François Jolivet
HOR · France
“Ce même État a exigé d’établissements publics ou de sociétés anonymes une répartition entre le propriétaire et le lieu d’exercice du métier, c’est-à-dire l’exploitation.”
“Heureusement que la France ne se réduit pas à Rouen ! D’une manière générale, la qualité du service s’est améliorée. La création en 2015 de SNCF Immobilier, dont le deuxième propriétaire est la SNCF, a permis de valoriser le patrimoine de la SNCF – cette fois hors gares et infrastructures ferroviaires – et d’affecter la ressource à des mi…”
“Ce qui signifie que certains ministères peuvent refuser de prêter ou de céder des mètres carrés à d’autres, ou s’abstenir de les informer qu’ils sont disponibles pour accueillir du personnel – c’est honteux. Mes derniers propos seront pour les agents.”
“Je ne peux pas ne pas citer Kévin Mauvieux, avec qui j’ai rédigé en 2024, au nom du CEC, un rapport sur cette question, rendu quelques mois après la publication du rapport de la Cour des comptes de 2023.”
“Le patrimoine public est parfois mal placé. Saviez-vous que 23 % de la surface détenue par l’État est déjà louée à des propriétaires bailleurs privés, parce que ce que détient l’État n’est plus utilisable par manque d’entretien ? C’est la raison d’être de l’établissement public industriel et commercial.”
“C’est avec un plaisir non dissimulé que je m’adresse à vous, car le groupe Horizons & indépendants avait saisi le comité d’évaluation et de contrôle (CEC) des politiques publiques quant à la gestion publique du patrimoine immobilier, qui constitue le deuxième poste de dépenses de l’État, après la masse salariale.”
The complete record
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“Je vous remercie pour votre réponse. Toutefois, j’appelle de mes vœux la publication d’un guide adressé à l’ensemble des élus locaux. Cela nous permettra de connaître le nombre maximal de niveaux par classe, dans la limite de vingt élèves – parfois, il n’y a que deux élèves pour un seul niveau, ce qui n’est sûrement pas bon pour eux. Je réitère aussi ma proposition d’organiser des rentrées pluriannuelles, en anticipant les prochaines grâce aux chiffres dont vous disposez.”
“Le calcul des moyennes par classe ne tient compte ni des niveaux ni des enfants en unité localisée pour l’inclusion scolaire, comptabilisés comme les autres alors qu’ils sont une charge de travail supplémentaire. Comment sortir du conservatisme de cette approche globale, afin de permettre aux territoires de s’organiser face à la baisse constatée de la démographie, que je ne conteste pas ?”
“En un mot, la méthode ne fonctionne pas et nous devons en sortir. Il arrive que des classes rassemblent deux, trois, quatre ou cinq niveaux sur le papier, ce qui est impossible à gérer pour les enseignants. L’éducation nationale a-t-elle prévu un guide qui limiterait ce phénomène à trois niveaux par classe, par exemple ? Souvenons-nous que l’école est d’abord celle des enfants, pas celle des maires. Puisque le ministère de Mme Borne détient les effectifs précis de l’ensemble des élèves présents sur le territoire, envisagez-vous de préparer des rentrées sur des périodes de deux ans, avec des effectifs glissants ? Enfin, ma troisième question vous est directement adressée, madame la ministre, puisque vous êtes chargée du handicap.”
“En tant que député de la première circonscription de l’Indre, je souhaite vous apporter ce témoignage : l’Indre est une terre d’expérimentation puisque cinq directeurs académiques des services de l’éducation nationale – ou faisant fonction de directeur – s’y sont succédé en moins d’un an. Cela signifie que la préparation de la rentrée scolaire 2025 est assez difficile. Nous sommes au printemps et, comme l’a dit notre collègue, les inspecteurs de chaque circonscription prennent leurs valises pour prévenir les élus que leurs classes sont menacées. Les élus et les parents sont mécontents ; tout le monde se met à compter les élèves. L’exercice se poursuit et les organisations syndicales annoncent des fermetures éventuelles de classes aux enseignants, avant que leurs managers directs ne le fassent, sans doute parce que ces derniers l’ignorent.”
