Éric Ciotti
UDDPLR · France
“Je vous demande donc d’exercer votre pouvoir de sanction, avec inscription au procès-verbal, monsieur le président. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Concernant ensuite le déroulé de séance, monsieur le ministre, vous aurez noté que 490 amendements et sous-amendements déposés sur le texte et deux minutes d’interventi…”
“Depuis 9 heures du matin, nous débattons dans cet hémicycle, dans le cadre de notre journée d’initiative parlementaire. Nous sommes au terme de ce débat et je souhaite qu’il s’arrête après mon intervention (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) : je demande à M.”
“Je voudrais surtout m’adresser à M. le ministre. Depuis ce matin, nous avons désespérément attendu un sursaut du gouvernement, tant de votre part que de celle de M. Darmanin. M.”
“…émaillée d’insultes, de mises en cause et de lectures de poèmes. Mme Cathala avait posé les termes du débat ce matin en affirmant que le groupe LFI empêcherait toute discussion. Comme à son habitude, celui-ci emploie des méthodes autoritaires, violentes et contraires à la démocratie.”
“…le gouvernement et les groupes de la majorité – EPR, le groupe Horizons de M. Philippe, le Modem – refusent de faire en sorte que le Parlement puisse s’exprimer sur un sujet essentiel, la protection des maires qui veulent défendre la République ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – MM.”
“Malgré un discours de fermeté, vous faites preuve de lâcheté dans vos actes. Tout cela parce que vous êtes aujourd’hui entre les mains du Parti socialiste et de la gauche, qui ont le pouvoir de vous censurer. Je remercie en revanche le groupe DR qui souhaite ce vote, tout comme le groupe RN, naturellement.”
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“Ils ont affaibli le nucléaire, au nom de la noble cause de la protection de l’environnement et de la décarbonation de notre production énergétique. Mais ils ont dupé les Français : l’énergie la plus propre existait déjà et nous en étions les champions mondiaux. Grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité, 95 % de l’électricité produite en France est décarbonée. La production d’électricité nucléaire, qui émet 4 à 6 grammes de CO 2 par kilowattheure, est pilotable, stable et continue. À travers ce projet de troisième programmation pluriannuelle de l’énergie, le gouvernement poursuivrait un « en même temps » énergétique suicidaire. Cette PPE, si elle était adoptée, engagerait la France jusqu’en 2035.”
“François Hollande a plafonné la part du nucléaire à 50 %. Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont fermé Fessenheim et annoncé en 2018 la fermeture de douze réacteurs nucléaires. Chacun d’entre eux a affaibli notre souveraineté énergétique et, plus encore, notre souveraineté nationale. Ces fossoyeurs du nucléaire français, et de notre nation, ont agi sous la pression d’une idéologie décroissante antinucléaire contredite par tous les faits scientifiques.”
“Cela relève d’une forme de haute trahison – j’ose le mot –, qui aurait dû être passible de la Cour de justice de la République. Vous avez trahi le mandat des Français.”
“Depuis soixante ans, grâce au général de Gaulle et à Georges Pompidou, la France dispose d’un trésor énergétique : son parc nucléaire, qui est le fruit d’une grande ambition nationale. Sous le général de Gaulle, la France a choisi l’indépendance énergétique. Ce choix visionnaire historique nous a dotés de forces majeures : l’indépendance énergétique, ainsi qu’une production électrique décarbonée, pilotable, abondante et à bas coût. Or cet héritage est en péril, par la faute de ceux qui dirigent notre pays depuis 2012. Par idéologie, par calcul politique, par cynisme, certains l’ont saboté. Dominique Voynet s’est vantée d’avoir pénalisé le nucléaire français à Bruxelles en 2000, lorsqu’elle était ministre.”
“Enfin, nous pouvons débattre d’un sujet qui engage l’avenir de notre nation, son indépendance, sa souveraineté, et quelque part sa grandeur. Ce débat majeur, vous avez voulu le confisquer : nous avons le sentiment que vous le refusiez, que vous le redoutiez, que vous le craigniez. D’une certaine façon, il aura fallu vous y contraindre. Vous entendiez entériner une programmation pluriannuelle de l’énergie par décret, et non par la loi, en catimini, sans débat parlementaire. Une telle méthode traduit la crainte de cet indispensable débat. Mais de quoi avez-vous peur, monsieur le premier ministre ? Peut-être craignez-vous que l’on vous rappelle la litanie d’erreurs qui ont ponctué la politique des gouvernements que vous avez soutenus depuis trop longtemps – depuis 2012, au moins. En matière énergétique, ces erreurs sont légion.”
