Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP · France
“La collègue Saint-Paul s’en va. C’est dommage, car je souhaitais répondre sur l’usage assez curieux qu’elle a fait de George Orwell. Selon elle, 1984 est la raison pour laquelle nous nous interdisons de tomber dans la dérive liberticide du gouvernement, ce qui serait un problème.”
“…qui se prétendait libéral, a floué son beau monde en 2017. Il a même écrit un livre intitulé, excusez du peu, Révolution . Nous sommes hostiles au néolibéralisme et au libéralisme économique, mais nous connaissons la tradition du libéralisme politique, incarnée notamment par Montesquieu et Benjamin Constant.”
“Karl Marx disait que lorsque l’on vous montre tel que vous êtes, lorsque l’on dit quels intérêts vous représentez, vous ne le supportez pas parce que vous n’assumez pas ce que vous êtes et ce que vous faites.”
“Nous avons bien compris que votre priorité n’était pas du tout de garantir un logement pour toutes et tous, de respecter le préambule de la Constitution de 1946 ou encore la vocation sociale de notre République.”
“C’est d’autant plus ridicule que le pays souffre et que vous n’en avez rien à faire ! (Mêmes mouvements.) Le Haut Conseil pour le climat a dit ce matin que la France n’était pas prête pour la canicule. Et vous voulez que nous discutions de cette loi Ripost qui n’est ni faite ni à faire, de ce fourre-tout invraisemblable ?”
“De l’aveu même de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), le ministère de l’intérieur dénombre seulement 6 000 à 7 000 squattages par an.”
The complete record
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“C’est pour ça que vous avez été battu dans les urnes lors des dernières élections !”
“Arrêtez de donner des points à l’extrême droite !”
“Et la Fonderie de Bretagne, on en parle ?”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Victor Orbán, Donald Trump et Marine Le Pen ont tous perdu dimanche dernier. (« Ah bon ? » sur les bancs du groupe RN.) Mais quelle misère de voir que les forces battues en Hongrie sont au gouvernement à Paris ! Nous sommes les opposants de Victor Orbán, de ses idées et de son régime autoritaire en Hongrie comme à Paris, où ils sont incarnés par Emmanuel Macron (Protestations sur les bancs des groupes EPR et Dem) , Gérald Darmanin, Laurent Nuñez et tous ceux qui votent avec l’extrême droite depuis plusieurs jours ! Vive la République et vive ses défenseurs ! (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Ce texte, comme la situation dans laquelle vous placez Rima Hassan en la pourchassant (Exclamations sur les bancs du groupe RN, auxquelles répondent des applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP), le prouve : vous détestez la liberté. Vous l’avez démontré ces derniers jours en pourchassant les organisateurs de free parties, en voulant priver les travailleurs du temps disponible qu’est le 1 er mai (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) et en allongeant encore la durée maximale des rétentions administratives. Souvenez-vous que, dans les années 1990, la volonté de Charles Pasqua (M. Laurent Jacobelli s’exclame et applaudit) de passer de 7 à 10 jours de rétention faisait scandale dans tout le pays ! Où est l’amour de la République et des libertés publiques, sinon sur nos bancs, comme nous l’avons montré toute la journée ?”
“On parle des libertés publiques, de la République !”
“C’est votre budget qui s’applique, arrêtez de dire n’importe quoi ! Quelle mauvaise foi !”
“Ah, elle est belle, l’alliance entre la droite et l’extrême droite !”
“Ça le sera quand le Conseil constitutionnel censurera la disposition !”
“« Les traiter comme tels dit quelque chose de l’état d’une démocratie. La danse n’a pas d’âge, pas de classe, pas de genre… » (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“(Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR et HOR.) Écoutez bien les propos du collectif qui s’oppose à cette proposition de loi – peut-être finirez-vous par la retirer : « Une jeunesse qui danse n’est pas une menace. Un adulte qui danse n’est pas un suspect. Une personne âgée qui danse n’est pas un irresponsable. Un corps qui danse n’est pas un ennemi. Des gens qui s’organisent pour faire la fête ensemble ne sont pas des délinquants.”
