Maxime Laisney
LFI-NFP · France
“Ce texte est une double faute, morale et politique. C’est d’abord une faute morale. Monsieur Darmanin, vous soutenez ce texte, mais je rappelle que votre gouvernement fabrique en permanence des sans-papiers et des personnes en situation irrégulière. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M.”
“Déjà à l’époque, vous saviez qu’elle contenait des dispositions anticonstitutionnelles, mais vous êtes allés au vote en vous disant que le Conseil constitutionnel se prononcerait après. Quatre mois plus tard, les macronistes ont pris une rouste aux élections européennes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M.”
“Monsieur le rapporteur, cher Jean-Victor Castor, vous avez raison. Vous avez raison sur plusieurs points, mais il nous reste un désaccord. Vous avez évidemment raison lorsque vous dénoncez la situation sociale tragique de la Guyane.”
“C’est pour toutes ces raisons que vous pourrez compter, en 2027, sur Jean-Luc Mélenchon pour, d’une part, lutter activement et sans attendre contre la pauvreté, par le renforcement du blocage des prix, par l’indexation des salaires sur l’inflation, par l’augmentation du smic et des prestations sociales, par le développement des services p…”
“Monsieur le rapporteur, vous connaissez les projections pour la Guyane dans le cas où la tendance ne s’inverserait pas : érosion du trait de côte, risque de submersion marine, risque de mouvements de terrain, feux de forêt, augmentation des maladies vectorielles, etc.”
“Nous croyons sincèrement que vous ne faites pas partie des climatosceptiques, mais force est de constater que c’est le cas des groupes qui soutiennent votre texte visant à relancer la recherche, l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures.”
The complete record
Every one of 326 lines we hold for Maxime Laisney, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 6 of 7.
“Je le reconnais volontiers : M. Sitzenstuhl contribue au débat en s’appuyant sur de vrais arguments et des données précises. Par ailleurs, je trouve normal que des avis divergents s’expriment sur cette proposition de loi. Pour ma part, je suis favorable au texte ; pourtant, il y a dix jours, j’ai passé trois quarts d’heure au téléphone avec un médecin en soins palliatifs, personne très connue pour ses positions – elle est contre ce texte –, qu’elle défend régulièrement sur les plateaux de télévision. J’avais envie d’entendre le point de vue d’une femme très impliquée dans ce domaine et confrontée au quotidien à la fin de vie.”
“Comment appelez-vous ce qui se pratique déjà ?”
“Sur le site du Bugey, plus de 300 hectares de terres agricoles risquent d’être bétonnées pour conduire ces fameux travaux préparatoires. Il serait stupide d’enclencher des travaux alors que ces EPR ne verront peut-être jamais le jour. (Applaudissements et « Il a raison ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Le rapport se montre également très sceptique sur les EPR 2 : leur coût est toujours inconnu, même s’il sera sans doute deux fois plus élevé que le premier chiffrage annoncé par EDF. On ignore également comment ils seront financés et les plans ne sont toujours pas prêts. Des retards et des surcoûts surviennent systématiquement, qui sont liés non pas au droit de l’urbanisme mais à des difficultés technologiques et industrielles. Le président Macron vient d’ailleurs d’annoncer un retard de trois ans, alors que les chantiers n’ont pas commencé. Je pense que la décision la plus sage, que ce soit sur un plan climatique, technique ou économique, serait de ne pas construire ces réacteurs. Il serait donc dommage d’enclencher les travaux préparatoires, d’exproprier des agriculteurs et de ruiner des terres agricoles pour rien.”
“Voilà un amendement qui propose d’exempter les projets de construction de centrale nucléaire du respect du droit de l’urbanisme et aussi – ce n’est pas une petite affaire – de les dispenser de travaux préparatoires. Vous voulez bien tordre le bras des élus locaux quand il s’agit de nucléaire, mais quand il s’agit de développer les énergies renouvelables, vous soutenez à l’inverse un droit de veto pour les maires ! Or la décision finale d’investissement d’EDF dans ce programme de six nouveaux réacteurs est attendue fin 2026, conformément aux recommandations de la Cour des comptes. En effet, celle-ci a publié en janvier un rapport accablant sur la filière EPR – le constat vaut pour l’ensemble des projets à travers le monde, pas seulement pour celui de Flamanville.”
