← LEADERSHIP TERMINAL

ASSEMBLEE NATIONALE · SITTING

Paul Vannier

LFI-NFP · France

IN THEIR OWN WORDS

Mon groupe est très réservé sur cet amendement, eu égard au principe d’intelligibilité de la loi, que j’ai rappelé, mais aussi parce qu’il y a un risque de dérive, que notre collègue du groupe GDR, Yannick Monnet, a bien décrit. Le contrôle d’honorabilité pourrait devenir une sorte de contrôle d’exemplarité.

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N018 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

Cet amendement s’inscrit dans le prolongement de la discussion que nous avons engagée et qui, à cette heure, attend toujours des réponses. M. le ministre de l’éducation nationale, qui est par ailleurs juriste, nous a indiqué qu’il comptait sur le Conseil d’État pour clarifier les choses.

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N018 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

Mais aujourd’hui, nous ne débattons pas, nous écrivons la loi avec un toboggan d’amendements qui, en une demi-heure à peine, peut nous conduire de la prescription des crimes à celle des délits (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) , dans une précipitation totale en complète contradiction avec tout ce que les collègues q…

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N016 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

Moi aussi, je veux faire cette proposition au gouvernement, qui a le pouvoir de demander une suspension de séance et de nous proposer un amendement de réécriture. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) Regardons les choses dans le détail.

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N018 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

…absolument illisible. Et vous l’assumez. Je trouve qu’il y a depuis ce matin une certaine légèreté dans la manière d’aborder ce texte : vous nous dites qu’on peut y aller, qu’on verra bien, qu’il y a encore la commission mixte paritaire et l’avis du Conseil d’État, sans trop vous préoccuper du fait qu’on est quand même en train d’écrire…

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N018 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

Comme notre collègue Violette Spillebout, j’ai un souvenir très précis de l’audition des représentants des collectifs de victimes et de ces personnes qui, des décennies plus tard, se remémoraient ce qu’elles avaient subi lorsqu’elles étaient enfants. Comme député, j’attends un débat éclairé sur la question de l’imprescriptibilité.

COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026E1N016 · 2026-07-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

The complete record

Every one of 158 lines we hold for Paul Vannier, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 2 of 4.