“La fête telle que ces collectifs la pratiquent librement est l’inverse des fêtes de Pierre-Édouard Stérin, qui ne ressemblent à rien et qui reconduisent une identité fantasmée. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) De façon un peu étrange, ces fêtes entendent faire exister une identité fantasmée de la France, mais on finit par y voir des saluts nazis. La honte ! Ces gens-là sont absolument honteux. Elle est également bien différente d’un autre type de rassemblement qui n’est pas vraiment une fête : les rallyes. Peut-être que certains d’entre vous connaissent cela, mais nous, nous n’y avons jamais été invités. Ils n’ont qu’un objectif : assurer l’endogamie sociale dans un petit milieu, parce qu’il faut se reproduire entre soi.”
“Cet amendement est très important, parce qu’il rappelle ce que nous défendons aujourd’hui : les principes fondamentaux de liberté de rassemblement et de liberté d’association. L’interdit ne doit pas s’immiscer en permanence dans les vies individuelles. La question qui nous est adressée par tous les collectifs qui se mobilisent pour que votre proposition de loi soit battue est simple : qu’est-ce que la fête ? La fête, c’est un moment de transgression sociale ; c’est un moment où nous sommes plus que notre rôle social, où nous sommes davantage qu’une personne assignée à son origine ou à son statut professionnel. C’est là qu’il est possible de former un collectif nouveau et créatif. (Exclamations sur quelques bancs du groupe HOR.)”
“Léo Lagrange disait : « Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. » Vous êtes les ennemis de la pensée, de la République, de la joie, de la danse et, en définitive, de l’avenir parce que, lorsque les gens se rencontrent, ils préparent ensemble l’avenir. Apprenez que c’est cela, la fête ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“On ne comprend plus très bien comment fonctionne votre bloc bourgeois, mais vous êtes au gouvernement – du moins, l’avez-vous avec vous : n’êtes-vous pas capables de mettre en place des dispositifs d’accompagnement des free parties ? Soyons sérieux : vous n’avez pas besoin de légiférer pour cela ! Je suis d’accord avec mes collègues qui vous ont reproché de faire preuve, encore une fois, d’électoralisme et, oserais-je le dire, d’une forme de communautarisme auprès de vos électeurs pour essayer de les draguer en vue de l’année prochaine. Vous oubliez cependant que les électeurs que vous estimez être les vôtres ont des enfants, qui s’amusent, dansent et ont besoin de l’éducation populaire.”
“Ceux qui font des free parties ne sont pas procéduriers, ils sont républicains (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) – plus que vous – et ils se souviennent du vieux principe de Montesquieu, censé gouverner nos institutions, selon lequel tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Pendant le covid, le préfet Lallement affirmait le contraire – tout ce qui n’est pas autorisé est interdit –, annonçant ainsi l’hiver de la démocratie et de la République. (M. Maxime Laisney applaudit.) Le problème de cette proposition de loi, c’est qu’en criminalisant davantage la pratique des free parties , vous ne ferez qu’accroître les problèmes dont vous déplorez l’existence : vous augmenterez le nombre de participants à ces événements, tandis qu’il y aura de moins en moins de personnes pour les accompagner et les aider.”
“Je vous rappelle enfin que pour faire reculer les problèmes de santé publique, en l’occurrence les problèmes d’addiction, et les problèmes de violence, il y a une réponse que nous avons toujours défendue de ce côté-ci de l’Assemblée : l’éducation populaire… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Vous vous cachez toujours mais vous êtes le parti de la bourgeoisie – à la gauche de cette assemblée, nous le savons depuis longtemps ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe LFI-NFP.) Vous manquez d’inventivité car, comme le disait déjà Jules Michelet au XIX e siècle, la bourgeoisie, après avoir fait un peu la Révolution française, s’est installée en pantoufles devant un feu de cheminée dès les années 1830 ; elle en avait terminé ! (Mêmes mouvements.) Eh bien, vous en êtes toujours là. Écoutez-vous : le patriarcat, les violences sexistes, la destruction de l’environnement, voire l’appropriation des médias par Bolloré et quelques fascistes, tout cela serait la faute des gens qui font la fête ici ou là. C’est absolument ridicule, bien entendu.”