“Au nom du groupe UDR et sur le fondement de l’article 61 du règlement de l’Assemblée, je demande également que vous procédiez à la vérification du quorum.”
“Madame la présidente, je demande une suspension de séance.”
“Non, il ne faut pas que nous retombions dans une accumulation de condamnations jamais suivies d’effets. Oui, les condamnations à de courtes peines de prison peuvent être utiles et vertueuses. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“J’avais rédigé en 2011 – j’étais député –, à la demande du président Sarkozy, un rapport pour renforcer l’efficacité de l’exécution des peines. On comptait alors 58 000 places de prison pour 65 000 détenus. La loi du 27 mars 2012 de programmation relative à l’exécution des peines, qui fut la conséquence de mon rapport, prévoyait 80 000 places de prison en 2017. Nous sommes en 2025 et il y en a à peine 62 000. Cette déficience correspond aux quinquennats de Hollande et de Macron, durant lesquels il n’y eut aucune volonté de construction. Vous semblez, monsieur le ministre, vous engager dans une autre direction. Si tel est le cas, nous vous soutiendrons. Oui, il faut redonner un sens dissuasif à la peine. Oui, il faut qu’une condamnation ait un sens.”
“Nous manquons cruellement de places de prison et, au lieu d’en créer, au lieu de construire les établissements plus légers et adaptés au profil de certains délinquants dont M. le garde des sceaux a parlé, nous avons voulu réguler la population carcérale par des subterfuges. Ce fut une erreur tragique, qui a déconstruit la peine et favorisé la récidive. La proposition de loi participe de l’indispensable correction qu’il convient d’appliquer. Monsieur le garde des sceaux, avec une détermination forte, au moins en paroles, dont nous verrons si elle se traduit dans les actes, vous vous êtes saisi, depuis votre nomination, de la question pénitentiaire – une première depuis de nombreuses années. Cette orientation très pertinente sera utile si vous arrivez au bout de vos projets.”
“Le groupe UDR votera en faveur de cette proposition de loi, comme il soutiendra celle rétablissant les peines planchers. Ces deux textes vont dans le sens d’une meilleure application et d’une meilleure effectivité des peines. Il convient de leur redonner un sens dissuasif et d’en finir avec la quasi-automaticité des aménagements de peine issue, au fil des années, de loi Taubira, de la loi Belloubet et de la loi pénitentiaire de 2009, dont je reconnais qu’elle fut une erreur de notre part. Il y a une immense hypocrisie derrière les aménagements de peine. Il s’est agi d’une forme de régulation de la population carcérale soumettant les sanctions à des contingences matérielles.”
“Notre groupe défendra donc, dans le cadre de sa niche parlementaire de juin, une proposition de loi tendant à supprimer l’exécution provisoire pour les peines d’inéligibilité. (Mêmes mouvements.) Nous voulons savoir aujourd’hui… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes UDR et RN se lèvent et applaudissent ce dernier.)”
“D’éminents juristes – pourtant opposés à Marine Le Pen – ont fait entendre leur inquiétude : l’exécution provisoire instaure une peine de mort politique.”
“Je veux dire tout mon soutien, dans ces conditions, à Marine Le Pen. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Mme Marie Pochon trace un cœur avec les doigts. – Rires sur quelques bancs. ) Ce qui se passe est d’une gravité extrême. Alors que le pouvoir exécutif n’exécute plus rien, alors que le pouvoir législatif ne légifère sur rien, nous observons la prise de pouvoir de l’autorité judiciaire. Le gouvernement des juges s’installe contre le peuple souverain. (Nouveaux applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“…est empêchée de se présenter par certaines personnes.”
“Le candidat de l’opposition, François Fillon, largement favori dans l’élection présidentielle de 2017 : éliminé. La chaîne de télévision la plus populaire de la TNT : rayée de la carte. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS. – Bruit.) Aujourd’hui, enfin, la candidate donnée gagnante par tous les sondages pour l’élection présidentielle de 2027…”
“Beaucoup de nos compatriotes, face aux atteintes réitérés à nos principes fondamentaux, se posent cette question avec gravité.”
“La France, monsieur le premier ministre, est-elle encore une démocratie ? (« Oh là là ! » sur les bancs du groupe EPR. – Rires et exclamations sur divers bancs.)”