  1. Nous ne parlons pas d’un contrat de travail !

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  2. Mais au fond, votre visée est tout autre : vous considérez que ces établissements, y compris ceux dans lesquels les obligations de l’État ne sont pas remplies, devraient bénéficier d’un financement éternel. Adopter ces amendements serait une grave erreur : le texte s’en trouverait profondément modifié. Répétons-le : il n’existe pas de contrat qui lie de façon éternelle l’État à aucune structure, encore moins des établissements privés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  3. Nous voterons contre ces deux amendements identiques. Dans la loi en vigueur, le contrat d’association n’est pas à durée indéterminée : la preuve en est qu’il est régulièrement complété par des avenants. Le contrat d’association ne lie pas l’État à l’établissement ; il affecte des moyens aux classes des établissements privés sous contrat. Or à chaque rentrée, des classes peuvent ouvrir ou fermer suivant l’évolution du nombre d’élèves. Il apparaît donc nécessaire de prévoir la signature d’un avenant, qui renouvelle le contrat d’association et modifie parfois le nombre de divisions dans l’établissement. En supprimant le renouvellement du contrat d’association, vous empêcherez les établissements qui verraient le nombre de leurs élèves augmenter de demander l’ouverture de classes supplémentaires.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  4. Pourquoi, monsieur de Courson ? Pour deux raisons : d’abord, comme vous l’avez indiqué, ces établissements privés sous contrat relèvent, selon le code de l’éducation, du service public de l’éducation. Il est donc logique que le représentant de l’État en la matière signe le contrat d’association. Deuxième raison : un rapport de la Cour des comptes de 2023 – je sais qu’ils vous intéressent, généralement – a démontré que les préfets n’assumaient pas leur mission : dans 21 % des cas, les établissements privés sous contrat ne disposent même plus de contrat ; ils ne sont plus en mesure de le présenter ; il a matériellement disparu ! Puisque les préfets n’assument pas leur mission consistant à s’assurer de l’exécution des contrats, les recteurs seront désormais à leurs côtés pour ce faire.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  5. Monsieur Balanant, je vous invite à retirer votre amendement. La direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) le dit, et le ministre l’a indiqué : les instructions données aux inspecteurs sont celles que vous souhaitez, à savoir la présence de deux inspecteurs au moins pour entendre un enfant. De surcroît, l’introduction d’une telle disposition dans la loi pourrait empêcher un enfant qui, dans des circonstances certes exceptionnelles, le demanderait de s’adresser à un inspecteur seul. Cette conséquence possible ne participerait pas de l’objectif que nous visons tous.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  6. Pendant des décennies, cette absence de contrôle a permis à des groupes d’agresseurs et de pédocriminels de ravager des vies d’enfants – comme à Bétharram, où, pendant quarante ans, aucun représentant des services de l’éducation nationale n’est venu vérifier ce qu’il en était de la sécurité et de la santé des élèves. Supprimer cet article, c’est maintenir une situation où des enfants échappent à un contrôle qui les protège ; c’est laisser des prédateurs sexuels, des agresseurs d’enfants continuer à perpétrer leurs crimes. Chers collègues, je vous invite à rejeter de toutes vos forces cet amendement dangereux. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  7. À défaut, nous porterions atteinte à des principes fondamentaux auquel vous êtes, vous aussi, attaché, monsieur Breton : la séparation des Églises et de l’État, la liberté de conscience et la liberté de culte. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) J’en viens à l’essentiel : supprimer l’article 7 serait un coup terrible porté à l’ensemble de notre proposition de loi, car cet article aborde le cœur du problème. Les établissements privés sous contrat n’étaient, jusqu’à récemment, jamais contrôlés par l’État, alors que la loi l’exige.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  8. Ce que le ministre vient d’indiquer est très important : la loi Debré ne fait pas référence à des établissements « catholiques », elle n’évoque que des établissements conservant leur « caractère propre ». Notre État est laïque. Nous ne pouvons pas légiférer à propos d’une religion en particulier. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Soumya Bourouaha applaudit également.) La proposition de loi que nous allons, je l’espère, adopter a vocation à s’appliquer à tous les établissements scolaires de France, notamment à l’ensemble des établissements privés sous contrat, qu’ils se revendiquent d’un réseau catholique, protestant, juif, musulman, de langue régionale ou laïque. Il est essentiel de conserver ce regard neutre, celui de l’État, lorsque nous légiférons.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N258 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  9. Pour éclairer les collègues, tout le contenu de l’article 6 n’a pas été repris par la réécriture de l’article 5, puisque la conservation pendant dix ans de la mention des sanctions disciplinaires du premier groupe – mesure indispensable afin de pouvoir suivre les personnels identifiés comme ayant commis des atteintes, violences ou manquements à l’encontre de mineurs – ne figure pas dans l’amendement gouvernemental. En supprimant l’article 6, vous vous en prendriez au suivi des sanctions infligées à des adultes ayant porté atteinte à des enfants sur le temps scolaire : vous affaibliriez le dispositif prévu par la proposition de loi. Voilà pourquoi je vous invite à rejeter l’amendement du gouvernement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  10. Je vous rejoins sur ce point, mais un de mes sous-amendements qui visait à étendre la portée de l’amendement aux garderies dans le cadre du temps périscolaire a été considéré comme un cavalier. C’est pourquoi le sous-amendement n o 201 étend – d’une façon qui n’est pas complètement satisfaisante, certes – à certains temps périscolaires des dispositions importantes en matière de contrôle de l’honorabilité des intervenants. Je ne comprends pas que vous ne souteniez pas ce premier pas et je demande à mes collègues de voter ce sous-amendement qui est protecteur pour les enfants.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  11. Monsieur le ministre, vous avez rappelé l’obligation légale faite à l’autorité judiciaire de transmettre toute information utile aux personnels de direction des établissements scolaires. Or nous avons constaté lors des travaux de notre commission d’enquête qu’en dépit de l’existence de correspondants à la fois au ministère de l’éducation nationale et au sein des parquets, les informations ne sont parfois pas transmises. Cette situation rend nécessaire la vérification régulière – au moins tous les trois ans – de l’honorabilité des personnels : tel est le sens du sous-amendement n o 197. Au sujet du sous-amendement n o 201, je ne comprends pas votre argumentation. Vous dites que son champ est insuffisant car il ne porte pas sur les garanties.