Geneviève Darrieussecq
DEM · France
“Nous voilà au terme du processus législatif qui verra, je l’espère, notre parlement se prononcer définitivement en faveur de cette actualisation de la loi de programmation militaire. Les raisons qui l’ont rendue nécessaire ont été abondamment rappelées tout au long de nos discussions.”
“Dans ce texte, nous avons pu aborder beaucoup de sujets de fond et tracer des perspectives pour l’avenir, avec en premier lieu l’augmentation budgétaire significative de 36 milliards d’euros actée pour les années 2026 à 2030. Cette hausse permettra une augmentation sans précédent de nos stocks stratégiques, en particulier des munitions.”
“Enfin, l’actualisation de la LPM permettra de mobiliser le pays autour de ces enjeux et d’affermir le lien armée-nation, grâce aux dispositions relatives aux réservistes et au service national volontaire. Ces perspectives s’inscrivent parmi les orientations définies dans la revue nationale stratégique.”
“Il a été concrétisé grâce au travail des ministres des armées qui se sont succédé ; je pense notamment à vous, madame la ministre, à Florence Parly, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler, et à l’actuel premier ministre, qui a joué un rôle déterminant dans l’adoption de la loi de programmation militaire que nous actualisons.”
“L’actualisation de la LPM est une première réponse à l’accélération des désordres du monde. Oui, nous devons être prêts. Nous devons être prêts budgétairement – c’est notre rôle –, stratégiquement – c’est le rôle de nos militaires –, mais aussi moralement – c’est le rôle de la société tout entière.”
“Au nom de ces principes, de la place de la France en Europe et dans le monde, de notre conviction partagée que notre pays doit être autonome et décider pour lui-même, le groupe Les Démocrates soutiendra bien entendu le texte. Il renouvelle sa profonde gratitude, sa confiance et son grand respect à nos forces armées.”
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“Au nom de ces principes, de la place de la France en Europe et dans le monde, de notre conviction partagée que notre pays doit être autonome et décider pour lui-même, le groupe Les Démocrates soutiendra bien entendu le texte. Il renouvelle sa profonde gratitude, sa confiance et son grand respect à nos forces armées. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem, EPR et sur les bancs des commissions.)”
“L’actualisation de la LPM est une première réponse à l’accélération des désordres du monde. Oui, nous devons être prêts. Nous devons être prêts budgétairement – c’est notre rôle –, stratégiquement – c’est le rôle de nos militaires –, mais aussi moralement – c’est le rôle de la société tout entière. Nos concitoyens doivent être imprégnés de l’esprit de défense, non de l’esprit de défaite auquel beaucoup aimeraient les conduire. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR ainsi que sur les bancs des commissions.) Nous devons donc accompagner l’esprit de défense de la nation.”
“Enfin, l’actualisation de la LPM permettra de mobiliser le pays autour de ces enjeux et d’affermir le lien armée-nation, grâce aux dispositions relatives aux réservistes et au service national volontaire. Ces perspectives s’inscrivent parmi les orientations définies dans la revue nationale stratégique. Les travaux de la CMP ont conforté ces dispositions tout en accélérant l’augmentation des crédits budgétaires dès 2028. C’est un bon compromis, atteint grâce au travail de bonne foi des participants. En votant ce texte, nous actons, il est vrai, un effort important de la nation ; assurer la protection de la France et des Français, défendre non seulement nos intérêts mais aussi notre liberté et nos valeurs humaines et démocratiques, dans un monde désormais très déstabilisé, constitue une priorité.”
“Nous procéderons à un renforcement majeur de notre industrie de défense en l’orientant vers le tissu des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) partout sur le territoire national, ce qui créera des emplois locaux dans nos départements.”
“Dans ce texte, nous avons pu aborder beaucoup de sujets de fond et tracer des perspectives pour l’avenir, avec en premier lieu l’augmentation budgétaire significative de 36 milliards d’euros actée pour les années 2026 à 2030. Cette hausse permettra une augmentation sans précédent de nos stocks stratégiques, en particulier des munitions. Elle permettra aussi d’accélérer notre adaptation aux nouvelles modalités des conflits armés : dronisation, intelligence artificielle, cybersécurité, renforcement des sites militaires stratégiques et de notre présence dans l’espace et dans la très haute altitude, qui sont des enjeux majeurs pour l’avenir. Nous pourrons également accélérer nos programmes capacitaires relatifs au char intermédiaire, à la coopération hélicoptères-drones ou encore à l’autoprotection des A400M.”
