Laurent Wauquiez
DR · France
“Je voulais remercier pour leur travail M. le rapporteur pour avis, notre collègue Émilie Bonnivard et les deux ministres, ainsi que tous les collègues qui se sont retrouvés sur la proposition de Mme Bonnivard, qui a permis aux mesures de protection contre le loup de franchir un cap. C’était un moment important pour notre hémicycle.”
“Toutes nos pensées vont d’abord à la famille de Quentin, qui a perdu son enfant, dans notre région, dans notre ville. Un fils qui est mort parce qu’il défendait ses idées, victime de la haine et de la barbarie, ce n’est pas un fait divers, c’est le résultat de la banalisation de la violence politique.”
“» (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur quelques bancs du groupe EPR. – M. Roger Chudeau applaudit également.) Cette violence, c’est celle que subissent des étudiants dans nos universités au quotidien ; c’est celle qu’a voulue Jean-Luc Mélenchon comme un outil politique, quand il a appelé à « tout conflictualiser », quand il…”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur quelques bancs du groupe EPR.) Tout ceci doit cesser : doit cesser la soumission à cette idéologie dans nos universités, doit cesser le laxisme dont bénéficient ces groupuscules d’extrême gauche, doit cesser l’impunité dont bénéficie la France insoumise dans la République.”
“Savent-ils qu’en ce moment même, sans le moindre scrupule, des dirigeants turcs et azéris affichent un seul objectif – rayer l’Arménie de la carte, en mettant la main non seulement sur le Syunik mais aussi sur Yerevan ?”
“Je tiens à remercier deux personnalités qui nous y ont aidés et qui sont présentes dans les tribunes : Nadia Gortzounian, présidente de l’Union générale arménienne de bienfaisance (Ugab), et Ara Toranian, l’un des coprésidents du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), dont je salue l’engagement.”
The complete record
Every one of 461 lines we hold for Laurent Wauquiez, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 5 of 10.
“Que l’on ait des débats, c’est normal ; que l’on ne partage pas la même vision des choses, cela fait partie de l’intérêt de notre démocratie. Mais comment voulez-vous qu’on regarde cette série d’amendements ? Ils ont pour objectif de restreindre le champ du crédit d’impôt services à la personne. C’est tout. Assumez-le ; nous, nous nous y opposons. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous sommes convaincus qu’avec 1 700 milliards d’euros de dépenses publiques – lesquelles augmentent cette année encore de 29 milliards –, il est possible de réaliser des économies. L’amendement est d’autant plus important que l’impôt sur le revenu est, par excellence, celui qui frappe la France qui travaille, celle qui a travaillé toute sa vie. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Nous plaidons donc pour un signal clair : ne pas faire contribuer, une fois de plus, toujours les mêmes. C’est à l’État de faire les efforts en réalisant des économies. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. Guillaume Kasbarian applaudit également.)”
“Si augmenter les impôts permettait de réduire le déficit, cela se saurait, vu que cela a déjà été fait à de nombreuses reprises. Nous vous soutiendrons sur les baisses de dépenses, nous en proposerons certaines, mais, j’y insiste, nous sommes fermement opposés à toute hausse de la fiscalité. Vous allez nous répondre que cet amendement serait coûteux. Je déteste cette idée (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) , car elle suppose qu’il existe pour l’État un droit automatique à augmenter les impôts chaque année. Non, cela ne coûte pas : nous ne vous demandons pas de baisser les impôts, mais simplement de faire l’effort minimal de ne pas les augmenter.”
“Vous connaissez notre position, elle est simple : nous sommes radicalement opposés à toute hausse d’impôt.”
“De plus, si certaines augmentations sont affichées, d’autres sont déguisées. C’est clairement le cas s’agissant de l’impôt sur le revenu (IR) : ne pas actualiser le barème revient, en réalité, à augmenter cet impôt pour tous les Français. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Madame la ministre de l’action et des comptes publics, nous saluons vos efforts, que nous avons bien notés et auxquels nous sommes sensibles. Mais, dans ce budget, il y a surtout des impôts et des augmentations d’impôts ! (Mme Élisa Martin s’exclame.)”
