Boris Vallaud
SOC · France
“L’urgence agricole est là, dans la canicule qui s’abat sur les cultures et les élevages, dans l’effondrement des rendements, dans les pénuries d’eau. Chez moi, dans les Landes, des milliers d’hectares n’ont pas été remis en culture, jamais le revenu agricole n’a été si bas et les récoltes s’annoncent catastrophiques.”
“…et en refusant d’écarter la question des pesticides ; en interdisant le débat parlementaire sur ce sujet, contrairement à vos propos du matin, et en semant le doute jusque dans vos propres rangs ; en mettant dos à dos l’agriculture et l’environnement, les agriculteurs et le reste de la société, et en prenant ainsi le risque d’ouvrir une…”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Vous passez à côté des urgences car la crise agricole est d’abord, et doublement, une crise environnementale, du fait du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité.”
“Voilà aussi pourquoi nous sommes clairement attachés à l’autorité de la science libérée de toute pression politique et nous n’avons jamais souhaité la réintroduction de molécules (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – Mme Dominique Voynet applaudit également) – tout le reste est mensonge.”
“Depuis des années, les faits s’accumulent, vous répondez par des mesures à court terme ou des sanctions individuelles. Tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux : c’est une réforme d’ampleur dont nous avons besoin.”
“(Mêmes mouvements.) Le prérapport reprend des préconisations de cette proposition de loi, tout comme les dizaines de rapports de nos commissions d’enquête ou de la Ciivise. Nous voulons son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, non à une vague échéance lointaine, mais à une date précise et proche.”
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“Oui : le dernier mot revient à l’Assemblée !”
“…et en refusant d’écarter la question des pesticides ; en interdisant le débat parlementaire sur ce sujet, contrairement à vos propos du matin, et en semant le doute jusque dans vos propres rangs ; en mettant dos à dos l’agriculture et l’environnement, les agriculteurs et le reste de la société, et en prenant ainsi le risque d’ouvrir une guerre de l’eau et une guerre de la santé. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Comment entendez-vous éviter la faillite de l’agriculture française et sa coupure d’avec une société qui ne demande rien d’autre que d’être derrière elle ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et EcoS. – M. Stéphane Peu applaudit également.)”
“Voilà aussi pourquoi nous sommes clairement attachés à l’autorité de la science libérée de toute pression politique et nous n’avons jamais souhaité la réintroduction de molécules (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – Mme Dominique Voynet applaudit également) – tout le reste est mensonge. Nous avons cherché à écrire une loi de compromis utile aux agriculteurs, mais tous les équilibres ont été rompus, tous les compromis ont été trahis. Hier soir, vous avez commis une triple faute, en ne respectant pas votre parole publique…”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Vous passez à côté des urgences car la crise agricole est d’abord, et doublement, une crise environnementale, du fait du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité. (Mêmes mouvements.) Voilà pourquoi, s’agissant de l’eau, notre position est claire : nous sommes favorables à son stockage dans une logique de partage de la ressource et de démocratie locale, pas d’accaparement et de mise sous tutelle. (Mêmes mouvements.) Respectez la démocratie locale de l’eau, qui fonctionne dans les Landes – c’est un exemple que vous devriez regarder.”
“L’urgence agricole est là, dans la canicule qui s’abat sur les cultures et les élevages, dans l’effondrement des rendements, dans les pénuries d’eau. Chez moi, dans les Landes, des milliers d’hectares n’ont pas été remis en culture, jamais le revenu agricole n’a été si bas et les récoltes s’annoncent catastrophiques. Monsieur le premier ministre, vous passez à côté des urgences qui font que les agriculteurs nous parlent de revenus, de trésorerie, de charges, de fourrage. Pourquoi n’êtes-vous pas à Bruxelles pour réclamer des aides exceptionnelles ? Pourquoi n’avez-vous pas déjà engagé un plan fourrage ? Pourquoi n’avez-vous pas encore abondé le fonds d’allègement des charges alors que, partout en France, beaucoup de paysans se demandent s’ils passeront l’hiver.”
“Je demande une suspension de séance de cinq minutes.”
