Marc Botenga
Member of the European Parliament · The Left · BE
“Madame la Présidente, je pense que nous ne pouvons pas séparer les deux propositions du prétendu «28e régime» – ou «Europe Inc.». Alors, Il faut regarder les problèmes concrets auxquels nous faisons, en matière de fiscalité, face aujourd’hui.”
“Madame la Présidente, écoutez, cela a été dit, mais 1 222 personnes sont mortes, en Belgique, à cause de la chaleur. Si cela avait été une attaque militaire, comment est-ce que vous auriez réagi ici? S’il y avait eu 1 200 personnes mortes en Belgique à cause d’une attaque militaire? Cela aurait été l’état d’urgence.”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, les nouvelles sur Ebola sont horribles, évidemment. C’est une maladie qui tue, qui fait peur aussi – transmissible, très mortelle –, mais, en même temps, il faut aussi qu’on ose s’attaquer aux causes fondamentales du problème.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire Šuica, je vais essayer avec une grande retenue de vous exprimer la profondeur de ma colère par rapport à vos paroles, qui dégoulinent d’hypocrisie. Vous avez parlé du massacre d’El-Facher – des milliers de Soudanais massacrés par les Forces rapides, soutenues par les Émirats arabes unis.”
“La même chose, vous l’avez faite avec les Palestiniens:: le jour où les Nations unies ont publié un rapport disant qu’Israël cible délibérément des enfants palestiniens, vous allez en Israël, sourire avec le président israélien: «J’ai hâte de développer de nouveaux partenariats.» Prenez des sanctions, arrêtez vos larmes de crocodile et co…”
“Madam President, the EIB approved over one billion of projects in Israel with companies blacklisted by the United Nations. And why were these blacklisted? Because they were complicit in the illegal colonisation of Palestine. This is a violation of international law. And the EIB was forced to open an internal investigation into this.”
The complete record
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“Madame la Présidente, article 126. Vous l'avez dit, après deux semaines de répression, des milliers de morts en Iran, vous avez interdit l'accès au Parlement aux diplomates iraniens. Très bien. Mais cela fait deux ans que nous vous demandons d'exclure les diplomates israéliens de ce Parlement, parce qu'eux aussi viennent ici, avec le mandat d'un premier ministre sous mandat d'arrêt international, défendent des crimes contre des Palestiniens innocents et représentent en fait un État génocidaire. Et là, vous ne le faites pas, et je voudrais vous demander pourquoi. Parce que les atrocités commises par nos alliés ne peuvent pas valoir moins que celles des autres.”
“Quand nous lisons, dans la stratégie de sécurité nationale américaine, que les Américains vont s’appuyer sur l’extrême droite pour changer l’Europe, on voit ici que la droite vote tranquillement avec l’extrême droite pour faciliter ces projets-là. Pourtant, vous ne critiquez pas les États-Unis. Vous dites: «Oui, mais on veut défendre notre façon de vivre», mais ce sont vos mesures sociales, vos mesures économiques qui sapent la façon de vivre de nos travailleurs, qui ont peur du prix du chariot, qui ont peur du prix de l’énergie. Vous ne la défendez pas, notre façon de vivre, vous êtes en train de la saper et de la torpiller. «Au moins, sur le militaire, on fait quelque chose», mais pour faire quoi? Vous allez dépenser autant que les États-Unis pour faire pareil que les États-Unis? Des guerres un peu partout dans le monde?”
“Madame la Présidente, la Commission européenne vient d’inventer le concept d’«indépendance sélective»: nous allons couper nos liens avec la Russie pour le gaz, mais augmenter, du coup, notre dépendance vis-à-vis des États-Unis. Si, en plus, cela fait augmenter les coûts de production pour notre industrie, cela risque aussi d’affaiblir l’Europe, en passant. On a aussi l’indignation sélective sur les ingérences étrangères: on s’offusque des ingérences russe, biélorusse et autres, mais quand un scandale éclate, ici, quant à une stratégie israélienne visant à influencer les tribunaux et les cabinets ministériels en Europe, silence total.”