“Il a été concrétisé grâce au travail des ministres des armées qui se sont succédé ; je pense notamment à vous, madame la ministre, à Florence Parly, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler, et à l’actuel premier ministre, qui a joué un rôle déterminant dans l’adoption de la loi de programmation militaire que nous actualisons. Cet effort doit aussi beaucoup aux parlementaires : aux députés de la majorité qui ont adopté la LPM 2019-2025, puis au rassemblement plus large qu’a suscité la loi de programmation suivante. Je tiens à remercier les rapporteurs de la commission de la défense et de la commission des lois – merci, chère Sabine Thillaye – ainsi que le président de la commission de la défense pour la qualité des travaux qui ont été menés.”
“Nous voilà au terme du processus législatif qui verra, je l’espère, notre parlement se prononcer définitivement en faveur de cette actualisation de la loi de programmation militaire. Les raisons qui l’ont rendue nécessaire ont été abondamment rappelées tout au long de nos discussions. L’actualité nous le rappelle chaque jour, le monde change à grande vitesse et, avec lui, les modalités de conflit. La France ne peut être ni spectatrice ni dépendante de quelque puissance que ce soit. Grâce à son modèle d’armée complet, elle doit être et rester le fer de lance de la puissance européenne. Cela nécessite des moyens pour adapter nos armées. Cet engagement a débuté dès 2017, avec la volonté affirmée et constante du président de la République de remettre nos armées à niveau après des années de réduction des budgets.”
“Je comprends évidemment l’importance de consulter les associations de supporters, notamment pour le bon déroulement de la saison. En revanche, les prix des billets et la billetterie ne relèvent pas de la compétence des ligues, mais de celle de chaque club. Les associations de supporters ne constituent donc pas le bon niveau de concertation sur ces sujets.”
“Je comprends cette demande. Quand vous devez subir une intervention chirurgicale ou une anesthésie générale, on vous fait signer un papier disant que vous êtes informé des risques que vous prenez, dans tous les domaines. Pour ma part, je voterai pour l’amendement.”
“Il se fonde sur l’article de notre règlement relatif à la bonne tenue des débats. Je suis là depuis ce matin. J’ai passé une journée au frais, mais assez éprouvante. J’ai beaucoup appris sur la poésie et sur l’histoire (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP), sur la Constitution, sur les règles internationales – nous les connaissions tous. Vous racontez aussi beaucoup de bêtises – nous ne le disons pas à chaque fois –, et des mensonges plus gros que vous. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Cela a été un monologue pendant toute la journée. Maintenant, je sens que vous êtes dans la phase où vous cherchez à attiser davantage les débats, en revenant en boucle depuis une demi-heure sur la xénophobie. Monsieur le président, je souhaiterais une suspension de séance.”
“Je vous écoute tranquillement et j’ai quelques points de convergence avec vous (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) , mais je ne tolère pas que nous soyons mis en cause, que nous soyons assimilés à l’extrême droite. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Si vous pouvez dire ici l’intégralité de ce que vous dites, c’est qu’il existe une démocratie organisée dans notre pays. Or je ne suis pas certaine qu’avec vous au pouvoir, la démocratie sera toujours la même ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Je ne sais plus sur quel article me fonder, tant j’en apprends aujourd’hui ! Disons sur l’article 100, pour la bonne tenue des débats.”
“Les directives anticipées n’ont rien à faire dans ce texte. La demande d’aide à mourir doit demeurer une exception, librement choisie par la personne, en pleine conscience : c’est un point essentiel, un verrou du texte. En revanche, chers collègues (L’oratrice se tourne vers la gauche de l’hémicycle) , je n’admets vraiment pas l’idée selon laquelle la sédation profonde et continue serait une mort indigne, épouvantable, comme je l’ai entendu à plusieurs reprises sur vos bancs. Ce n’est pas bien de dire cela ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN, DR et UDR. – Mme Annie Vidal applaudit également.) C’est même inadmissible, tant pour les praticiens des soins palliatifs que pour les familles et les patients. Vous m’excuserez, mais vos propos m’ont mise très en colère.”
