Laurent Jacobelli
RN · France
“J’aimerais revenir sur tous les amendements de la gauche à l’article 21 ou portant article additionnel après l’article 21. Notre pays est asphyxié par les normes, les directives et les interdictions.”
“Madame la ministre, il ne s’agit pas de priver le commissaire d’informations, mais de faire en sorte qu’il ne participe pas aux réunions des organes décisionnels de l’entreprise qui ne concernent pas les marchés de défense et de sécurité. Je me suis peut-être mal fait comprendre.”
“J’ai entendu les propositions de nos collègues de gauche et d’extrême gauche. Nous avons une vision différente – probablement beaucoup moins intrusive ! – du rôle du commissaire du gouvernement.”
“Il tend à reconnaître l’action de ceux qui ont servi pendant au moins quinze ans au sein de nos armées en créant pour eux le statut de vétéran des armées. Cette mesure permettra de maintenir un lien entre ces vétérans et l’armée, et s’inscrit dans une vision politique favorable à la reconnaissance et à la valorisation de l’engagement.”
“Mais dans les entreprises duales – celles qui travaillent à la fois pour la défense et pour d’autres secteurs industriels, à l’instar de l’automobile –, son rôle doit se limiter à contrôler, analyser et surveiller les aspects relatifs à la défense, tout en laissant le chef d’entreprise libre d’agir sur les autres aspects.”
“Afin de prendre en compte l’impératif de souplesse imposé à la fois par les événements géopolitiques et par la réalité des entreprises, nous proposons que le réexamen de l’arrêté fixant les stocks stratégiques ait lieu une fois par semestre plutôt qu’une fois par an.”
The complete record
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“Elle ne peut exister en droit : l’article 4 du traité sur l’Union européenne dispose sans équivoque que la défense relève exclusivement des États membres, si bien que la récente nomination d’un commissaire européen à la défense constitue une simple imposture. Elle ne peut exister en pratique ; les faits nous le prouvent chaque jour. Alors que l’interopérabilité devrait constituer une priorité pour les armées européennes, tous nos partenaires, à l’exception notable de la Grèce et de la Croatie, tournent le dos à notre bon vieux Rafale pour acheter des F-35 américains. Surtout, elle ne peut exister stratégiquement, faute de doctrine militaire commune, et pour cause : pas de doctrine sans souveraineté, de souveraineté sans peuple.”
“J’ai bien une idée : mis à l’écart de la scène nationale, Emmanuel Macron se rêve un destin européen, d’abord en s’improvisant chef de guerre avec son projet insensé d’envoyer des troupes en Ukraine, puis en agitant l’Europe de la défense, comme un enfant gâté son hochet, pour tenter de reconquérir auprès des autres peuples la confiance que lui ont retirée les Français. Derrière les gesticulations et les discours ampoulés, tandis qu’il s’imagine géant, figure d’une fresque que l’histoire lui refuse, l’enjeu est bien plus grave : il s’agit de notre souveraineté. La véritable question est simple : comment garantir, aujourd’hui comme demain, l’indépendance de notre défense nationale ? En effet, que cela vous plaise ou non, l’Europe de la défense n’existe pas.”
“Après que vous avez échoué à construire l’Europe sociale, industrielle, agricole, l’Europe de l’énergie ou celle de l’immigration, pourquoi votre nouvelle lubie, l’Europe de la défense, connaîtrait-elle un autre sort ? Elle aussi est vouée à un échec programmé, voire déjà consommé à travers le fiasco du char et de l’avion du futur, le MGCS et le Scaf. Au fond, cela vous importe peu ; vous semblez préférer un échec européen à un succès français. Comment peut-on faire preuve d’autant d’aveuglement ?”
“C’est combien la location au mètre carré, là-bas ?”
“Socialiste ! Vous n’êtes pas pour la liberté !”
“Et, en URSS, on pouvait voter pour les femmes ? Ah non, on ne votait pas !”
“Arrêtez votre cinéma ! Cela manque de conviction !”
“Tous les ministres de Pétain étaient socialistes ! Et la francisque de Mitterrand ?”
“Il est où Andy Kerbrat ? Ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu !”
“C’est une réalité statistique. Vous évoluez dans une réalité fantasmagorique. Cessez de fantasmer, madame, regardez le monde tel qu’il est ! Vous quitterez alors peut-être les bancs de l’extrême gauche… (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous venez, madame, de traiter la police, la gendarmerie nationale et la justice française de racistes ! Vous niez les faits : les statistiques du ministère de l’intérieur, qui n’est pas encore géré par le Rassemblement national – soyez patiente –, l’indiquent : alors qu’ils comptent pour 8 % de la population, les étrangers représentent 18 % des auteurs de crimes et délits – point barre !”
“La théorie du complot, cela faisait longtemps !”
“Je vous propose une solution beaucoup plus concrète : stoppons l’immigration ! Les étrangers sont surreprésentés parmi les auteurs de crimes et délits et 25 % des prisonniers sont étrangers. Comme le garde des sceaux, je pense qu’il faut qu’ils purgent leur peine dans leur pays d’origine. Arrêtons l’immigration et libérons nos prisons ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“…c’est dire l’importance que vous accordez à la sécurité et à la paix dans nos rues ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Que des détenus violent ou agressent d’honnêtes citoyens, cela vous importe peu.”
“La surpopulation carcérale est réelle et vous avez raison de l’évoquer. Mais la première solution que vous proposez est de libérer les détenus :…”
“Le son est fort, le raisonnement l’est moins !”
“Vous l’avez, votre réponse : voilà ce que vous pesez !”
“Ce sera bientôt votre tour pour une affaire semblable !”