“Je suis frappé par la déconnexion de certains de nos collègues qui, visiblement, ne connaissent pas bien les univers de la restauration, du bâtiment, des salariés agricoles et de tous ceux qui se donnent du mal tout en étant écœurés par la situation du pays. Je ne comprends pas bien ce que vous voulez. En revanche, ce que nous voulons est très clair. Nous voulons que la France qui travaille soit reconnue et soutenue. Nous voulons que celui qui travaille et se donne du mal n’ait pas à se demander s’il va payer plus d’impôts. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Nous voulons que celui qui fait des heures supplémentaires ne se dise pas qu’il risque, pour toute récompense, de perdre des aides. Nous voulons qu’existe un vrai écart entre ce qu’on gagne en allant travailler et ce qu’on a en restant chez soi.”
“Nous maintenons évidemment nos amendements, madame la présidente, d’autant que ce débat est structurant eu égard aux échanges que nous souhaitons avoir lors des discussions du PLF et du PLFSS. Ce débat porte sur l’équilibre entre le social, l’assistanat et le travail. (Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Dans ce débat, la ligne directrice de la droite est simple : nous serons exigeants s’agissant des économies et vous ferons des propositions supplémentaires de réduction des dépenses, mais nous voulons que soit envoyé un signal d’espoir et d’encouragement à ceux qui se donnent du mal, à la France qui travaille. C’est le sens de ce que défend la Droite républicaine. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur quelques bancs du groupe EPR. – M. Christophe Blanchet applaudit également.)”
“Deuxièmement, nous souhaitons qu’un signal d’encouragement soit envoyé à la France qui travaille, à ceux qui, dans notre pays, se donnent du mal. Ce signal ne doit pas être un énième chèque gouvernemental, financé à coups de crédits et de dette. La mesure qui a été la plus efficace en la matière, la plus juste, celle qui a donné le meilleur signal d’espoir, c’est la défiscalisation intégrale et la désocialisation des heures supplémentaires ; les entreprises et les cadres étaient encouragés à y recourir.”
“Pour que les Français adhèrent à nos choix, il faut passer avec eux un contrat clair : nous allons faire des efforts de réduction de la dépense, ce qui requerra sérieux et responsabilité ; en contrepartie, nous les protégeons de toutes les augmentations d’impôt.”
“Je laisserai à notre collègue Fabien Di Filippo le soin d’expliquer dans le détail la proposition de notre groupe lorsqu’il défendra l’amendement n o 922. Pour ma part, j’expliquerai notre philosophie. Si l’on veut que les Français puissent adhérer à la démarche dans laquelle nous nous engageons, il faut leur envoyer des signaux d’espoir. Vous ne pouvez pas présenter un budget qui prévoit à la fois des augmentations d’impôts et des efforts en matière de dépense : c’est incompréhensible. Il faut faire preuve de clarté et de pédagogie envers la France qui travaille ou a travaillé. C’est pourquoi la ligne de notre groupe, dans ce débat budgétaire, est très simple : nous sommes contre toutes les augmentations d’impôts et considérons que l’effort à consentir a trait à la dépense.”
“L’autre chemin, c’est celui dessiné par le général de Gaulle en 1958, lui qui avait compris que la volonté de tout détruire était avant tout un aveu de résignation, lui qui avait compris que le courage consistait à tout rebâtir et non pas à tout détruire, que le pire des dangers était le désordre – ce qu’il appelait la chienlit – dans un pays où la guerre civile est toujours une menace. Comme le disait Georges Pompidou, il faut rebâtir en sachant ce qu’on veut rebâtir et ce qui en vaut la peine ; changer ce qu’il faut pour préserver ce qui vaut. C’est ce changement qu’il faudra préparer, avec tous ceux qui auront alors à cœur le sursaut français. (Les députés du groupe DR se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR et sur quelques bancs du groupe Dem.)”