“Les députés du groupe Horizons & indépendants ne le voteront pas. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR et sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“…c’est avouer son impuissance budgétaire. Si la justice fiscale est un impératif, elle ne doit pas s’appliquer au détriment de la prospérité collective. Ce texte ne répare rien : il fait le choix du décrochage de notre économie.”
“…et l’optimisation agressive ! Le gouvernement nous présentera bientôt, je crois, un projet de loi sur le sujet. (M. Vincent Thiébaut applaudit.) Le tableau économique que vous dressez me semble absurde. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Taxer lourdement les grandes fortunes n’est pas faire preuve de justice fiscale ;…”
“Plutôt que de ressusciter une fiscalité inefficace, peut-être pourrions-nous nous concentrer sur la lutte contre l’évasion fiscale (« Oui, aussi ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP) …”
“…le rendement que vous annoncez me semble illusoire. L’ISF rapportait 4 milliards, mais les 25 milliards dont vous parlez ne sont qu’une illusion. Vous brandissez ce chiffre comme un étendard, mais il flotte dans un vent qui n’existe pas ! D’ailleurs, ce texte ignore les effets de second ordre qu’aurait une telle taxe sur la valorisation des actifs. Comme l’a démontré l’économiste Antoine Levy, la taxation excessive d’un actif entraîne une dépréciation immédiate de sa valeur.”
“…qui méconnaît le rôle des capitaux dans l’économie et leur circulation dans le monde. En réalité, même si je comprends la nécessité pour l’État de dégager des recettes (« Ah ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) ,…”
“La proposition, disais-je, inclut dans son champ les personnes domiciliées en France depuis plus de dix ans. Nous accueillons en ce moment même des investisseurs dans le secteur de l’intelligence artificielle ; or on sait que dans ce domaine, les investissements se font sur le long terme. Au bout de dix ans, ils seront concernés par le dispositif ; soyons sûrs qu’ils partiront et ne reviendront jamais chez nous ! Les conséquences sont évidentes : moins d’investissements directs étrangers (IDE) et un signal désastreux envoyé à ceux qui créent de la valeur et des emplois dans notre pays. Ce texte démontre une vision…”
“Jusqu’à preuve du contraire, c’est encore de cette manière que les choses fonctionnent chez nous : si vous niez l’existence de personnes morales, je crains que ne s’effondre le modèle économique que nous cherchons tous à défendre ici. (Mme Marina Ferrari applaudit.) Pire encore, la proposition ne prévoit aucune exception pour les actifs professionnels. Qu’un chef d’entreprise investisse dans son outil de travail ou laisse dormir son argent sur un compte bancaire, selon vous, c’est la même chose ; pour nous, c’est différent (Exclamations sur quelques bancs du groupe EcoS) car lorsqu’on investit dans sa propre entreprise, on crée des emplois. Par ailleurs, nous pensons que cette proposition, qui devrait, nous dit-on, rapporter 20 milliards par an…”
“…ni sur la position du Conseil constitutionnel à ce sujet, mais je veux faire appel à la réflexion de ceux qui, parmi nous, sont juristes : vous ignorez l’existence de personnes morales, qui sont propriétaires de leur bien.”
“Votre texte est ensuite doublement porteur d’insécurité juridique. Je n’insisterai pas sur son caractère confiscatoire (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS) …”
“La proposition de loi risque également de nuire gravement aux licornes françaises – dont certains, dans vos rangs, font la promotion –, alors qu’elles peinent déjà à rivaliser avec leurs concurrentes américaines ou asiatiques. Elles sont souvent déficitaires plusieurs années avant d’atteindre la rentabilité ; mais même en l’absence de rentabilité, vous voulez les soumettre à l’impôt. Les taxer sur leur patrimoine plutôt que sur leurs revenus, c’est sans doute les condamner à l’échec.”
“À quoi bon vouloir taxer davantage, s’il ne reste finalement plus rien à taxer ?”
“Confiscatoire, une telle fiscalité ne ferait qu’encourager l’exil fiscal dans des pays que vous aimez bien – l’Espagne, le Portugal – ou que vous aimez moins, comme la Suisse, toujours désireuse d’accueillir des sièges sociaux. Elle priverait ainsi la France de talents, d’emplois et de contributions économiques durables.”
“C’est donc une double peine : un entrepreneur dont l’entreprise connaît une mauvaise année devrait payer malgré tout ; un propriétaire d’actifs immobiliers, peu liquides, serait contraint de vendre à perte.”