“Oui, il faut changer de braquet et d’optique. Voilà pourquoi nous nous opposons à ces amendements de suppression qui sont totalement inadaptés. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“…mais elle doit aussi protéger la société de ceux qui la menacent. Or, en matière de narcotrafic, nous sommes confrontés à de grands criminels. Nous ne pouvons plus accepter que des assassinats soient commandités depuis les cellules, comme nous l’avons vu, à Marseille, avec des meurtres commis par des mineurs. Nous ne pouvons plus accepter que des trafics soient organisés depuis la prison et que celle-ci devienne un lieu de villégiature. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“Elle peut avoir une fonction réparatrice…”
“Monsieur le garde des sceaux, nous soutiendrons votre disposition. Elle permet d’apporter une réponse de bon sens – pas la seule, évidemment, tant la question est grave est complexe – au problème du trafic de drogue. Ce fléau gangrène notre société, est au cœur de tous les réseaux de criminalité et de délinquance, avec des enjeux financiers considérables, une multiplication du nombre d’emplois qui en dépendent et des quartiers entiers mis en coupe réglée par des mafias. Il faut s’attaquer à ces mafias qui emploient différentes armes – le chantage, la menace, la pression ou la corruption – et rompre avec l’impuissance et la naïveté. La réponse carcérale est indispensable pour que l’État, qui a été faible depuis de trop longues années face aux cartels mafieux et aux narcotrafiquants, regagne du terrain. La prison a une fonction punitive.”
“(« Ah ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Je sens votre impatience !”
“Interromprez-vous, oui ou non, dès à présent, l’attribution de tout visa aux ressortissants algériens ? Mettrez-vous un terme, oui ou non, à tous les transferts financiers opérés par des ressortissants algériens vers l’Algérie ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN, dont plusieurs députés se lèvent.)”
“(Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Les Français attendent désormais des actes très clairs et non des coups de menton ou des paroles. Comptez-vous, oui ou non, révoquer les accords de 1968 ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ce week-end encore, l’État algérien a refusé la toute petite liste transmise par le ministre de l’intérieur des personnes les plus dangereuses – radicalisés, criminels, délinquants – qui menacent notre pays au quotidien. Ce week-end encore, un ressortissant algérien – je dis bien algérien, malgré la version officielle – a attaqué aux cris de « Allah akbar » des policiers devant le commissariat de Cannes. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) De plus, cet État voyou retient en otage l’un de nos ressortissants, Boualem Sansal. Or quelle est la réaction face à cela ? Nous avons entendu la non-réaction du ministre des affaires étrangères, cette ligne Maginot de papier, cette ligne Maginot diplomatique. Mais de quoi avez-vous peur, monsieur le premier ministre ? De quoi le président de la République a-t-il peur ?”
“Jusqu’à quand, monsieur le premier ministre, accepterez-vous l’humiliation que fait subir chaque jour davantage l’État voyou algérien à notre pays ?”
“…des discussions à mener avec l’Ukraine, les États-Unis, mais aussi… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes UDR et RN applaudissent ce dernier.)”
“Je conclus. La France doit être le fer de lance de ces discussions diplomatiques pour la paix,…”
“…en faisant primer le régalien sur le social. C’est en retrouvant de la force que nous pourrons dissuader les puissances prédatrices. (« C’est fini ! » sur plusieurs bancs des groupes EPR et SOC.) C’est en retrouvant une puissance française que nous serons le bouclier de notre civilisation. Nous voulons une paix, mais celle-ci est impossible avec l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et à l’Union européenne.”
“…constituent-ils la vision d’Emmanuel Macron ? Aucun Français, aucun Européen n’a jamais voté pour ces abandons majeurs de souveraineté. Si une telle dérive venait à se confirmer, les Français doivent trancher par référendum sur des enjeux vitaux pour notre nation. C’est une obligation morale et politique. L’Europe doit se construire avec les peuples, pas dans les petits cénacles où les dirigeants tiennent leurs conciliabules. Nous appelons au sursaut français. Soit la France meurt en se diluant, soit elle se réarme, en soutenant massivement sa base industrielle et technologique de défense (BITD),…”
“Je sais que cette position vous gêne, parce que vous vous êtes toujours engagés dans une voie inverse. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.) Le général de Gaulle disait : «Vous savez ce que veut dire la supranationalité ? La domination des Américains ! L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. » (Mêmes mouvements.) Les États-Unis d’Europe défendus ce matin par Mme Valérie Hayer, votre brillante tête de liste aux élections européennes (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR) ,…”
“L’Europe de la défense aboutira à une défense américaine. Faisons nôtre cette réflexion du général de Gaulle. (Vives protestations sur plusieurs bancs des groupes EPR, DR et Dem.)”