“Vous voulez vraiment nous faire taire par tous les moyens !”
“Vous avez un problème avec la liberté d’expression !”
“Voulez-vous que l’on parle de Mitterrand ?”
“C’est un temps de parole indéfini, monsieur le président ?”
“Les records d’immigration, c’est vous ! L’imam Iquioussen, c’est vous ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Vous avez failli sur les questions de sécurité : excusez-nous d’être vigilants, c’est notre rôle auprès des Français ! (M. Benjamin Lucas-Lundy s’exclame.) Pour en revenir à la buvette, je vous invite à moins de condescendance : si, le jour du vote, nous y sommes tous, votre texte ne sera pas adopté. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous avons clairement dit que nous voterons l’amendement : quel est donc ce faux débat, monsieur le garde des sceaux ? Vous nous renvoyez à nos doutes sur l’article 8 ter en insinuant que nous ne serions pas aussi durs que nous le prétendrions. Excusez notre méfiance : quand vous avez été ministre de l’intérieur, vous n’avez fait preuve d’aucune fermeté ! (Mme Gabrielle Cathala s’exclame.) Les records d’insécurité, c’est vous !”
“Nous n’étions pas là, et ça pourrait arriver de nouveau !”
“On peut aussi ne pas être là le jour du vote !”
“Recevoir des leçons de républicanisme de ces gens !”
“Il paraît qu’il y a un problème d’agrafeuse à la compta. Vous vous en occupez aussi ?”
“Il est parti en roue libre ! Débranchez-le !”
“Je pense qu’on va se lasser, à la longue !”
“Est-ce normal qu’il dispose d’un si long temps de parole ?”
“Qu’est-ce que c’est ringard ! C’est d’un gauchisme rance !”
“C’est un ancien conseiller politique de M. Le Maire ! Ça vous donne une idée du niveau…”
“(Vifs applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…il faudrait absolument vouloir qu’elle intègre l’Union européenne ! D’ailleurs, le peuple ukrainien le veut-il ? Quelle est cette nouvelle ingérence ? Tout se passe comme si vous aviez inclus dans le texte cette pomme de discorde afin que certains ne votent pas en sa faveur et paraissent ainsi refuser leur soutien à l’Ukraine. Du reste, nos collègues et néanmoins amis du groupe Les Républicains ont affirmé à tous les médias, des années durant, être opposés à tout nouvel élargissement de l’Union ; il est évident qu’ils ne refusent pas pour autant d’aider l’Ukraine. J’espère donc qu’ils feront preuve de cohérence car cette discussion, je le répète, sent la manœuvre, ce qui n’est pas à la hauteur de son sujet. Quant aux Ukrainiens, c’est justement parce que nous les voulons souverains que nous leur conseillons de ne pas adhérer à l’Union !”
“Il me semble – ce n’est qu’une impression – que ce débat est politiquement quelque peu instrumentalisé en vue de faire de ce texte quelque chose qui rassemble tout. Pour soutenir l’Ukraine,…”
“Quelle honte ! Parlez plutôt de vos amis, les islamistes !”
“Quoi ? Les islamistes seraient-ils méchants ?”
“A-t-elle a bien lu la question que vous avez rédigée ?”
“…mais que chaque petit enfant de France, même du milieu le plus modeste, puisse rêver un jour de le devenir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Des économies sur le détournement des allocations sociales par ceux qui vivent de la rente nationale des allocations, avec là aussi de l’argent à trouver ! Mais par paresse intellectuelle, vous vous réfugiez dans un marxisme ringard pour faire la poche des plus riches. Moi, mon rêve n’est pas d’appauvrir les riches,…”
“Nous ne parlons pas de justice fiscale, mais d’une fiscalité débridée, une fiscalité qui est conçue pour nuire, pour confisquer. Si on parlait de justice fiscale, vous proposeriez de compenser ce que vous allez récolter chez les plus riches par des économies fiscales pour les moins riches. Mais ces économies pour les plus pauvres de nos concitoyens, vous ne les proposez pas ! Avant de faire marcher la machine à ponction fiscale, avant de s’en prendre à ceux qui veulent réussir, investir, faisons des économies sur l’immigration (« Ah ! » sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe RN) , où il y a des dizaines de milliards à trouver ! Des économies sur la fraude sociale et fiscale, soit 75 milliards d’euros à trouver !”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, pour mise en cause personnelle. Cela fait plusieurs fois que des élus macronistes me mettent en cause.”
“Vous êtes aussi peu nombreux qu’à ce moment-là !”
“Cette mise en cause, je vous la retourne. (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur.)”
“Mais cela concerne le fond de l’amendement !”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, pour une mise en cause personnelle. Sylvain Berrios m’a interpellé nommément, sous-entendant que nous ne savions pas où nous allions. C’est vous qui êtes perdus : après avoir accru la pression fiscale, vous jouez les vierges effarouchées !”
“En plus de vouloir confisquer les biens des Français, vous voulez confisquer leur parole ? Nous ne sommes pas au Venezuela ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il se fonde sur l’article 100, relatif à la bonne tenue des débats. Mme Cathala prétend que nous ferions de l’obstruction, mais faire des propositions, échanger, comprendre et dialoguer, cela s’appelle la démocratie – je sais que vous avez du mal avec cette notion !”
“…nous détenons un record de dette – 3 300 milliards – et le service public dégringole : l’éducation nationale, la santé, la police, la justice. Vous avez placé la France dans une faillite que vous voulez encore accélérer. Libérons les Français, libérons les entrepreneurs, laissons-les créer de la richesse plutôt que de partager la misère ! Tout compte fait, vous êtes les mêmes.”