“…celui qui permettra enfin d’enclencher la profonde reconstruction de notre pays. Nous sommes convaincus que la France a besoin d’un redressement de droite – clairement de droite –, avec un objectif : sortir du régime de l’impuissance notre V e République, aujourd’hui dénaturée, dont il faut retrouver l’esprit et l’efficacité des origines. Ce qui menace notre pays, c’est de glisser toujours plus vite sur la pente de la décadence. Pour surmonter une crise de régime, notre pays n’a toujours suivi que deux chemins. Le premier, c’est la tentation de tout renverser. Nous l’avons parfois suivi dans notre histoire, et nous savons à quels tourments la passion de la destruction a souvent condamné l’avenir de la France.”
“Cela suppose de réarmer notre droit, de mettre une sanction en face de chaque infraction, de rétablir l’autorité de la loi, de rétablir l’autorité de la frontière, de rétablir l’autorité de notre mode de vie. C’est cette politique, qu’ont engagée aussi bien les sociaux-démocrates danois que la droite italienne, qu’attendent les Français. Dans ces combats prioritaires, vous nous trouverez à vos côtés. Ensuite, viendra le débat présidentiel,…”
“Notre engagement – et il sera fondamental que la Droite républicaine soit écoutée – ce sera d’abord l’instauration d’une allocation sociale unique permettant de plafonner les aides sociales à 70 % du smic, pour qu’on ne gagne pas plus d’argent en restant chez soi qu’en allant travailler : c’est la justice. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) L’autre combat de la Droite républicaine est qu’un signal soit envoyé à la France avec la défiscalisation des heures supplémentaires : zéro impôt et zéro charge. Ainsi sortira-t-on de ce qui est tellement décourageant pour ceux qui se donnent du mal : travailler pour payer plus et pour perdre des aides. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Enfin, vous l’avez dit, monsieur le premier ministre, il faut évidemment s’attaquer à l’ultraviolence et à l’immigration hors de contrôle.”
“Dans le même temps – on le dit trop peu souvent –, un couple avec trois enfants touche 2 300 euros d’aides sociales nettes d’impôts et de charges. Eh bien, mes amis, il faut le dire : ce n’est pas juste. Ce n’est pas juste parce qu’aucune société ne peut tenir sans le ciment de justice élémentaire qu’est la récompense du travail, de l’effort et du mérite. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Cela a toujours été notre combat avec les députés du groupe de la Droite républicaine : garder le social, arrêter l’assistanat, revaloriser le travail.”
“Les aspirations des Français sont beaucoup plus simples que ne le sont les fractures politiques dans cet hémicycle : revaloriser le travail, rétablir l’ordre, arrêter l’immigration incontrôlée. Je souhaite revenir sur un sujet fondamental pour les députés de la Droite républicaine : arrêter l’assistanat et revaloriser le travail. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) La plus grande injustice en France est que le travail ne paie pas. Si un employeur veut augmenter de 100 euros le salaire d’un employé rémunéré au smic, il doit mettre 500 euros sur la table. Pour un employé dont le salaire brut s’élève à 3 000 euros, l’employeur devra payer 4 000 euros, alors que le salarié ne touchera que 2 200 euros après déduction des taxes et des charges.”
“Vous connaissez nos convictions, il faut rétablir la bonne gestion de nos services publics en faisant confiance aux acteurs de terrain au lieu de tout rendre si compliqué. Croyez-moi, c’est possible : en Auvergne Rhône-Alpes nous avons baissé de 15 % les dépenses de fonctionnement sans alourdir la dette ni augmenter la moindre taxe. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.) Ce sera le combat de la Droite républicaine dans ce débat budgétaire. Nous ne laisserons pas la gauche et La France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays. Nous investirons le débat budgétaire pour faire valoir nos convictions et nos propositions.”