“Scandaleux ! C’est le fascisme que vous proposez !”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous pourrons alors dire adieu à la sortie des énergies fossiles, dont nous dépendons toujours à plus de 60 %, et adieu à la souveraineté, à la compétitivité et à la réindustrialisation. En manque, nous devrons importer massivement de l’énergie, alourdissant encore la facture des foyers, des entreprises, des collectivités et des finances publiques. Je laisserai mon collègue Matthias Tavel développer nos solutions. Car il est temps, monsieur le premier ministre, de faire tout autrement – en commençant par dire la vérité. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Vous avez fait adopter la loi du 10 mars 2023 dite d’accélération de la production d’énergies renouvelables : une loi sans objectifs, sans moyens, mal emmanchée, rapidement détricotée et dont les acteurs attendent toujours la moitié des décrets d’application. Si les énergies renouvelables se trouvent aujourd’hui accusées de produire trop, c’est parce que la consommation ne suit pas, en raison de l’incohérence de vos politiques de soutien à l’électrification des usages, tels que l’accès populaire au véhicule électrique. Nucléaire en carafe, énergies renouvelables abandonnées au marché et diabolisées, sobriété et efficacité snobées : à ce rythme, dans dix ou quinze ans, notre pays manquera d’électricité.”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Mais vous préférez croire et faire croire aux licornes… Il est temps pourtant de dire la vérité (M. Maxime Amblard s’esclaffe) : quoi que l’on choisisse aujourd’hui, la part du nucléaire aura reculé en 2050 et 80 % des réacteurs auront dépassé de vingt ans leur durée initiale de fonctionnement. Que vous le vouliez ou non, beaucoup seront à l’arrêt, et en construire six ou même quatorze ne suffira pas à les remplacer.”
“Le président de la République vient d’ailleurs d’annoncer un retard de trois ans dans leur mise en service, alors que les travaux n’ont pas encore commencé. Votre obstination à jeter de l’argent par les fenêtres laisse pantois. Surtout lorsqu’on sait que la relance du nucléaire ne constitue pas une obligation mais une option : parmi les six scénarios établis par RTE pour un mix électrique en 2050, trois seulement prévoient de nouveaux réacteurs. En revanche, aucun ne fait l’impasse sur la sobriété globale ni sur le développement des énergies renouvelables. (Mêmes mouvements.) On sait aussi qu’en investissant dans les énergies renouvelables la moitié de la somme prévue dans le nouveau nucléaire d’ici à 2050, la France s’épargnerait trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre tout en produisant quatre fois plus d’électricité.”
“Monsieur le premier ministre, vous avez contesté ce chiffre sans apporter la moindre démonstration, et pour cause : vous savez que la note sera particulièrement salée. En effet, les six nouveaux réacteurs nucléaires voulus par Macron requerraient, à eux seuls, un investissement de 80 à 100 milliards d’euros selon la Cour des comptes. Cette dernière a publié en janvier un rapport accablant sur la filière EPR : à Flamanville, comme partout dans le monde, les difficultés technologiques et industrielles entraînent systématiquement des retards et des surcoûts considérables. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Ce rapport ne se montre guère plus optimiste pour l’EPR 2, dont les plans ne sont toujours pas achevés, ce qui fait craindre un mauvais remake du fiasco de l’EPR.”
“(Mêmes mouvements.) Foyers, entreprises, collectivités : aucun n’aspire à devenir trader, tous espèrent d’abord de la stabilité dans leurs factures, de la justesse et de la justice. En recourant à l’article 49.3 pour imposer, dans la loi de finances pour 2025, le mécanisme qui doit remplacer l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) à compter du 1 er janvier 2026, c’est tout l’inverse que vous avez fait. Afin de faire la lumière sur ce point, je lancerai demain les auditions de la mission d’information sur le prix de l’électricité, la compétitivité des entreprises et l’action de l’État, dont je suis le rapporteur aux côtés de Philippe Bolo. Dans une étude publiée le 25 février, l’UFC-Que Choisir annonce que cette nouvelle régulation fera augmenter la facture d’électricité d’environ 250 euros pour un ménage.”