“L’intitulé de la proposition de loi est accrocheur ; il est pur, il est dur, et la mécanique proposée brutale. (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS.) L’impôt plancher qu’elle prévoit semble bien éloigné de la réalité économique : il s’appliquerait quels que soient les revenus générés par le patrimoine, sans que soient prises en compte les crises économiques, les fluctuations des marchés ou même les obligations déjà en vigueur.”
“Si vous considérez que mon amendement est mal rédigé, il est toujours possible de le sous-amender. Par ailleurs, il est vrai que mon amendement n’offre aucune garantie concernant la bonne tenue des travaux mais on pourrait en dire autant de l’amendement précédent ou même de la proposition de loi dans son ensemble. De ce point de vue, il n’est ni meilleur ni pire. En revanche, avec mon amendement, un financement est assuré alors qu’avec votre proposition de loi, ce n’est pas le cas.”
“L’audit thermique ne garantit pas la qualité des travaux puisque ces derniers n’ont pas encore été réalisés. Il faut attendre un an après la fin des travaux pour réaliser un audit thermique. On peut ainsi étudier le fonctionnement de l’immeuble pendant cette période et savoir si les travaux ont été faits correctement. D’ailleurs, des immeubles Pinel livrés en 2020 – il y a donc cinq ans – ne disposent toujours pas du diagnostic relatif à la réglementation environnementale 2020 (RE2020). Madame la ministre, votre réponse me surprend davantage même si j’ai bien compris qu’il était hors de question que mon amendement soit adopté. Dès lors qu’un propriétaire bailleur a déduit de sa base imposable les appels de fonds destinés aux travaux de rénovation thermique, pourquoi n’aurait-on pas la certitude que les travaux seront bien réalisés ?”
“Imaginez que vous devez faire des travaux sur un IGH (immeuble de grande hauteur) de 600 logements. Pensez-vous qu’ils seront engagés dans un délai de trois ans ? Réponse : non.”
“Oui mais quand les travaux sont-ils lancés ? Il me semble que vous parlez d’une matière que vous méconnaissez.”
“Je me mets simplement à la place du syndic ! Vous affirmez que l’audit thermique garantirait l’efficacité des travaux engagés. Or on ne sait pas à quel moment il intervient.”
“Monsieur le rapporteur, vous avez expliqué qu’un audit énergétique était nécessaire car, selon vous – en l’état actuel de vos connaissances –…”
“J’ajoute que, si cet amendement était adopté, Mme Lejeune serait satisfaite puisqu’il permettrait d’aboutir au même résultat que celui qu’elle visait au travers de l’amendement n o 21, avec la certitude que les travaux seront faits.”
“Je rappelle que les propriétaires – occupants et bailleurs – déduisent ces travaux de leur base imposable. On aura donc la certitude que l’opération ira jusqu’à son terme et que les travaux seront engagés dans un délai raisonnable puisque, à défaut, les propriétaires occupants subiront un redressement fiscal. Par ailleurs, grâce à ce dispositif, qui apaisera les relations entre les uns et les autres, les copropriétés disposeront d’un temps ô combien nécessaire. En effet, il faudra s’armer de patience avant de réaliser une étude thermique car les bureaux d’études seront extrêmement sollicités. De même, il faudra disposer du temps nécessaire pour lancer une consultation et trouver des entreprises disponibles tant la demande sera forte – tous les bras disponibles dans notre pays n’y suffiraient pas.”
“Cet amendement du groupe Horizons & indépendants vise à libérer le propriétaire bailleur de ses obligations lorsque le logement est, malheureusement pour lui, situé dans une copropriété et que son statut ne lui permet pas d’être majoritaire. Pour convaincre les propriétaires occupants de la nécessité d’engager des travaux, il est souhaitable que le syndic délibère favorablement en procédant à un appel de fonds. Car, vous le savez, les copropriétés disposent d’un fonds spécifique destiné à financer d’éventuels travaux – gros entretien, réparation importante, changements de composants, isolation par l’extérieur. Dès lors, la copropriété serait libérée de ses obligations. Nous invitons donc les copropriétés à ouvrir un fonds dédié aux travaux de rénovation énergétique.”