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  12. Nous proposons que la commission académique compétente se prononce, afin que la situation soit analysée de différents points de vue et que l’on évite tout risque de décision arbitraire en matière de police administrative. Une autorité ne peut pas prendre seule une décision aussi importante.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  13. Monsieur le ministre, je dois dire que je suis assez gêné par l’exposé sommaire de votre amendement. Vous y indiquez en effet, à propos de la mesure préventive de police administrative qu’il introduit, qu’elle s’inspire de celle qui existe déjà dans le champ de la jeunesse et du sport. Or, en la matière, le pouvoir de l’autorité compétente – à savoir le préfet – est encadré : il ne peut prendre une mesure préventive de police administrative sans la réunion préalable d’une commission départementale, qui émet un avis. Dans votre proposition de rédaction, vous permettez à l’autorité compétente en matière d’éducation de prendre une mesure de police administrative qui a une portée considérable, puisqu’il s’agit, avant toute condamnation pénale, de prononcer une interdiction d’exercer, sans qu’aucune commission n’ait rendu un avis.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  14. Avec Mme la rapporteure, nous avons le souci d’étendre au maximum le périmètre de notre proposition de loi, afin de protéger le plus d’enfants, aussi bien dans le temps scolaire que dans le temps périscolaire. Ce sous-amendement vise à garantir que l’information relative à une inscription au fichier judiciaire parvienne au bon destinataire lorsqu’elle concerne un intervenant périscolaire. Sans cette modification, l’autorité compétente de l’État n’informerait que le responsable de l’établissement scolaire, et non le responsable de la structure d’accueil collectif de mineurs (ACM) concernés.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  15. Elle garantit, pour les lycéens qui restent trois années dans le même établissement, par exemple, qu’au moins une fois durant leur scolarité, l’honorabilité de l’ensemble des adultes avec lesquels ils seront en contact aura été vérifiée, ce que votre amendement ne permet pas de garantir aujourd’hui.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  16. Nous l’avons malheureusement vu dans le cadre du périscolaire, il arrive que les personnels mis en cause changent d’établissement, de département ou d’académie, et que la trace des sanctions disparaisse, ce qui leur permet d’être réembauchés et à nouveau au contact d’élèves. Le sous-amendement vise, je l’ai dit, à maintenir un objectif inscrit dans la proposition de loi : celui du criblage régulier de l’ensemble des adultes au contact des enfants, au moins tous les trois ans. Monsieur le ministre, vous avez retiré la mention des trois ans dans votre amendement qui réécrit l’article 5 et ne fait plus référence qu’à une fréquence indéterminée. Il nous semble que la périodicité de trois ans doit être conservée.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  17. Monsieur le ministre, nous comprenons votre volonté d’utiliser ce texte pour avancer sur la question de l’honorabilité, mais la réécriture est moins-disante sur plusieurs points. C’est la raison pour laquelle j’ai déposé plusieurs sous-amendements, à commencer par le sous-amendement n o 197, qui vise à rétablir une périodicité minimale de trois ans pour le contrôle d’honorabilité. J’indique que je n’ai pas été en mesure de proposer d’allonger les délais de conservation des sanctions disciplinaires – mon sous-amendement en ce sens a été déclaré irrecevable. C’est un manquement de ne pas l’avoir repris, monsieur le ministre, car cela peut conduire à ce que l’information relative à crimes, des violences ou des manquements sur des mineurs ne soient pas conservée dans le dossier administratif.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  18. Nous voterons en faveur de cet amendement parce qu’il me paraît parfaitement cohérent avec le droit actuel. Pour un établissement privé hors contrat, l’obtention du contrat repose sur un délai de cinq ans. Je crois que Mme Goulet a choisi le délai de cinq ans pour l’obligation de formation afin de le rendre compatible avec le délai permettant le passage du contrat d’association. Monsieur le ministre, votre réponse technique ne me paraît pas tenir eu égard à la concordance de ces délais.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  19. Depuis plusieurs années, aucun budget de l’État n’a permis de créer des postes supplémentaires d’inspecteurs. (Mêmes mouvements.) Or les dernières lois de finances ont toutes été adoptées par le recours au 49.3. Les trente postes d’inspecteurs annoncés pour renforcer les contrôles sont en réalité des redéploiements, qui induisent une aggravation de la charge qui pèse déjà sur celles et ceux qui ont de nombreuses missions à assumer. La question des moyens est donc centrale ; elle plane au-dessus de nos débats. Au moment du prochain budget – probablement le dernier de cette législature –, le gouvernement devra être à la hauteur de l’enjeu et renforcer les contrôles pour garantir la protection des enfants. Atteindre nos objectifs communs passera nécessairement par la création de postes d’inspecteurs et de postes de personnels médico-sociaux.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  20. C’est l’occasion pour moi de revenir sur un point important. Puisque le ministre lui-même constate une différence de traitement entre le public et le privé – différence que je regrette également –, j’appelle le gouvernement à la plus grande vigilance sur la question des moyens. Rien n’empêchait le gouvernement de déposer un amendement dans le même sens et de lever le gage, en quelque sorte, pour répondre au point que Mme Goulet soulevait à juste titre. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Cette proposition de loi est essentielle et peut sauver des vies d’enfants, mais sa portée sera limitée si les moyens nécessaires à son application sont insuffisants. Nous y reviendrons en examinant l’article 7 relatif à la question du contrôle.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  21. Nous voterons cet amendement, qui va dans le bon sens. L’autre amendement que vous évoquez, madame Goulet, a été rejeté au titre de l’article 40 de la Constitution, au motif que son adoption aurait aggravé les charges publiques.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  22. …je considère en conséquence que nous devons apporter une réponse républicaine aux victimes. Nous devons donc permettre à toutes et à tous de saisir un fonds créé par la nation et abondé par l’État. C’est le sens de l’article 2, que votre amendement réécrit et transforme fondamentalement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  23. Je veux partager avec vous, monsieur le ministre – cela parlera peut-être aux républicains –, le sentiment de certaines victimes, pour lesquelles il est très douloureux d’avoir à se tourner vers des fonds d’indemnisation constitués par l’Église. Je salue cette démarche de l’Église, mais, pour certaines victimes qui voient en elle l’institution responsable des crimes dont elles ont été l’objet, ne pas avoir d’autre choix que se tourner vers des fonds qu’elle a créés est une souffrance supplémentaire. Comme député républicain,…

