Fabrice Brun
DR · France
“Du jamais-vu : à l’heure où je vous parle, des milliers d’Ardéchois, particuliers ou acteurs économiques, sont sinistrés, encore sous le choc, sans voiture pour se déplacer, avec des bâches de fortune en guise de toit, à la merci du prochain orage, le fruit du travail de toute une vie pouvant être anéanti du jour au lendemain.”
“J’associe à ma question ma collègue Sylvie Bonnet. Dans l’après-midi du 15 juillet dernier, en Ardèche, le ciel nous est tombé sur la tête : un orage de grêle d’une violence inouïe, une pluie de boules de pétanque suivie d’un véritable déluge, des cultures agricoles dévastées, des vignes ravagées, des voitures cabossées, des pare-brises d…”
“Que répondez-vous – c’est un exemple parmi tant d’autres – à ce couple de jeunes travailleurs qui peinent à payer les 1 200 euros de franchise pour leurs deux voitures grêlées ? Quel accompagnement des collectivités locales, notamment des communes dont les bâtiments publics sont endommagés, avez-vous prévu ?”
“…premier bassin pour le tourisme vert, destination rurale préférée des Français, et, comme vous, je sais combien le tourisme est une chance pour la France. Le secteur du tourisme pèse 8 % du PIB et ses acteurs innovent et investissent, comme dans l’hôtellerie de plein air.”
“Comment agissez-vous pour soutenir l’économie touristique confrontée à des difficultés de recrutement, à la hausse des coûts, à la baisse de la fréquentation et à une visibilité incertaine à l’approche de la saison estivale ? Les difficultés rencontrées par les hôteliers restaurateurs nous inquiètent tout particulièrement.”
“C’est l’occasion de rappeler dans ces débats qu’à l’image des êtres humains, les plantes et les animaux doivent être protégés et soignés. Si nous ne le faisons pas, nous ne produirons pas ; et sans production française, nous dépendrons des autres. Dépendre de la Chine, des États-Unis ou de la Russie, c’est une folie !”
The complete record
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“Intervenir en faveur des agriculteurs, c’est d’abord réduire leurs charges !”
“Il y a une distorsion de concurrence ! Parlez-en notamment aux maraîchers et aux arboriculteurs !”
“Ce sont les députés qui ont sauvé le TODE ! Nuitamment, et à une voix près !”
“Regardez le coût du travail en Allemagne, en Italie et en Espagne !”
“C’est un dispositif efficace pour lutter contre les distorsions de concurrence !”
“Les tracteurs sont en train de ressortir des fermes !”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR, ainsi que sur quelques bancs du groupe UDR. – Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La ruralité, c’est l’agriculture, le tourisme, l’artisanat, le commerce de proximité, la chasse, la pêche et l’eau. C’est 80 % de nos énergies renouvelables. Rappelons, enfin, que 70 % des emplois industriels sont situés dans des communes de moins de 10 000 habitants. Nos territoires sont une chance, une force pour la France. Allez-vous renouer avec une grande politique d’aménagement du territoire en faveur des millions de Français qui font vivre notre belle ruralité ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR, ainsi que sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Autre motif de colère, la sécurité, première des libertés, n’est plus assurée en tout point du territoire. Nous sommes aussi en colère d’attendre six mois un rendez-vous chez le médecin. En Ardèche, nous payons nos impôts comme tout le monde ; nous sommes en droit d’être soignés comme les autres. Enfin, les élus de nos communes, les agriculteurs, les commerçants et les artisans sont en colère car ils croulent sous les charges, les normes, la paperasse et les dispositifs technocratiques comme l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN). Il faut calmer le jeu et poser des moratoires. Arrêtez le massacre de la fermeture de classes en zone rurale. L’école, c’est là que tout commence. C’est l’avenir de nos enfants, la vie dans nos villages, le symbole du combat que nous menons pour une ruralité vivante, celle des valeurs et de l’emploi.”
“Monsieur le Premier ministre, entendez-vous le cri des oubliés de la ruralité ? Il s’est une nouvelle fois manifesté dans un vote de colère en juin et juillet dernier, tout d’abord sur la question du pouvoir d’achat. Chez nous, la situation devient vite compliquée quand on touche aux taxes sur l’énergie et la mobilité. Voilà pourquoi nous sommes déterminés à faire obstacle au relèvement de la taxe sur l’électricité et à nous opposer à toute hausse d’impôt pour ceux qui travaillent ou ont travaillé toute leur vie. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Ce sont toujours les mêmes qui trinquent et c’est particulièrement vrai dans les zones de pente et de montagne, où tout est plus cher pour se chauffer ou se déplacer.”