuer Nabatiyé. Déjà, des ministres israéliens pressent Netanyahou de raser la banlieue sud de Beyrouth, rêvant tout haut d’un grand Israël qui s’étendrait au Liban comme en Cisjordanie.”
“Allez-vous enfin exiger sérieusement la suspension des accords de coopération qui lient l’Union européenne à Israël au lieu de vous abriter derrière le refus de l’Allemagne ou de tel ou tel autre pays ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Plusieurs députés du groupe EcoS applaudissent également.)”
“Ce bilan s’ajoute aux milliers de morts recensés depuis le début de la guerre à l’automne 2024, guerre qui ne s’est jamais arrêtée puisque Israël a violé plus de 15 000 fois le cessez-le-feu entre novembre 2024 et février 2026, alors que la partie libanaise le respectait pour l’essentiel.”
“Au prétexte de lutter contre le Hezbollah, Israël mène une guerre illégale contre tout le Liban et son peuple (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) : bombardements massifs jour et nuit, y compris au cœur de la capitale, Beyrouth ; usage de phosphore blanc ; ciblage des forces de l’ONU.”
The complete record
Every one of 310 lines we hold for Arnaud Le Gall, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 3 of 7.
“Dans votre discours initial, monsieur le ministre, vous avez réussi l’exploit de ne jamais évoquer Trump ni les États-Unis !”
“Au passage, vous avez laissé les brevets aux Américains !”
“On parle de ceux qui sont à la tête de la diplomatie ! Ne mélangez pas les choses !”
“Face aux admirateurs de Trump et de son monde, qui pensent que le recours à la force brute est l’avenir inéluctable, voire souhaitable, de l’ordre international, je voudrais conclure avec cette citation de Blum : « Certains d’entre vous penseront peut-être qu’en dressant vis-à-vis du monde actuel cette image du monde possible, nous poussons l’idéalisme jusqu’à la chimère. N’oubliez pas cependant qu’à cette chimère, la vie universelle est suspendue ». (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se lèvent, ainsi que sur plusieurs bancs du groupe GDR.)”
“Oui, la France a intérêt à établir partout où cela est nécessaire des coalitions autour des principes du droit international, seule alternative à la guerre de tous contre tous ! Oui, le rôle de la France le 3 janvier aurait été d’intégrer le front du refus regroupant l’Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay, qui ont émis une déclaration commune dénonçant l’agression contre le Venezuela ! (Mêmes mouvements.) Oui, la France aurait dû demander une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ! Oui, il faut lui redonner les moyens de jouer, avec d’autres, ce rôle redevenu fondamental pour l’humanité : défendre la paix !”
“Elle ne se réduit pas, contrairement à ce que vous croyez, à une accumulation de moyens militaires sans stratégie cohérente. La puissance, c’est aussi la souveraineté alimentaire, une industrie capable de répondre à l’essentiel des besoins ; ce sont des services publics de qualité et des citoyens bien formés ; c’est un peuple uni contre toutes les tentatives de division racistes justifiant aux yeux de certains le ralliement à l’extrême droite de Trump. (Mêmes mouvements.) La puissance, enfin, c’est être capable de parler de sa propre voix dans le monde. Oui, la France a intérêt au non-alignement – le contraire de l’isolement dans lequel nous enferme votre vision atlantiste et occidentaliste, avec son lot d’indignations sélectives !”
“Au moment où il menace le Groenland, vous voici au pied du mur de vos renoncements. Évidemment, dans un tel contexte, nous soutiendrons toutes les mesures pouvant renforcer notre indépendance vis-à-vis de l’empire états-unien. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’est l’indépendance. L’indépendance consiste d’abord à être déterminé à aller au bout de la riposte. Ayant été les premiers à la demander il y a un an, nous soutenons la mobilisation du mécanisme anticoercition européen contre les États-Unis ; mais Emmanuel Macron ira-t-il au bout ou renoncera-t-il, comme il l’a toujours fait quand il s’est agi de dire non aux États-Unis ? Évidemment, l’indépendance suppose de recouvrer les moyens de la puissance, que vous avez affaiblie.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’énoncé de vos capitulations rappelle que les démonstrations de servitude volontaire ne changent rien aux objectifs et méthodes de Trump. Plus vous le flagornez, plus il exprime son mépris pour notre indépendance.”
