Laurent Jacobelli
RN · France
“J’aimerais revenir sur tous les amendements de la gauche à l’article 21 ou portant article additionnel après l’article 21. Notre pays est asphyxié par les normes, les directives et les interdictions.”
“Madame la ministre, il ne s’agit pas de priver le commissaire d’informations, mais de faire en sorte qu’il ne participe pas aux réunions des organes décisionnels de l’entreprise qui ne concernent pas les marchés de défense et de sécurité. Je me suis peut-être mal fait comprendre.”
“J’ai entendu les propositions de nos collègues de gauche et d’extrême gauche. Nous avons une vision différente – probablement beaucoup moins intrusive ! – du rôle du commissaire du gouvernement.”
“Il tend à reconnaître l’action de ceux qui ont servi pendant au moins quinze ans au sein de nos armées en créant pour eux le statut de vétéran des armées. Cette mesure permettra de maintenir un lien entre ces vétérans et l’armée, et s’inscrit dans une vision politique favorable à la reconnaissance et à la valorisation de l’engagement.”
“Mais dans les entreprises duales – celles qui travaillent à la fois pour la défense et pour d’autres secteurs industriels, à l’instar de l’automobile –, son rôle doit se limiter à contrôler, analyser et surveiller les aspects relatifs à la défense, tout en laissant le chef d’entreprise libre d’agir sur les autres aspects.”
“Afin de prendre en compte l’impératif de souplesse imposé à la fois par les événements géopolitiques et par la réalité des entreprises, nous proposons que le réexamen de l’arrêté fixant les stocks stratégiques ait lieu une fois par semestre plutôt qu’une fois par an.”
The complete record
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“Personne ne vous a insultée ! On peut vous parler sans vous insulter !”
“La pauvre, il faut la comprendre : elle défend LFI, la main qui la nourrit !”
“Ça va, vous nous l’avez déjà faite ! (M. Julien Odoul tend la main en simulant un tremblement.)”
“Tu m’étonnes ! On connaît votre histoire, les communistes ! (M. Jean-Paul Lecoq fixe un moment M. Laurent Jacobelli.)”
“C’est donc la faute de la France ? Décidément, vous êtes toujours du mauvais côté !”
“Ce moment a été sponsorisé par le gouvernement algérien !”
“C’est l’ambassade d’Algérie qui a écrit votre texte ?”
“Ce n’est pas parce que cette proposition de résolution contient le mot « européenne » qu’il faut nécessairement qu’elle soit inefficace !”
“C’est l’heure de TV Alger ! (Rires sur les bancs du groupe RN.)”
“Ce texte a-t-il été rédigé par l’ambassade d’Algérie ?”
“Faites au moins preuve de courage ! Entre le cynisme criminel de l’extrême gauche et la bien-pensance sans courage du centre, le dictateur Tebboune, croyez-moi, n’est pas près de s’arrêter ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il se dira ensuite : « Mes pauvres amis, vous qui déposez une proposition de résolution contre moi, laissez-moi rire ! Je vais continuer à vous humilier ! Je vais continuer à vous provoquer ! Je vais continuer à prendre votre argent ! Si votre seul pouvoir est celui de chouiner, de vous lamenter et de vous complaire dans le pardon et dans la bienséance, je vais en abuser ! » (Mme Béatrice Roullaud applaudit.)”
“Tous les islamistes et les dictateurs de la terre font des économies, car il apparaît que les avocats des Comores et du Hamas sont aussi les avocats de l’Algérie ! Ils sont sur les bancs de l’extrême gauche. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Imaginons que le dictateur Tebboune nous regarde aujourd’hui à la télévision. Il comprendra d’abord qu’il dispose d’un allié fidèle en France, qui lui obéit au doigt et à l’œil – et qu’il fait élire : l’extrême gauche ! (Mêmes mouvements.)”
“Il faut aussi lui dire que ce sera la fin des accords de 1968 et des visas systématiques, qu’il n’aura plus d’avantages, que nous sommes un peuple soudé et que tant qu’un Français sera dans ses geôles, il nous trouvera sur son chemin. Agissez ! Réagissez ! Arrêtez l’angélisme !”
“Il faut dire très simplement au dictateur Tebboune que si les autorités algériennes ne libèrent pas notre compatriote, elles n’auront plus d’aides et que nous arrêterons de financer sa dictature. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Quand on sait à quel point il aime l’argent et à quel point son gouvernement est corrompu, il est clair que c’est de cette façon que nous avons une chance de libérer notre compatriote.”