“Ici, au sein du Parlement, je m’inquiète, maintenant que cela a été révélé, qu’Israël ait une stratégie délibérée d’influence, avec toute une série d’organisations, de pressions, même sur des députés européens. Du coup, évidemment, cela crée des doutes quand on entend certaines voix, mais, dans la région, c’est vous qui avez une responsabilité pour dire: «Maintenant, basta, on va vous arrêter.» Car, sinon, ils vont continuer à envoyer des drones sur Beyrouth, voler une nouvelle partie de la Syrie et effectivement occuper la moitié de Gaza. 2-0607-0000”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, vous parlez de cessez-le-feu. Or, tout le monde dans la région sait qu’il n’y a pas de cessez-le-feu. Les Libanais se font bombarder tous les jours; à Gaza, il y a des enfants qui se font tirer dessus. Voyez les tweets de l’armée israélienne où ils disent: «Nous avons neutralisé une menace imminente, un dangereux terroriste», et puis c’est un enfant de 8 ans, un enfant de 11 ans, la dernière fois, même, une jeune fille de 3 ans. C’est ça, la réalité sur le terrain. Il n’y a qu’une façon d’arrêter ça: c’est en sanctionnant Israël. Mais l’Union européenne ne le fait pas. Qu’est-ce qu’on attend?”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, pourquoi est-ce qu’à chaque fois que vous parlez de défendre l’Europe vous attaquez ses travailleurs? Parce que j’ai lu le texte que vous proposez. Vous dites: «Oui, il faut que le matériel militaire, les chars, tout ça, ça circule plus facilement en Europe!» Et un des éléments, comme vous dites, en est que les routiers, les camionneurs, les chauffeurs doivent travailler plus longtemps. Comme si la défense de l’Europe allait dépendre du fait que – je ne sais pas – l’on ait des semaines de travail non plus de 56 heures, mais de 60 heures, ou que les camionneurs, les chauffeurs n’aient plus droit à une pause après 4 heures et demie – une bonne pause. Même ça, c’est remis en question, mais pourquoi?”
“Écoutez, il faudra sortir de cette assemblée pour vous rendre compte de la réalité. La vraie question qu’il faudrait se poser est la suivante: pourquoi, en dépensant trois fois plus que la Russie et beaucoup plus que presque tous les autres pays du monde, n’arriverions-nous pas à nous défendre? Soit vous nous mentez, soit il y a quelque chose derrière: de l’incompétence dans la gestion des fonds, de la corruption, je n’en sais rien. Mais c’est cela que vous devez expliquer avant de procéder à un braquage de nos fonds publics. 1-0108-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, ce qui est proposé ici s’apparente à un braquage: toute une série de fonds européens – notre argent –, qui devraient servir à améliorer le quotidien des citoyens européens, sera détournée au service des grandes multinationales et de la guerre, au profit de leurs actionnaires. L’argent du contribuable, les fonds publics pour la technologie: au service des multinationales de l’armement. Les fonds publics pour la recherche: aux projets militaires. Les fonds publics pour la relance: au service de la guerre. Même les fonds publics pour les transports seront détournés au service de la guerre. Vous pensez qu’aujourd’hui l’infrastructure civile en Europe est trop bonne? Vous pensez que les trains roulent trop ponctuellement ou que les autoroutes sont de trop bonne qualité?”
“Madame la Présidente, articles 11 et 213: des journaux européens viennent de dévoiler, sur la base de documents israéliens, qu’Israël pilote ce que les journalistes appellent une «véritable machine de guerre» pour influencer des cabinets de ministres, des tribunaux dans différents pays européens. C’est une ingérence directe dans nos sociétés par un État tiers, et je me pose la question de ce qu’il en est au niveau du Parlement européen, parce que j’ai lu qu’Israël aurait essayé d’organiser des poursuites judiciaires contre une députée européenne. Je sais que des organisations alignées sur le gouvernement israélien organisent des voyages sponsorisés pour des députés et, évidemment, certains députés utilisent des sources fournies par des organisations elles aussi alignées sur Tel-Aviv.”