“Il s’agit d’un véritable tribut, car ces dépenses vont gaver l’industrie états-unienne de l’armement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est contraire à toute forme d’indépendance, les États-Unis pouvant, s’ils le souhaitent, empêcher l’emploi des armes ainsi achetées. Pour ces raisons, l’idée même d’un pilier européen de l’Otan indépendant des États-Unis est une absurdité. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La France a les moyens de son indépendance en matière de défense et de dissuasion. Nous déposons donc ce jour une proposition de résolution invitant le gouvernement à organiser le retrait de la France de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, en commençant par quitter son commandement intégré.”
“Au niveau européen, entre deux dissertations théoriques sur l’autonomie stratégique européenne, Emmanuel Macron a validé toutes les capitulations de la Commission face à Trump. Pour limiter les droits de douane, vous avez lâché sur tout le reste : promesse de 600 milliards d’euros d’investissements européens aux États-Unis, alors qu’il faudrait relancer les investissements productifs en France ; promesse de 750 milliards d’euros d’achats de produits énergétiques états-uniens ; promesse d’achat de semi-conducteurs ; engagement à réduire les réglementations écologiques, sanitaires et sécuritaires qui pourraient freiner l’arrivée des produits états-uniens sur le marché européen. Auparavant, au sommet de l’Otan, vous aviez accepté de consacrer 5 % du PIB aux dépenses d’armement.”
“Au sommet de Paris sur l’intelligence artificielle, en février dernier, il a promu une colonisation numérique de la France par les Gafam, ceux-là mêmes que vous venez, à la suite de énièmes menaces états-uniennes, de renoncer à taxer davantage.”
“La réaction indigne du 3 janvier est hélas conforme au réalignement atlantiste inauguré par Nicolas Sarkozy, poursuivi par François Hollande, aggravé par Emmanuel Macron. En amont de son premier mandat, ce dernier a intrigué pour que la branche énergie d’Alstom soit vendue à General Electric. Sous sa présidence, il aura laissé des groupes états-uniens acheter pour plus de 130 milliards de dollars de fleurons français, qui constituaient autant de pans de notre indépendance : Technip, Latecoere, Opella, maison mère de Doliprane – et j’en passe des dizaines.”
“Trump a déclaré que sa seule limite était sa propre morale. Ladite morale lui fait désigner l’Europe comme un vassal à rééduquer politiquement, en s’ingérant dans les élections au profit de l’extrême droite – celle qui, en France, affirme par la voix de Jordan Bardella que, grâce à Trump, un vent de liberté, de fierté nationale souffle sur toutes les démocraties occidentales, celle qui, fidèle à sa tradition, est toujours prête à choisir la vassalisation contre l’indépendance nationale. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Or jamais depuis la seconde guerre mondiale l’alternative entre indépendance et vassalisation ne s’est présentée à nous de manière aussi tranchée.”
“Le kidnapping d’un chef d’État est pourtant une menace adressée au monde entier. Son forfait accompli, Donald Trump s’est mis à menacer d’autres pays d’Amérique latine et a réaffirmé sa volonté d’annexer le Groenland. Rien de surprenant : il applique une doctrine officielle. Aussi détestable soit-elle, il a une vision du monde, cohérente : celle du président d’extrême droite d’une puissance impériale pensant compenser par sa suprématie militaire la perte de sa suprématie économique au profit de la Chine. Quittez vos lunettes atlantistes et prenez au sérieux la stratégie de sécurité nationale états-unienne ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Les États-Unis se considèrent comme maîtres et possesseurs d’une partie du globe : « leur hémisphère ». Ils ne sont plus nos alliés.”
“Sa réaction a tellement plu à Donald Trump que ce dernier l’a partagée sur les réseaux sociaux – la honte !”
“Quand un chef d’État est kidnappé illégalement sur ordre du président de la première puissance militaire du monde, le rôle du président de la République française est de dire non. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Quand Donald Trump annonce mettre sous tutelle coloniale le Venezuela et son pétrole, le rôle du président de la République française est de dire non. Quand les fondements du système de sécurité collective bâti après la seconde guerre mondiale sont sapés, le rôle du président de la République française, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, est de dire non. (Mêmes mouvements.) Hélas, le 3 janvier, Emmanuel Macron a une fois de plus tourné le dos au droit international et à notre indépendance diplomatique, comme il l’avait déjà fait par son inaction face au génocide à Gaza.”