“Cela n’a rien donné. Le dictateur Tebboune a continué de provoquer la France. Ensuite, vous avez essayé l’angélisme, avec le président de la République qui, atteint du syndrome de l’enfant de chœur, a fait appel à la clémence et à l’humanité du dictateur Tebboune. On en voit le résultat : un de nos compatriotes est otage de cette dictature. En diplomatie, il y a un troisième levier que vous n’avez jamais essayé : le rapport de force. L’amendement propose d’y recourir en menaçant ce dictateur et en lui disant ce que nous ferons s’il ne libère pas notre compatriote. Si vous voulez qu’il vous écoute, il faut lui parler d’argent et d’avantages, car c’est tout ce qui l’intéresse.”
“Laissons de côté leur cynisme terrible et parlons entre gens qui veulent défendre un compatriote. La première réponse que vous avez essayée a été la repentance. On se souvient tous de M. Darmanin à genoux pour déposer une gerbe au nom de la République française sur la tombe des terroristes du FLN. Quelle honte !”
“Que voulons-nous faire aujourd’hui ? Voulons-nous simplement nous donner bonne conscience ? Alors votons un texte qui malheureusement ne servira à rien. Ou bien voulons-nous vraiment la libération de notre compatriote ? J’imagine que nous la voulons tous, à l’exception de l’extrême gauche qui espère que M. Tebboune appellera à voter pour elle lors des prochaines élections. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Quand on n’a pas d’argument, quand on n’a rien à dire, il vaut mieux se taire !”
“J’en connais un qui veut être réélu et manger à la fin du mois !”
“Il faut arrêter cela et dire les choses telles qu’elles sont. Pour libérer Boualem Sansal, il faut de la vigueur. L’Europe peut continuer à financer l’Algérie si ce pays respecte le droit international, s’il reprend ses ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) et s’il arrête d’emprisonner les Français. Si vous refusez de conditionner l’aide, si vous acceptez les diktats de l’Algérie, notre compatriote restera en prison dans ce pays et, peut-être, y mourra. Ayez un peu de courage ! Réveillez-vous ! Défendez un Français qui croupit dans les geôles d’une dictature ! (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Depuis le début de cette affaire, nous agissons avec l’Algérie comme si elle était un partenaire comme les autres. Nous la ménageons, la flattons même parfois, alors que l’aplaventrisme a montré ses limites. Notre compatriote est toujours en prison. Il croupit dans les geôles d’une dictature qui ne supporte pas que l’on critique l’islamisme, qui ne supporte pas que l’on critique son fonctionnement, et qui met les intellectuels en prison. Face à cela, qu’exige-t-on en plus de la libération de Boualem Sansal ? Rien ! Le texte qui nous est proposé prévoit que l’Europe continue à aider l’Algérie – elle lui a versé 213 millions d’euros entre 2021 et 2024 –, sans préciser sous quelles conditions. Le gouvernement algérien va donc continuer à se moquer de nous et à vouloir nous soumettre.”
“Il lit la mauvaise fiche : elle est périmée !”
“Qu’est-ce que c’est has been , le communisme !”
“Vous n’allez pas donner des leçons à tout le monde !”
“Aucun applaudissement, cela s’appelle un bide !”
“Si vous êtes intelligents, que sommes-nous ?”
“On construit pourtant des tunnels à grenouilles !”
“À ceci près que les Pierrafeu étaient sympathiques, eux !”
“Oh ! Elle doit surveiller son langage ! On est à l’Assemblée nationale ici, pas dans une ZAD !”
“Président, il faut l’arrêter ! Elle a des bouffées délirantes !”
“Ce sont les Pierrafeu ! Ils veulent des silex !”
“Ah ! Vous êtes pour le nucléaire maintenant !”
“À force de bifurquer, vous tournez en rond !”
“C’est à quelle heure, la pluie de sauterelles ?”
“On leur dira qu’ils sont chômeurs à cause d’une mouche !”
“Avant de trahir les sidérurgistes, il faisait des promesses... Décidément, vous êtes tous les mêmes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous me rappelez François Hollande, en 2012, sur sa camionnette à Florange.”
“Quelles actions concrètes mènerez-vous pour sauver la sidérurgie française ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…sans exiger la moindre contrepartie en matière d’emploi ou de localisation. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Pire encore, vous avez ouvert les vannes des importations depuis la Chine, étranglé nos industries par des prix de l’énergie non compétitifs et étouffé la production française sous un déluge de normes absurdes, avec comme mantra le dogme de la décarbonation pour satisfaire les nostalgiques de la bougie, qui vous fascine tant. Oui, vous êtes ici tous coupables de quarante années de renoncement, de mauvais choix et d’abandon. (M. Inaki Echaniz s’exclame.) L’histoire vous jugera ! Si elle est clémente, elle vous accusera de non-assistance à industrie en danger ; si elle est objective, de crime avec préméditation contre notre sidérurgie. Il est encore temps de reconnaître vos erreurs et de prendre des décisions.”
