Marie Mesmeur
LFI-NFP · France
“Son adoption ne changerait rien du tout à la proposition de loi. Il vise juste à rappeler que la société commerciale dont l’article 6 rend possible la création peut prendre la forme d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic), laquelle se situe à mi-chemin entre l’association à but non lucratif et la société commerciale classique…”
“Nous nous opposons au développement de plus en plus incontrôlé des messages publicitaires et de techniques telles que le parrainage virtuel dans le sport professionnel, qui illustrent une dérive supplémentaire vers un sport business au seul bénéfice des grandes multinationales mondiales.”
“Le gouvernement d’extrême droite de Donald Trump l’a transformée en instrument de discrimination raciale : Omar Artan, arbitre somalien élu meilleur arbitre africain en 2025 lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), sélectionné par la Fifa avec cinquante et un autres des meilleurs arbitres du monde, a été refoulé à l’aéroport de Miami…”
“Par cet amendement, nous demandons que le gouvernement remette au Parlement un rapport relatif à l’activité des agents. Vous le savez sans doute, des agents français véreux vont parfois chercher des jeunes joueurs à l’étranger, qu’ils achètent en leur faisant miroiter une carrière.”
“Pourtant, en 2008, Nicolas Sarkozy lui-même avait subordonné sa présence aux Jeux olympiques de Pékin à un dialogue sur le Tibet. Le sport n’est pas au-dessus de la politique : il en est l’un des terrains, où les opprimés, parfois, ont fait avancer leurs droits.”
“Je reviens sur le débat concernant l’honorabilité. Le but de cet amendement est de questionner la liste des crimes et délits pouvant entraîner une interdiction d’exercice de nombreux métiers, y compris dans le sport.”
The complete record
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“Aujourd’hui, les visages éteints des enfants assassinés de Gaza nous submergent. Comment est-il possible de ne pas les voir ? Moi, ils me hantent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Même le Forum des familles, cette association de proches d’otages, supplie Netanyahu « d’arrêter de tuer ». Dans la patrie des droits de l’homme, chaque enfant tué est notre enfant ; chaque femme, chaque homme assassiné est l’un des nôtres. Un génocide n’anéantit pas seulement un peuple, il frappe l’histoire, l’humanité et les consciences tout entières. (Mêmes mouvements.) Cette violation de la trêve est l’échec de trop de la France : un cessez-le-feu a été violé sans un mot du président de la République. Que vous faudra-t-il de plus pour réagir ? Allez-vous reconnaître l’État de Palestine ? Appellerez-vous en urgence à une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour faire appliquer le droit international ? (Mêmes mouvements.) Allez-vous enfin décider un embargo sur l’envoi d’armes au gouvernement criminel d’Israël ?”
“…et s’afficher avec David Azoulay, armé, lui qui rêve de « vider Gaza comme à Auschwitz ». Aucun mot pour les près de 50 000 morts palestiniens dont les noms disparaissent dans la poussière.”
“Avant les tirs, l’aide humanitaire était coupée par le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou : il n’y a plus d’eau, plus d’électricité. Les mots de trêve et de cessez-le-feu ont perdu tout leur sens. Dans ce contexte, il y a quatre jours seulement, des députés et d’anciens ministres faisaient un déplacement de la honte pour fraterniser avec des criminels de guerre (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) …”
“Cette nuit encore, le ciel de Gaza a craché le feu et la mort. Au moins 413 personnes, dont une majorité d’enfants et de femmes, ont été tuées dans leur sommeil ; quant à nous, nous nous sommes réveillés avec ces images d’une cruauté sans nom.”
“Il faudrait s’en tenir à la règle « un pour, un contre ! »”
“Non, mais attendez ! C’est « un pour, un contre », non ?”
“Il y a en ce moment 290 plans de licenciement !”
“Il faudrait compter combien de fois M. Labaronne et vous avez employé ce mot dans la journée !”
“De toute façon, vous ne respectez pas le résultat des élections !”
“Vous savez très bien pourquoi nous avons agi de la sorte ! Notre collègue avait été insultée ! C’est scandaleux !”
“Vaut-il mieux être facho ou communiste ? (Sourires.)”
“Le groupe RN n’est pas de droite, il est d’extrême droite !”
“Qu’est-ce que ça vous évoque, monsieur Attal ?”
“Celles de l’État existent aussi : en matière de protection de l’enfance !”
“Commencez par créer des places dans les services de protection de l’enfance et par recruter des magistrats !”
“Madame la présidente, serait-il possible d’obtenir un peu de silence ?”
“Par vos provocations, vous cherchez juste à… (M. le président coupe le micro de l’oratrice.)”
“Voilà, collègues, citer Pétain à propos de l’autorité n’a rien d’une insulte. Mais traiter une députée d’antisémite notoire, c’est une insulte et un délit ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Protestations sur les bancs du groupe RN.)”
