Éric Ciotti
UDDPLR · France
“Je vous demande donc d’exercer votre pouvoir de sanction, avec inscription au procès-verbal, monsieur le président. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Concernant ensuite le déroulé de séance, monsieur le ministre, vous aurez noté que 490 amendements et sous-amendements déposés sur le texte et deux minutes d’interventi…”
“Depuis 9 heures du matin, nous débattons dans cet hémicycle, dans le cadre de notre journée d’initiative parlementaire. Nous sommes au terme de ce débat et je souhaite qu’il s’arrête après mon intervention (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) : je demande à M.”
“Je voudrais surtout m’adresser à M. le ministre. Depuis ce matin, nous avons désespérément attendu un sursaut du gouvernement, tant de votre part que de celle de M. Darmanin. M.”
“…émaillée d’insultes, de mises en cause et de lectures de poèmes. Mme Cathala avait posé les termes du débat ce matin en affirmant que le groupe LFI empêcherait toute discussion. Comme à son habitude, celui-ci emploie des méthodes autoritaires, violentes et contraires à la démocratie.”
“…le gouvernement et les groupes de la majorité – EPR, le groupe Horizons de M. Philippe, le Modem – refusent de faire en sorte que le Parlement puisse s’exprimer sur un sujet essentiel, la protection des maires qui veulent défendre la République ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – MM.”
“Malgré un discours de fermeté, vous faites preuve de lâcheté dans vos actes. Tout cela parce que vous êtes aujourd’hui entre les mains du Parti socialiste et de la gauche, qui ont le pouvoir de vous censurer. Je remercie en revanche le groupe DR qui souhaite ce vote, tout comme le groupe RN, naturellement.”
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“Nous avons laissé la consommation se banaliser. Les honnêtes gens ont peur aujourd’hui. Demain, la peur doit changer de camp. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Le narcotrafic veut nous détruire. Il ne connaît ni frontières ni catégories sociales. Il s’agit d’un contre-État doté de ses règles et de ses hiérarchies, d’une contre-économie de 7 milliards d’euros avec ses entreprises commerciales, d’une contre-société qui recrute, endoctrine, remplace ou corrompt. (M. Jean-François Coulomme s’exclame) . Les prisons sont transformées en postes de commandement. Le crime est érigé en vertu. La France est en train de perdre une guerre – oui, une guerre –, peut-être la plus dangereuse et la plus mortelle. Dans une guerre, l’État ne peut pas se permettre la demi-mesure. Nous proposons un vrai plan de guerre.”
“Messieurs les ministres, vous avez une responsabilité dans cette situation. En dépit de vos engagements, il manque à Nice 250 policiers, dont plusieurs dizaines dans les services d’enquête de la police judiciaire. Le cortège funéraire du narcotrafic s’allonge, avec, l’année dernière, plus de 110 morts et 341 blessés, sans compter les victimes et les drames collatéraux. Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce que nous avons toléré l’intolérable – que l’interpellation d’un dealer ne conduise plus systématiquement à l’enfermement – et que nous avons laissé s’installer, de façon totalement incompréhensible, des points de deal comme des commerces de vente, au vu et au su de tout le monde. Nous avons laissé s’installer un sentiment d’impunité. Or une société qui ne punit plus finit toujours par avoir peur.”
“Elle est totale et endémique. Elle ronge les fondations mêmes de l’État. Si nous continuons à reculer, ce ne sont pas seulement nos rues qui tomberont mais la République. Quand l’État recule, le mal avance ; quand l’autorité se délite, la violence s’installe. Marseille en porte la marque tragique : ville otage des cartels, nouveau Medellin où la kalachnikov a remplacé Marianne. Partout, le narcotrafic avance ses pions, ses tentacules mafieux. En juillet 2024, dans ma ville de Nice, rue de la Santoline, sept personnes, dont trois enfants et un adolescent, ont péri dans un incendie terrifiant, allumé par des narcotrafiquants. Aux Moulins, les rafales de kalachnikov qui se multiplient et le sang ont remplacé le silence de la nuit, comme ce sinistre 3 octobre 2025, avec deux morts et cinq blessés.”
“Le débat sur la défense, engagé la semaine dernière, était capital. Celui qui s’impose aujourd’hui sur le narcotrafic est tout aussi vital car la menace que nous affrontons n’est plus extérieure mais intérieure.”
