Rodrigo Arenas
LFI-NFP · France
“En matière de changement climatique et de lutte contre le réchauffement, j’ai tendance à faire confiance aux écologistes plutôt qu’à M. Odoul, qui nous disait, en 2019, qu’il valait mieux s’attaquer au réchauffement islamiste qu’à la canicule ! (Mme Marie Mesmeur rit.”
“S’il était un fin connaisseur du sport (Mme Michèle Martinez rit) , il saurait qu’après 1905, on faisait toujours des prières catholiques dans les vestiaires de nombreux clubs, y compris au plus haut niveau – je vous invite à vous renseigner sur ce point, puisque je vois que vous faites non de la tête.”
“…et à ce que dit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), et peut-être que cela vous conduira à intégrer leurs préconisations dans le programme de Marine Le Pen pour 2027. Cela dit, d’autres l’ont fait avant vous et cela ne nous a pas conduits vers un épisode très glorieux de l’histoire de France.”
“N’entamons pas un débat d’un autre temps. Nous devons rester unis pour que de telles obsessions identitaires, notamment celles sur l’islam de M. Odoul, ne deviennent pas une politique nationale. Il faut protéger le sport de ces obsessions racistes et islamophobes. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“En effet, ces sous-amendements identiques concernent l’article 16 de la Convention internationale des droits de l’enfant, que je vais vous relire pour la sérénité ultérieure de nos débats : « Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes i…”
“Comment l’éducation nationale pourrait-elle s’opposer à ce que nous nous immiscions dans la vie privée des jeunes ? S’en remettre, pour la célébration d’un mariage, à la subjectivité d’un maire, qui aura pour responsabilité de prendre sa décision en fonction d’une couleur de peau ou d’une origine géographique, est une disposition claireme…”
The complete record
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“Si encore vous pensiez au patrimoine culturel immatériel, dont l’Unesco enrichit régulièrement les listes, ou aux biens appartenant à l’humanité, je pourrais entendre votre argument. Il ne s’agit cependant pas de cela ; nous parlons d’une procédure d’entente entre deux États souverains, dont l’un demande à l’autre la restitution d’un bien qui lui appartient. Nous venons d’ailleurs d’adopter un amendement tendant à faire publier par l’État un inventaire des biens culturels qui pourraient donner lieu à une procédure de restitution car, si nul n’est censé ignorer la loi, encore faut-il que les biens culturels en notre possession soient connus. Il convient donc de prévoir une réciprocité des formes.”
“On pourrait le dire rédactionnel : il vise à permettre l’inscription dans le code du patrimoine des dispositions du présent projet de loi. Par une correspondance des formes, la loi pourra ainsi s’appliquer également à toutes celles et à tous ceux qui sont appelés à la mettre en œuvre.”
“Mes amendements ne contreviennent ni à l’esprit ni à la lettre du projet de loi, bien au contraire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Vos arguments contre mes amendements, madame la ministre, monsieur le rapporteur, ne font que renforcer leur pertinence. D’un côté, il s’agit de permettre au Parlement de se forger une opinion éclairée ex ante ; de l’autre, à assurer que la majorité comme l’opposition seront représentées au sein du comité scientifique pour juger, ex post, de la validité de la procédure. N’est-ce pas la moindre des choses ? Si la présidence de la commission des finances est confiée à l’opposition, n’est-ce pas précisément pour garantir une forme d’impartialité ainsi qu’un meilleur équilibre ? En outre, dans les temps démocratiques que nous vivons, et vu la diversité des oppositions, il serait malvenu de chercher à imposer un fait majoritaire ; il convient, à l’inverse, de favoriser une discussion équilibrée au sujet de l’opportunité des saisines.”
“L’amendement n o 26 vise à permettre aux parlementaires de l’Assemblée comme du Sénat d’accéder aux travaux du comité scientifique afin de pouvoir objectiver une éventuelle remise en question d’une décision de restitution. L’amendement n o 24 tend à garantir, sur le modèle des commissions mixtes paritaires, une représentation de l’opposition, quelle que soit la composition de l’Assemblée. La remise en question d’une décision me semble plus souvent d’ordre politique que scientifique ; il convient néanmoins qu’elle soit éclairée par le comité que nous avons créé et dont nous avons précisé le champ d’action par voie d’amendement. Au lieu de nous déposséder de nos moyens d’action, renforçons les pouvoirs du Parlement et garantissons la représentation des oppositions – c’est la moindre des exigences démocratiques.”
