Laurent Jacobelli
RN · France
“J’aimerais revenir sur tous les amendements de la gauche à l’article 21 ou portant article additionnel après l’article 21. Notre pays est asphyxié par les normes, les directives et les interdictions.”
“Madame la ministre, il ne s’agit pas de priver le commissaire d’informations, mais de faire en sorte qu’il ne participe pas aux réunions des organes décisionnels de l’entreprise qui ne concernent pas les marchés de défense et de sécurité. Je me suis peut-être mal fait comprendre.”
“J’ai entendu les propositions de nos collègues de gauche et d’extrême gauche. Nous avons une vision différente – probablement beaucoup moins intrusive ! – du rôle du commissaire du gouvernement.”
“Il tend à reconnaître l’action de ceux qui ont servi pendant au moins quinze ans au sein de nos armées en créant pour eux le statut de vétéran des armées. Cette mesure permettra de maintenir un lien entre ces vétérans et l’armée, et s’inscrit dans une vision politique favorable à la reconnaissance et à la valorisation de l’engagement.”
“Mais dans les entreprises duales – celles qui travaillent à la fois pour la défense et pour d’autres secteurs industriels, à l’instar de l’automobile –, son rôle doit se limiter à contrôler, analyser et surveiller les aspects relatifs à la défense, tout en laissant le chef d’entreprise libre d’agir sur les autres aspects.”
“Afin de prendre en compte l’impératif de souplesse imposé à la fois par les événements géopolitiques et par la réalité des entreprises, nous proposons que le réexamen de l’arrêté fixant les stocks stratégiques ait lieu une fois par semestre plutôt qu’une fois par an.”
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“J’ai l’impression que pour vous, il est plus simple de se promener cagoulé et agressif que d’être filmé. Mais vous savez, les honnêtes gens n’ont pas peur d’être filmés – c’est peut-être ce qui explique la différence entre nous. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Monsieur Coulomme, je comprends que vous n’ayez pas envie de caméras. Vous auriez peut-être peur de voir – hypothèse au hasard – des collaborateurs parlementaires – voire des députés –commettre des exactions. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Finalement, vous êtes l’image de tout ce que la France déteste et que certaines chaînes privées osent critiquer. Imaginons le pluralisme de l’information sous la gauche ; imaginons la neutralité de l’information avec la gauche au pouvoir ! Honnêtement, il faut en finir avec cela. Oui, il faut des entreprises privées ; oui, il faut des géants contre Netflix ; et non, il ne faut pas de contrôle de l’information, même dans vos rêves ! Vous l’aurez compris, nous ne voterons pas cet article, nous ne voterons pas en faveur de votre texte. Il est temps de vous dire : bonne nuit, faites des cauchemars, mais laissez-nous rêver ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…mais les propos tenus ce soir sont indignes. Cela augure de ce que seraient les médias contrôlés par vous, la gauche : la haine, la chasse aux sorcières, la pensée unique, le wokisme ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Imaginez un futur improbable : la gauche a gagné les élections. Il est 20 h 30, on allume la télévision : il n’y a plus qu’une chaîne ; elle est en noir et blanc parce que la couleur consomme trop d’électricité – nous sommes dans une France décarbonée. (Rires sur les bancs du groupe RN.) Sur cette chaîne en noir et blanc, l’animateur – toujours Léa Salamé – lit le prompteur que le ministre de la culture a rédigé – oui, Jack Lang est à nouveau ministre de la culture. Matthieu Pigasse, le directeur de l’information, souffle dans l’oreillette de Léa Salamé : « Tape sur le capitalisme, tape ! Et traite de fascistes tous ceux qui sont à la droite du Parti socialiste ! » Cette France, c’est la France de Mme la rapporteuse.”