“Je leur dis à tous : libérez-vous des marchandages et des intimidations ; aujourd’hui, c’est l’heure de la vérité ! Ne vous soumettez pas à l’alliance Lecornu-Attal-Wauquiez. Ne vous compromettez pas, pensez aux Français, à ceux qui vous regardent, aux retraités, aux artisans et aux commerçants. Ne votez pas avec votre peur, votez avec votre liberté ! (Les députés du groupe UDR se lèvent et applaudissent. – Les députés du groupe RN applaudissent également.)”
“J’appelle nos collègues du parti Les Républicains à tirer les conclusions de son analyse en votant contre ce texte. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe DR.)”
“Que dire des moyens qui ont été utilisés pour construire ce texte ? Il n’y a même pas eu de véritable débat, ici, dans l’hémicycle ! Ce budget s’est négocié dans les arrière-cuisines, à coup d’interruptions de séance, d’amendements bricolés et de déjeuners secrets – je pense à celui de M. Faure à Matignon ! Vous avez ressuscité la néfaste et funeste IV e République ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.) Ce PLFSS s’est fait dans l’entre-soi, contre les Français ! Derrière l’opposition de façade de MM. Wauquiez et Philippe, les Français payent leur abstention ou leur soutien honteux à ce budget. Cette tambouille et ces manœuvres les écœurent. Bruno Retailleau a raison de qualifier ce PLFSS de « hold-up fiscal, social et démocratique » et de dire qu’il est invotable.”
“Ce texte est pour vous, qui êtes prêts à prendre la médecine libérale en otage ! Mais là encore, ce n’est point votre problème – c’est celui des Français ! À l’UDR, alliée au Rassemblement national, nous avons brandi un bouclier pour protéger les Français face à ces attaques. Nous nous sommes opposés directement, franchement, nettement, à ce texte. Nous avons notamment mis en échec vos attaques contre le pouvoir d’achat des retraités et la médecine libérale. Contrairement à vous, nous ne sommes pas ici pour sauver nos postes et nos places. Nous sommes ici pour servir les Français ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ce texte est pour vous, qui êtes prêts à augmenter de 16 % la CSG sur les revenus du capital des indépendants, des artisans, des professions libérales et des commerçants, en tuant le prélèvement forfaitaire unique, qui était pourtant l’un des rares acquis des présidences Macron. Tout cela a été décidé pour satisfaire au diktat de MM. Hollande et Faure !”
“Non seulement ce texte ne résorbera pas le déficit, mais il l’accroîtra durablement en menaçant la croissance. De plus, il prend pour cibles nos aînés, il s’attaque aux épargnants, il fragilise les entrepreneurs et il s’attaque aux médecins. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR.) Ce texte n’est pas pour les Français, mais pour vous et votre égoïsme politicien ! Il est pour vous, qui êtes prêts à accentuer le déficit de 24 milliards d’euros pour obtenir le vote des socialistes. Mais tout cela n’est pas très grave, finalement, car ce n’est pas votre problème – c’est celui des Français !”
“Nous voici donc à l’heure du choix, au carrefour de la vérité et du mensonge. Face à ce budget de soumission et de démission, nous serons au rendez-vous du soutien des Français. Entendez-vous, dans le pays, la colère qui gronde ? Avez-vous conscience de l’image désastreuse qui est offerte aux Français ? Nos concitoyens ont bien compris, madame la ministre, que votre objectif n’est pas de gouverner, de décider, de choisir, de servir le bien commun et l’intérêt général. Votre seul objectif, c’est de durer encore une minute, quelques semaines, quelques mois ! Ce soir, vous nous proposez un « quoi qu’il en coûte » politicien et indigne de la V e République ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UDR. – Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.) Bien entendu, notre groupe ne votera pas ce PLFSS inutile, néfaste et dangereux.”
“C’est pour cela, mais, plus encore pour une raison de forme, puisque cette seconde délibération vise à corriger le vote de notre assemblée qui n’allait pas dans votre sens, que nous nous opposerons avec détermination à cet amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Nous avons eu de longs débats sur cet article qui s’en prend clairement à la médecine libérale. Pour vous, ce sont les médecins qui doivent compenser votre absence de rigueur, dont ils devront, avec leurs patients, subir les conséquences. Vous les prenez pour cible alors que vous cédez tout au Parti socialiste pour augmenter les dépenses. Nous n’acceptons pas cette logique. Nous n’acceptons pas que la médecine libérale et la liberté médicale – le pilier porteur de notre système de santé – soient remises en cause. Vous attaquez un des principes fondamentaux qui a fait la force de notre système de soins. C’est non seulement une erreur mais aussi une faute.”