“Si vous le permettez, monsieur le président, je défendrai en même temps l’amendement n o 24.”
“Nos amendements sont bien plus contraignants que celui, moins ambitieux, que vous proposez – nous ne sommes pas légitimes à vous demander de le retirer, soyons clairs : ce n’est ni notre pouvoir ni, d’ailleurs, notre volonté. Le caractère consultatif de l’avis que vous proposez amoindrit le pouvoir de la représentation nationale. Aussi ne pourrons-nous pas voter pour votre amendement, bien que nous en respections l’esprit. Nous vous invitons en revanche à voter en faveur des nôtres, car ils tendent non seulement à renforcer le contrôle du Parlement, mais ils précisent les moyens d’un tel contrôle – moyens sans lesquels votre intention resterait un vœu pieux.”
“L’adoption de ces deux amendements visant à une composition paritaire des comités scientifiques bilatéraux est nécessaire, parce que la France et le Mexique se distinguent, notamment sur la question de la langue. La constitution française ne reconnaît qu’une seule langue ; il n’y a pas de langue officielle au Mexique. La demande de restitution de ces codex n’est pas une revendication nationale, c’est une revendication culturelle et historique qui vise à reconnaître le peuple aztèque comme une composante essentielle du Mexique, qui a émis cette demande par l’intermédiaire de sa présidente. Ne pas voter pour ces amendements irait contre l’esprit de la loi, parce que cela ralentirait les procédures. La loi que vous adopteriez ne servirait pas le but que vous défendez. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.)”
“Les avis sur ces amendements, ainsi que sur le n o 37 de M. Coquerel, démontrent que l’ambition du texte est minée par ceux-là mêmes qui sont censés le défendre. Madame la ministre, vous avez déposé un projet de loi qui doit accélérer les procédures de restitution. Or, en ce qui concerne les codex, la France est prête, puisque le président de la République l’a annoncé. La présidence mexicaine est prête, puisqu’elle a émis la demande lors de la réunion à laquelle nous avions assisté. Le président Coquerel avait été sur place pour représenter l’Assemblée nationale, ainsi que notre collègue Sophia Chikirou. L’Assemblée nationale, par l’intermédiaire de son groupe d’amitié, y est donc également prête.”
“Ce que l’on étudiera, c’est la demande d’un État, non les lubies que vous mettez en avant dans des émissions sur TikTok ou autres. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il est issu d’un travail transpartisan et a fait l’objet d’un examen à la fois par la commission des affaires étrangères et par la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Quand un pays demande la restitution d’un bien qui se trouve sous l’autorité des armées, la France devrait pouvoir étudier la question, ne serait-ce que par souci de réciprocité. Il existe des biens matériels douloureux pour certains pays, dont la France, voire pour certaines de nos régions. Je pense que vous n’êtes pas sourd aux demandes de nos compatriotes bretons, basques, corses ou autres, qui réclament que les musées nationaux leur restituent des biens dont ils se considèrent, en tant que peuples, comme les dépositaires légitimes. Si nous avons ce débat en France, estimons-nous heureux de pouvoir l’avoir aussi avec des pays tiers.”
“À ma connaissance, personne ne demande à récupérer la tour Eiffel, de la même manière que la France ne réclame pas la statue de la Liberté qui se trouve dans le port de New York ! Restons sereins et ne nourrissons pas des fantasmes. D’ailleurs, je vous rappelle que l’idée de nation est assez récente dans l’histoire de notre pays. Revenons-en au texte que nous examinons. Il a un caractère universel mais il est borné dans le temps et la restitution d’un bien est subordonnée au fait qu’un pays le réclame. Ce n’est pas open bar, dépossédons-nous et donnons tout ce qui se trouve dans les musées ! Ce n’est ni la lettre ni l’esprit du texte. Je vous invite à ne pas dénaturer celui-ci.”