“Mais je trouve qu'il est quand même important aujourd'hui de dire que, quand les Ukrainiens acceptent certaines dispositions, nous devons aussi les appuyer là-dessus. Par exemple, sur la limitation des forces armées, moi, je ne suis pas fan, mais les Ukrainiens, à Istanbul, en 2022, disaient: «Nous voulons une armée de 250 000.» Puis Trump vient avec 600 000. Aujourd'hui, les Ukrainiens accepteraient 800 000. Mais j'entends ici mes collègues dire non, c'est totalement inacceptable pour l'Europe. Est-ce que nous prenons vraiment au sérieux les 69 % d'Ukrainiens qui disent vouloir une solution négociée, vouloir arrêter cette guerre, ou est-ce qu'on est en train de perpétuer une guerre? C'est la question que je vous pose aujourd'hui. 3-0046-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, vous réclamez une place à la table des négociations et, sur le principe, je suis d'accord. Je trouve qu'effectivement l'Europe devrait avoir sa place à la table des négociations. Mais aussi, il faut dire la vérité: vous avez tout fait pendant bientôt quatre ans pour en être exclus. Le Vatican, la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite ont essayé de jouer un rôle de médiateur, vous ne les avez pas soutenus. On a eu des plans ou des propositions de paix de l'Indonésie, de la Chine, du Brésil et d'une délégation de dirigeants africains qui n'ont pas pu compter sur le soutien des Européens. Donc, je ne suis pas étonné que, maintenant que c'est votre meilleur allié – pas le nôtre – qui mène les négociations, vous soyez mal à l'aise.”
“Même aujourd'hui, entre deux discours larmoyants, il y a toujours un soutien aux Émirats arabes unis, à l'Arabie saoudite qui financent, qui soutiennent des groupes armés et donc les massacres là-bas. Je me suis demandé pourquoi. Et en fait, il y a une cohérence. Quand on a vu que le Rwanda soutenait le pillage du Congo, on a fait un accord avec le Rwanda. Quand on a vu que les Israéliens allaient voler le gaz des Palestiniens, on a fait un accord avec les Israéliens. Aujourd'hui, on soutient, on travaille avec ceux qui veulent voler l'or, le pétrole du Soudan. En fait, vous aimez parler de droits humains, mais la politique européenne aujourd'hui est basée sur un pillage économique qui n'en a rien à faire des droits humains. Et ça, ça doit changer. 2-0353-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, la situation au Soudan est évidemment horrible, depuis des années: des dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers de personnes menacées de famine, et plus de 13 millions de déplacés. Je vois que tout le monde ici a des paroles de compassion, et je m'en réjouis. J'ai même entendu que vous condamnez maintenant les Forces de soutien rapide qui sont responsables de massacres horribles. Mais cela aurait été bien d'avoir une once d'autocritique, parce que les mêmes belligérants qui, aujourd'hui, tuent ont, pendant des années, profité de fonds ou de soutien de l'Europe grâce aux accords de Khartoum, entre autres, qui devaient bloquer absolument les réfugiés au Soudan et en Afrique.”
“Vous dites défendre l'Europe, mais, finalement, qu'est-ce que vous faites? Vous attaquez les travailleurs européens. Non, on ne paiera pas le prix de vos échecs diplomatiques et on ne cédera pas. On ne cédera pas, Monsieur Gahler, nos droits sociaux. Profitez bien de vos privilèges ici, les travailleurs vous feront payer l'addition. (L'orateur accepte une question carton bleu) 2-0028-0000 Lukas Sieper (NI), Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. – Vielen Dank, Herr Kollege, dass Sie die blaue Karte akzeptiert haben. Wenn ich Sie richtig verstanden habe, wenn die Übersetzung Sie richtig verstanden hat, dann haben Sie gesagt: „Wer hat uns verraten?”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, quel culot quand même! Tous unis, heureux de célébrer ici un texte qui dit aux travailleurs qu'il faudra peut-être travailler plus de 13 heures par jour, plus de 48 heures par semaine. Et tout cela pour le militaire, dans un secteur où c'est déjà, grâce à la guerre en Ukraine, le jackpot pour les patrons et pour les actionnaires. Est-ce que vous savez ce qu'est la fatigue quand on travaille dans une industrie dangereuse, avec des explosifs, des produits toxiques? Non, évidemment, vous ne le savez pas. Que ce genre d'idées vienne de la droite, ça ne m'étonne pas. Vous êtes toujours prêts à sacrifier les intérêts des travailleurs. Mais que le groupe S&D soutienne cela, franchement, mais quelle trahison!”