“Or nous manquons de ressources humaines en médecins. Je crois que les moyens sont là, mais on ne peut les développer qu’en fonction des ressources humaines disponibles. Je ne peux donc pas laisser dire que le gouvernement ne fait rien, comme je l’entends depuis des heures. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.)”
“Il y a des progrès en matière de soins palliatifs. Certes, il n’y a pas d’unités de soins palliatifs partout, mais beaucoup de services mobiles de soins palliatifs, ainsi que des services d’hospitalisation à domicile qui pratiquent ce type de soins. La culture du soin palliatif progresse donc dans notre pays, et c’est heureux. Mais ce qui progresse moins, et c’est à mon sens un vrai sujet, ce sont les centres antidouleur. Il faut des praticiens formés dans ce domaine très spécifique qu’est la recherche contre la douleur. Vous pouvez augmenter autant que vous voulez les budgets alloués aux soins palliatifs : si vous n’avez pas les médecins compétents pour développer des services, vous n’aurez pas davantage de soins palliatifs.”
“Certains prisonniers souffrent de maladies graves. Au moins, ils résident de façon stable et régulière en France, puisqu’ils sont en prison. Franchement, votre amendement est inacceptable. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC. – Mme Marie-Pierre Rixain applaudit également.) Nous examinons une loi d’exception, pas une loi d’exclusion. Comment pourrions-nous exclure une personne malade, sous prétexte qu’elle est en prison, alors qu’elle remplit les mêmes critères qu’une personne qui réside chez elle ou séjourne à l’hôpital ? C’est humainement inentendable. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem, EPR, SOC et EcoS.)”
“Je ne voterai pas en faveur de cet amendement. Je suis un peu stupéfaite par l’avalanche d’amendements que nous venons d’examiner, dont l’écriture était parfois difficile à supporter – ainsi de l’amendement qui évoquait « la mise à mort médicalisée ». Mesure-t-on la portée de tels termes ? Franchement, c’est de l’indécence. D’autre part, je ne comprends pas que le professeur Juvin – pour qui j’ai beaucoup de respect – trouve étrange qu’on donne des informations à des malades, alors que c’est le fondement de notre métier : nous passons notre temps à expliquer à nos patients ce qu’ils ont et ce qu’ils doivent faire. Je ne comprends pas qu’un professeur de médecine puisse déposer un tel amendement. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes Dem, EPR et SOC. – M. le rapporteur général applaudit également.)”
“Je le regrette et je vous le dis d’autant plus ouvertement que, pour ma part, ayant voté la proposition de loi, je ne suis pas réfractaire à l’idée de l’aide à mourir. L’adoption de cet amendement aurait apaisé les débats.”
“Ce qui se passe depuis 21 h 30 est un peu lunaire, mais nous essaierons de retomber sur nos pattes. Ce que je regrette, c’est que l’Assemblée nationale n’ait jamais retenu un amendement important – contrairement à ceux visant à déterminer si les médecins concernés doivent être en activité ou s’ils peuvent être à la retraite depuis dix ans, qui n’ont aucun intérêt – que j’ai pourtant soutenu plusieurs fois, même si je ne l’ai pas déposé lors de cette nouvelle lecture. Il visait à ce que les médecins administrant la dose létale soient volontaires. Son adoption aurait mis fin au débat qui nous occupe en ce moment et aurait rassuré les équipes de soins palliatifs. Vous avez toujours refusé cette proposition.”
“Non seulement il faut arrêter de s’envoyer des noms d’oiseaux, mais, ensemble, nous devons instaurer des critères afin que l’aide à mourir reste une solution d’exception pour des personnes malades qui se trouvent dans des situations intenables, par exemple du fait de certaines maladies neurodégénératives occasionnant des douleurs réfractaires importantes – nous connaissons tous de tels cas. Je compte sur vous toutes et tous. Arrêtons de lancer des noms d’oiseaux, qui font penser à ce que Simone Veil avait entendu lors de l’examen de la loi sur l’IVG.”
“Je suis très mal à l’aise en entendant certains comparer la sédation profonde et continue et l’aide à mourir et laisser entendre que l’une serait plus terrible que l’autre, que la sédation profonde et continue serait plus compliquée, plus difficile pour les personnes, tandis que l’aide à mourir serait plus simple – comme si tout le monde devait demander l’aide à mourir. Ce n’est pas possible de présenter la situation ainsi. Heureusement, notre collègue Pilato a remis les choses un peu d’aplomb et je l’en remercie – ce n’est pas toujours le cas, mais en l’occurrence je suis d’accord avec lui. L’aide à mourir doit être une solution d’exception.”