“Néanmoins, j’invite celles et ceux qui pensent qu’il ne faudrait pas inclure les biens militaires dans le projet de loi à voter en faveur d’amendements ultérieurs qui visent à empêcher l’exclusion des parlementaires de la prise de décision ; il convient de permettre un recours, par exemple en réunissant un nombre suffisant de parlementaires si l’on veut remettre en question une décision scientifique en raison de la portée politique de la décision. Aucune raison, eu égard à l’esprit du texte et à sa portée universelle – soulignée par le rapporteur et par la ministre – ne justifie d’exclure les biens militaires de son champ d’application.”
“Nous proposons, par cet amendement, de ne pas exclure les biens dits militaires du dispositif. Il ne me semble pas que l’armée se trouve en dehors de la nation ; elle doit donc répondre aux mêmes obligations de réciprocité et de séparation des pouvoirs que celles qui nous incombent. Dans notre passé récent, il a fallu restituer des biens qui étaient devenus la « propriété » de l’armée du fait de conflits passés. Je pense notamment au sabre attribué à El Hadj Omar Tall, qui n’aurait pu être restitué s’il était resté propriété de l’armée. Exclure l’armée de la restitution des biens, comme le fait le projet de loi, est une erreur. Revenir sur cette mesure est nécessaire par respect pour l’institution, mais aussi parce que l’armée est un corps dont l’action a des conséquences diplomatiques et politiques.”
“Cet amendement introduit une notion importante : le consentement. Des biens situés parfois dans des musées, parfois dans des collections privées – lesquelles échappent malheureusement au champ du présent projet de loi –, sont entrés dans notre territoire du fait d’accords certes signés par des États, mais sous la pression. Un article juridiquement valable au sens où il était conforme au droit au moment historique où il a été adopté n’est pas nécessairement juridiquement valable du fait des relations qui liaient alors les deux pays. La notion de consentement introduite par l’amendement permettrait de prendre en considération les rapports inéquitables entre celui qui est contraint de donner et celui qui veut s’approprier un objet. C’est pourquoi nous soutiendrons l’amendement de M. Larrouquis.”
“Sur le plan culturel, ils visent à inciter notre pays à reconnaître que la colonisation n’était pas acceptable par le passé, pas plus qu’elle ne l’est actuellement. Peut-être éviterons-nous ainsi de commettre de nouveau, au sein de l’Organisation des Nations unies, l’impair rappelé par le collègue de LIOT au sujet de la reconnaissance de l’esclavage comme le plus grave crime contre l’humanité.”
“Il commence avant et il continue aussi après. Nommer les choses, comme cela a été proposé, est une forme de reconnaissance de ce fait. Quand il faudra discuter, échanger, préparer, statuer, élaborer des rapports, participer à des missions flash, afin de donner un avis éclairé sur un sujet précis de l’histoire parfois douloureuse qui nous lie aux autres peuples, il sera nécessaire de prendre en considération le fait colonial. Ce dernier, qui conduit aux souffrances que nous avons étudiées, n’est acceptable ni avant ni après les bornes temporelles que nous avons placées. L’amendement n o 12 de Mme Taillé-Polian et l’amendement n o 25 de M. Aurélien Taché donnent ainsi une indication pour les travaux futurs.”
“Ces amendements ont une vertu. Introduire explicitement le mot « colonial », comme le proposent les défenseurs des amendements, serait de nature à éclairer non seulement les membres du conseil scientifique ad hoc mais aussi celles et ceux qui auront à se prononcer politiquement sur d’éventuels bien spoliés, quelle que soit l’époque où l’appropriation a eu lieu. Le fait colonial ne se limite pas aux bornes que nous avons établies précédemment.”
“En revanche, nous vous invitons à voter pour l’amendement n o 37, que présentera mon collègue Éric Coquerel et qui définit les biens à restituer, ainsi que celui que nous défendrons tout à l’heure, visant à renforcer la place du Parlement – Sénat et Assemblée nationale – au sein du comité scientifique. Il s’agit de garantir que le politique ne sera pas dépossédé de sa fonction d’analyse et de mise en perspective, et que les relations entre États-nations, telles que définies dans le projet de loi, conserveront tout leur sens. Je le répète, le bornage réduit la portée universelle que vous revendiquez, monsieur le rapporteur, et affaiblit ainsi la portée du texte.”