“Je vais relire les propos de ma collègue : « Ce n’est pas étonnant : nous avons pour ministre de l’intérieur M. Retailleau, qui reprend souvent à son compte des idées pétainistes déjà exprimées en 1940 : "La démocratie libérale a fait son temps. Nous devons lui substituer un régime qui donne plus de place à l’autorité et moins à la liberté." »”
“Si c’était gratuit, il n’y aurait pas de fraude !”
“Si vous voulez remédier à la crise de confiance, respectez les élections !”
“Non mais ça ne va pas ? Vous n’avez pas honte ?”
“Notre modèle ne sera jamais le vôtre mais toujours celui de l’intérêt commun, de la dignité de tous et des solidarités. J’espère que la plainte des élus bretons sera entendue et que d’autres maires, avec le soutien des collectivités, les rejoindront afin que la justice vous condamne et vous oblige à agir.”
“Vos fonds d’urgence ne suffisent pas car vous laissez les Ehpad et tous les services publics agoniser depuis trop longtemps. Vous évoquez une expérimentation mais elle n’a pas lieu parce que vous bloquez le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2025 à coups de 49.3. La réalité est que vous vous livrez à un chantage au budget. Nous en avons un, celui de 2024, dans la mesure où nous avons voté la loi spéciale. Même l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques, affirme que le budget pour 2024 serait plus favorable que le budget austéritaire que vous faites passer en force par 49.3. En vérité, vous cassez tous les biens communs qui font l’histoire de la France et mettez tous les services publics au service du privé lucratif.”
“Plus largement, avant même les coupes prévues dans votre budget de misère, la situation est déjà critique pour tous les services publics : quatre universités sur cinq sont en déficit, d’après France Universités, quatorze départements sont en grande difficulté financière et une trentaine en quasi-cessation des paiements, et le déficit des hôpitaux a triplé en un an, ce qui a conduit les présidents de trente-deux centres hospitaliers universitaires (CHU) à tirer la sonnette d’alarme. Vous ne pourrez pas mettre tout le monde sous tutelle et votre budget qui dépense 23,4 milliards d’euros de moins que le budget pour 2024 ne peut que ruiner davantage nos biens communs. Que comptez-vous faire ?”
“Ils ne demandent qu’une chose : que le secteur soit renfloué afin qu’il soit pris correctement soin des personnes âgées dépendantes. Ces déficits ne sont pas seulement une ligne comptable. Prendre soin de nos aînés, c’est honorer celles et ceux qui ont bâti ce pays. Les abandonner à la précarité, c’est rompre le fil qui lie les générations. La commune de Bruz et les autres collectivités en souffrance peuvent-elles encore espérer une prise de conscience de l’État ou resteront-elles livrées à elles-mêmes ?”
“Pendant ce temps, des groupes privés lucratifs imposent des tarifs exorbitants aux familles. Politique de malheur ! Dans la ville de Bruz, dans ma circonscription, l’Ehpad public affiche un déficit d’au moins 500 000 euros en 2024 alors qu’il était en excédent en 2021. Votre austérité pousse des élus locaux à réagir. En Bretagne, cette terre de combat, seize maires soutenus par le département d’Ille-et-Vilaine ont porté plainte contre l’État pour carence, à l’initiative de Xavier Compain, maire de Plouha. La négligence de l’État, qui entraîne une maltraitance institutionnelle, est en cause. Le collectif de ces maires, baptisé Territoires en résistance pour le grand âge, réunit plus de 330 collectivités bretonnes, 5 000 élus et 36 parlementaires.”
“Le gouvernement a décidé de reprendre le budget qui a fait chuter le dernier gouvernement et de l’aggraver. C’est du Barnier en pire, au mépris du vote de cette assemblée et toujours du vote des Français en juillet dernier. Votre obsession austéritaire saigne les services publics et les collectivités territoriales, les biens communs de ceux qui n’ont rien. J’évoquerai en particulier le service public du grand âge. Les Ehpad publics, dont 85 % affichent un résultat déficitaire à la fin 2023, sont pris en étau entre l’explosion des besoins et l’augmentation inexorable des charges, et risquent la mise sous tutelle, voire la fermeture. Dans tous les cas, les conséquences sont dramatiques : qualité d’accueil en chute libre, soignants épuisés, fermetures d’établissements imminentes.”
“Vous les accusez d’engendrer des coûts pour les finances publiques. Premièrement, les étudiants étrangers ne sont pas un coût, mais une richesse pour la France, comme nous vous l’avons maintes fois démontré ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Deuxièmement, le vrai problème, c’est justement l’austérité dans les services publics. Troisièmement, vous vous montrez fidèles à vous-mêmes : encore une fois, vous déshonorez la République ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Protestations sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Nous ne pouvons pas accepter les propos de M. Clavet, dont l’amendement illustre bien l’obsession raciste du Rassemblement national et son fétichisme de la préférence nationale ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Les étudiants étrangers font partie des plus précaires, puisqu’ils ne bénéficient pas du système de bourses français. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Selon l’enquête de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), les étudiants étrangers sont particulièrement vulnérables. Ils sont deux à trois fois plus nombreux que les autres à se trouver dans un état de détresse psychologique et dans des difficultés financières insolubles. Seules les aides sociales indirectes leur permettent de supporter le coût de la vie étudiante, qui augmente.”