“Je demande une suspension de séance de cinq minutes.”
“– Applaudissements sur quelques bancs des groupes EcoS et GDR.)”
“(Mêmes mouvements.) Le prérapport reprend des préconisations de cette proposition de loi, tout comme les dizaines de rapports de nos commissions d’enquête ou de la Ciivise. Nous voulons son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, non à une vague échéance lointaine, mais à une date précise et proche. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Monsieur le premier ministre, quand comptez-vous mettre à l’ordre du jour cette proposition de loi transpartisane ? Dans cette assemblée fragmentée, où les consensus sont rares, il existe un sujet à la fois majeur et réunissant une majorité au sein de notre hémicycle : celui d’une future loi intégrale. Notre assemblée est prête à travailler. La France l’attend ; nous, nous vous attendons. (Les députés du groupe SOC se lèvent et applaudissent.”
“Depuis des années, les faits s’accumulent, vous répondez par des mesures à court terme ou des sanctions individuelles. Tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux : c’est une réforme d’ampleur dont nous avons besoin. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Le mal auquel la société est confrontée se révèle profond, massif : il faut une réponse systémique et globale, laquelle ne sera possible qu’à partir d’une révolution culturelle, sociale, politique. La solution existe : nous vous avons demandé et vous demandons une nouvelle fois de la clarté. Depuis neuf mois, Céline Thiébault-Martinez et 164 autres députés soutiennent la proposition de loi visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants.”
“Hier soir, monsieur le premier ministre, à peine rendu public le prérapport d’inspection consacré à l’affaire de la petite Lyhanna, les sanctions individuelles à l’encontre de magistrats et de gendarmes occupaient l’essentiel de votre communication. Pourtant, à lire ce document, les responsabilités individuelles ne sont pas l’essentiel. Les fonctionnaires, débordés, doivent gérer de front et dans l’urgence des dizaines, des centaines de dossiers. Surtout, le rapport constate des manquements systématiques : systèmes d’information défaillants, procédures de dessaisissement archaïques, priorités qui changent régulièrement. Ce que nous lisons, c’est un problème de moyens, de structure, d’organisation de notre système judiciaire.”
“(Mêmes mouvements.) Confirmez-vous devant la représentation nationale – si vous ne répondez qu’à une seule question, que ce soit celle-ci – que la France défend la suspension de l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne, et que vous employez tous les moyens à la disposition de notre pays pour convaincre nos partenaires européens d’approuver sans retard cette suspension ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)”
“Monsieur le premier ministre, le mandat de la Finul trouvera son terme en décembre 2026. Comment la France compte-t-elle s’engager aux côtés des Libanais pour exiger le maintien d’une force d’interposition sous mandat international, seule garantie de la paix et de la sécurité ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et EcoS.) Quelles sanctions économiques et diplomatiques réelles, concrètes, fortes comptez-vous prendre afin de faire pression sans délai sur Israël pour que cessent ses pratiques criminelles ?”
“Plus de 1 million de personnes déplacées, plus de 3 000 civils tués et 10 000 blessés : Israël est engagé dans une fuite en avant meurtrière, s’avançant toujours plus loin vers le nord du Liban, en violation du droit international et de la souveraineté d’un État francophone et francophile, d’un pays ami. L’histoire se répète tragiquement pour les Libanaises et les Libanais, pris dans des guerres qui ne sont pas les leurs, pris en étau entre Israël et le Hezbollah, responsable notamment de la mort de deux de nos soldats : l’adjudant Montorio et le caporal-chef Girardin. Les solutions sont connues : retrait immédiat d’Israël, respect du cessez-le-feu, désarmement du Hezbollah au profit des forces armées libanaises, dialogue diplomatique régional avec toutes les parties prenantes, y compris l’Iran.”
“Certes, mais c’est le député Echaniz qui vous pose la question !”
“Au nom des Françaises et des Français qui respectent le travail et son œuvre, nous nous opposerons à cette motion de rejet. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC ainsi que sur quelques bancs des groupes LFI, EcoS et GDR.)”