“Cela m’amuse quelque peu que le Rassemblement national nous dise : Mon Dieu, vous en êtes à défendre le droit de propriété parce que vous ne souhaitez pas que le matériel soit confisqué de façon automatique. En effet, nous sommes attachés aux principes de l’État de droit – nous essayons d’ailleurs de les apprendre à Bruno Retailleau et à l’ensemble de la droite, qui a abandonné la République. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Vous voyez bien que votre seul horizon est à l’extrême droite, qui n’arrête pas de vous défendre. Vous êtes envieux, disais-je, parce que votre texte concerne bien – le collègue Boyard l’a relevé tout à l’heure – des fêtes gratuites, celles auxquelles se rendent des personnes qui n’ont pas forcément la possibilité de participer à d’autres événements festifs.”
“…je me dis que vous n’êtes pas seulement tristes, mais également envieux.”
“Écoutez cette jeunesse qui danse, qui souhaite la liberté et qui a beaucoup souffert des mesures de confinement décidées pendant le covid – le bilan de tout cela n’a pas encore été fait ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La chanteuse Barbara, pour célébrer une victoire politique en 1981 – je ne vous rappelle pas laquelle – a dit : « L’air semble plus léger. » Une chose est sûre : avec Jean-Luc Mélenchon, l’air sera beaucoup plus léger qu’avec Édouard Philippe ! Alors, nous pourrons chanter ces mots d’HK : « Nous, on veut continuer à danser encore, voir nos pensées enlacer nos corps, passer nos vies sur une grille d’accords. » (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont quelques députés se lèvent, et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)”
“– Exclamations sur les bancs des groupes RN et HOR.)”
“Chers collègues du groupe Horizons, vous êtes tristes, fondamentalement tristes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous vous êtes donné ce petit nom, Horizons, au pluriel, mais lorsqu’on examine ce texte qui enverra en prison des organisateurs de fêtes dans les champs, on ne voit qu’un seul horizon : celui des dîners d’Édouard Philippe et de Sébastien Lecornu avec Marine Le Pen, celui des fêtes au château de Montretout. (Mêmes mouvements.) Quand on a un château, on n’a effectivement pas besoin d’organiser des fêtes gratuites ! (« Oh là là ! » sur les bancs du groupe RN.) Notre horizon à nous, regardez-le, il vient de loin et nous l’assumons : c’est l’héritage de mai 68, c’est la liberté, c’est la fête, c’est la joie, c’est ce slogan : « Jouir sans entrave » ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Vous avez fait la confusion tout à l’heure !”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Enfin, sur les 7 à 8 milliards d’euros que représente ce que vous appelez fraude sociale, les deux tiers proviennent des fraudes aux cotisations des employeurs. C’est la fraude du capital – mais à ceux-là, vous reconnaissez le droit à l’erreur ! Les employeurs ont le droit de se tromper – intentionnellement ou pas, vous vous en fichez ! Vous, comme le Rassemblement national, êtes toujours fort avec les faibles et faible avec les forts, devant lesquels vous rampez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Ça suffit ! Nous parlons ce matin des bénéficiaires de l’allocation chômage. Vous vous voulez les frapper – mais vous ne précisez pas pourquoi ils seraient frappés. La notion de manœuvres frauduleuses n’est pas définie dans le code pénal. Monsieur le rapporteur, lisez l’article que vous avez cité, bon sang ! Soyons un peu sérieux dans ce débat ! L’intentionnalité, qui va la juger ? Comme d’habitude, la Macronie, suivant toujours la même pente, veut confier un pouvoir arbitraire supplémentaire à l’administration, parce qu’elle n’aime pas la République ! Eh oui ! Vous n’aimez pas la séparation des pouvoirs ! Vous n’aimez pas la protection que garantit la République à nos concitoyens !”
“Et le collaborateur néonazi, on en parle ?”
“Marine Le Pen, c’est une Française honnête ?”
“C’est le gaz de Trump que vous importez ! Vous êtes trumpiste !”
“Oh, ça va ! Votre parti a été fondé par des Waffen-SS !”