“Étant donné la crise que traverse le secteur du logement, je vous laisse imaginer les conséquences d’une telle mesure. Je voterai donc contre ces amendements et j’espère avoir éclairé mes collègues du groupe Écologiste. (M. Henri Alfandari applaudit.)”
“L’une des failles de la loi « climat et résilience » est de distinguer le propriétaire occupant du locataire occupant. Le premier peut polluer, contrairement au second qui doit imposer à son propriétaire de réaliser des travaux. Cela peut se comprendre dans une maison individuelle mais plus du tout dans un immeuble où la très large majorité des propriétaires occupent leur logement et n’ont pas toujours la possibilité de financer ces travaux : le bailleur, qu’il soit multipropriétaire ou pas, est alors condamné à perdre !”
“Je voudrais rappeler aux intervenants de tous les bancs qu’au sein des assemblées générales de copropriétaires, ce ne sont pas les propriétaires bailleurs qui sont majoritaires mais les propriétaires occupants. Je fais partie de ceux qui n’ont pas voté la loi « climat et résilience » en raison de ses dispositions relatives au DPE, à l’hydroélectricité et au ZAN. Sur au moins deux, voire sur les trois sujets, je pense que j’avais raison. On aboutirait à ce paradoxe que la loi autoriserait le propriétaire d’un logement classé G à y vivre mais pas à le louer s’il n’a pas obtenu de l’assemblée générale, au sein de laquelle sa voix est sans doute très minoritaire, l’autorisation d’engager les travaux de rénovation nécessaires !”
“Messieurs les rapporteurs, le délai prévu par l’amendement n o 37 a-t-il vocation à s’appliquer aux organismes HLM ?”
“Au même moment, c’est tout l’inverse que nous constatons aux États-Unis : Donald Trump critique les régulations excessives et dénonce leurs conséquences négatives sur l’industrie automobile américaine ; il se libère, par décret, de l’accord de Paris. Deux salles, deux ambiances, pourrait-on dire. Dans cette situation, la France soutiendra-t-elle, auprès du Conseil de l’Union européenne, un ajustement du calendrier des sanctions ? Si la transition écologique est une nécessité, elle ne peut réussir sans équilibre ni accompagnement. Le groupe Horizons & indépendants soutiendra toujours une France puissante dans une Europe puissante et luttera pour que notre pays ne devienne pas une France cliente dans une Europe cliente. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)”
“Les emplois détruits par l’application de ces amendes étant assumés par chacun des États membres : c’est du perdant-perdant. Je suis d’autant plus inquiet qu’il a été révélé récemment que des fonds publics européens ont financé des ONG, pour qu’elles mènent des campagnes de lobbying auprès de l’administration européenne, des administrations des États membres et des députés européens, pour inciter au soutien du pacte vert pour l’Europe. En France, 200 000 emplois directs dépendent de notre industrie automobile. La rigueur du calendrier européen, combinée à la pression des importations étrangères à bas coût, met en péril ce secteur stratégique pour la France et l’Europe.”
“L’industrie automobile se porte mal en France – je le constate dans l’Indre – et en Europe. Pour ne rien arranger, des sanctions financières extrêmement dissuasives sont entrées en vigueur le 1 er janvier 2025 : elles consistent en une amende de 95 euros par gramme de dioxyde de carbone émis et par véhicule neuf et risquent de coûter plusieurs milliards d’euros à nos constructeurs de véhicules hybrides ou thermiques. La situation alarme les industriels, leurs salariés et leurs sous-traitants, qui investissent pourtant massivement dans la transition énergétique. Les sommes en jeu sont colossales : on les estime à plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’échelle européenne. Je m’interroge sur ce qui ressemble moins à un impôt qu’à une amende perçue par Bruxelles et dont nous n’avons pas discuté dans cet hémicycle.”
“Sans surprise, le groupe Horizons & indépendants ne votera pas cette motion de censure. La stratégie de la terre brûlée n’est pas nôtre. Je conclurai en citant François Mitterrand qui disait : « L’échec n’est pas d’arriver nulle part, mais de n’avoir pas essayé. » Vous pouvez et pourrez compter sur nous, monsieur le premier ministre, pour essayer, avec le gouvernement, de relever les défis innombrables auxquels nous faisons face. Sachez que mon groupe souhaite votre réussite. (Applaudissements sur les bancs des groupes HOR et EPR. – M. Pascal Jenft applaudit également.)”