“J’évoquerai d’abord votre bilan : faillites de boulangeries, fermetures de piscines, précarité pour un nombre croissant de nos concitoyens. Le médiateur de l’énergie, que le RN veut supprimer, révèle que ses interventions pour impayés ont doublé en cinq ans, et que 30 % des Français disent avoir souffert du froid dans leur logement. En supprimant les tarifs réglementés du gaz en juillet 2023, vous les avez exposés à un marché qui ne cesse de s’envoler : un ménage moyen aura ainsi vu sa facture de gaz augmenter de 300 euros en seulement dix-huit mois. Le risque est aujourd’hui de voir disparaître les tarifs réglementés de l’électricité, alors qu’il est urgent de les généraliser et d’en réviser le calcul pour qu’ils correspondent, comme auparavant, aux coûts réels de production du système électrique français.”
“Cette question est de toute façon confisquée par le président Macron, qui prend seul toutes les décisions dans le secret du Conseil de politique nucléaire. Comme vos prédécesseurs depuis 2017, vous nous promettez souveraineté, compétitivité, décarbonation, réindustrialisation : le sempiternel bingo du pipeau. En vérité, nous n’aurons rien de tout cela si vous restez aux commandes, mais plutôt un véritable retour à la bougie, puisque vous organisez à la fois la pénurie d’électricité dans quinze ans et l’explosion des factures dès maintenant. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous voici donc invités à bavarder de la question fondamentale de l’énergie lors d’un débat sans vote, improvisé par un premier ministre aux abois…”
“Le scandale des eaux minérales contaminées et traitées illégalement par Nestlé, qui impliquerait l’Élysée, a été révélé très récemment. Les parlementaires que nous sommes seraient mieux avisés de faire en sorte que la loi soit bien appliquée plutôt que de permettre à chacun de tricher. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Par cet amendement, nous proposons de supprimer les alinéas 37 à 47 de l’article 2, qui visent à abroger la partie du code de la santé publique concernant le contrôle de la qualité des boissons alcooliques mises sur le marché. Une telle suppression engendrerait une perte de transparence pour les consommateurs et une perte de traçabilité pour les autorités publiques, ce qui constituerait assurément un problème de santé publique. Je rappelle que la consommation d’alcool est à l’origine de 49 000 décès par an en France. Ce n’est pas un petit sujet. ( Mme Anne-Laure Blin s’exclame.) Ça ne vous plaît peut-être pas, madame Blin, mais ce n’est pas moi qui le dis ; ce sont les autorités sanitaires. L’alcool cause autant de morts que le trafic routier chaque année.”
“C’est faux ! Elle s’est réunie sous la pression de la commission d’enquête !”
“Ils commettent pourtant des délits ! Mais c’est vrai que vous avez du mal avec la notion de délinquance !”
“(Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit aussi.) Enfin, vous vous indignez que son budget ait atteint 73 000 euros cette même année 2022…”
“Permettez-nous d’être inquiets : il y a dix jours, une fuite a été constatée sur le circuit primaire d’un réacteur de la centrale de Flamanville ; hélas, le centre local de crise n’a pas été gréé par l’ASNR, alors qu’il l’aurait sans doute été par l’IRSN – l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire – à l’époque de l’organisation duale avec l’ASN – l’Autorité de sûreté nucléaire –, les deux entités ayant depuis fusionné pour donner naissance à l’ASNR. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Deuxièmement, alors que vous cherchiez jusqu’ici à supprimer toutes les instances qui ne se réunissent jamais, vous indiquez dans l’exposé sommaire de votre amendement que le HCTISN s’est réuni huit fois en 2022 : huit fois en un an, cela représente tout de même du boulot !”