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  24. Au fond, vous proposez à l’Assemblée nationale de se dessaisir de son pouvoir. Par cet amendement, vous nous proposez de renvoyer la décision de la constitution de ce fonds à un rapport des inspections générales remis au gouvernement, le gouvernement étant libre de suivre ou non, en fonction de critères dont nous n’avons pas connaissance, les conclusions de la mission d’évaluation des inspections générales, que nous ne connaissons pas à ce stade. Il existe déjà des fonds d’indemnisation, constitués par l’Église à la suite des travaux de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  25. Monsieur le ministre, je me dois de vous contredire. Selon vous, ce fonds serait inédit. C’est factuellement faux : nous l’avons pensé et construit sur le modèle du fonds d’indemnisation des harkis, qui est abondé par l’État et qui repose sur une commission. Selon vous, ce fonds serait redondant avec les commissions d’indemnisation des victimes d’infractions. C’est absolument faux : ces commissions ne sont accessibles que dans des délais très contraints – trois ans, le délai de forclusion. En outre, l’infraction doit avoir causé une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à trente jours, ce qui limite drastiquement le champ de saisine de ces commissions. J’en viens au plus grave, à mon sens – c’est ce qui fondera notre vote contre cet amendement de réécriture.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  26. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Fatiha Keloua Hachi.) En réécrivant, comme vous voulez le faire, l’alinéa 2 de l’article 1 er , vous viderez de sa substance la justification du fonds d’indemnisation qui permet la reconnaissance des victimes et la réparation des préjudices qu’elles ont subis. Attention, chers collègues : adopter cet amendement du gouvernement modifierait de façon déterminante la proposition de loi et reviendrait à remettre en cause des dispositions fondamentales issues de la commission d’enquête. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  27. Surtout, elle revient à nier l’une des principales conclusions de la commission d’enquête, qui n’a jamais été contestée : celle d’une carence totale, non pas des chefs d’établissement ni des enseignants, mais de l’État à l’égard de ses propres missions de contrôle. Rappelons que le code de l’éducation dispose que les établissements privés sous contrat doivent être – sur le plan administratif, pédagogique et financier – contrôlés. Or jusqu’à très récemment, ils ne l’étaient pas. C’est ce que la rédaction actuelle de l’alinéa 2 souligne. La suppression de cet alinéa par votre amendement de réécriture affecterait significativement l’architecture d’ensemble du texte. En effet, la reconnaissance de la responsabilité de l’État introduite à l’article 1 er induit un fonds d’indemnisation, abondé par l’État, à l’article 2.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  28. Nous voterons en faveur du sous-amendement de Mme la rapporteure mais, monsieur le ministre, nous voterons contre votre amendement de réécriture. Je regrette qu’à l’entame de ces débats, après avoir dit votre soutien à la majorité des dispositions du texte, vous visiez finalement, par la réécriture de l’alinéa 2, le même but que ceux qui souhaitent le supprimer. En effet, votre réécriture fait entièrement disparaître la question de la responsabilité de l’État. Une telle position est paradoxale venant d’un ministre de l’éducation ; mais elle est conforme à ce que certains ont pu appeler la logique du « pas de vagues ».