“Pourtant, depuis son adoption, la contribution de la France à l’Unicef est passée de 2,5 millions par an à 200 000 euros. Il y a 272 millions d’enfants déscolarisés dans le monde ; une somme si modique et manifestement insuffisante ne permet de répondre à aucun problème. En outre, nous ne disposons pas à ce jour d’informations que la loi vous oblige pourtant à transmettre. Seuls deux des rapports annuels obligatoires ont été transmis depuis cinq ans. Pourquoi ne vous conformez-vous pas à l’objectif déterminé par la loi de 2021 ? Pourquoi avoir baissé si drastiquement la contribution à l’Unicef ? Pourquoi, enfin, n’avoir pas déployé les dispositifs prévus par le texte pour améliorer la transparence ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Finalement, elle ne lui a consacré que 0,44 %. Vous avez baissé en deux ans de plus de 2 milliards d’euros le financement de l’aide publique au développement. Vous frappez simultanément les institutions multilatérales et les ONG de solidarité internationale, dans le cadre de budgets qui n’ont pas été votés par l’Assemblée, contrairement à la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales de 2021. Au moment où Trump met en danger l’aide au développement et la coopération internationale, la France doit agir concrètement au lieu d’emprunter des sentiers semblables. Elle en a l’obligation morale et politique. L’importance des droits des enfants est soulignée à plusieurs reprises dans la loi de programmation.”
“Nous refusons la logique de guerre généralisée qui se répand comme une traînée de poudre dans le monde entier. La réalité crue est devant nous : en 2024, dans le monde, les dépenses militaires ont été treize fois supérieures à l’aide publique au développement, alors que le changement climatique appelle comme jamais au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités. Les béats devant la guerre répètent en permanence que pour préparer la paix, il faudrait s’armer encore et toujours. Ils ignorent que les conflits ont des origines sociales, que lutter contre les facteurs qui produisent les conflits est le plus sûr moyen de les éviter. C’est dans cette logique que la France se proposait de faire sa part en portant l’aide publique au développement à 0,7 % de son revenu national brut en 2025.”
“Ce serait bien que le rapporteur réponde avant qu’on vote !”
“Démocratie et transparence, c’est aussi cela dont nous avons besoin ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Où êtes-vous quand il faudrait dénoncer les dispositions de ces contrats de concession ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Enfin, pourquoi ne pas vous joindre à moi pour demander la communication de ces contrats ? Alors même que nous évoquons la possibilité de les renégocier, aucun d’entre nous n’en a aujourd’hui connaissance ; nul ne sait quels bénéfices les sociétés concessionnaires en retirent. J’ai saisi la Cada il y a plus d’un mois afin d’obtenir ces contrats, mais ils ne nous ont toujours pas été communiqués.”
“La bureaucratie néolibérale, c’est vous qui la créez tous azimuts ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Demandez aux usagers qui ne cessent de remplir des dossiers ! C’est inutile de vous agiter de cette manière. M. Balanant évoquait la Cavale blanche, hôpital que je connais bien puisque je siège au conseil de surveillance du CHU de Brest-Carhaix. Dans cet hôpital de centre-ville, le plus sollicité et doté du parking le plus exigu, le contrat de concession en vigueur prévoit la possibilité de souscrire un abonnement mensuel de stationnement, sans même être usager de l’établissement.”
“Comme nous l’avons déjà rappelé, il est tout à fait possible d’instaurer des mécanismes de contrôle efficaces, par exemple par la délivrance d’un ticket mentionnant le numéro de la chambre du patient visité, complétée par la présence d’agents chargés de contrôler ces tickets et de verbaliser les véhicules qui en seraient dépourvus.”
“Considérer qu’il n’existe qu’une seule solution est une conception étrange du débat démocratique.”
“Nous ne pouvons tolérer que ce texte laisse perdurer les injustices, et qu’en outre, la sécurité sociale ou l’État abonde, pour financer une gratuité partielle et insuffisante, les comptes des entreprises que j’ai citées. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Mais il y a un deuxième loup dans cette proposition de loi, qui prévoit que les contrats de concession soient maintenus en l’état et que le coût de la gratuité soit supporté par la puissance publique. De fait, celle-ci rémunérera les concessionnaires – Indigo, Q-Park, Vinci Park et les autres. (Mêmes mouvements.)”
“Nous proposons que le coût de la gratuité soit supporté par les concessionnaires eux-mêmes. De la gratuité partielle, devrais-je dire, car je regrette la très large alliance, du Rassemblement national au groupe socialiste en passant par les macronistes (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR et RN) , qui vient de rejeter la gratuité totale des parkings des hôpitaux publics. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Il s’agit pourtant d’une revendication largement partagée et majoritaire – à hauteur de 90 % – dans le pays. Il est à la fois scandaleux et problématique pour notre démocratie que cette gratuité totale – je parle bien des hôpitaux publics – n’ait pas été adoptée. (Mêmes mouvements.)”