“Où est-ce qu'on va mettre l'argent? Mais avant tout dans les grosses boîtes de l'armement, ceux qui n'en ont pas besoin. Quoi, est-ce que les gens doivent manger des chars? Ils vont voir des avions de chasse voler? Ah, c'est ma pension qui vole! Cela ne marchera pas comme ça. Nous avons besoin d'autres priorités. Sortons un peu de cette bulle européenne. Disons-le, à ces ministres, disons-le, à ces commissaires, que ce sont les gens qui ont besoin de cela. Et pour cela, taxons les riches si vous avez besoin d'argent. 2-0602-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le Commissaire, «Je ne pars jamais en vacances», «Je saute des repas pour que mes enfants puissent manger», «L'hiver, je meurs de froid entre mes médicaments et le chauffage»: ce sont quelques-uns des messages que j'ai reçus des gens, et c'est la réalité d'une partie de l'Europe, d'environ 100 millions d'Européens qui risquent aujourd'hui la pauvreté. Donc d'un côté vous avez cette Europe-là et de l'autre côté vous avez une Europe différente, une Europe notamment des entreprises de l'armement, qui, aujourd'hui, affichent des profits records. Prenez l'allemande Rheinmetall, qui affiche une hausse de ses profits de 61 % l'année précédente, et vous voyez qui a besoin d'argent. Mais alors, où sont les priorités dans ce budget? Qui va recevoir la grosse augmentation?”
“Franchement, un jour, je pense que toute votre Commission rentrera à la maison remplie de honte. Disons-le clairement: quand la Russie détruit en Ukraine, tout le monde veut que la Russie paie les dégâts. Mais quand Israël rase la bande de Gaza, personne n'ose demander qu'Israël paie. Ah non! Les Israéliens sont immunisés pour une raison ou une autre. La réalité, c'est que cela fait deux ans que l'Union européenne, les pays européens financent et arment un génocide. Vous devez avoir honte pour le reste de votre vie. 2-0034-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, Israël a tué plus de 70 000 Palestiniens à Gaza. Au total, avec les blessés, cela fait 200 000 personnes touchées. C'est 10 % de la population de Gaza. Israël occupe maintenant plus de la moitié de la bande de Gaza, qui n'est déjà pas très longue, elle fait 42 kilomètres, c'est approximativement Bruxelles-La Louvière ou Bruxelles-Anvers. Et que venez-vous dire ici? Il est grand temps de désarmer les Palestiniens, pas seulement le Hamas, et de déradicaliser les Palestiniens, parce que nous devons garantir la sécurité d'Israël. Alors qui a plus besoin de sécurité, l'occupant ou l'occupé? C'est cela la question. Et votre réponse, c'est la mauvaise. Félicitations, d'ailleurs, Madame la Commissaire, deux ans de génocide, pas une seule mesure de prise.”
“Would you hand over all of your private data to them? No, you wouldn't. No one would. So, rather than accuse the humanitarians, as you generally do, start accusing the genocidal maniacs that are today in Israel and are killing Palestinians. But no, you want to shoot on the boats with humanitarian aid. Go shame yourself. 2-0185-0000”
“Ce que l'on voit aujourd'hui dans votre Commission, c'est une intériorisation de la logique coloniale, où vous pensez que ce n'est pas aux Palestiniens, mais aux Européens, aux Américains, voire aux Britanniques, de gouverner Gaza. Je voudrais que vous rompiez avec cela et que vous fassiez une seule chose: que vous reveniez ici pour dire: «Oui, nous allons proposer des sanctions contre Israël.» Israël doit être sanctionné aujourd'hui, parce que, sinon, nous sommes complices des pires crimes de guerre. (L'orateur accepte une question carton bleu) 2-0183-0000 Rihards Kols (ECR), blue-card question. – Mr Botenga, your colleague Boylan, in her speech mentioned the necessity to provide aid, humanitarian aid. We know there is a legal reason for the sea blockade, for obvious reasons.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, dans votre discours, vous avez oublié l'expression «sanctionner Israël». Pourquoi ne sanctionnez-vous toujours pas Israël, deux ans après la demande explicite de la Cour internationale de justice? Celle-ci avait pourtant indiqué que des États tiers se faisaient complices en continuant à financer Israël. Aujourd'hui, l'Union européenne finance Israël par l'intermédiaire de fonds de recherche, de fonds militaires, de la Banque européenne d'investissement ou encore de son programme spatial. Mais vous ne sanctionnez pas Israël. J'ai entendu Mme Kaja Kallas déclarer que l'Union européenne devait avoir sa place dans l'autorité transitoire pour Gaza, aux côtés de criminels de guerre comme Tony Blair et Donald Trump. C'est cela, le colonialisme.”