“Votre proposition est inadmissible. Nous aurions aimé disposer de plus de deux minutes pour le dire, alors que les séances de ce matin et de cet après-midi lui étaient réservées. Vous voulez ordonner à chacun de travailler plus, cependant vous ignorez que la moitié des hommes et des femmes en emploi en souffrent ; qu’ils aimeraient d’abord travailler mieux, parce qu’ils aiment leur métier ! Vous ignorez que 20 % des Français travaillent pendant leur temps de loisir ; que 37 % travaillent alors qu’ils sont malades ! Posez-vous la question du bien-être et de la dignité au travail, demandez-vous plutôt comment les Français pourraient bien vivre de leur travail ; n’esquivez pas les vrais débats qui traversent la société ! (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons mieux vivre ensemble.”
“Vous préférez le passage en force, les manigances de couloir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Et le gouvernement s’entête avec vous dans la contemplation du désastre !”
“(Mêmes mouvements.) Ils achèvent un peu plus nos précieuses conquêtes, acquises depuis si longtemps : le respect des partenaires sociaux, le culte du compromis, la nécessité du dialogue social ! Comment pouvez-vous persister, alors que devant l’Assemblée nationale, l’ensemble des organisations syndicales dénoncent à l’unisson un coup de force, une manigance, des expédients de garçon de bain ? Ce n’est pas souhaitable. Ne sentez-vous pas, dans les profondeurs du pays, sourdre le désir ardent de concorde, de compromis ? (Protestations sur les bancs du groupe EPR.)”
“Me voici à la tribune, cédant à l’aimable insistance de mes amis, comme disaient les radicaux. (Sourires.) D’abord pour dénoncer la méthode, constante, d’un macronisme au crépuscule, au seuil de tirer le bilan accablant d’une politique sociale qui aura massacré les masses pour ne servir les intérêts que de quelques-uns, comme il continue de le faire aujourd’hui. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et sur quelques bancs du groupe GDR.) Les macronistes ne défendent pas les artisans boulangers de nos bourgs et de nos villages, ils défendent les chaînes, les actionnaires, les dividendes, certainement pas les droits des travailleurs conquis dans la lutte !”
“Bon… (L’orateur se dirige vers la tribune sous les applaudissements de plusieurs députés des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et EPR. – Sourires sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Je mesure l’excès de la demande que j’ai formulée plus tôt, celle d’une suspension d’une demi-heure de la séance. Pour cette raison, j’en demande une de trente minutes. (Sourires et applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.)”
“Une fois de plus, nous assistons à une manœuvre dilatoire qui vise à contourner l’Assemblée nationale, à refuser le débat de fond que nous proposions et à nous faire siéger un vendredi, alors que nous étions convenus avec le gouvernement qu’il n’en serait rien. Je demande une suspension de séance pour une durée d’une demi-heure.”
“…car ils avaient choisi de profiter de leurs jours chômés et indemnisés pour fuir les débats, témoignant ainsi de leur manque de courage, notamment pendant la période budgétaire.”
“les députés ainsi que les membres du gouvernement se lèvent et applaudissent.)”
“Sa vie fut une vie d’engagements, d’accomplissements, mais aussi, inévitablement, une vie d’épreuves. Le 21 avril 2002 reste un traumatisme pour nombre de nos concitoyens. La dignité, la fermeté de la réaction de Lionel Jospin, qui prit sur lui la responsabilité de cette défaite – qui, naturellement, le dépassait – explique beaucoup, sans doute, qu’il soit devenu une conscience morale pour une immense majorité de Françaises et de Français. Lionel Jospin laisse à la France des lois, des progrès sociaux, un peu plus d’égalité et de justice. Il nous laisse un modèle d’intégrité politique. À chacune et à chacun d’entre nous de cultiver son héritage. Dans la tristesse de ce jour, mes pensées vont à celles et ceux qui l’ont aimé, à ses proches et à sa famille. (Mmes et MM.”