“De même, par le biais de la réduction de loyer de solidarité (RLS), nous avons souhaité réduire de 200 millions d’euros l’effort financier pesant sur les bailleurs HLM. Je souhaite que nous retrouvions cet esprit de consensus quand le projet de loi de finances reviendra à l’Assemblée. Le groupe Horizons & indépendants défend la nécessité d’orienter l’épargne privée vers l’achat de logements neufs en facilitant les donations des grands-parents à leurs petits-enfants, et des parents à leurs enfants, cela pour une durée d’un an. Je sais que le Sénat nous a entendus. Plus largement, la politique du logement doit être réinventée car trop de Français voient leur projet de vie contrarié ou empêché du fait de difficultés d’accès à un logement. Je pense aux étudiants mais aussi aux familles monoparentales. Il est temps d’agir pour eux.”
“C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’en tant que rapporteur spécial j’avais réuni tous les groupes parlementaires lors du travail sur le budget pour 2025, afin de relancer la construction de logements neufs. Des centaines de milliers d’emplois non délocalisables sont menacées dans les domaines de l’immobilier, du BTP – bâtiment et travaux publics –, de la promotion et désormais, monsieur le ministre de l’économie et des finances, dans les industries des matériaux de construction, lesquelles commencent, depuis quelques jours, à arrêter leurs chaînes de production. Nous sommes parvenus à un accord sur l’extension à tout le territoire du prêt à taux zéro pendant trois ans pour les logements neufs et anciens rénovés.”
“Nous soutiendrons les initiatives qui garantiront la sécurité. En particulier, nous serons aux côtés du ministre de l’intérieur et du garde des sceaux pour pourrir la vie des narcotrafiquants. Il est urgent d’assécher le marché des stupéfiants et de rendre notre arsenal pénal plus dissuasif. À titre personnel, je m’étonne que les employeurs qui exigent un extrait de casier judiciaire vierge pour certains emplois ne soient pas informés des condamnations pour consommation de stupéfiants – et cela concerne aussi les administrations. L’usage de drogues est un délit et l’impunité, à tous niveaux, ne doit plus exister. Le logement peut être un combat collectif gagnant. Nous l’avons démontré ici tous ensemble quel que soit notre groupe. Cette question peut en effet nous rapprocher.”
“Les forces de sécurité et leurs familles méritent tout notre soutien et tout notre respect. S’il y a une apologie à faire, c’est sans doute la leur, en priorité, plutôt que de faire la promotion de l’apologie…plutôt que de prôner la suppression du délit d’apologie du terrorisme.”
“Et ce n’est pas l’échéance, à mon avis prématurée, d’interdictions en lien avec le diagnostic de performance énergétique le 1 er janvier qui me fera changer d’avis. Comme le disait le canadien David Easton s’adressant à des parlementaires britanniques : surtout, si l’État n’a plus d’argent – ce qui est notre cas –, veillez à ce que l’administration ne s’occupe pas en créant des normes, car après cela, vous aurez encore moins d’argent. Veillons à faire de cette analyse la nôtre et de cette devise le guide de notre action pour les prochaines années. De la même manière, la sécurité ne doit pas passer à l’arrière-plan de l’action publique. Je tiens à rendre hommage publiquement à celles et ceux qui nous permettent de vivre en sécurité et qui sont trop souvent la cible d’attaques inacceptables.”
“Ce n’est d’ailleurs pas totalement un hasard si la commission des affaires sociales est présidée par l’un des nôtres. Notre groupe défend également la recherche des économies. La revue des dépenses publiques doit nous guider. Ce qui est inutile doit disparaître. Nous devons cesser d’emprunter notre niveau de vie, et ce sur le dos de nos enfants et de nos petits-enfants, à qui nous transmettons la charge de rembourser cet argent. Nous sommes également totalement en phase avec l’objectif de simplification des démarches administratives et nous serons force de proposition auprès de Laurent Marcangeli. Le mal français, dénoncé par Alain Peyrefitte il y a cinquante ans, a hélas progressé.”