“Mais je suis content que vous me contestiez, parce que les gens à l'extérieur savent qu'entre votre rhétorique et leur réalité, il y a un fossé, il y a un Grand Canyon. Félicitations! 2-0024-0000”
“Madame la Présidente, Madame la représentante du Conseil, Monsieur le Commissaire, on nous propose de réduire encore les règles pour achever ce merveilleux marché intérieur, comme d'habitude. On connaît le refrain. C'est le même depuis 30 ans au moins. Je veux faire le bilan ici en 30 secondes. Il y a 25 ans, la Commission européenne nous a promis qu'avec moins de règles et plus de privé, nous allions avoir l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde. Vingt-cinq ans après, nous sommes à la traîne non seulement des États-Unis, mais aussi de la Chine. On nous a promis de meilleurs services. Trente ans après, nos services publics se dégradent: les chemins de fer, les bureaux de poste disparaissent. Allez demander aux gens si cela va mieux maintenant grâce à votre marché. L'industrie.”
“Mais je vois aussi la contradiction, parce que des milliards d'euros, 800 milliards pour les actionnaires de la guerre, pour les multinationales d'armement, ce sera de l'argent qui n'ira pas dans les pensions, qui n'ira pas dans la lutte contre la pauvreté, qui n'ira pas pour le logement des gens, et que, donc, d'un côté, vous souriez aux gens, mais de l'autre côté, vous êtes en train de leur planter un couteau dans le dos. Ça, on ne laissera pas passer, on continuera la mobilisation. 3-0034-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission européenne, vous avez peur? Vous avez peur? Vous sentez le poids des manifestations dans la rue, la colère populaire? Parce qu'après des années de politique antisociale, après des années de soutien au génocide en Palestine, après des années de soumission aux États-Unis, tout d'un coup, un discours fleuve. D'ailleurs une heure et demie pour sauver votre peau, pour répondre – oui, je sais bien, mais une heure et demie, je suis déjà content que vous soyez là, la dernière fois, vous êtes partie après une demi-heure – à la pression populaire, à la mobilisation sociale que nous voyons aujourd'hui en France, en Belgique et dans d'autres pays européens. Je suis content que vous écoutiez.”
“Madame la Présidente, Madame la Haute représentante, chers collègues, s'il y a une chose qui est claire, c'est que la boussole morale de l'Europe, aujourd'hui, ne se trouve pas ici. La boussole morale se trouve chez les centaines de milliers d'Européens qui se mobilisent contre l'inaction et la complicité européenne – certains d'entre vous, sans doute –, avec ce qui est en cours à Gaza et ce qui est un génocide. C'est un génocide que tout le monde arrive à voir, sauf certains d'entre vous qui continuent à soutenir Israël, et l'Union européenne qui continue à soutenir Israël avec des centaines de millions d'euros, avec des armes qui passent encore, des massacres qu'on soutient.”