“Cela participe de votre refus de protéger nos concitoyens comme ils devraient l’être, avec de vrais moyens. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Naturellement, cette réponse, macronienne, ne nous satisfera pas : vous jouez avec les chiffres, avec les statistiques.”
“Ainsi, pour l’année 2024, le dernier mouvement concernant les corps d’encadrement d’application et les policiers adjoints présente un solde très négatif : 70 départs, pour seulement 16 arrivées, soit une réduction l’effectif de 54 postes, aboutissant à ce déficit de 250 policiers. Face à cette situation, quelles mesures l’État et le ministre de l’intérieur comptent-ils prendre, madame la ministre déléguée ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Le choix de déployer quarante-neuf recrues supplémentaires à Marseille, contre seulement deux à Nice est apparu aux policiers des Alpes-Maritimes comme une sorte de provocation, compte tenu de la gravité de la situation. De même, les déploiements d’effectifs temporaires ne constituent en rien une réponse pragmatique et concrète. Nous vous lançons un cri d’alerte et un cri d’alarme solennels. Depuis des années, le nombre de policiers ne cesse de diminuer dans notre ville, malgré les annonces du maire, à grand renfort de publicité, chaque fois qu’un ministre de l’intérieur ou un premier ministre vient à Nice à la suite d’un fait divers particulièrement grave. Ces annonces n’ont jamais été suivies d’effet : elles relèvent de la communication permanente.”
“Ces chiffres s’inscrivent dans une longue série : quatre-vingt-dix personnes ont été blessées par arme blanche ou par arme à feu depuis le 1 er janvier 2025 ; sept d’entre elles sont décédées, dont cinq après avoir essuyé des coups de feu et deux des suites de leurs blessures à l’arme blanche. Pour faire face à une situation des plus préoccupantes – depuis 2016, le nombre des agressions de rue a beaucoup augmenté, tout comme celui des mis en cause pour trafic de stupéfiants, en hausse de 85 % –, nous souffrons d’un déficit criant d’effectifs policiers, sur lequel le syndicat Alliance vous a alertés à de multiples reprises. Dans le département des Alpes-Maritimes et à Nice, il manque aujourd’hui 250 policiers. Dans un tel contexte, l’affectation de policiers sortant de l’école, au début du mois d’octobre, a particulièrement choqué.”
“Ma question vise à alerter sur la dégradation des conditions de sécurité dans la ville de Nice et sur l’insuffisance des moyens employés par l’État pour y remédier – j’y associe les députés Christelle d’Intorni et Bernard Chaix. La situation de la ville de Nice en matière de violences est particulièrement préoccupante. Si nous avons tous à l’esprit le terrible incendie qui a fait sept morts, dont cinq enfants, le 18 août 2024, nous ne pouvons oublier la fusillade qui a frappé le quartier des Moulins le 3 octobre : deux morts – deux victimes innocentes – et cinq blessés.”
“…notamment du fait de la gestion de ceux qui la gouvernent depuis 2012. Aujourd’hui, vous voulez rompre le contrat social qui nous lie notamment à nos retraités. C’est parfaitement scandaleux. Nous voulons dire combien nous devons reconnaissance et gratitude à ceux qui ont travaillé pour notre pays. Nous nous opposerons avec force à cette politique, parce que prélever 20, 30 ou 50 euros sur une retraite, souvent très modeste, qui manifeste la reconnaissance de la nation, est parfaitement injuste. Monsieur Kasbarian, notre politique n’est pas celle des cadeaux mais celle de la justice et de la reconnaissance. Vous vous attaquez aux retraités ; c’est une injustice insigne et, en outre, une forme d’ingratitude, parce que beaucoup de retraités vous avaient apporté leur confiance. Vous démontrez ce soir qu’ils ont été abusés.”
“Cet article a un caractère quelque peu indigne. Il revient sur la parole de l’État, il introduit une rupture dans le contrat social, notamment entre les générations qui travaillent et celles qui ont travaillé avant elles, celles qui ont travaillé dur, qui ont construit la France et lui ont donné la force et la grandeur qu’elle avait et qu’elle n’a plus aujourd’hui…”
“Moi, je n’ai pas voté ce dont il a parlé !”