“Le sujet n’est pas d’augmenter la dépense dans un pays qui détient le record du monde des dépenses publiques ; le sujet est de baisser la dépense. Pour que les choses soient plus claires : ce n’est pas aux Français qui travaillent et qui ont travaillé toute leur vie de faire des efforts, c’est à l’État de faire des efforts, notamment en luttant contre la bureaucratie administrative et la dépense improductive. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Vous avez envoyé de premiers signaux symboliques ; il faudra aller plus loin. Vous connaissez nos convictions, il faut supprimer toutes les agences qui coûtent tant et qui ne servent à rien. Vous connaissez nos convictions, il faut mettre un terme à la politique des chèques gouvernementaux.”
“Il y a un peu de tension dans l’hémicycle – ceux qui nous suivent ne le voient pas – parce que certains se comportent n’importe comment. C’est regrettable. Monsieur le premier ministre, je me permets de rappeler ici quelques évidences. Le sujet n’est pas d’augmenter les impôts dans un pays qui détient le record du monde du niveau de fiscalité ; le sujet est de les baisser.”
“Priver la France de budget, c’est geler les moyens dédiés à l’hôpital, à la santé, et même à nos armées, dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Si nous continuons ainsi, il n’y aura pas de budget pour protéger les Français. Il faut dire les choses. Priver la France de budget, c’est aggraver notre déficit public, déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget, c’est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget, c’est le poison de l’incertitude. (Protestations sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les Français ne consomment plus, parce qu’ils sont inquiets. Les entreprises n’investissent plus, parce qu’elles sont inquiètes. Vous feriez bien d’écouter les commerçants et les artisans de ce pays ; ils nous disent tous que la situation n’a jamais été aussi difficile à cause de l’instabilité politique que certains nourrissent ici.”
“Ensuite, faire en sorte que la France ne soit pas bloquée. Nous nous engageons, conscients des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Cette position, nous l’avons définie collectivement, avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori , et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Cette position de la Droite républicaine n’a pas varié. La France a besoin d’un minimum de stabilité. La France a besoin d’un gouvernement. La France a besoin d’un budget. Pour ceux qui ici ne comprennent rien (Exclamations sur les bancs du groupe RN), notre priorité pour les semaines à venir sera simple : donner un budget à la France.”
“La position de notre groupe n’a pas changé depuis la dissolution de l’Assemblée nationale. Nous avons deux priorités. Refuser d’abord – je l’assume, et quand je les écoute dans cet hémicycle, ma détermination n’en est que renforcée – que le gouvernement soit sous la coupe de La France insoumise et de la folie de l’extrême gauche, qui est le principal danger politique pour l’avenir de notre République. (Exclamations et applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Protestations sur les bancs du groupe EcoS.)”
“Monsieur le premier ministre, voilà la condition pour que votre gouvernement puisse agir. Certes, l’Assemblée nationale est divisée, mais cela n’empêche pas d’avancer. La France a réussi à le faire par le passé et bien des démocraties autour de nous y parviennent. Dans un climat de divisions politiques, il est possible de trouver des équilibres, sans prétendre tout faire et en se concentrant sur l’essentiel – vous l’avez rappelé dans votre discours. Les gouvernements d’Antoine Pinay et de Pierre Mendès France y étaient parvenus, respectivement pour restaurer l’équilibre budgétaire et pour mettre fin aux guerres coloniales. À l’époque, le pays a su avancer en dépit de son instabilité politique. Nous, députés de la Droite républicaine, sommes convaincus que c’est aujourd’hui notre responsabilité.”
“Ils nous disent : « Discutez, trouvez des solutions ! » J’en suis convaincu, ils jugent avec sévérité ceux qui nourrissent le chaos. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.) Ceux qui nous écoutent ne l’entendent pas mais, au moment où je parle, des personnes hurlent aux deux bouts de cet hémicycle, des personnes qui sont incapables d’écouter, de se respecter (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur plusieurs bancs du groupe EPR) , et qui continuent de nourrir une image lamentable de la politique française. (Protestations sur les bancs du groupe RN.)”