“Le Royaume-Uni en a aussi construit en Afrique du Sud, l’Allemagne lors de son génocide en Namibie, et la France, évidemment, en Algérie. Aujourd’hui, le fait que même ces plans d’un camp de concentration n’ébranlent pas votre soutien à l’État d’Israël est inacceptable. Entre-temps, nous avons eu les luttes pour les droits de l’homme, nous avons les luttes contre le colonialisme. Mais vous, vous restez partenaire d’Israël, sans sanctions. Vous continuez même de traiter ce pays en partenaire privilégié. C’est inacceptable. Aujourd’hui, sanctionnons Israël d’urgence! 2-0334-0000”
“Nog altijd geen verplichting voor multinationals om hun winsten te herinvesteren, geen moratorium op fabrieksluitingen, geen bindende regels over wat en hoe te produceren en geen stem voor de mensen die daar effectief werken, vakbonden, arbeiders, burgers. We hebben een andere aanpak nodig. Neem dat publiek in handen. 2-0249-0000”
“Voorzitter, commissaris, het contrast met wat u vertelt en de buitenwereld is af en toe toch wel groot. U spreekt hier over een leidende rol van de Europese Unie voor de groene industrie. Nadat we echter Audi in Brussel een CO2-neutrale fabriek hebben zien sluiten, dreigt ArcelorMittal nu in Gent hun Steelanolfabriek op te geven. En dat ondanks steun van de Europese Investeringsbank: een Europese subsidie van naar ik meen 262 miljoen euro. Als we zo verder gaan, zitten we straks in Europa zonder groene industrie, zonder industrie, zonder jobs, zonder knowhow. Terwijl Europa industrieel wegzinkt in een moeras, blijft u eigenlijk vasthangen aan een marktlogica die onze industrie in feite al jarenlang ondermijnt. Wat zie ik?”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, quand je vous entends parler de l'élargissement de l'Union européenne, ça a l'air chouette comme idée, mais je trouve que vous passez un peu vite sur les conséquences réelles que cela peut avoir sur les travailleurs. Parce que le salaire minimum en Ukraine n'arrive pas à 200 euros, je pense, en Moldavie, ça dépasse un peu les 300 euros. Dans le contexte des règles actuelles du marché européen, qui ne garantit même pas qu'aujourd'hui un travailleur qui va travailler dans un autre État membre ait droit aux mêmes règles de protection, à la même sécurité sociale qu'un autre, que va-t-il se passer dans le cadre d'un élargissement?”
“Monsieur le Président, Madame Kallas, Yaran Ghasemian, un bébé de deux mois qui vient d'être tué par un bombardement israélien sur l'Iran. Parnia Abbasi, jeune poète, 23 ans, son petit frère Parham, à peine 16 ans. Une vie devant eux, des rêves d'espoir, mais Israël a décidé de les tuer, en Iran, à Téhéran. Là où leurs bombes touchent aussi maintenant journalistes et hôpitaux. Vous appelez ça des bombardements ciblés? Moi, j'appelle ça des crimes de guerre. Israël veut faire à l'Iran ce qu'ils font à Gaza. Et l'Europe? Tandis que vous étiez encore un peu mal à l'aise par rapport à votre soutien aux crimes et au génocide israéliens à Gaza, là, vous assumez. Le chancelier allemand Merz qui fait: «Ah, ils font le sale boulot pour nous!» Quoi, tuer des gosses, c'est ça le sale boulot que vous voulez qu'Israël fasse pour nous?”
“So we need a vote on this. We cannot just not condemn this and keep on supporting criminal actions that are against international law and against human rights. 1-0057-0000”
“Madam President, now we insist on having a vote on a resolution as well on this because Israel illegally and criminally attacked Iran this weekend. Illegally because you cannot just attack another country. I know Israel is in the habit of doing it, but it's still illegal. Criminally because a lot of civilians, including children, were killed and nuclear power plants were deliberately targeted, creating in this way the risk of a nuclear catastrophe with mass civilian victims. Now, this is terrible and so I was saying, like we did when Russia attacked Ukraine: the European Union will condemn this. But what do I see? No, Ursula von der Leyen even insists on the right of Israel to defend itself. To defend itself – what? They're the ones attacking. They're the ones having the news. They're the ones threatening to transform Tehran into Gaza.”
“Concernant le cacao, le café, l'huile d'olive, les prix augmentent non pas à cause de pénuries, mais à cause de la spéculation sur de potentielles pénuries. Nous ne pouvons plus laisser notre alimentation dans les mains de ces monopoles et de la spéculation. Il faut aujourd'hui dissoudre ces monopoles gourmands, réglementer les prix et interdire toute spéculation sur nos repas. 3-0340-0000”
“Madame la Présidente, plus d'un Européen sur quatre est contraint de sauter un repas pour des raisons financières. Près de 39 millions d'Européens ne peuvent même pas se permettre un bout de viande, de poisson ou d'équivalent végétarien un jour sur deux. Le prix de notre alimentation n'augmente pas car il y aurait trop de bouches à nourrir, non, il augmente car il faut absolument nourrir la bourse. C'est cela le problème. Les familles réfléchissent donc trois fois avant de dépenser 1 euro, voient le prix du caddie qui explose et, dans l'intervalle, il y a des marchés sur lesquels des spéculateurs jouent avec notre alimentation comme s'ils étaient au casino. Le marché des céréales, par exemple, est aujourd'hui contrôlé par quatre géants, quatre monopoles qui fixent les prix et réalisent des surprofits considérables.”