“Ces emplois jeunes prolongeaient la préoccupation constante et exigeante de Lionel Jospin envers la jeunesse, lui qui fut enseignant et ministre de l’éducation nationale. Homme de gauche, homme d’État, grand socialiste, il a montré, dans l’exercice de ses fonctions de ministre de l’éducation nationale, son attachement à l’équilibre de nos grands principes républicains, tels que la laïcité, en faisant face avec rigueur et humanisme à l’émergence des polémiques sur le port du voile dans les établissements scolaires. « La laïcité de l’école, disait-il, doit être une école de tolérance, où l’on n’affiche pas de façon spectaculaire ou ostentatoire les signes de son appartenance religieuse » ; et d’ajouter que « l’école est faite pour accueillir les enfants et pas pour les exclure ».”
“Cette persévérance et cette éthique démocratique sont mères des grandes réformes dont les Françaises et les Français bénéficient encore aujourd’hui : CMU, pour affirmer la dignité de tous ; porter haut l’égalité avec le pacs ; regarder en face notre histoire avec la loi de Christiane Taubira tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Refusant une société de marché, Lionel Jospin a promu en son temps des réformes visant à transformer l’économie de marché, en s’attachant en particulier au travail. Je pense bien sûr à la réforme des 35 heures, conduite en impliquant, une fois encore, les partenaires sociaux, mais aussi à l’expérimentation réussie des emplois jeunes, à la croisée de l’économie de marché et de l’économie sociale et solidaire.”
“Toute sa vie, Lionel Jospin aura été un homme d’engagement, d’action, dans la fidélité exigeante à ses convictions de socialiste et de républicain. Pour mener ses combats à bien, Lionel Jospin a su être l’artisan d’unions et de majorités plurielles, de la victoire de 1981 à la gauche plurielle de 1997. En basketteur qu’il était, il aura su constituer et animer des collectifs, permettant la pleine expression des talents – qu’il savait reconnaître dans leur diversité. Plus encore, Lionel Jospin a eu à cœur de faire émerger des majorités sociales, en donnant une place et un rôle particulier aux partenaires sociaux, en pratiquant le débat et l’argumentation exigeante. Nul besoin d’outrance ; ne pas chercher à accentuer les clivages de la société, mais convaincre, toujours.”
“Il y avait une chute, c’est dommage ! (Sourires.)”
“Je demande une suspension de séance pour que la représentation nationale puisse être éclairée à ce sujet.”
“J’ai du mal à saisir s’il s’agit de la niche parlementaire des Républicains ou de celle du Rassemblement national.”
“…et de Cyrielle Chatelain, qui en effet a réagi la première, mais je souhaiterais que le bureau de l’Assemblée nationale se saisisse de ces propos, qui sont extrêmement graves. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, EPR, EcoS et Dem.)”
“Sur le fondement de l’article 100, relatif à la bonne tenue de nos débats. Non seulement j’abonde dans le sens de l’expression de mon collègue…”
“…seront alors possibles, afin que ce pays et ses services publics aient un budget juste, un budget qui permette d’avancer et de préparer l’avenir dans la justice ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“Monsieur le premier ministre, de nouvelles discussions budgétaires s’ouvriront au début de l’année prochain. Pouvez-vous apporter à la représentation nationale la garantie que les compromis, que votre bloc central est incapable de faire avec lui-même…”
“Il y aura une loi spéciale. Nous en prenons acte, mais nous sommes inquiets des modalités de sa mise en œuvre. Et nous disons aussi avec netteté que ce n’est pas une situation durable pour le pays. J’aimerais donc que vous nous éclairiez sur ces modalités et sur ce qu’il va advenir d’un certain nombre de missions budgétaires importantes pour les Françaises et les Français, importantes pour la préparation de l’avenir : je pense à celles relative à l’éducation, à la recherche et à l’enseignement supérieur, au travail et à l’emploi ou encore à l’écologie – autant de sujets de préoccupation. Il n’est évidemment pas question pour nous que les Français et les services publics soient les premières victimes des inconséquences de ceux qui n’ont pas pris leurs responsabilités.”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. Il y a quelques jours à peine se tenait une commission mixte paritaire sur le projet de loi de finances. Après quelques dizaines de minutes, au plus, de discussions, elle a été déclarée infructueuse. Cet échec est d’abord le fruit de l’incapacité de la droite à s’entendre avec elle-même, de l’incapacité de la droite sénatoriale à faire le moindre compromis. La conséquence de son inconséquence est le vote, cet après-midi, d’une loi spéciale. Cet échec témoigne aussi du fait que le bloc central n’a pas grand-chose d’un bloc, alors qu’il fonde votre légitimité de premier ministre.”