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  29. Regardez les tribunes, vous y verrez les visages muets de celles et ceux qui ont parlé pour dénoncer les crimes dont ils furent victimes enfants. Enfant, du latin infans : celui qui n’a pas la parole. Nous, députés, avons le pouvoir de la leur rendre. Par le choix de nos mots, chacun d’entre nous décidera de porter la parole des enfants victimes ou de la silencier à nouveau. Quoiqu’il advienne, les enfants d’hier et d’aujourd’hui ne se tairont plus. Soyons à la hauteur de leur courage et de leur souffrance : votons, avant minuit, cette proposition de loi. (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent vivement.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  30. (Mêmes mouvements.) Une poignée de députés s’apprêtent, en multipliant les amendements, à barrer la route à la volonté majoritaire. Aux proches de François Bayrou, tentés de freiner nos débats, je demande de ne pas régler ici des comptes que l’ancien premier ministre devrait régler avec lui-même. (Mêmes mouvements.) À celles et ceux, à droite et à l’extrême droite, prêts à paralyser nos travaux pour servir les intérêts sociaux et financiers de l’école privée : ne vous rendez pas coupables du maintien d’un statu quo qui ne conduirait qu’à la perpétuation des violences. (Mêmes mouvements.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  31. J’ai la conviction qu’à la condition de prévoir les moyens et la volonté politique nécessaires à sa mise en œuvre, cette proposition de loi peut sauver des vies d’enfants. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Un dernier obstacle subsiste : le temps. Nous n’avons que quelques heures pour débattre ; c’est la conséquence du sectarisme de Gabriel Attal, qui l’a conduit, parce que cette proposition de loi émane notamment du travail du député Insoumis que je suis, à empêcher son inscription en semaine transpartisane, mettant l’adoption de notre texte en péril, puisque l’ultime limite à son vote est ainsi fixée à minuit. Pourtant, il est largement soutenu, comme en témoignent les 150 députés à l’avoir cosigné, et son adoption en commission.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  32. Nous avons écrit ce texte avec ce comité de suivi, que je remercie pour sa contribution essentielle et son engagement constant, et dont je salue les membres présents. (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Arnaud Bonnet, Mme Sandrine Lalanne, Mme Maud Petit et M. Arnaud Simion applaudissent également.) Le texte prévoit la reconnaissance et la réparation des victimes, inscrit dans la loi l’interdiction explicite de tout châtiment corporel à l’école, introduit de puissantes mesures préventives en matière de formation des adultes et des élèves, de suivi des sanctions et d’honorabilité. Enfin, il organise le contrôle des établissements privés sous contrat, afin de garantir la protection des 2 millions d’élèves qui y sont scolarisés.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  33. Elle est l’aboutissement de plus d’un an d’actions amorcées par la question que j’ai adressée dans cet hémicycle, le 11 février 2025, au premier ministre François Bayrou, alors qu’éclatait l’affaire Bétharram. À sa suite, l’Assemblée nationale a permis la création d’une commission d’enquête nous désignant, Violette Spillebout et moi-même, comme ses corapporteurs, puis notre rapport et nos cinquante recommandations furent adoptés à l’unanimité. Mais cela n’était pas suffisant eu égard à la gravité des enjeux et des défaillances constatées. Alors, avec Violette Spillebout, j’ai constitué un comité de suivi forgeant une alliance aussi large qu’inédite entre députés, collectifs de victimes, lanceurs d’alerte, organisations des personnels, fédérations des parents d’élèves du public et du privé et chercheurs.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  34. Des enfants qui parlaient, des familles qui interpellaient, des enseignants qui alertaient ont été méprisés, ignorés, parfois réprimés ; c’était l’omerta qui, grâce à la force et au courage des victimes, est en passe d’être brisée. Il nous revient d’agir pour accompagner ce puissant mouvement culturel, social, politique, de libération de la parole sur les violences commises sur des enfants en milieu scolaire. Dans une V e république à l’agonie, où nous, députés, sommes systématiquement empêchés, écrasés, dépossédés par le pouvoir exécutif, l’examen de cette proposition de loi témoigne de l’utilité du Parlement.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  35. …ils sont des dizaines de milliers d’élèves à avoir connu la violence des adultes. Ils sont nombreux, en ce moment même, à la subir encore, comme nous le révèle notamment l’ampleur des crimes commis dans le périscolaire à Paris. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ces violences tuent, détruisent des vies lorsque, des décennies plus tard, les insultes, les coups, les viols persistent à travers leur traumatisme. Leur responsabilité incombe bien sûr aux agresseurs, mais aussi à des institutions, au premier rang desquelles l’État, chargé d’accueillir, d’éduquer et de protéger les élèves à l’école. (Mêmes mouvements.) Pendant des décennies, l’État a failli, renonçant par aveuglement partisan à ses missions de prévention et de contrôle, au prétexte de ce que certains nomment guerre scolaire pour justifier l’inaction.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  36. À Bétharram, à Riomont, à Notre-Dame-de-Garaison, à Bayen, au Bon Pasteur ou au Relecq-Kerhuon…