“Mais qui y a-t-il, de l’autre côté de l’Atlantique ? Faites un effort !”
“Vous ne parlez pas de mise sous tutelle coloniale ?”
“Vous n’avez pas signé la déclaration commune des six pays condamnant les actions militaires contraires aux principes de la Charte des Nations unies !”
“Cela fait trois déclarations de sens différents !”
“Le Groenland est le suivant sur la liste ! Est-ce qu’il connaît un problème de démocratie ?”
“La différence, c’est que nous, on veut que les aides soient soumises à des conditions ; ce ne sont pas des cadeaux !”
“Les 40 millions d’euros pour un haut-fourneau qui ne verra jamais le jour, ce n’est pas un cadeau, peut-être ?”
“On ne gagne rien à capituler ! Dans deux ans, vous viendrez nous expliquer qu’il faut faire un plan social !”
“Il n’y a pas de stratégie européenne ! Von der Leyen a capitulé !”
“Mais ça prendra cinquante ans ! C’est criminel ! Depuis quand y a-t-il une solidarité européenne en matière industrielle ?”
“Vive l’impuissance ! Ne faites rien ! Mais ne venez pas ensuite nous faire la leçon sur l’indépendance !”
“Et voilà qu’à présent vous essayez de nous vendre des clauses de sauvegarde qui sont encore plus cosmétiques que les clauses miroirs ! (Mêmes mouvements.) Vous savez très bien qu’elles n’auront aucune chance d’empêcher l’éradication… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) On ne peut pas, par exemple, vérifier si un bovin brésilien s’est vu administrer des hormones de croissance. Et de toute façon, il n’y a plus de services de douane dignes de ce nom à l’entrée de l’Europe. Je rappelle aussi qu’à l’époque, quand nous avons demandé au gouvernement de refuser le découplage de l’accord, pour que les parlements nationaux soient saisis, c’est le seul point sur lequel le ministre a refusé de s’engager.”
“Monsieur le ministre, vous dites qu’il faut un rapport de force au sein de l’Union européenne, notamment s’agissant du Mercosur. Mais vous n’avez rien fait ! Depuis trois ans, vous nous enfumez ! (« Eh oui ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) On sait très bien pourquoi vous avez depuis longtemps, dans cette bataille, choisi l’industrie des services au détriment de l’agriculture : les services vont être bénéficiaires de l’accord et l’agriculture sera sacrifiée. Vous êtes dans la roue de l’Allemagne, en l’occurrence. En 2023, lors du débat sur le Mercosur qui s’est déroulé ici même, vous nous avez vendu les prétendues clauses miroirs et nous avions déjà dit, à l’époque, qu’elles ne valaient rien.”
“Pendant l’été, vous nous disiez qu’il s’agissait d’un mauvais accord et l’autre jour, alors que le collègue Maurel avait déposé une proposition de résolution européenne contre lui, vous l’avez rejetée ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Un dernier mot : le droit international, quand il s’agit de Gaza, vous le piétinez… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Nous ne l’oublierons jamais et les Français ne l’ont pas oublié ! Dès lors, quand vous leur dites que vous allez négocier, les Français ne vous font pas confiance, et ils ont raison ! Je prendrai deux exemples. D’abord, le Mercosur. Ici, vous faites mine de vous y opposer, mais on sait très bien que vous vous êtes aplatis à Bruxelles ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. François Cormier-Bouligeon s’exclame.) Vous n’avez rien fait pour vous opposer à la Commission européenne et les sorties du président de la République la semaine dernière, en marge de la COP30, confirment cette attitude. Deuxième exemple : le deal entre Trump et von der Leyen.”
“Or, comme l’a rappelé le président de la commission, ces traités ont été rejetés par le peuple français. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Votre famille politique a piétiné leur vote et les a obligés à accepter ces traités par la voie parlementaire.”
“Voilà plusieurs fois que les ministres et le rapporteur général invoquent le droit international pour justifier l’obligation qui nous est supposément faite d’accepter l’explosion des montants versés par la France à l’Union européenne.”
“Il y a bien des engagements internationaux que vous ne respectez pas !”
“Pour des gens qui ont accepté le deal avec Trump, vous êtes gonflés !”