“vous avez dit que vous êtes contre l'occupation illégale, contre les bombardements, contre les massacres, contre les enlèvements d'enfants et que, par conséquent, on va accentuer les sanctions contre la Russie et envoyer plus d'armes à l'Ukraine. Très bien. Je suis moi aussi contre l'occupation illégale, pour le respect de la souveraineté, pour le droit international. Je ne comprends donc pas pourquoi vous continuez à soutenir Israël. Famines, massacres, génocide: une bonne partie ici applaudit, refuse même d'en débattre, et on continue à livrer des armes. (Réagissant à des propos hors micro) Ah oui, vous aussi, Madame, vous êtes effectivement complice de cette politique. Ayez honte! (L'orateur accepte une question carton bleu) 3-0027-0000 Sebastian Tynkkynen (ECR), sinisen kortin kysymys.”
“Monsieur le Président, Madame Von der... Ah non, elle est partie? Vraiment? On demande à la présidente de la Commission européenne d'être là durant deux heures cette semaine et elle part après une demi-heure? C'est quoi, ce mépris? Un travailleur devrait essayer: être payé à temps plein et se barrer après une demi-heure au boulot. Franchement, félicitations! Aujourd'hui, je vous ai entendu dire que l'occupation, on n'aime pas – (réagissant à des propos hors micro) ah oui, il faut travailler de temps à autre, je sais que, peut-être, pour certains députés, c'est aussi un problème – donc parlons un peu...”
“I think if you really want to react to what Trump is doing – and what you would do if you were attacked by, I don't know, China with a trade war, or Russia or whatever – you would invest in our own infrastructure. Why don't we take, I don't know, public energy companies? They can guarantee cheap, affordable energy to industries and to workers. Or diversify our relations also with China and with all these other countries that have been mentioned? That is the strategy and that is what we need. 2-0102-0000”
“Mr President, Commissioner Šefčovič, I read your remarks in the press and I sometimes wonder: is there a Eurovision contest for being Washington's best lapdog? Because, honestly, Trump threatens us and your reaction is: well, we might import more shale gas. Yes, that's going to cost us very, very dearly, our workers will pay more, it's going to pollute our planet, but we'll do it. Please be nice to us!' The agricultural produce: I think you spoke about more beans on the EU market. Why do we want to reward him, or China? You say, 'yes, let's be tougher on China'. This will mean increased prices for European consumers and less access potentially to technology for our economy.”
“Om de motor van onze industrie weer op gang te brengen, moeten we massaal overheidsinvesteringen doen en de publieke controle over onze energiesector terugnemen. 3-0095-0000”
“Voorzitter, de commissaris moet de voetjes op de grond houden. In België zijn, zowel door ArcelorMittal als door BASF, groene investeringen voor de toekomst van onze industrie opgeschort. Een van de belangrijkste redenen daarvoor zijn en blijven de energieprijzen, die nog altijd de pan uit swingen. Niettemin is de Europese Commissie nog steeds niet met echte oplossingen gekomen voor de hoge prijzen. De oplossingen worden opnieuw gezocht bij en in de privésector, maar de energiemultinationals zullen alleen investeringen doen waar en wanneer dit voldoende opbrengt, en niet omdat het van essentieel belang is voor de toekomst van onze industrie of ons klimaat. De productie verschuift hierdoor naar regio’s waar energie wel betaalbaar is, terwijl hier banen verdwijnen en fabrieken sluiten. Dit is geen onvermijdelijkheid, maar politiek falen.”
“So, therefore, we also need to engage with our Arab partners and see what more we can do within the rules that we have agreed amongst ourselves with the 27 countries with 27 different views. 2-0553-0000”
“And when we see what is happening with the ICC and what is happening in some Member States right now, then you can see what the difficulty is here, because it is very, very hard to see everything that is going on. And as for the Association Agreement: if we suspend the Association Agreement, will it stop the killing? Of course, in the mid to long term, we have supported the Palestinian Authority because it will be crucial also for the stability of the West Bank. And it is being undermined all the time. And we are the ones who are supporting them in view of the governance of Gaza, because I also agree with those Members who say that Hamas should have no role when it comes to governance of Gaza for the 'day after', because it's the question of security of Israel as well as the rights of Palestinians that need to be respected.”