“Chers collègues, c’est cette lucidité que les Français attendent de nous. Ils nous disent : « Entendez-vous ! »”
“Un an, juste un an, avant la campagne présidentielle, un an avant ce débat décisif sur les causes de notre impuissance et les moyens d’en sortir ! D’ici là, nous devons juste faire cet effort minimal qui consiste à trouver des compromis plutôt que de nous écharper, à discuter plutôt que de parier sur une énième élection par défaut. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Que chacun soit capable de ce petit effort, d’agir pour le moindre mal, dans cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter ! (Mêmes mouvements.)”
“C’est une évidence. Sommes-nous tous convaincus que, dans nos institutions, l’élection présidentielle est la seule qui soit fondatrice ? Évidemment. Ce moment de confrontation entre les différentes visions politiques viendra-t-il ? Tout le monde le sait. Entre-temps, une question nous est posée : voulons-nous tout détruire ou sommes-nous capables de faire des efforts les uns envers les autres ? (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“…de tourner cette page catastrophique pour la politique française, ce qui suppose un effort de chacun. De fortes différences politiques existent-elles entre nous ?”
“(Exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.) Aujourd’hui, notre nation fait face à une triple crise : une crise politique – certains ici la nourrissent –, une crise économique – certains ici n’y semblent pas sensibles – et une crise géopolitique – notre nation danse au-dessus du volcan. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Aucun d’entre nous, je l’espère, ne peut sincèrement s’en réjouir. Et chacun d’entre nous, j’en suis sûr, quelles que soient nos différences politiques, aspire à ce que notre pays retrouve les chemins de l’intérêt général.”
“(Exclamations sur les bancs des groupes RN, LFI-NFP, SOC et GDR.) Car nous sommes dans l’une des pires périodes d’instabilité qu’ait connues notre histoire, une période qui renvoie à ce moment de la III e République, à la fin du XIX e siècle, où les gouvernements duraient à peine quelques semaines – mais certains ici semblent s’en réjouir (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) –, à ce moment aussi de la guerre d’Algérie où les gouvernements n’étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps qu’aujourd’hui – certains ici ne devraient pas se réjouir d’un tel chaos. Vous qui semblez si imperméables à l’inquiétude des Français, sachez qu’à l’époque, la France pouvait au moins compter sur une économie solide et prospère, qui protégeait nos compatriotes.”
“Les Français regardent cela avec un mélange d’écœurement, de colère et d’inquiétude profonde – vous feriez bien de le comprendre, vous qui traitez la situation avec tant de légèreté… Ne vous y trompez pas : ils jugent avec sévérité ceux qui jouent avec leur inquiétude.”
“Vous êtes ceux qui avez joué avec la censure et vous avez visiblement du mal à fait votre autocritique, ceux qui avez la volonté de tout faire tomber parce que vous y voyez votre intérêt (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR), ceux qui voulez que rien ne change alors que les Français aspirent à des ruptures. Vos rires sarcastiques sont l’illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions ! (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Exclamations continues sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Monsieur le premier ministre, vous prononcez votre discours de politique générale dans un moment de crise inédite sous la V e République. Au cours des dix derniers jours, la politique française a donné le pire des spectacles, une image terrible… (Rires et applaudissements ironiques sur les bancs des groupes RN, LFI-NFP, SOC, EcoS, GDR et UDR.) Mesdames et messieurs, ayez au moins l’élémentaire lucidité de vous dire que vous avez tous contribué à cette situation lamentable (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR. – Nouveaux rires et exclamations sur les bancs des groupes RN, SOC et UDR) dans laquelle la politique française s’est abîmée.”