“À Florange, dans ma circonscription, ce sont jusqu’à 200 salariés qui sont menacés de perdre leur emploi. Quelle ingratitude envers ceux qui ont façonné notre territoire et forgé notre industrie ! Ce sont leurs mains qui ont coulé l’acier de la flamme olympique, cette flamme que vous brandissez à chaque occasion comme un trophée tout en abandonnant ceux qui l’ont fabriquée. La sidérurgie est l’âme de la Moselle, comme elle l’est de tant de bassins industriels que, de Dunkerque à Fos-sur-Mer, vous avez sacrifiés sur l’autel de la mondialisation sauvage. ArcelorMittal, gavé d’argent public, prend bien sûr la décision, car les grands groupes n’ont pour seule patrie que le profit, mais c’est vous qui avez versé l’argent public…”
“Monsieur le ministre chargé de l’industrie, ou de la désindustrialisation devrais-je dire, ArcelorMittal, numéro un mondial de l’acier, s’apprête à supprimer 634 postes en France pour les relocaliser en Inde ou en Pologne.”
“Vous avez 1 euro à chaque fois que vous dites « Obono » ?”
“Il faut lui dire que Brejnev est mort ! Ça va lui faire un choc !”
“Ôtez-moi d’un doute : il est bien dans la majorité ?”
“Au Rassemblement national, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous croyons encore en la France, c’est pourquoi nous voulons rester souverains et refusons fermement de céder au fédéralisme européen.”
“Comment accepter qu’une entreprise stratégique soit traitée par les banques de la même manière qu’une entreprise œuvrant dans les secteurs des jeux d’argent ou des boissons alcooliques ? Comment tolérer que des start-up innovantes soient freinées dans leur développement à cause de normes motivées par des délires écologistes ? Troisièmement, notre indépendance passera par la création d’une véritable Europe des nations, une Europe des coopérations libre et respectueuse des souverainetés, sur le modèle du partenariat franco-britannique. Ceux qui pensent que la France est condamnée à choisir entre la tutelle de Bruxelles, de Washington ou de Moscou sont les agents du défaitisme.”
“le ministre Lecornu avait été là – peut-être est-ce pour cette raison qu’il n’est pas venu –, je lui aurais rappelé qu’il est difficile de se prétendre gaulliste militaire tout en acceptant cette Europe de la défense, alors que le général de Gaulle déclarait : « Il faut que la défense de la France soit française. » Au sein du groupe Rassemblement national, nous affirmons que l’architecture d’une défense souveraine doit reposer sur trois piliers. Premièrement, des investissements massifs – depuis 2012, Marine Le Pen ne cesse de réclamer que le budget de nos armées soit porté au moins à 3 % du PIB ; vous en rigoliez hier, vous le proposez aujourd’hui. Deuxièmement, il faut lever les contraintes normatives qui étranglent notre industrie de défense.”
“Afin de retrouver cet héritage, acceptons le fait que le mirage de l’Europe de la défense est en train de devenir un péril pour notre nation, la seule en Europe à posséder une industrie de défense autonome, soutenue non seulement par ses fleurons, mais aussi par plus de 4 000 très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME) enracinées dans nos territoires. Par l’instauration d’une priorité d’achat intransigeante au profit du matériel européen, donc français, nous pourrions faire de cette industrie le fer de lance d’une défense européenne. Bruxelles suit un tout autre chemin : celui de la soumission, de la dépendance organisée, des programmes de financement qui ponctionneront le contribuable français pour permettre à l’Allemagne de faire tourner l’industrie américaine. Si M.”
“Or, n’en déplaise aux euro-béats, il n’y a pas de peuple européen, mais des peuples européens, chacun ayant son histoire, sa géographie, ses intérêts souvent convergents, parfois divergents, voire opposés. Dans le basculement que vit le monde, la France, loin d’un surcroît de confusion, a besoin de clarté, car son devoir consiste à assumer son rôle de puissance, en commençant, dans ce but, par renouer avec le triptyque gaullien – indépendance, équidistance, constance – qui assura naguère sa singularité, lui permit de faire entendre une voix libre, respectée.”