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N257 · 2026-06-01 · READ THE OFFICIAL RECORD

  37. Vous devez apporter tous les éclairages à la représentation nationale sur cette question et exiger, si vous êtes un défenseur de l’État de droit et un démocrate, que votre collègue Gérald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice, qui, comme vous l’avez dit, a autorité sur tous les services qui ont mis sous surveillance notre collègue eurodéputée Rima Hassan, vienne sur-le-champ à l’Assemblée nationale pour répondre de ces actes extrêmement graves. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N208 · 2026-04-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

  38. Monsieur le ministre, vous tentez de vous défausser sur votre collègue garde des sceaux en feignant de ne pas être responsable en la matière. Or vous êtes membre d’un gouvernement qui assume d’avoir mis sous surveillance pendant trois mois, après sa convocation en garde en vue pour un tweet, une parlementaire française, une eurodéputée, traquant le moindre de ses déplacements et de ses faits et gestes. Cette situation extrêmement grave nous conduit à penser que chacun et chacune d’entre nous, dans cet hémicycle, peut être mis sous la surveillance de vos services, à chaque instant, pour des motifs politiques. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Jean-Victor Castor et Hendrik Davi applaudissent également.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N208 · 2026-04-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

  39. Dans le contexte des révélations de Mediapart , l’amendement et les sous-amendements dont nous discutons nous permettent de poser une question très grave : sommes-nous dans un État policier, dans lequel il n’y aurait pas seulement un ministre de l’intérieur mais aussi, peut-être, un ministre de la police politique chargé de traquer les opposants au pouvoir en place ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N208 · 2026-04-16 · READ THE OFFICIAL RECORD

  40. Ne pas le faire, et adopter cette proposition de loi, c’est adresser un signal désastreux d’encouragement à la violence, alors que les fonctionnaires de police doivent suivre une déontologie, maîtriser et limiter la violence, apaiser et être les gardiens de la paix nécessaire à l’entente et à la tranquillité dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous êtes des agitateurs, des pompiers pyromanes. Cette proposition de loi est dangereuse : elle propagera la violence et aggravera le fossé entre les Français et la police, alors même qu’il faut retisser leurs liens. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N122 · 2026-01-22 · READ THE OFFICIAL RECORD

  41. Les images qui ont circulé permettent à chacun et à chacune de constater qu’à terre, entravé, menotté, il reçoit le coup de pied violent d’un policier en uniforme avant d’être mis dans la voiture de police où il reçoit des insultes racistes et du gaz lacrymogène, et où il est étouffé, à l’aide de sa capuche, par les fonctionnaires de police. Voilà la violence que vous encouragez avec votre proposition de loi, dans le silence des plus hautes autorités de ce pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Monsieur le ministre de l’intérieur, avez-vous saisi l’IGPN pour cet acte de violence commis à Argenteuil vendredi, dont vous êtes informé, dont je vous ai saisi sur les réseaux sociaux ?