“Le cap que la Droite républicaine appelle de ses vœux est celui du redressement d’une France qui travaille et de la reconstruction de la France. Il nous faut agir, même dans cette période difficile. (Les députés du groupe DR se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs des groupes HOR et LIOT.)”
“C’est ce programme de travail qui permettra ensuite à l’ensemble des formations politiques de décider, en leur âme et conscience, si elles veulent y participer, si elles se contentent de le soutenir ou si elles souhaitent s’y opposer. Sans cela, il ne pourra y avoir de stabilité car nous serons ballottés au gré du vent sans même avoir pris la peine de définir le cap à suivre. (Plusieurs députés des groupes LFI-NFP et EcoS désignent la pendule.)”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes DR et EPR.) La nécessité de définir une coalition exige de privilégier le dialogue. Nous devons commencer par nous mettre autour de la table pour définir un programme de travail, même si nous ne partageons pas les mêmes opinions, plutôt que de fixer des lignes rouges insensées. C’est le seul moyen d’assurer une stabilité minimale. (Mêmes mouvements.) Sans programme de travail fixé en amont, au fur et à mesure que le temps passe, les ambiguïtés et les supercheries se découvrent, le travail devient de plus en plus difficile, et rien ne peut tenir. Il faut tout avoir dit avant pour que l’on puisse faire après. Le premier ministre doit soumettre un programme de travail à la discussion.”
“…alors que tout montre qu’elles ne changeraient rien aux divisions de l’Assemblée et qu’elles renforceraient l’instabilité de la situation actuelle. Dans cette période imparfaite, je crois que notre devoir est d’essayer d’accomplir un travail utile. La France a besoin d’un gouvernement, d’un budget et d’un minimum de stabilité. Nous devons tirer les leçons des erreurs du passé ; sinon, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Ma conviction n’a pas changé. Pour assurer une stabilité suffisante à un futur gouvernement, il faut changer de méthode. On ne peut pas se contenter de nommer un premier ministre, quel qu’il soit, en lui signant un chèque en blanc, sans avoir préalablement défini un programme de travail. Aucune démocratie mature et sérieuse dans le monde ne procède ainsi.”
“Pour ceux qui aiment la grande politique, faite de panache et d’audace, il n’y a rien de réjouissant dans la situation présente. L’Assemblée nationale est divisée. Il suffit d’écouter les commentaires qui fusent dans tous les sens pour le mesurer. Il n’y a pas de majorité absolue. La situation suppose des compromis, et nul ne peut prétendre plaider pour un gouvernement chimiquement pur ; ce serait mentir aux Français. Ces scénarios improbables, d’où qu’ils viennent, sont des chimères. Dans ce contexte, nous entendons plusieurs voix s’élever. Certains prétendent qu’en ajoutant du blocage au blocage, tout ira mieux. D’autres plaident pour des élections législatives anticipées,…”
“Je le regrette, car si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd’hui le soutien unanime des députés de la Droite républicaine. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Tel n’a pas été le cas. Nous ne vous demandions pas de vous renier. Je ne vous demandais pas moins d’économies, mais davantage d’économies. Vous avez fait un choix, je le respecte, mais je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience. Tout à l’heure, lors du vote, certains voteront pour la confiance au gouvernement, sans enthousiasme ; ce sera mon cas. D’autres, dont la position est tout aussi respectable, ne voteront pas pour. Ils considèrent en effet que les intérêts de la France qui travaille, au cœur des convictions de notre groupe, n’ont pas été suffisamment pris en compte.”
“…afin de créer une allocation sociale unique, qui fusionnerait toutes les aides sociales existantes. Le montant de cette allocation serait plafonné à 70 % du smic. L’objectif est simple : garantir qu’on ne gagne jamais plus d’argent en restant chez soi qu’en travaillant. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Notre position se résume ainsi : garder le social, bien sûr, mais arrêter l’assistanat (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP) et revaloriser le travail. La clé du sursaut français est la revalorisation du travail. Monsieur le premier ministre, vous m’aviez donné votre accord. Vous m’aviez dit que vous étiez prêt à prendre la parole pour clarifier votre position. Cette parole, nous l’avons attendue mais nous ne l’avons jamais entendue.”