“La ministre a besoin de souplesse, que peut lui donner l’ordonnance. J’ajoute qu’il est précisé dans l’article que les ordonnances seront étudiées et mises en œuvre avec les professionnels. Vous voulez un débat général alors que nous avons besoin sur ce sujet d’un débat pragmatique !”
“…alors que les solutions ne sont pas forcément les mêmes selon les crises.”
“Cet article est un outil pour s’adapter aux besoins. On ne traite pas avec la même méthode la grippe aviaire et la dermatose nodulaire. Vous plaidez pour des normes très cadrées…”
“Par cet amendement de M. Blanchet, nous proposons que les appelés du nouveau service national puissent être mis à disposition des services du ministère de l’intérieur, en particulier de la gendarmerie, et de ceux du ministère de l’économie et des finances, plus précisément de l’administration des douanes. Cela permettrait de créer un vivier de jeunes engagés et de densifier le maillage territorial de ces forces de sécurité.”
“Premièrement, je souligne que l’amendement mentionne expressément qu’il ne pourra s’agir que d’une dérogation autorisée par l’État ou la personne morale en charge de cette question durant la période. Deuxièmement, je rappelle qu’un système industriel, quel qu’il soit, ne se remet pas en route du jour au lendemain, et ouvrir dans la loi la possibilité d’aller au-delà de 2040 peut offrir des perspectives aux industriels concernés et les inciter à ne pas démanteler un outil qui pourrait bien sûr s’avérer utile pour l’avenir de notre pays.”
“Mais si ! Je suis favorable à votre combat consistant à lutter contre les énergies fossiles et à œuvrer pour la transition énergétique de nos armées, qui doit se poursuivre. Mais je suis également favorable à la sécurité. Or aujourd’hui, la sécurité fondamentale de la nation peut être mise à mal. Je demande une suspension de séance afin de rédiger le sous-amendement.”
“Quelqu’un de mon groupe défendra un sous-amendement afin que les concessions existantes puissent être exploitées au-delà de 2040. Cela sécuriserait nos approvisionnements. Madame Batho, je suis de votre combat…”
“Je demande une suspension de séance afin de déposer un sous-amendement sécurisant…”
“Puisque nous évoquons les intérêts fondamentaux de la nation et la sécurité des approvisionnements stratégiques, nous proposons que l’État puisse accorder, par dérogation, sur les hydrocarbures liquides, des permis exclusifs de recherche ou des autorisations de prospection préalable, des concessions d’exploitation ou des prolongations de concession. Nous produisons 1 % des hydrocarbures liquides consommés en France et les armées consomment 1 % de la consommation nationale, soit une parfaite correspondance des chiffres. Dans ce domaine, nous pourrions être autonomes et souverains – deux mots que nous utilisons en boucle, à juste titre – et éviter à nos armées d’être en difficulté en cas de problème d’approvisionnement à long terme. La mesure que nous proposons est pragmatique et absolument pas idéologique.”
“…tous les budgets régaliens ont augmenté aussi, avec plus 40 % pour le budget de la justice (M. François Cormier-Bouligeon applaudit). Celui des armées a augmenté comme jamais, Mme la ministre l’a rappelé, alors qu’il était autrefois la variable d’ajustement budgétaire. Remettons les idées en place, et surtout, participons tous à la nécessaire cohésion nationale : il serait dramatique que nos concitoyens s’opposent à la montée en puissance de nos armées. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“Il nous faut emporter l’adhésion de la population à l’idée que dans un monde très perturbé, notre défense a besoin d’évolution – celle que nous avons à voter ici aujourd’hui. Par conséquent, nous devons représenter cette unité nationale. Or vous faites le contraire dans vos discours. J’entends toutes les critiques que vous pouvez nourrir à l’égard des deux derniers quinquennats, mais tout de même… Les services publics n’ont pas régressé : le budget de l’éducation nationale a augmenté depuis 2017,…”
“Je suis plutôt heurtée qu’on oppose les besoins des armées et les besoins des services publics.”