“Nous sommes à l’Assemblée nationale, nous ne sommes pas là pour régler des comptes, ce n’est pas une cour d’école ! Vous signalez que M. Bardella a vendu beaucoup de livres. Vous êtes probablement jaloux – cela ne vous arrivera jamais ! Ensuite, vous proposez une loi contre M. Bolloré. Mais nous ne sommes pas là pour organiser une chasse aux sorcières, monsieur ! Nous sommes ici pour chanter l’amour de la liberté, l’amour de la démocratie, l’amour des médias ; pour célébrer l’amour plutôt que la haine ! Réfléchissez, monsieur Saintoul ! (Sourires sur les bancs des groupes RN et UDR, dont plusieurs députés applaudissent.)”
“Nous ne sommes les amis que de la démocratie et de liberté d’expression ; mais vous, madame, vous êtes l’amie de la… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes RN et UDR applaudissent ce dernier.)”
“Il se fonde sur l’article 100, relatif à la bonne tenue des débats. Je dois m’avouer assez choqué du sous-entendu que madame la rapporteuse a pu faire tout à l’heure. Nous serions « les amis des milliardaires », comme si nos votes étaient dictés par des intérêts personnels.”
“Nous allons voter cet amendement de nos collègues Les Républicains, bien qu’il soit faux. Car nous avons une étude d’impact, nous savons très bien à quoi aboutissent le contrôle de l’information et le refus des chaînes privées. Cela s’appelle la Corée du Nord, la Chine, le Venezuela ; les modèles de cette gauche devenue extrême ! Ils détestent la vérité, ils n’aiment que la vérité d’État. Ils ne veulent pas entendre dire du matin au soir par des chaînes privées que les éoliennes ne servent à rien – ils perdraient leurs jobs ! Ils ne veulent pas entendre qu’il y a des candidats liés aux Frères musulmans dans des partis d’extrême gauche – ils perdraient les élections ! Ils ne veulent pas de la vérité ! Ces gens-là vivent dans le mensonge, parce que le mensonge les nourrit.”
“Aujourd’hui, il y a des géants de l’audiovisuel américains. Ils ont de nouveaux codes, de nouvelles plateformes de diffusion, quand vous êtes restés figés au temps de l’ORTF : la télé en noir et blanc, « Bonne nuit les petits », voire « L’île aux enfants », à entendre ce que vous racontez. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Ces programmes étaient charmants. Malheureusement, le monde a évolué – probablement beaucoup plus vite que vous. Par conséquent, si nous suivons le chemin que vous indiquez, Netflix va tout bouffer : il n’existera plus de chaînes privées en France. C’est probablement ce que vous voulez. Il ne restera que des chaînes publiques – et là, vous serez contents ! –, inféodées à votre idéologie. Honnêtement, vous êtes anachroniques, irréfléchis et sans doute un peu sectaires.”
“En lisant cette proposition de loi, je me demande si Netflix ne vous a pas tenu le stylo. Car vous êtes en train de faire en sorte qu’il n’y ait pas de géant de l’audiovisuel français.”
“Lui, à chaque fois qu’il parle, on marque des points !”
“Intervention inutile ! Ça ne sert à rien !”
“Faux, le système de santé ne fonctionne plus !”
“Partez à Bruxelles, ça nous fera des vacances !”
“Vous êtes tellement prévisible ! On peut changer de ministre ?”
“Quand est-ce que le gouvernement va être renouvelé, justement ?”
“Et sinon, vous parlez de la France un jour ?”
“Comme pour l’agriculture, comme pour l’industrie, nous allons tout perdre. Je vais peut-être vous apprendre quelque chose, à vous qui utilisez l’expression de « souveraineté européenne » : la souveraineté ne peut être attachée qu’à une nation. Or l’Union européenne n’est pas une nation ; elle n’est qu’un club et elle doit le rester. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Sauf votre respect, monsieur le ministre, ce n’est pas à vous ni à moi d’en décider. Des traités européens existent, qui excluent clairement la question de la défense du domaine de préemption de la Commission européenne. Il y a donc bien ici une volonté d’ingérence – une volonté d’étendre les pouvoirs de la Commission au-delà de ceux qui sont les siens. Quelles en seront les conséquences pour la défense française ? Les Français paieront des impôts et Mme von der Leyen décidera quelle entreprise de l’Union sera autorisée à produire.”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) L’amendement n o 2 tend à la même fin.”