“En Europe comme en France, il est plus que temps que le grand nombre cesse de subventionner, par un système fiscal injuste, un capitalisme de rente. En attendant, j’émets un avis défavorable sur l’article 45 du projet de loi de finances (PLF) en l’état. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Enfin, quelle crédibilité a cette Europe aux yeux des peuples du monde, quand elle affiche un tel « deux poids, deux mesures » en matière de droit international ? L’UE a été capable de mettre en place dix-neuf trains de sanctions contre la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine, mais elle est incapable de remettre en question l’accord d’association avec Israël, en plein génocide. (Mêmes mouvements.) Je pourrais, hélas, poursuivre longtemps ce réquisitoire. L’Union européenne a besoin d’argent ? Qu’elle adopte, comme le propose notre groupe au Parlement européen, une taxe Zucman européenne ! Celle-ci pourrait rapporter 67 milliards. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Sourires sur les bancs des groupes EPR et DR.)”
“Dans le secteur numérique, l’Union n’applique même pas les modestes règles qu’elle s’est fixées et abandonne toute ambition, de peur de déplaire aux puissants Gamam états-uniens – Google, Apple, Meta, Amazon et Microsoft. Sur tout le reste, la présidente de la Commission, avec l’aval des chefs d’État, a capitulé en signant avec Trump un deal prévoyant d’acheter aux États-Unis 750 milliards de produits énergétiques et d’y investir 600 milliards alors que l’urgence est de réindustrialiser l’Europe. (Mêmes mouvements.)”
“L’agriculture paysanne et biologique, les circuits courts et la polyculture essentielle à notre souveraineté alimentaire sont sacrifiés. Et le pire est à venir, si l’accord UE-Mercosur était imposé, avec la complicité non assumée des gouvernements macronistes successifs. (Mêmes mouvements.) Ensuite, 48 milliards vont à une politique dite de cohésion, qui prétend réduire les fractures sociales et territoriales européennes. Mais l’Union européenne néolibérale est un système de compétition entre les territoires et les travailleurs. L’Europe qui demande de l’argent pour la cohésion est la même que celle qui creuse les inégalités. (Mêmes mouvements.) Et que dire de la politique industrielle et commerciale ? Notre industrie est plombée par l’absurde fonctionnement du marché européen de l’électricité.”
“Chaque année, la facture grimpe mécaniquement, et il faut la valider sans broncher sous peine d’être taxés d’antieuropéens. Nous ne sommes pas opposés par principe à une contribution nationale au budget européen, au contraire. Mais nous nous demandons à quoi elle sert. Où va l’argent ? L’exemple de la politique agricole commune est édifiant. Elle est dotée d’un budget de 55 milliards. Mais à qui vont ces milliards ? Aux plus grandes exploitations, puisque les aides sont calculées à l’hectare, et non par types de productions : 80 % des aides vont à 20 % des exploitations.”
“Trois minutes pour rendre un avis sur un prélèvement de près de 29 milliards au budget de la nation, c’est bien peu. La France donne à l’Union européenne 12 milliards de plus que ce qu’elle reçoit de celle-ci. Ces 29 milliards représentent 24,6 % de hausse par rapport à 2025. Cela pousse à s’interroger, a fortiori dans un budget fait de coupes budgétaires massives, qui aggraveront les conditions de vie de la majorité des habitants de notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ce chiffre n’est pas qu’un montant. C’est aussi un choix politique imposé aux Français contre leur vote de 2005 : celui d’une Europe néolibérale qui réclame toujours plus aux budgets nationaux, lesquels, avec la part de TVA, représentent 88 % de ses ressources.”
“Arrêtez de vous comparer avec lui, c’est ridicule !”
“Ce n’est pas ce que vous avez dit vendredi !”
“Et le droit international, alors ? (M. Arnaud le Gall, en bas des travées, interpelle directement M. le premier ministre.)”
“Vous avez voté tous les accords de libre-échange ! Vous êtes des tartuffes !”
“Julien Odoul qui se moquait des suicides d’agriculteurs, il en rigole encore, vous voyez !”
“Vous avez signé des accords de libre-échange qui les condamnent ! Honte à vous, vous continuez ! Vous êtes des tartuffes !”
“J’ai toujours dénoncé les réformes de Marisol Touraine !”
“Mais votre parti, si ! Votre parti était favorable à la T2A.”