“Nous devons défendre ces établissements et défendre aussi, parallèlement, une vision libérale de la médecine. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“J’évoquais cette situation avec le directeur du CLCC de Nice, qui m’exprimait sa préoccupation : cette mesure menace l’existence même de ces centres, qui jouent pourtant un rôle essentiel !”
“Cet article est un monument de technocratie administrative et l’expression de ce qui érode notre système de santé depuis plusieurs années, à savoir une vision comptable des choses. La santé a un coût, mais elle n’a pas de prix. Et dans notre système de santé, il y a des hommes et des femmes qui sont des acteurs indispensables : les médecins libéraux. Or c’est à eux que vous vous attaquez par cette régulation technocratique, en l’occurrence par la possibilité offerte à l’Uncam de baisser la tarification dans des secteurs dont la rentabilité supposée serait trop élevée. Vous vous attaquez ainsi à la radiothérapie et à l’imagerie médicale mais aussi, cela a été relevé tout à l’heure par un de nos collègues de façon très pertinente, à l’hôpital à travers les centres de lutte contre le cancer.”
“Cet article vise à reporter, du fait d’erreurs ou d’une absence de prévisions ou d’engagements des multiples gouvernements qui se sont succédé depuis un an, l’application d’une mesure légitimement attendue par les personnels hospitaliers. Nous sommes unanimement reconnaissants – on en a déjà témoigné sur différents bancs – envers ceux qui constituent un pilier porteur de notre système de santé. On a décidé d’instaurer une avancée sociale à leur bénéfice et je ne comprends pas, madame la ministre, pourquoi vous reportez son application. C’est pourquoi le groupe UDR souhaite supprimer cet article, qui révèle cynisme et mépris à l’égard des personnels hospitaliers. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Je regrette la menace que fait planer l’article 22 sur les praticiens hospitaliers. Ceux-ci exercent souvent une activité libérale dans l’établissement public de santé où ils sont nommés. Le risque réside dans la réduction pour les groupes homogènes de séjours (GHS) des honoraires des praticiens et dans la volonté d’appliquer cette mesure aux praticiens hospitaliers au statut libéral. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous soutenons naturellement les mesures qui visent à simplifier et à sécuriser le financement des établissements de santé. Les économies dont la sécurité sociale a besoin sont les bienvenues, mais je tiens à mettre en garde sur un danger : ces économies ne doivent pas être faites au détriment de la médecine libérale. Celle-ci, ne l’oublions pas, est l’un des piliers de notre système de santé. Nous devons la protéger et la préserver, elle qui est aujourd’hui grandement menacée – les déserts médicaux progressent et s’étendent dans beaucoup de zones rurales et beaucoup de nos quartiers urbains.”
“C’est cela que vous avez voté, en complicité et en compromission avec le Parti socialiste. Bien sûr, cela se fera sans nous ; nous nous opposerons à cette augmentation de la fiscalité ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“En prétendant vous opposer à la fiscalité du capital, votre compromission aura pour effet de frapper les entreprises, les artisans, les commerçants, les actionnaires – sur qui repose la vitalité de notre économie –, mais aussi les retraités, les revenus des plans d’épargne retraite (PER) et des plans d’épargne en actions (PEA) à la sortie de ces investissements.”
“On lit dans la presse vos grandes déclarations contre l’augmentation de la fiscalité, mais quand il s’agit de voter, vous vous livrez à la compromission, telle qu’on l’a constatée hier soir : honteuse et non assumée.”
“Nous regarderons aussi le vote du groupe Horizons après les déclarations de M. Édouard Philippe.”
“Nous nous opposerons au volet recettes du PLFSS. Ce texte est mauvais. Non seulement il ne répond pas à la problématique des déficits, mais il se trompe d’orientation. Sous la pression du Parti socialiste et avec la complicité ahurissante des députés du groupe de M. Wauquiez, vous avez choisi hier soir d’augmenter massivement la fiscalité sur le capital.”