“…Mme Voynet. Il est normal que des débats contradictoires aient lieu au sein d’une instance pluraliste dédiée à l’information sur la sécurité nucléaire, y compris avec ceux qui sont opposés au nucléaire ! Cerise sur le gâteau : dans l’article que votre amendement vise à ajouter au code de l’environnement, vous écrivez que l’ASNR « peut émettre un avis sur toute question sur la sécurité nucléaire ainsi que sur les contrôles qu’elle effectue ». Elle rendrait donc un avis sur ses propres contrôles ? Génial ! Dans quelle dimension sommes-nous ?”
“…le HCTISN, mis en place par la loi dite TSN du 13 juin 2006, relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Ce qui vous gêne en réalité avec cette instance, c’est qu’elle est pluraliste : tous les acteurs de la filière y sont représentés. Tout à l’heure, nous rappelions que le Medef et la FNSEA siègent à la CNDP. Ici, ce sont tous les acteurs de la filière, et aussi, désormais,…”
“Hier, vous avez supprimé la Commission nationale d’évaluation du financement des charges de démantèlement des installations nucléaires de base et de gestion des combustibles usés et des déchets radioactifs. J’ai souligné à cette occasion que vous cherchiez à renforcer l’opacité au sein d’une filière qui ne parvient jamais à tenir ses engagements financiers. Vous voulez aujourd’hui carrément supprimer…”
“Ils n’ont quand même pas fait que des conneries !”
“Vous dites qu’il fait doublon avec les services de médiation d’EDF et d’Engie ; mais même si l’État possède 100 % du capital d’EDF, c’est malheureusement une société anonyme ! Même chose pour Engie, au capital de laquelle l’État est en outre minoritaire. Pour ma part, je fais plutôt confiance aux « Robins des bois » d’EDF, ces salariés qui refusent d’appliquer les coupures d’électricité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Vous vous dites du côté du peuple mais en vérité, vous vous mobilisez pour supprimer un organisme qui permet de venir en aide aux plus modestes lorsqu’ils éprouvent des difficultés pour payer leurs factures d’énergie. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Une fois encore, on voit que l’extrême droite, ce n’est que la droite en pire !”
“Monsieur Renault, je vous écoute depuis trois jours ; j’ai vraiment l’impression que vous cherchez une place dans le gouvernement de M. Bayrou ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Je vais redire quelles sont les missions du Médiateur de l’énergie : il doit d’une part informer les consommateurs sur leurs droits, et d’autre part proposer des solutions à l’amiable en cas de contentieux entre des consommateurs et des entreprises du secteur de l’énergie. Le recours au Médiateur de l’énergie est gratuit. Vous avez dit, monsieur Renault, qu’il a « une certaine activité » ; non, il n’a pas « une certaine activité » ! En 2024, il a été sollicité à propos de 1,2 million d’interventions pour impayés, dont 300 000 coupures de gaz ou d’électricité.”
“Cet amendement du Rassemblement national nous donne l’occasion, encore une fois, de démasquer sa fourberie.”
“Voilà qui s’appelle de l’estimation au doigt mouillé !”
“Le cinéma passe les frontières, n’en déplaise au RN.”
“Mais on ne peut pas démanteler une centrale si l’on n’est pas également capable de gérer les déchets. Nous ne savons pas, pour l’instant, stocker certains déchets, comme mon collègue Davi vient de le dire. Pour d’autres déchets, les sites de stockage arrivent à saturation. Si nous ne sommes pas capables d’estimer ces coûts, ils finiront par être supportés par les contribuables. Vous nous bassinez en permanence avec la dette et le déficit, mais, avec votre politique, des milliards d’euros viendront à manquer dans les années qui viennent, et les contribuables passeront à la caisse. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Collègue Meurin, il vous faudrait maîtriser le vocabulaire – vous ne défendrez pas le nucléaire avec la seule idéologie. Démanteler une centrale, c’est la déconstruire – pour faire place nette ou la laisser au même endroit – mais ce n’est pas simplement se contenter de la mettre à l’arrêt. Avant de s’exprimer, il faudrait savoir de quoi l’on parle. L’instance dont nous discutons, enfin, est chargée de vérifier les provisions, autrement dit l’argent qui sera nécessaire au démantèlement des centrales.”