“Les explications données comportent quelques inexactitudes historiques et certaines approximations concernant les relations entre États-nations. En outre, le bornage proposé par le rapporteur retire au projet de loi son caractère universel : en fixant une limite temporelle, vous excluez l’universalité de la réflexion historique et des perspectives que nous devons adopter lorsque nous statuerons sur les demandes des peuples concernés. Nous nous abstiendrons lors du vote de ces amendements, afin que la commission mixte paritaire puisse statuer et que l’on ne reporte pas indéfiniment l’adoption du projet de loi.”
“le rapporteur sur l’inadéquation du texte et de certains amendements avec des situations internationales contemporaines.”
“Nous allons nous abstenir sur ces deux amendements. En effet, le ver est dans le fruit puisque nous avons rejeté l’amendement qui visait à ouvrir le droit à une communauté de demander une restitution. Or certains États, souvent fédéraux, donnent aux peuples qui les composent et sont organisés en communautés davantage de droits qu’ils n’en ont ailleurs. La France accuse un déficit par rapport à eux et ces amendements soulignent que nous allons statuer sur un projet de loi qui ne conviendra pas à tous. Dans l’histoire, certaines communautés ont eu davantage de droits que les États qui les regroupaient. Plus récemment, l’Irak a adopté une attitude bienveillante vis-à-vis des Kurdes et a reconnu des droits à ce peuple au Kurdistan irakien. Nous alertons Mme la ministre et M.”
“Le rejeter reviendrait à nier que les histoires sont complexes, que des destins ont pu être communs. Puisque nous sommes là pour amender, amendons !”
“Nous soutiendrons l’amendement de Mme Taillé-Polian. Je suis originaire du Chili, pays frontalier de l’Argentine. Dans ces deux pays vit non une communauté mais un peuple, celui des Mapuches, qui n’est constitutionnellement reconnu ni par la république fédérale argentine ni par l’État chilien. Les Mapuches ont une langue, des traditions, mais ils sont originaires du territoire d’États-nations qui font tout pour ne pas reconnaître leur peuple. La réparation n’est pas qu’une affaire entre États. Elle a à voir avec une histoire commune. Ainsi, le peuple mapuche a accueilli beaucoup de colons français qui ont créé des communautés sur son territoire. Cette histoire commune, coloniale puis décoloniale, appelle une réciprocité. C’est pourquoi nous soutenons cet amendement.”
“Oui au dédoublement en milieu rural et oui, aussi, au dédoublement en milieu urbain ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“En milieu rural comme ailleurs, quand les conditions de travail des enseignants correspondent au dédoublement voulu par les précédents ministres de vos gouvernements, il faut l’organiser. (« C’est fini ! » sur les bancs du groupe HOR.)”
“J’ai indiqué – mais peut-être ne m’avez-vous pas parfaitement entendu, ce qui n’est pas grave – que, si la rationalisation pouvait se justifier du point de vue de l’utilisation des moyens publics, nous devions néanmoins être guidés par l’intérêt éducatif et pédagogique des enfants. L’intérêt de l’enfant et les conditions de travail des enseignants sont nos boussoles.”
“De notre côté, à rebours des décisions que cette évolution vous inspire, nous voyons en elle un tsunami d’opportunités. Nous pensons que la baisse démographique constitue une occasion pour généraliser dans toutes les classes et partout où cela est nécessaire, en milieu urbain comme en milieu rural, le dédoublement des classes décidé par les gouvernements précédents en CP et CE1. Les effectifs réduits de certaines classes – de dix à douze élèves –, que les maires veulent souvent regrouper dans des classes plus nombreuses, sont finalement ceux des classes dédoublées. Les explications données tant par M. le ministre que par M. le rapporteur témoignent d’une vision plus gestionnaire qu’éducative et c’est à tort que mes propos sur la rationalisation et ceux sur la pédagogie ont été opposés.”
“Nous nous abstiendrons sur ce texte. En effet, certaines de ses dispositions vont dans le bon sens. Il reconnaît la commune, qui est pour nous la base de la démocratie et de la République française. Représentants du peuple, nous sommes aussi représentants d’un mouvement politique qui part de la commune et des citoyens qui la composent. Cependant, ce texte ne répond pas à la question essentielle du manque évident de moyens donnés aux écoles pour accomplir leur mission. Rappelons l’essentiel : s’il y a des écoles, c’est parce qu’il y a des enfants et que nous sommes là pour eux. Cette proposition de loi s’inscrit dans la logique développée par M. le ministre selon laquelle une vague sismique s’imposera d’un point de vue démographique dans les écoles.”