“Tout cela n’a pas de sens. Concentrons-nous enfin sur le texte. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et HOR.) Vous savez très bien que vos amendements relèvent de textes financiers et qu’il est impossible de les adopter aujourd’hui. Je ne suis pas très amusante, j’en conviens, mais soyons sérieux : il faut avancer. C’est ce que nos militaires attendent de nous. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et HOR.)”
“J’ai eu tendance à m’endormir lors des nombreuses heures de débat sur le rapport annexé – nous avons examiné des centaines d’amendements dans une ambiance feutrée. (Sourires.) Et nous nous retrouvons maintenant avec les déclinaisons des programmes présidentiels de M. Mélenchon, de Mme Le Pen, de M. Bardella !”
“J’admets mal l’emploi du mot « caprice » à propos du SNU. Ce n’était pas un caprice du président de la République, mais une ambition pour la jeunesse et la cohésion nationale. Certes, il a connu des difficultés de mise en œuvre, parce qu’en définitive, trop d’acteurs d’univers différents devaient gérer des cohortes très importantes de jeunes – puisque l’ambition était que tous les jeunes passent par ce dispositif. Il reste que nous aurions besoin d’un tel dispositif pour notre cohésion nationale. Le service national prévu dans ce texte est structurant et utile, mais nous devons aussi engager notre jeunesse dans les réserves – militaire, sanitaire, citoyenne ou autre – et, bien sûr, dans les armées. (M. Frédéric Petit applaudit.)”
“Nous saluons l’augmentation, prévue dans le texte, de la cible capacitaire pour la flotte d’A400M. Cependant, les missions vont devenir plus importantes et plus diverses. Or certains équipements importants pour ces aéronefs – notamment les capacités d’autoprotection – sont manquants, insuffisants ou non opérationnels. Nous souhaitons donc inscrire dans le rapport annexé qu’une attention particulière doit être accordée aux capacités d’autoprotection. Lors des auditions conduites dans le cadre de la mission d’information sur la mobilité stratégique en Europe et dans les territoires ultramarins, il a été confirmé qu’il s’agissait d’équipements essentiels mais que seule une minorité de la flotte d’A400M en était équipée.”
“Monsieur Lachaud, vous mettez le doigt sur un sujet important : la transition énergétique est en effet indispensable pour nos armées, de même que pour le reste de notre pays. Aujourd’hui, nos armées représentent à peu près 1 % de la consommation générale de carburant et, contrairement à ce que vous dites, la France produit tout de même 1 % de ce qu’elle consomme. J’ai déposé à l’article 6 deux amendements qui permettraient de continuer cette production afin de sécuriser les moyens de nos armées et de garantir leur autonomie énergétique. Vous anticipez sur mes amendements, et je vous en remercie.”
“Je rejoins les propos de M. Lachaud. Il importe d’écrire dans le rapport annexé que nous continuerons à lutter inlassablement contre les violences sexistes et sexuelles dans nos armées, leurs établissements scolaires et leurs unités militaires ; il s’agit d’une priorité. Nous avons créé à ce sujet la cellule Thémis et installé des référents mixité dans toutes les unités et dans tous les établissements scolaires, où ils ont un rôle crucial à jouer pour recueillir la parole et prendre les mesures de protection nécessaires. Cependant, nous devons renforcer l’attractivité de nos armées auprès des femmes et garantir la sécurité de celles qui s’y engagent. Il ne me paraît pas inutile de le faire apparaître dans le rapport annexé. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Marie Récalde applaudit également.)”
“L’adaptation de la loi de programmation miliaire permet de dégager des leviers structurants, que nous devons soutenir. Les travaux en commission ont dégagé des axes d’amélioration. Nous devons poursuivre en séance dans le même esprit, au nom de l’intérêt national. Madame la ministre, le groupe Les Démocrates a toujours été au rendez-vous pour nos armées et vous pouvez compter, une fois de plus, sur notre soutien et notre détermination. Permettez-moi de terminer en disant à nos militaires notre respect et notre profonde gratitude, pour leur engagement sans faille au service de la protection de la nation et des Français. Permettez-moi enfin de rendre hommage aux soldats morts pour la France ces dernières semaines. Nous leur devons tant. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem et sur plusieurs bancs du groupe HOR.)”