“L’amendement n o 1 vise à supprimer l’alinéa 24. Nous savons bien comment l’Europe se jette sur ces occasions de tenter de prendre plus de pouvoir, au détriment de la souveraineté des nations. Lorsqu’il y a une crise de l’immigration, elle veut gérer les flux migratoires – avec l’insuccès que l’on connaît ; lorsqu’il y a une crise sanitaire, elle se substitue aux États pour essayer de la gérer ; lorsqu’il y a une crise internationale, elle ressort l’idée de l’Europe de la défense. (M. Karim Ben Cheikh s’exclame.) C’est la politique du cheval de Troie : en prétendant aider le Groenland et le Danemark, vous essayez de nous refourguer votre Europe de la défense, dont nous ne voulons pas. La suppression de cet alinéa est une question de souveraineté et de défense de la France.”
“…tout ce dont Emmanuel Macron est incapable. Contrairement à Donald Trump, à Emmanuel Macron ou à Ursula von der Leyen, le Rassemblement national refuse de considérer le Groenland comme un instrument. Nous le défendons non pour ce qu’il peut offrir, mais pour ce qu’il est réellement : un peuple, une terre et une identité. Vive la souveraineté des nations, vive l’amitié entre la France et le Danemark, vive la liberté du Groenland et, surtout, vive la France libre et souveraine ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous avons bien compris, collègues macronistes, que cela ne vous gêne pas : la semaine dernière, M. Lescure a autorisé la vente du groupe français LMB Aerospace à un industriel américain, contre l’avis de la direction générale de l’armement. La liste des crimes d’Emmanuel Macron contre la souveraineté française ne fait que s’allonger. Il ne suffit pas de chausser des lunettes de soleil pour défendre la France face aux États-Unis ! (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Il faut du courage, il faut des actes :…”
“…mais jamais en donnant les clés de sa défense et de sa diplomatie – ou ce qu’il en reste sous Emmanuel Macron – à un commissaire européen non élu. Ne soyez pas dupes, chers collègues : cette Union européenne qui veut contrôler nos exportations d’armes, contrôler nos achats et nos ventes d’équipements, qui veut ouvrir encore plus notre marché aux Américains n’est pas un rempart contre la politique de M. Trump. Elle en est au contraire le marchepied.”
“Ils veulent promouvoir l’Europe de la défense, que votre proposition de résolution appelle explicitement de ses vœux. Le Rassemblement national refusera toujours cette mise sous tutelle. La France ne redeviendra puissante qu’en s’affirmant en tant que nation,…”
“…tout y est. Oui, la France, puissance d’équilibre, doit pouvoir faire face aux empires : la Chine, la Russie, les États-Unis. Elle doit cependant faire aussi face à un autre empire, un empire de normes, un ogre de papier qui étend sans cesse ses compétences, au mépris des traités, de la volonté des peuples et de la souveraineté des nations. Cet empire, c’est l’Union européenne. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Car si nous avons bien compris que Donald Trump ne voit dans le Groenland que des ressources à exploiter et un enjeu géostratégique, les européistes baba, adorateurs d’Ursula von der Leyen – il y en a dans cet hémicycle – y voient cyniquement, comme à chaque crise, un moyen d’avancer les pions de leur agenda fédéraliste.”
“Notre monde est marqué par le retour fracassant des empires. Dans ce maelstrom, la France doit retrouver les moyens de peser dans les affaires du monde, en affirmant sa voix singulière, sa voix fidèle au fameux triptyque du général de Gaulle : équidistance, constance et indépendance. Je vous invite à relire à ce sujet la déclaration des droits des peuples et des nations présentée par Marine Le Pen en septembre 2023. Lisez-la :…”
“» De l’autre côté, on trouve une gauche, tout aussi paradoxale, qui brandit en permanence le droit international et les droits humains tout en soutenant les pires dictateurs au monde et tout en refusant que la France puisse disposer de moyens supplémentaires afin de renforcer son armée – et donc défendre ses droits. Le Rassemblement national a toujours défendu quant à lui une troisième voie : celle du respect du droit international. Contrairement à la gauche, il ne le fait pas par posture morale, par candeur pacifiste, mais par pragmatisme. Sans droit international, il ne saurait y avoir de règle du jeu ni d’ordre prévisible : c’est la porte ouverte au chaos et à la loi du plus fort. Or nous ne voulons pas de la loi du plus fort, pas plus que nous ne voulons de la loi du plus faible.”