“Dès lors, venons-en à ce sujet. La cote d’alerte budgétaire est atteinte. Le groupe Horizons & indépendants est attaché à la sauvegarde de la retraite par répartition. Il ne s’agit pas de renoncer aux évidences budgétaires et démographiques de notre pays. Tout temps perdu est définitivement perdu. Toutes les réformes sont contestables mais refuser l’obstacle est condamnable. Nous défendons l’effort – mais un effort juste en matière de retraites. J’ajoute que notre groupe est très attaché aux questions sociales et au dialogue social.”
“Certains privilégient l’affrontement, mais nous sommes encore quelques-uns à préférer le travail au tapage, et à défendre pour chacun de nos départements de petites avancées plutôt que des grands soirs qui ne viendront jamais. Nos électeurs nous ont élus pour agir. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La participation considérable aux élections législatives de l’été dernier démontre que la politique est encore un recours. On ne m’a jamais beaucoup parlé de nos débats sur le fond à l’Assemblée nationale, on a plutôt évoqué nos tapages. En revanche, mes concitoyens me parlent toujours de logement, d’emploi, de santé et d’ordre public mais aussi des retraites.”
“Vous n’avez pas de solution de rechange car nul n’est majoritaire dans cet hémicycle et les Français nous ont envoyés ici pour que nous nous entendions. Je souhaite d’ailleurs remercier Olivier Faure pour les propos qu’il a tenus.”
“On peut d’ailleurs compléter cette liste avec les annonces faites par le premier ministre lors de sa déclaration de politique générale. Rétablir nos comptes publics ? C’est non. Simplifier la vie des usagers des services publics ? C’est non. Faire exécuter les obligations de quitter le territoire français ? C’est non. Faire confiance aux partenaires sociaux pour améliorer la réforme des retraites ? C’est toujours non. À croire que toute personne qui ne s’appelle pas Jean-Luc Mélenchon ne peut avoir raison. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il est malhonnête de dire que le vote de la censure n’a rien changé. Dans la vie publique comme dans la vie privée, l’inconséquence a toujours un prix. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.) Oui, chers collègues signataires, vous avez réussi un coup politique le 4 décembre dernier grâce à une conception très large de la gauche puisque, sans les voix d’un groupe situé de l’autre côté de l’hémicycle, la motion de censure n’aurait pas été adoptée. Vous avez mis la France à l’arrêt et vous voulez récidiver. Vous persistez. Tant pis pour les Français les plus modestes, tant pis pour les agriculteurs qui nous alertent depuis plus d’un an, tant pis pour les investissements pour la défense, tant pis pour les territoires ruraux, tant pis pour la Nouvelle-Calédonie et tant pis pour les recrutements d’AESH prévus.”
“De même, s’agissant des taux de croissance, la prévision pour 2025 est révisée à la baisse, passant de 1,1 % à 0,9 %. La France, puissance nucléaire dans un monde dangereux où ont lieu des attaques multiples – comme l’a rappelé notre premier ministre – n’a pas de budget : quel exemple ! La continuité dans notre pays est assurée par la loi spéciale qui reconduit toutes les dépenses ayant été engagées, par arrêté ou contrat, avant le 31 décembre 2024. Pour tout le reste, c’est le trou noir. Les dotations d’investissement aux collectivités locales, c’est terminé : au revoir le gymnase, au revoir les travaux sur le bâtiment de l’école, au revoir les emplois créés par ces travaux, au revoir la croissance et bonjour France Travail pour les salariés qui auront été licenciés – cela commence déjà.”
“Avec des ennemis pareils, la finance a encore de grands jours devant elle. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Le groupe Horizons & indépendants a, quant à lui, le sens des responsabilités gouvernementales et celui de la réalité sociale, économique, environnementale et bien sûr budgétaire de notre pays. Nous sommes des modérés, ce qui ne signifie pas que nous sommes tièdes mais bien, toutes et tous, des élus engagés pour redresser le pays car nous préférons le redressement à la chute. En clair, nous placerons toujours les hommes et les femmes avant les dogmes, et la France et les Français avant tout. Il est toujours possible de faire chuter un gouvernement – c’est prévu par la Constitution, par la loi, or nous respectons le droit. En revanche, il est toujours inacceptable de faire dégringoler son pays. En affaiblissant la France – ce qui se paie cash en intérêts d’emprunt –, vous faites un cadeau à nos créanciers.”