“Vous connaissez nos propositions. Nous avons proposé une loi de lutte contre l’assistanat…”
“Plutôt que de supprimer deux jours fériés, nous proposons de s’attaquer aux 365 jours fériés de ceux qui ne travaillent pas et qui profitent du système et de l’assistanat. (Mêmes mouvements. – Vives protestations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Dès lors, notre vote reflète également notre position quant à vos propositions. Deux éléments ont suscité du rejet. D’abord, vous prévoyez des économies, et je le salue, mais vous prévoyez également des augmentations d’impôts déguisées. Je suis convaincu que c’est une erreur. Ensuite, vous proposez une mesure qui a beaucoup fait réagir : la suppression de deux jours fériés. Cela revient à demander à la France qui travaille de travailler plus sans être rémunérée et de continuer à payer des impôts et des charges pour que d’autres continuent à toucher les aides sociales. (Mêmes mouvements.) Vous connaissez nos convictions. Nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent.”
“D’une part, le redressement budgétaire doit passer par de véritables économies, et non par des augmentations d’impôts déguisées. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) D’autre part, les efforts doivent être partagés. Il est injuste que la France qui travaille ou qui a travaillé toute sa vie soit toujours celle qui paie. (Mêmes mouvements.) Monsieur le premier ministre, le vote que vous avez sollicité est bien évidemment un vote sur le principe du redressement financier de notre pays. Nous n’avons aucun problème à ce sujet : je l’ai toujours dit, toujours soutenu et toujours mis en œuvre. En revanche, vous avez présenté avant l’été un chemin de redressement budgétaire. Nous ne pouvons pas l’ignorer. Les Français ont réagi aux pistes que vous avez mises sur la table.”
“Monsieur le premier ministre, je regrette que ces propositions n’aient pas été reprises. C’est donc avec un sentiment de gâchis que je m’adresse à vous aujourd’hui. Nous vous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc. Nous vous avons toujours dit que nous défendrions nos convictions. Nous étions prêts à nous engager pour le redressement budgétaire. Pourquoi avez-vous autant de mal à convaincre ? Je pense qu’il faut s’y arrêter un instant pour en tirer les leçons nécessaires. Les Français ne sont pas aveugles à la situation budgétaire du pays. Je ne crois pas un instant que les Français refusent l’effort de redressement budgétaire ; je crois précisément le contraire. Ils ont simplement deux exigences très simples.”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes DR, EPR, et HOR ainsi que sur quelques bancs du groupe LIOT.) Inlassablement, au cours des derniers mois, les députés de la Droite républicaine vous ont fait des propositions ; pas pour qu’il y ait moins d’économies mais pour qu’il y en ait davantage. Nous les avons formulées, nous les avons documentées, y compris en juillet, en proposant des économies plus importantes sur la bureaucratie administrative – les 80 milliards d’euros de dépenses que représentent ces agences et comités que les Français ne supportent plus – et sur les dépenses liées à l’immigration. Nous avons également proposé de faire des économies en luttant contre l’assistanat. Sur tous ces sujets, les députés de la Droite républicaine ne se sont jamais contentés de faire de la posture ; ils ont toujours été force de proposition.”
“…berceau de la démocratie, fait face aux assauts de Philippe II de Macédoine. Il y a alors, dans l’Ecclésia, un débat portant précisément sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui : la gestion de la dépense publique. Cela devrait vous inspirer un peu. Certains disent alors que l’on peut continuer à dépenser sans compter. Face à eux, Démosthène, cette belle figure de la démocratie athénienne, affirme que la réalité démentira leurs chimères, et dit « préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent ». Je vous reconnais, monsieur le premier ministre, d’avoir fait ce choix.”