“Souveraineté, inviolabilité des frontières, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : voilà les principes cardinaux auxquels les députés du Rassemblement national sont attachés et qu’ils revendiquent de défendre, alors que les équilibres d’antan disparaissent peu à peu sous nos yeux. Face à ces grands bouleversements du monde, deux logiques s’affrontent. D’un côté, certains – qui n’en sont pas à un paradoxe près – veulent s’opposer à Donald Trump tout en acceptant la loi du plus fort. M. Attal déclarait par exemple récemment : « Le droit international ne prime plus. C’est un fait : la force règne. On peut le regretter et le subir, […] ou voir le réel et s’y adapter.”
“Le droit des gens est fondé sur la raison et sur l’accord des nations : c’est ce que théorisait Hugo Grotius, père du droit international – et c’est ce que Donald Trump semble oublier lorsqu’il ne voit dans le Groenland qu’un point stratégique ou un réservoir de terres rares. Il oublie que c’est la terre d’un peuple composé de 56 000 femmes et hommes avec une histoire, une culture, des traditions, une dignité. Un peuple fier, qui n’est pas à vendre. Je le dis avec d’autant plus de force que j’ai l’honneur de présider le groupe d’amitié France-Danemark. Je souhaite exprimer à ce titre notre attachement indéfectible au respect de la souveraineté du royaume de Danemark et du Groenland. Ces deux peuples doivent être confortés dans le premier de leurs droits : celui de pouvoir construire leur avenir en toute indépendance.”
“Les Frères musulmans veulent faire des femmes des fantômes et les servantes des hommes ; si vous voulez invisibiliser les femmes, votez LFI ! Vous êtes les suppôts de tout ce qui se fait de pire en matière d’islamisme, de radicalité, de parti de l’étranger. Nous résisterons, car nous aimons la République ! Nous aimons les Français ! Nous aimons la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations prolongées sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“J’aimerais tout d’abord remercier mes collègues des groupes RN et UDR d’être là pour défendre la République ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Les bancs au centre sont anormalement vides. Comme quoi, si centre et courage commencent bien par la même lettre, la ressemblance s’arrête là. Oui, il faut combattre les frères islamistes qui sont en face de nous : LFI ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les avocats du Hamas, les avocats de l’Algérie, les avocats de l’Iran, sont désormais les avocats des Frères musulmans ! Tout ce qui sape la République, tout ce qui sape la laïcité, tout ce qui sape nos valeurs, a des avocats ici ! Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels ; si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ! (Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Oh si, elle est quelque part ! On sait très bien où !”
“J’entends vos paroles, mais je n’y crois pas ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous aimerions vous croire, mais nous avons vu ce qu’il s’est passé s’agissant de l’énergie nucléaire ou de l’agriculture, des composantes de notre puissance, et nous vous avons vu à l’œuvre sur le Mercosur, vous les macronistes, et comment vous avez plié.”
“Il n’en fallait pas plus pour réveiller les vieux démons de la Commission européenne, qui veut toujours tout gérer, tout contrôler, tout uniformiser. Voilà votre Europe de la défense : ne plus contrôler nos achats d’armements, ne plus contrôler nos exportations et peut-être, demain, ne même plus contrôler notre dissuasion nucléaire. Si vous laissez faire, vous réaliserez le rêve du commissaire européen à la défense, qui a encore appelé cette semaine à la création d’une armée européenne. Alors, madame la ministre des armées et des anciens combattants, comment souhaitez-vous répondre à cette nouvelle offensive de Bruxelles contre notre souveraineté ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“C’est précisément ce modèle qui permet à la France de disposer de l’armée la plus performante de l’Union européenne. Cette autonomie stratégique est notre assurance vie, alors que certaines alliances historiques que l’on croyait acquises pourraient être remises en cause. C’est un rappel d’une vérité simple : une nation qui veut rester libre doit d’abord être capable de compter sur elle-même, donc d’assumer son devoir de puissance. La France, en matière d’armement, est de fait indépendante, souveraine et compétitive.”