“Il s’agit d’interdire les transferts de branche à branche, et en l’occurrence, le transfert de l’excédent de la branche famille vers les autres branches déficitaires. Cet excédent doit être employé à redynamiser une politique familiale totalement en panne. Parmi les nombreuses hypothèques qui pèsent sur l’avenir de notre pays, la principale réside sans doute dans la baisse de la natalité (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN) ; la politique familiale a été attaquée par M. Hollande, attaquée par M. Macron. Il faut prendre des mesures – je pense notamment au plafonnement du quotient familial et à l’universalité des allocations familiales – qui lui redonnent de la force, de l’unité. Notre pays, je le répète, en a bien besoin pour garantir son avenir. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Cette disposition totalement injuste, et contraire à l’intérêt de notre pays, s’attaque à ceux qui travaillent. Je dois le dire avec objectivité, la question de l’apprentissage est l’un des très rares succès – ou petites avancées – de la majorité macroniste. (« Ah ! » sur les bancs des groupes EPR et Dem.) Dans le naufrage total de l’économie française, de la dette, des déficits, des impôts, vous décidez de prendre cette petite mesure. Dans ce théâtre d’ombres, une mesure défendue par M. Lecornu est attaquée par M. Attal et soutenue ou non par ce socle totalement désintégré. Ce n’est ni sérieux ni crédible. Nous nous opposerons à une disposition mauvaise pour les jeunes et pour l’avenir. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Lors d’une précédente intervention, j’ai dessiné les contours d’un compromis sous fond de compromission. Nous y sommes ! M. Wauquiez vient d’approuver cette augmentation des prélèvements, que M. Guedj a confirmée. Cet attelage bancal ne tient que grâce à la compromission des socialistes et de la Droite républicaine. Nous allons en payer le prix, mais nous nous y opposerons ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Le mauvais bricolage d’un mauvais dispositif n’en fera jamais un dispositif utile, ni pour nos concitoyens ni pour retrouver l’équilibre des comptes sociaux. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.) Ce dispositif est intrinsèquement mauvais, car il repose sur l’augmentation des prélèvements. Madame la ministre, vous avez dressé la liste de tout ce que votre amendement n’augmentera pas, mais vous oubliez de nous indiquer ce qui sera taxé. Taxer, taxer, taxer ! Telle est aujourd’hui votre seule orientation. Les revenus du capital seront prélevés à hauteur de 1,5 milliard. Les actionnaires seront donc frappés, et je rappelle que, derrière eux, il y a des entreprises qui produisent et il y a des emplois. Vos taxes sont donc extraordinairement dangereuses.”
“Notre choix, c’est de retourner devant les urnes !”
“…et vous proposez une nouvelle fois d’accroître massivement la taxation de cette épargne, de ce patrimoine, de ce capital. Arrêtez cette folie fiscale ! Arrêtez de verser dans les compromis et les compromissions ! Le rehaussement de 1,4 point de la contribution sur les produits d’épargne financière, c’est peut-être le fruit des négociations avec le Parti socialiste qui viennent d’avoir lieu dans le bureau de M. Attal, mais rien ne nous dit que cela ne continuera pas. Pour ce qui nous concerne, nous refusons systématiquement toute augmentation de la fiscalité, aussi voterons-nous contre les amendements ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ce débat marque la prise d’otage par le Parti socialiste (Exclamations sur les bancs du groupe SOC) de cette majorité bancale qui a trompé et abusé les Français. Vous nous proposez une nouvelle augmentation massive de la fiscalité sur le patrimoine. Rappelons que nous sommes le pays où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés au monde. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) Le patrimoine est le fruit du travail de toute une vie, de l’épargne des Français,…”
“Œuvrons sereinement, comme le fait au Royaume-Uni le gouvernement travailliste, comme le fait en Allemagne le gouvernement de coalition, en vue de prendre des dispositions bien moins naïves, car notre société ne peut continuer d’accueillir chaque année plus de 500 000 étrangers en situation légale, que nous serons dans l’incapacité d’intégrer à notre modèle républicain.”
“Je signale enfin, puisque nous avions travaillé à ce sujet au cours de la précédente législature, le coût des prestations sociales – allocations familiales, aides au logement – ouvertes aux étrangers dès l’instant où ils mettent le pied sur le territoire national. Ce coût est estimé par l’OID à 7 milliards d’euros au moins. Comme c’est déjà le cas pour le RSA, qui ne devient accessible qu’au bout de cinq ans, nous devons établir pour ces prestations un délai de carence de plusieurs années.”
“Cette situation est devenue insupportable. Il y a des étrangers qui ont des droits, qui sont arrivés légalement sur notre sol, y travaillent, et doivent bénéficier des prestations sociales constituant la contrepartie des cotisations qu’ils versent dans le cadre de ce travail. Ils fournissent un effort pour s’intégrer ; nous leur devons cette intégration. En revanche, encore une fois, l’embolisation de notre hébergement d’urgence est totalement insupportable : ces structures devraient être réservées à ceux qui se trouvent dans une réelle situation de précarité sociale. J’insiste sur ce point ; en matière d’immigration, ce n’est pas forcément celui qui coûte le plus, mais il est d’une importance extrême.”