“Toutefois, il deviendra impératif que nous suivions avec la plus grande attention les évolutions stratégiques et que nous nous tenions prêts, collectivement, à réviser autant et aussi souvent que nécessaire la loi de programmation pour que la France se tienne aux avant-postes. Adaptation et innovation seront les maîtres-mots qui nous guideront dans les années à venir. Nous devons aussi compter sur la force morale de la nation et sur la résilience des Françaises et des Français, sur leur capacité à se préparer, non pas à la guerre, mais au renforcement de notre sécurité collective. Cette ambition se traduit dans le texte par la montée en puissance de la réserve opérationnelle et la création du service national volontaire : nous y adhérons totalement.”
“Ce sont eux qui se trompent de monde et, ce faisant, ne font que renforcer notre faiblesse et nous placer dans la main de nos ennemis. La souveraineté exige que nous nous posions les bonnes questions pour une actualisation de la LPM qui doit consacrer des moyens supplémentaires à l’augmentation et à l’adaptation de nos capacités – 36 milliards d’euros tout de même ! Le débat qui s’ouvre devra nous permettre de répondre à quelques questions. Comment favoriser la montée en puissance de la base industrielle de défense ? Comment accompagner les sous-traitants de la défense ? Avons-nous anticipé les besoins en main-d’œuvre qualifiée ? Où en sommes-nous de notre autonomie énergétique, sans laquelle nos armées pourraient se retrouver inopérantes ? Ce projet de loi tend à réviser la LPM. Il n’a donc pas vocation à traiter tous les sujets.”
“Ce ne sont pas de petites évolutions, ce sont de profonds changements technologiques et, surtout, stratégiques, dont nous commençons à peine à mesurer les conséquences et qui nous obligent à anticiper l’avenir, pour que la France et les Français demeurent en sécurité dans un monde imprévisible. Pour ce faire, il faut des moyens et une coopération toujours plus poussée avec nos alliés européens. L’interopérabilité des armes est un enjeu majeur, dont nous avons tous conscience. Bien plus qu’une armée européenne, c’est notre capacité à mener des actions en commun qui comptera et assurera notre souveraineté bien loin des tentations isolationnistes, auxquelles certains ici s’accrochent comme à de vieilles lunes.”
“Nous le devons à une politique d’indépendance qui a guidé notre politique de défense depuis le général de Gaulle. Nous le devons aussi à la volonté politique qui a été celle du président de la République depuis 2017, celle de doubler à terme le budget de nos armées en suivant une trajectoire rigoureuse, tenue et ambitieuse. Les crédits sont d’ores et déjà passés de 32 milliards à 57 milliards d’euros, l’objectif est d’atteindre 76 milliards d’euros en 2030. Cette trajectoire était nécessaire au regard de ce que nous apprennent les conflits du monde : guerres hybrides, investissement de l’espace, avènement de la robotique et des drones.”
“Le monde change à grande vitesse et emporte avec lui le destin des peuples et de continents entiers vers la tragédie de la guerre : la guerre, désormais aux portes de l’Europe, la guerre qui fût notre passé et ne doit pas devenir notre avenir. Cependant, pour être respecté, il faut être fort. Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance de la loi que nous discutons aujourd’hui. Sa raison d’être est précisément l’incroyable accélération de l’histoire, qui se déroule sous nos yeux. L’histoire nous oblige à faire preuve de lucidité. Elle nous contraint à la regarder avec gravité. La France a eu l’intuition que se désarmer et se placer sous l’ombre américaine deviendrait tôt ou tard une faiblesse. Mais la France, plus qu’aucun autre pays européen, est solide et peut compter sur son armée pour affronter les menaces qui l’environnent.”
“Nous refusons cette manipulation et ne voterons pas la motion de rejet. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem, EPR et DR.)”
“Vous utilisez votre temps de parole pour dire n’importe quoi et faire des capsules vidéo.”
“Tout cela est délétère pour la démocratie. De plus, sur le fond, vous tenez un double discours. D’un côté, vous ne voulez pas qu’autant d’argent soit consacré aux armées car, selon vous, les priorités sont ailleurs. Toutefois, de l’autre côté, vous énoncez le programme de M. Mélenchon, dont l’application nécessiterait beaucoup plus de dépenses que celles envisagées aujourd’hui.”
“Cette stratégie de blocage permanent relève du harcèlement parlementaire.”
“Cette énième motion de rejet témoigne d’un acharnement à retarder les débats et à éviter la discussion.”