“Un article de La Tribune nous a appris récemment que la très impérialiste Commission européenne voulait désormais contrôler les exportations d’armement français. Ce serait une folie car la France dispose d’un modèle d’exportation efficace, qui génère près de 22 milliards d’euros et finance un armement autonome et stratégique, lequel nous met à l’abri d’influences étrangères. C’est aussi un des derniers outils diplomatiques qui reste encore à notre pays. Alors que chacun déplore la désindustrialisation, il faudrait faire le contraire et protéger coûte que coûte des groupes exportateurs comme Dassault, Naval Group, Thales et tant d’autres, qui créent de la richesse, de l’emploi et du savoir-faire sur notre sol, tout en contribuant directement à notre sécurité nationale.”
“Bravo ! La stabilité dans la médiocrité !”
“C’est faux ! On parlait des intercommunalités !”
“Nous avons déjà un demi-million de migrants légaux par an, 1 million de migrants illégaux et des OQTF jamais exécutées. Ajoutez-y le renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée : les portes et les fenêtres sont grand ouvertes. Croyez-le bien : nous allons le payer très cher ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Comprenez cela, et vous comprendrez pourquoi l’assimilation est la clé du succès. La France est devenue très attractive puisque les autres pays d’Europe – y compris le Danemark, dirigé par des socialistes – ferment leurs portes à l’immigration. (M. Antoine Léaument s’exclame.) Elle est si attractive que tout nouvel élément qui contribuerait à attirer davantage les étrangers sur notre sol endommagerait le pacte social français. C’est précisément ce que vous faites. Le rapport prévu par cet amendement demande donc que l’on établisse les effets de votre mesure sur l’attractivité migratoire du pays. (« Allez, c’est terminé ! » sur les bancs du groupe SOC.)”
“Ils aimaient tellement la France qu’ils ont demandé la nationalité française. Ils n’ont jamais touché 1 euro de la solidarité nationale ; ils n’ont jamais violé une loi et n’ont jamais rien demandé d’autre que d’être français. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“Je tiens à dire au député Léaument que mes grands-parents sont arrivés en France légalement. Ils ont travaillé toute leur vie, ils ont payé des impôts.”
“Les impôts ne cessent d’augmenter sous l’ère macroniste, comme précédemment sous l’ère socialiste ; ils augmenteront encore pour payer des aides sociales, un hébergement ou des soins à des gens qui, du moins pour certains d’entre eux, ne travaillent pas – et qui devraient donc quitter le territoire. Les Français doivent savoir combien votre folie leur coûte. D’où la demande de rapport, objet de mon amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Les autres pays ayant fermé la caisse, les migrants du monde entier vont dans le plus généreux, la France ! La surreprésentation des étrangers parmi ceux qui captent les ressources sociales du territoire est flagrante. Beaucoup de Français travaillent dur et payent des impôts, alors que des étrangers touchent des aides sociales. Nous voulons évidemment qu’un étranger dont le titre de séjour arrive à échéance, qui ne travaille pas et qui vit de la générosité nationale, ne puisse pas rester sur le territoire. Cela coule de source. Puisque vous êtes opposés à une telle idée, il faut bien que les Français sachent combien votre proposition de loi leur coûtera.”
“Nous sommes les plus généreux de l’Union européenne.”
“J’en viens à l’amendement. Il est un autre fait, que vous allez nier : la France est devenue un guichet social qui attire le monde entier.”
“Non, je suis d’origine italienne ! (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)”