“Nous avons besoin d’objectiver ce phénomène, afin que la représentation nationale puisse se prononcer en connaissance de cause et non sur le fondement de chiffres frelatés que l’on ressort alors qu’ils correspondent à une époque révolue. L’évolution de la carte scolaire, je le répète, favorise les écoles privées au détriment des écoles publiques, y compris en milieu urbain. Je ne prendrai qu’un exemple : dans la capitale, les écoles privées n’accueillent pas les enfants à besoins particuliers. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur plusieurs bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)”
“Dans d’autres territoires, la réalité n’est pas du tout celle-là. Un rapport faisant le point sur les effets de l’évolution de la carte scolaire nous permettrait d’envisager une évolution selon moi majeure : faire en sorte que les écoles privées se soumettent à la carte scolaire, alors qu’elles s’en émancipent aujourd’hui. Il en résulte une concurrence faussée : des parents choisissent l’école privée par défaut, et non pour des motifs confessionnels – qui sont pourtant à l’origine de l’existence des écoles privées. De notre point de vue, la constitution de RPI favorise les écoles privées, ce qui n’est pas une bonne chose.”
“Cet amendement a le mérite de soulever le vrai sujet, qui a d’ailleurs animé tout à l’heure les bancs du groupe UDR : l’équilibre entre le public et le privé. Nous avons besoin d’objectiver l’impact des RPI sur la carte scolaire, notamment là où il y a une vraie difficulté en la matière. Dans certains départements ou régions, la part du privé est énorme du fait de l’histoire. Ça n’a pas toujours été une mauvaise chose.”
“Le temps de quinze minutes, auquel nous faisons référence dans l’amendement, est celui qui fait autorité, notamment au regard des organisations représentatives – je pense en particulier à l’Anateep. Nous n’entrerons pas ici – ce n’est pas l’objet de l’amendement – dans les considérations techniques qui peuvent avoir un effet sur le temps de transport. Je pense notamment à une loi, adoptée il y a quelque temps, qui a rendu obligatoire le port de la ceinture de sécurité dans les cars.”
“La question du temps de transport est essentielle. Chacun dans cet hémicycle est conscient que la durée et les conditions de transport ont un impact sur les conditions de scolarité. Nos collègues Jean-Claude Raux et Christophe Proença ont d’ailleurs rappelé que le temps de transport ne s’appréciait pas de la même manière selon le territoire dans lequel les familles résident et les élèves sont scolarisés. Il convient de réaliser une sorte d’étude d’impact et de mesurer comment la question du temps de transport est prise en compte dans toute modification relative à la scolarisation donc dans la constitution des RPI, qui est une évolution majeure de l’organisation des écoles et de la scolarisation en milieu rural. C’est pourquoi nous demandons la remise d’un rapport à ce sujet.”
“Nous savons d’ailleurs que certains conseils d’école ne comprennent pas de représentants élus des parents d’élèves parce qu’il en manque. Si certaines écoles ont très peu d’élèves, elles comptent aussi très peu de parents d’élèves. La question soulevée concerne la manière d’associer la communauté éducative, via les représentants des parents d’élèves, sous l’autorité académique. C’est la moindre des choses si l’on considère que l’école de la République ne forme pas des travailleurs mais des citoyens. La première étape citoyenne est de faire en sorte que l’école appartienne à celles et ceux qui la font. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il semble y avoir une incompréhension. L’amendement n’impose pas un vote ou une décision organisée avec les représentants de parents d’élèves. L’avis demandé à l’autorité académique, après lequel s’insère l’amendement à l’alinéa 6, prend d’ailleurs tout son sens, car cette dernière est sous l’autorité de la DSDEN, c’est-à-dire de vos services, monsieur le ministre. Une consultation est d’autant plus nécessaire qu’elle engage les parents d’élèves de l’école, mais parfois aussi des organisations périscolaires afférentes. Consulter, c’est expliquer, recueillir des avis, prendre le pouls, afin d’éclairer les élus de la commune sur les avis de celles et ceux qui s’intéressent aux questions scolaires sans pour autant siéger au conseil d’école.”