“…non parce qu’il serait le nôtre, mais parce qu’il constitue le fruit du compromis républicain et qu’il y va de l’intérêt des Français, de leurs services publics, de la France. (Les députés du groupe SOC se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)”
“…saisir la possibilité du débat parlementaire plutôt que d’abandonner la démocratie à ses mortels ennemis du Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe Dem.) Jamais, pour notre part, nous n’avons eu la fascination du spectacle de la chute, jamais nous ne ferons des gens les victimes de la politique du pire. Nous voterons pour ce budget de la sécurité sociale,…”
“…et la brutalité du PLFSS initial, d’avoir protégé les Français même de façon imparfaite, en un mot d’avoir fait notre devoir. En ce moment à nul autre pareil, au milieu des périls de l’époque, nous n’avons eu que deux préoccupations : d’abord être utiles tout de suite aux Françaises et aux Français qui, n’ayant que leur force de travail pour vivre, n’en vivent pas toujours ; ensuite…”
“Nous assumons, encore une fois, d’avoir fait reculer la politique d’Emmanuel Macron…”
“…elle atteint désormais 3 %, soit 4 milliards d’euros de plus. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.) Par la négociation, la recherche du compromis, au sein d’un rapport de force parfois dur, toujours exigeant, nous assumons d’avoir nettoyé le musée des horreurs dénoncé il y a quelques semaines encore par des syndicats de salariés qui ont souvent joint leur voix à la nôtre afin de faire reculer le projet du gouvernement. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Quant à l’emblématique réforme des retraites, la voilà suspendue. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC. – M. Jean-François Coulomme chante « C’est la fête ! ») La flat tax , totem du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, se trouve remise en cause par la CSG sur les revenus financiers. Il y a un mois, le budget de l’hôpital et de la santé était étranglé, corseté, par une hausse de l’Ondam limitée à 1,6 % :…”
“De la remise en cause des aides à l’embauche outre-mer, plus question.”
“De la réforme de l’assurance chômage, il n’est plus question. Du gel des minima sociaux, des pensions, du barème de la CSG, plus question. Du doublement des franchises médicales, plus question. Du passage au rabot des titres-restaurant et des chèques vacances, plus question. De l’augmentation des cotisations des apprentis, plus question.”
“Aux Français qui s’interrogent, s’inquiètent, je veux dire ce qu’était le PLFSS initial et où nous en sommes après avoir âprement combattu durant des semaines. De la suppression de deux jours fériés, il n’est plus question.”
“Tant pis si certains font aujourd’hui feu sur nous comme hier sur Léon Blum : pour eux, gouverner c’est trahir, même lorsqu’on ne gouverne pas. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC. – M. Erwan Balanant applaudit également.) Tant pis si d’autres, avec le même acharnement à la politique du pire, considèrent que l’on a trop cédé aux socialistes : il nous plaît que notre parti, comme le souhaitait Jaurès, « ne soit pas composé de ces éternels impuissants qui critiquent […] et combattent toujours trop tard ». (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“…car elle a fracturé les Français et affaibli le pays comme jamais. Une opposition utile, fidèle au contrat nous liant aux Français qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie, fidèle à la majorité absolue des vies difficiles, de ceux qui ne peuvent se payer le luxe d’attendre, d’espérer, le luxe du tout ou rien.”
“À nous, socialistes, comme à d’autres, il a fallu penser l’exercice de l’opposition comme on parle de l’exercice du pouvoir : une opposition responsable de chacun de ses actes, qui peut faire et défaire les majorités, faire et défaire les gouvernements, faire et défaire les budgets, mais une opposition déterminée à combattre la politique d’Emmanuel Macron, dont nous dénonçons depuis le premier jour la brutalité (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) et qui se solde par un échec,…”