“La France doit rappeler que l’Union européenne n’est pas une structure fédérale, surtout en matière de défense.”
“L’objectif de Mme von der Leyen est de fédéraliser l’Europe sur les ruines de la guerre en Ukraine. (Mêmes mouvements.) Nous devons, ne vous en déplaise, dire non à ce fédéralisme soumis aux Américains, notamment avec le projet de programme européen pour l’industrie de la défense (Edip). En centralisant l’industrie de défense et en favorisant la concurrence extra-européenne, elle affaiblit les États et tue notre industrie de défense.”
“C’est, là encore, une chimère mortelle. Avec la complicité de la Commission européenne, la France risque de perdre son autonomie militaire ; les industriels français l’ont opportunément rappelé il y a peu. L’Union européenne profite de la guerre et du chaos fédérateur pour imposer le fédéralisme. Sans débat ni vote, elle veut imposer l’intégration supranationale en matière de défense. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe EPR.)”
“Son appel à partager notre siège au Conseil de sécurité des Nations unies participe du même déclassement ; c’est une hérésie stratégique. Enfin, son silence face aux tentatives d’effacement de notre défense nationale est préoccupant. L’appel à une Union européenne de la défense ressuscite la Communauté européenne de défense (CED) et le spectre de la funeste IV e République impuissante.”
“…du siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, gagné par le général de Gaulle, et de notre défense nationale. Ces trois atouts, le président de la République les sape méticuleusement. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Son appel à partager notre dissuasion nucléaire est une profanation de la doctrine gaullienne, jamais remise en cause jusqu’alors. (Mêmes mouvements.)”
“Je parle de la dissuasion nucléaire, voulue par le général de Gaulle,…”
“Pourtant, malgré ce déclin continu, nous possédons de précieux atouts stratégiques.”
“Monsieur le premier ministre, vous avez rappelé ce constat. Malheureusement, il vous est imputable. Il résulte de l’élection de M. Hollande et de M. Macron. Avec 3 300 milliards de dette, la France privilégie le puits sans fond de la dépense publique improductive à la construction d’un État régalien à la hauteur des enjeux du siècle.”
“Ils avancent sur les ruines des nations. Si l’Europe est faible, c’est parce que les États européens sont faibles. Notre nation est engagée dangereusement sur la voie du déclassement. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“Ne laissons pas les fédéralistes pousser leurs pions sur fond de panique. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“…mais aussi inatteignable du fait de nos propres faiblesses. Paniquée par le revirement américain, l’Europe bricole une Union européenne de la défense, alors que la guerre ne peut être gagnée sans l’Amérique.”
“…avant de défendre, dans un cruel isolement, l’envoi de troupes en Ukraine. Il espère désormais rattraper son crédit politique perdu dans l’Hexagone en s’érigeant chef de guerre. Ses errements sont un danger pour la paix. (M. François Cormier-Bouligeon s’exclame.) Il est urgent de se détourner d’une diplomatie imprudente et versatile. Obtenons les garanties d’une paix juste et durable, qui – soyons lucides – est inatteignable par les armes, inatteignable sans les Américains,…”
“Il a appelé à donner des garanties de sécurité à Moscou dans le cadre de la future architecture de sécurité européenne,…”
“Dans ce processus, la France s’est effacée. Le « en même temps » diplomatique l’a affaiblie. En trois ans, le président Macron a dit tout et son contraire. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Il a d’abord refusé d’humilier la Russie, avant d’adopter la posture inverse et de changer de ligne.”
“La surenchère est inutile. Elle fragilise la paix et éloigne les Ukrainiens de leur quête légitime de paix.”
“Dans ce conflit, la France a fragilisé son indépendance et son statut de puissance d’équilibre, voulu patiemment, ardemment depuis le général de Gaulle. (M. Ludovic Mendes s’exclame.) Face au déni stratégique, face à l’effacement de l’Europe, face au reniement des principes gaulliens, nous avons le devoir de définir une stratégie et un but clairs. Ce but ne peut être que la paix, le cessez-le-feu, avec l’exigence d’une sécurité durable pour l’Ukraine. La paix s’impose à nous.”
“Nous avons vécu dans l’illusion d’une puissance européenne, alors que ce conflit ne durait que par l’engagement américain. Si l’Europe n’est pas à la table des négociations, c’est qu’elle est au menu ! (Mme Anna Pic s’exclame.) La paix se négocie contre nous. Bruxelles coule, car incapable de défendre les intérêts européens. La France coule avec Bruxelles, car incapable de maintenir son indépendance.”