“J’ai été subjugué par la qualité des arguments du rapporteur quand il a donné son avis défavorable à ces amendements. Je regrette notre collègue Benjamin Saint-Huile qui était plus performant, notamment sur la question de la fusion de l’IRSN et de l’ASN. (M. Benjamin Lucas-Lundy et Mme Marie Pochon applaudissent.)”
“Vous ne savez pas ce que signifie « démanteler » !”
“Le démantèlement de Superphénix n’est toujours pas terminé !”
“Il est temps de dire la vérité sur les coûts du nucléaire – il faut donc maintenir cette instance et lui permettre de fonctionner. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Tout d’abord, l’industrie nucléaire est incapable de prévoir ses coûts : le programme de réacteurs de type EPR 2 était annoncé à 51 milliards d’euros il y a deux ans quand la Cour des comptes en annonce maintenant le double. EDF est incapable de rendre sa copie. L’industrie nucléaire a donc besoin d’opacité, et vous vous chargez de l’organiser (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit également) : hier, avec la fusion de l’IRSN – l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire – et de l’ASN – l’Autorité de sûreté nucléaire – et aujourd’hui, avec les décisions qui se prennent au Conseil de politique nucléaire, instance créée en 2008 par un décret de Nicolas Sarkozy alors qu’il voulait vendre un réacteur à Kadhafi, contre l’avis d’Areva – aujourd’hui Orano.”
“Devrions-nous vous faire confiance sur le coût de ces démantèlements, alors que nous ne savons pas réellement, à l’heure actuelle, démanteler une centrale – raison pour laquelle cela n’avance nulle part ? Devrait-on également vous croire sur le coût de la gestion des matières radioactives, alors que l’on sait que le projet Cigéo – le centre industriel de stockage géologique – a été monté au doigt mouillé par une ministre de l’écologie ? Ce projet représente un chantier de cent cinquante ans : bien malin celui qui pourrait en prévoir le coût. Quant à l’ensemble des déchets, les capacités de stockage sont saturées. Pourquoi, au fond, cette volonté de suppression ?”
“Je voudrais m’associer, pour commencer, aux propos de mon collègue : tandis qu’on prétend simplifier la vie économique, on liquide Vencorex et on le vend à des acteurs étrangers. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.) La commission que vous voulez supprimer est chargée de vérifier l’adéquation entre les provisions et les charges qui se présenteront pour le démantèlement des centrales et la gestion des combustibles usés.”
“Votre définition de la liberté d’expression est la même que celle de Trump !”
“Il me semble que vous l’avez déjà dit, non ?”
“Cela n’empêche manifestement pas les milliardaires de s’enrichir !”
“Nous parlons de patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros !”
“Ça fait combien de temps que vous êtes au pouvoir ?”
“Autant supprimer le règlement de l’Assemblée, dans ce cas !”
“Comme la plupart d’entre nous, finalement !”
“Vous serez bientôt sur les bancs du gouvernement !”
“Tous ceux qui ne censureront pas le gouvernement devront en répondre. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Sur ce sujet comme sur les autres, vous empilez et enfilez les mensonges. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Il en résultera plus de précarité pour les familles, plus de difficultés pour les collectivités et plus de fermetures d’entreprise, sachant que cela s’ajoute à votre coup fourré sur la franchise de TVA pour 200 000 autres entrepreneurs ! (Mêmes mouvements.) Je me demande comment les députés qui ne seraient pas encore décidés à voter la censure pourront justifier auprès de leurs électeurs le fait que cette ligne rouge soit devenue, elle aussi, rose pâle. (Mêmes mouvements.) Quant à vous, monsieur le ministre de l’économie, quand allez-vous proposer un projet de loi dédié pour étendre à tous les tarifs réglementés, qui doivent être calculés sur les coûts de production du système électrique français ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont de nombreux députés se lèvent.)”