“So, the Association Council or the Association Agreement give us the opportunity to say all these things that you are saying here to Israelis, to the representative of Israel, because this is exactly what we did when we had the Association Council, where 27 Member States were also able to express what they think about this. And I totally agree, the humanitarian law very clearly says you can't attack civilians, you can't attack civilian infrastructure. And when it comes to the ICC, the European Union supports the ICC and all the Member States who are members of the Rome Statute should also follow the obligations that they have taken under this Rome Statute. And as we know, the issue we have in the Council regarding the sanctions, we have to have unanimity. It's not even a majority vote. It's unanimity. Everybody needs to be on board.”
“And it's very painful to see what is happening in Gaza. We have been condemning this all the time, and we are the ones who are supporting the Palestinians with the humanitarian aid, with the help for UNWRA, with the help for the Palestinian Authority. And when I'm talking about a balanced approach, I'm talking about a two-state solution, because right now it's not balanced. Israel and Palestine are not on an equal basis because it's not the situation. So, we need to continue to support and encourage the role of mediators. And of course, what was also said here, we are also engaging with our Arab partners for the 'day after'. And when it comes to my meetings in Israel, I only shook hands with one minister – the foreign minister. And my predecessor stopped the Association Council. Did it make the situation better? It didn't.”
“These empty words, they have not saved one single Palestinian child's life. Stop this now. Act! 2-0551-0000 (Koniec zgłoszeń z sali) 2-0552-0000 Kaja Kallas, Vice-President of the Commission / High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy. – Madam President, honourable Members, I think this debate shows very well why we don't have a common agreement in the Council. I mean, this is exactly why. You heard positions from different angles, and this is the same thing we have in the Council. But instead of focusing on what we don't agree on, we also agree on very many things. We agree on the immediate priorities: the release of hostages, immediate return to the ceasefire, as well as the resumption of humanitarian aid deliveries at scale into Gaza. We are condemning the appalling loss of life.”
“Madam President, High Representative Kallas, you speak about a balanced approach, but balanced on what? On war crimes? On genocide? On the killing of 15 humanitarian workers? On mass graves? On the killing of children? And what would that balance be, exactly? Some nice words for the Palestinians. More weapons for Israel. Nice words for the Palestinians. Weapons for Israel. That is not balanced. That is complicity in genocide. I mean, in the face of Russian war crimes in Ukraine, I have never heard you speak about a balanced approach. There are 40 EU sanctioned regimes and not one on Israel, which stands accused in front of international courts of genocide. The ICC asks the arrest of Netanyahu. And yet, no EU sanctions. Stop this complicity now. Adopt sanctions. Palestinians need acts, not words.”
“Parce qu'évidemment, cela a une incidence sur les choix budgétaires que nous faisons. Il est facile, après, de dire, quand on gagne autant, que l’on va prendre de l’argent du Fonds de cohésion, destiné aux citoyens européens, pour le donner à l’industrie militaire. Ma question, aujourd’hui, c’est: «Y a-t-il un plafond?» Nous en sommes à 34 000 euros par mois pour la présidente de la Commission européenne. Y a-t-il vraiment un plafond? Je pense, chers collègues, que ce plafond, nous devons l’imposer, pour avoir une Europe qui serve les intérêts des gens et non de quelques riches seulement. 1-0076-0000”
“Monsieur le Président, je vais aborder un élément qui n’a pas été abordé et qui a fait la Une des différents journaux: c’est le fait que, comme chaque année, il y a une augmentation de salaire pour les commissaires européens, et notamment pour la présidente de la Commission européenne, Mme von der Leyen. Je me rappelle que, quand j’ai débarqué ici il y a quelques années, elle était à environ 30 000 euros par mois. Quand je racontais cela aux gens, ils me disaient: «Non?! C’est pas possible?!» Aujourd’hui, apparemment, elle va dépasser les 34 000 euros par mois. Cela fait très longtemps que nous, députés du groupe The Left, demandons une réduction de moitié des salaires des commissaires européens, afin qu’ils se rendent un peu compte des priorités des gens.”