“Je vous montrerai le courriel. Souvent, la réalité vous fait rire. Mettez-y donc un peu le nez. Il est important d’appliquer cette charte pleinement, c’est le sens de l’amendement. Madame la ministre, en prévoyant la gratuité totale, la proposition de loi prendrait en compte les réalités locales. Il s’agit d’une revendication sociale majeure. La réalité locale à Brest, c’est que 25 000 personnes ont signé une pétition pour que les parkings des hôpitaux soient gratuits totalement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) J’invite tous les collègues à rejoindre cette grande revendication. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Pour simplifier, il faut aller vers la gratuité totale. Madame la ministre a parlé d’une charte. Il en existe une : la charte des personnes hospitalisées prévoit que l’établissement de santé garantit à la personne le droit de recevoir chaque jour tout visiteur de son choix. Dans ma circonscription, certains patients m’ont dit qu’ils demandaient à leurs proches de ne plus aller les voir compte tenu du caractère payant du parking. (« Oh ! » sur les bancs du groupe EPR.)”
“À la limite, il faudrait faire l’inverse, mais alors on inciterait les gens à rester plus longtemps, même lorsqu’ils ne le souhaitent pas.”
“Il vise à corriger l’un des principaux défauts de ce texte, à savoir la limitation de la gratuité à deux heures pour les visiteurs. À l’attention des collègues qui n’étaient pas encore arrivés, je répète ce qui me semble être l’argument fondamental. Écoutez cela avec toute votre humanité : lorsqu’un visiteur passe moins de deux heures à l’hôpital, il s’agit d’une visite rapide pour témoigner de la sympathie ; lorsque la personne est conduite à rester plus de deux heures, c’est peut-être que l’ami ou le parent malade est agonisant et qu’elle se trouve dans l’un des pires moments de sa vie. Je ne comprends pas la rationalité qui justifierait qu’en dessous de deux heures, le stationnement serait gratuit, et qu’au-delà il serait payant.”
“Votez les recettes du budget de la sécu !”
“Certains lui donnent le nom ronflant de partenariat public privé (PPP), allégorie du désordre. C’est un défaut majeur du texte que de ne pas prévoir la fin des contrats de concession pour motif d’intérêt général, tel que nous pouvons et devons le faire. Mais si la gratuité totale est adoptée, nous penserons en priorité à nos concitoyens qui souffrent et qui, légitimement, trouvent la situation actuelle insupportable. Nous les défendons comme nous défendons la sécurité sociale, alors que les mots de son fondateur Ambroise Croizat résonnent toujours à cette tribune : « Jamais nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir, et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès ». (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et GDR.)”
“C’était tout le sens de la proposition de loi pour la gratuité totale des parcs de stationnement des établissements publics de santé que j’ai défendue lors de notre niche parlementaire et qui a été adoptée en commission des affaires sociales. Mais il faut alors rompre les contrats de concession pour ne pas tomber dans le piège de contrats opaques, dont de grands groupes comme Effia, Vinci, Indigo ou Q-Park tireraient un avantage démesuré et contraire à l’intérêt public. Que l’on nous donne ces contrats ! J’ai adressé plusieurs demandes à la commission d’accès aux documents administratifs (Cada), restées sans réponse. La République est-elle respectée lorsque ces contrats sont cachés, alors que nous pouvons les consulter de droit ? Cette pagaille est insupportable.”
“Si l’on suit la vie, la gratuité au-delà des deux heures compte tellement plus. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Dans les faits, il faut appliquer le principe concret de la gratuité. En l’état, le texte ne supprime pas les injustices les plus criantes associées au caractère payant des parkings des hôpitaux. Nous proposons un amendement qui établit la gratuité totale et pour peu qu’il soit adopté, ce texte sera un véritable progrès. Nous voulons permettre à chacun de visiter ses proches sans aucune contrainte susceptible de le dissuader de venir au chevet d’une amie ou d’un parent. La visite est en effet une dimension fondamentale du soin. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Si les hôpitaux n’ont pas les moyens de pourvoir à la gratuité, la puissance publique doit les y aider.”