“Dans ma circonscription, comme sans doute aussi dans celle de chacun d’entre vous, des veuves percevant une petite pension de réversion n’ont pas les moyens de souscrire à une complémentaire santé, alors que ceux qui sont arrivés illégalement sur le territoire national, s’y maintiennent et y commettent parfois des délits bénéficient d’une prise en charge intégrale. Dès lors, une colère monte ; cette colère est légitime, nous devons l’entendre. Je rappelle également, comme résumant ces dérapages, un point que j’ai brièvement évoqué tout à l’heure : le coût de la prise en charge des étrangers en situation irrégulière, notamment des déboutés du droit d’asile, au sein de nos structures d’hébergement d’urgence. Chaque nuit, en Île-de-France, 50 000 places sont louées dans des hôtels pour des étrangers en situation irrégulière.”
“En effet, le problème ne réside pas dans l’immigration en soi, mais dans la capacité de notre pays à accueillir les étrangers qui souhaitent venir sur notre sol, dans la capacité de notre modèle social à en assumer le coût, dans la capacité de nos concitoyens à accepter que des gens arrivés de façon irrégulière sur le territoire national puissent s’y maintenir grâce à des prestations – je pense en particulier à l’aide médicale de l’État (AME) – très largement supérieures à celles dont peuvent bénéficier des Français ayant travaillé toute leur vie et versé de lourdes cotisations.”
“Sur le fondement de ce débat, de ces chiffres, la France, je le répète, doit faire des choix très clairs ; nous appelons à des mesures fortes, réduisant de façon radicale une immigration qui a pris des proportions absolument incompatibles avec notre capacité d’intégration.”
“Les chiffres n’en sont plus à parler, ils crient ! En reprenant certaines statistiques de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), nous pouvons d’ores et déjà évaluer le coût net de l’immigration à plusieurs dizaines de milliards d’euros, plus précisément à 40 milliards – c’est-à-dire le quart de notre déficit budgétaire –, dont 12 milliards pour la santé, près de 8 milliards pour les prestations sociales, 5 ou 6 milliards pour l’accueil et l’accompagnement, autant pour la sécurité, 3 milliards pour l’hébergement. À ces dépenses, il convient d’ajouter les transferts financiers vers l’étranger. Il y a là un constat froid, inquiétant, sans même que soit abordée la question du lien entre immigration et insécurité.”
“Macron, persiste à refuser tout débat en matière d’immigration ; c’est là l’un des angles morts de ce double quinquennat, durant lequel la population étrangère a fortement augmenté dans notre pays. L’immigration légale a connu une hausse dans toutes ses composantes : immigration liée au droit d’asile – elle atteint des records –, immigration familiale, immigration étudiante, accueil de mineurs étrangers isolés. Le moment est venu de faire des choix – des choix éclairés. Nos concitoyens ont le droit de connaître les chiffres que beaucoup, en tout cas ce gouvernement, souhaitent leur cacher. Nous devons la vérité aux Français : sans un constat lucide et clair, il sera demain impossible d’enrayer cette submersion migratoire, selon les termes employés par l’ancien premier ministre François Bayrou.”
“Sous l’impulsion de la coalition constituée par l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) et le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), le Bundestag a décidé il y a quelques mois de suspendre le regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire : notre groupe, en particulier Bartolomé Lenoir, travaille à une proposition de loi à ce sujet, tous les spécialistes indiquant qu’il nous faut contrer une dérive en la matière. Le Royaume-Uni, dirigé par un gouvernement travailliste – disons, socialiste – a pour sa part annoncé un durcissement radical des conditions de l’asile, notamment la fin de l’accès automatique aux aides sociales. La France, elle, depuis l’élection de M.”
“À la question de la montée de la délinquance, corrélée à celle de l’immigration, s’ajoute le sujet du coût budgétaire, du coût social, du coût économique de cette immigration ; il est au cœur du débat que nous avons souhaité ouvrir ici, en toute transparence. Cela importe d’autant plus que, de manière très affirmée, très déterminée, le même débat est en train de s’ouvrir au sein d’autres grandes nations du continent européen.”