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N122 · 2026-01-22 · READ THE OFFICIAL RECORD

  42. Puisque vous le niez, je vais vous parler d’un habitant de ma circonscription, un jeune d’Argenteuil de 20 ans qui, vendredi dernier, pour le seul crime d’avoir attendu sa petite amie au pied de son immeuble, a été tabassé par cinq policiers. Ceux-ci lui ont sauté dessus et l’ont massacré.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N122 · 2026-01-22 · READ THE OFFICIAL RECORD

  43. Avec la présomption de légitime défense, vous préparez le déferlement de la violence policière que trop d’habitants de notre pays, ceux des quartiers populaires, subissent quotidiennement. (Protestations sur les bancs des groupes RN, DR et UDR.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N122 · 2026-01-22 · READ THE OFFICIAL RECORD

  44. Monsieur le ministre, je vous confirme qu’il y a de la stupeur, de l’inquiétude et de la colère. Vous nous indiquez – et vous avez raison – que cet accord est par ailleurs coûteux pour les finances publiques ; voilà une raison de plus pour le renégocier. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N068 · 2025-11-25 · READ THE OFFICIAL RECORD

  45. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous n’acceptons pas cette privatisation rampante (Mêmes mouvements), qui nous éloigne du modèle mutualiste et plus encore de l’objectif 100 % sécu auquel nous aspirons. Monsieur le ministre, il est encore temps d’éviter cette catastrophe. Garantirez-vous la liberté de choix des personnels ? Renégocierez-vous le contrat passé avec la MGEN-CNP, dans l’intérêt des centaines de milliers de personnels de l’éducation nationale ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N068 · 2025-11-25 · READ THE OFFICIAL RECORD

  46. …d’enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap, personnels administratifs, assistants d’éducation ou retraités. Ils décrivent un véritable scandale. Pour les personnes seules, le surcoût annuel serait de 300 à 900 euros, pour les familles, de 800 à 2 000 euros, le tout pour des garanties inférieures sur l’optique, les soins dentaires, avec la suppression de l’allocation handicap, de l’allocation orphelin et une prévoyance désormais séparée, qui oblige les agents à souscrire une offre supplémentaire pour étendre leur protection. Nous n’acceptons pas ce mauvais coup porté à la santé et au pouvoir d’achat des agents de l’éducation nationale déjà durement affectés par les conséquences de l’austérité salariale.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N068 · 2025-11-25 · READ THE OFFICIAL RECORD

  47. C’est la stupeur dans les salles des professeurs. Brutalement, l’ensemble des titulaires et contractuels de l’éducation nationale sont automatiquement affiliés au groupement MGEN-CNP pour leur complémentaire santé. C’est la conséquence de l’attribution à cette mutuelle et à cet assureur privé, seuls candidats à l’appel d’offres, d’un contrat imposé aux personnels et à leurs organisations syndicales, dépossédées du pouvoir de négociation sur l’essentiel, le panier de soins socle. J’ai reçu près de 3 000 témoignages…

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N068 · 2025-11-25 · READ THE OFFICIAL RECORD

  48. …mais oser dire qu’elle coûte moins cher que l’école publique c’est proférer une contrevérité ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Si vous considérez les frais administratifs, que vous vous intéressez au type de personnel employé par ces écoles, que vous constatez que le secteur privé sous contrat ne comprend pas ou peu d’établissements de voie professionnelle, vous verrez que le privé coûte plus cher ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N048 · 2025-11-13 · READ THE OFFICIAL RECORD

  49. Monsieur le rapporteur général, je veux tordre le cou à la fake news que vous propagez : j’ai compris que vous étiez le porte-parole du lobby de l’école privée (Exclamations sur les bancs du groupe DR) ,…

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N048 · 2025-11-13 · READ THE OFFICIAL RECORD

  50. L’amendement ne porte pas sur les moyens attribués aux écoles de langues régionales. Madame la ministre, vous ne pouvez pas dire que les établissements privés sont contrôlés : au rythme actuel, ils le sont une fois tous les trois mille ans ; sur le plan financier, une fois tous les mille cinq cents ans.

    COMPTE RENDU CRSANR5L17S2026O1N048 · 2025-11-13 · READ THE OFFICIAL RECORD