“Ce n’est pas le sujet ! Madame la présidente, je veux répondre.”
“Ce n’est pas uniquement en raison de l’absence des enfants, mais aussi parce que le manque de dynamisme qui fait suite à la disparition d’une école entraîne une baisse des dotations pour les collectivités – l’école crée aussi une dynamique foncière qui affecte les ressources des communes. Les amendements n os 11 et 10 constituent le point de bascule de cette proposition de loi afin de déterminer si c’est l’intérêt pédagogique et éducatif au bénéfice des enfants qui justifie la création d’un RPI ou si celle-ci résulte d’une logique de rationalisation et d’organisation de la pénurie de moyens des collectivités. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Cet amendement et le suivant, l’amendement n o 10, qui vont à l’encontre des positions du rapporteur et du ministre, soulèvent le fait que cette proposition de loi n’est pas censée organiser la rationalisation des moyens sur le dos des enfants. Nous considérons que si un RPI peut être bénéfique, il ne doit se faire que sur des fondements pédagogiques, en fonction de décisions éducatives, car c’est pour les enfants que nous prenons ces décisions, pas pour compenser le manque de soutien aux communes rurales induit par les modifications de la dotation globale de fonctionnement (DGF) ou de l’organisation des finances publiques. C’est peut-être un peu grandiloquent mais nous l’entendons assez souvent dans l’hémicycle et cela a été rappelé tout à l’heure : lorsqu’une école ferme dans une commune, la vie de la commune est affectée.”
“Vous pourriez tout de même être solidaires !”
“Un petit verre d’eau aux PFAS ? Elle vient des Ardennes ou de la Meuse !”
“(Mêmes mouvements.) Vous auriez pu profiter de la baisse démographique pour améliorer le taux d’encadrement des élèves, mais ce n’est pas le choix que vous avez fait ; vous transformez les opportunités en contraintes éducatives. Ce sont les baisses drastiques du nombre de personnels qui menacent la réussite et le climat scolaires, l’inclusion et la lutte contre le harcèlement. Pour améliorer le climat scolaire, pensez-vous vraiment que c’est aux parents et aux enseignants en place de compenser les 3 256 postes que vous supprimez dans le public, les absences non remplacées et l’impossible recrutement des AESH en raison de leurs mauvaises conditions de travail et de rémunération ? (Mêmes mouvements.) Ma question est simple : le responsable de la violence faite aux enfants et aux personnels, ne serait-ce pas vous ?”
“…par exemple quand ils doivent leur payer des cours particuliers pour pallier les nombreuses absences non remplacées des enseignants ou encore quand ils doivent arrêter de travailler pour remplacer les AESH manquantes et accompagner leurs enfants qui souffrent de handicap à l’école. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous dites vouloir compter sur eux, mais ce sont eux qui devraient pouvoir compter sur vous, eux qui espéraient que vous défendriez bec et ongles un budget à la hauteur de leurs attentes, alors que vous vous êtes contentés d’entériner une baisse drastique des effectifs d’enseignants. Des classes fermeront sur tout notre territoire ; cela entraînera de fait des fermetures d’écoles et des effectifs pléthoriques dans des classes déjà surchargées.”
“Vous, vous n’êtes ni responsable ni coupable de rien mais nous, parents d’élèves, nous devrions avoir un sursaut collectif, nous ressaisir pour assumer pleinement notre rôle. Vous demandez aux parents d’avoir une implication personnelle. Je vais sans doute vous apprendre quelque chose : c’est tous les jours que les parents s’impliquent personnellement dans l’éducation de leurs enfants (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Jean-Claude Raux applaudit également) ,…”
“Dans un courrier adressé à tous les parents d’élèves de France pour parler de violence à l’école, vous usez vous-même d’une forme de violence psychologique à leur encontre en manipulant tranquillement l’inversion de la faute.”
“C’est toi l’imbécile ! Va manger tes pesticides, empoisonne-toi tout seul.”
“Vous, c’est sur les immigrés ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité !”
“Avec la départementalisation de la police ?”
“Eh oui ! Les adultes qui regardent des vidéos de petits chats sur TikTok, ce n’est pas ce qui manque !”
“Vous dormiez ce soir ou vous étiez sur les réseaux sociaux ?”