“Pourquoi il y a des étudiants en situation précaire, alors ?”
“Pas de marquage au fer rouge en fonction de vos origines sociales. Pas d’humiliations paternalistes. Pas de contreparties capitalistes. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Étudiants, si cette mesure ne passe pas ici, vous seuls pourrez l’arracher. Unissez-vous ! Battons-nous ! Comme le disait Victor Hugo, « aucune armée n’est plus puissante qu’une idée dont l’heure est venue ». (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Aujourd’hui, la mobilisation ; demain, la justice. (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent pour applaudir. – Mme la rapporteure applaudit également.)”
“Je veux maintenant m’adresser aux étudiants. Bientôt, nous arriverons au pouvoir. Nous reconnaîtrons alors ce nouvel âge de la vie, la jeunesse, et nous le protégerons par la solidarité nationale. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) De même qu’après la guerre, la création de la retraite avait permis de reconnaître aux plus âgés le droit au repos, nous mettrons en place une allocation d’autonomie universelle, au niveau du seuil de pauvreté, pour le droit d’étudier.”
“C’est vous qui gavez les riches et affamez les étudiants !”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est vous qui avez permis aux milliardaires français d’encaisser 2 000 milliards de dollars supplémentaires pour la seule année 2024, soit trois fois plus qu’en 2023, sans qu’une poussière de cette richesse ne soit partagée. (Mêmes mouvements.)”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La taxe sur les superprofits, que l’Assemblée a adoptée en octobre, rapportera 166 fois cette somme tous les ans ! La vérité, c’est que vous préférez la charité familiale à la solidarité nationale, parce que cela impliquerait de faire payer les riches. Ne faites pas croire que l’État n’en a pas les moyens : c’est une question de choix ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) C’est vous qui avez décidé de dépenser des milliards d’euros en cadeaux fiscaux plutôt que d’en consacrer une infime partie à protéger les étudiants.”
“Contrairement à vous, nous considérons l’étudiant comme ce qu’il est : un adulte émancipé, à part entière. Personne n’imaginerait moduler le montant des aides perçues par les retraités en fonction du revenu de leurs enfants ! Le principe d’universalité des droits est un principe de la République. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale peut donner corps aux aspirations de la jeunesse. Partout, celle-ci se prononce majoritairement pour le repas au Crous à 1 euro. Collègues macronistes, serez-vous de nouveau du mauvais côté de l’histoire, comme lorsque vous avez imposé de relever l’âge de départ à la retraite, contre l’avis de 93 % des actifs ? Le repas au Crous à 1 euro coûtera seulement 90 millions d’euros, soit 0,4 % des bénéfices réalisés par Total en une année !”
“Le système de bourses est aussi archaïque qu’injuste. Entre 2020 et 2022, le nombre de boursiers a chuté de 73 000. Entre la réalité des étudiants et le mode de calcul des bourses, il y a un gouffre. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme la rapporteure et M. Benjamin Lucas-Lundy applaudissent également.) C’est le système entier de protection sociale qu’il faut refondre ! J’ai aussi entendu qu’il ne fallait pas protéger tous les étudiants, au motif que certains auraient des parents riches. Je vais vous répondre avec pédagogie. Considérer un étudiant comme un « enfant de… » est infantilisant. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme la rapporteure applaudit également. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Dans ce cas, pourquoi les banques alimentaires débordent-elles d’étudiants ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je vais vous le dire : parce que les prix des repas sont trop chers et parce que, dans votre système, tous les étudiants sont pauvres, tous subissent l’inflation. Depuis 2017 et l’avènement d’Emmanuel Macron, le coût de la vie a grimpé de 30 % pour les étudiants ; il s’élève désormais à 1 200 euros par mois. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Pensez-vous vraiment que les familles peuvent assumer un tel coût ? Tous les étudiants doivent payer leur loyer, leurs charges, leur matériel informatique, leurs vêtements, leur titre de transport, leurs frais d’inscription et leurs repas sans aide à la hauteur de leurs dépenses, puisque la bourse maximale est très loin du seuil de pauvreté.”
“Collègues macronistes, quelles justifications hors-sol trouverez-vous cette fois-ci pour voter contre cette proposition de loi ? Que le repas au Crous à 1 euro existe déjà pour les étudiants les plus pauvres ? Mensonge : 90 % des étudiants précaires n’y ont pas accès ! Qu’ils n’ont qu’à bosser pendant leurs études ? Vous devriez pourtant savoir que le salariat concerne déjà un étudiant sur deux et est la première cause d’échec en licence. La société a besoin de nouvelles générations formées pour répondre aux grands enjeux de demain, à commencer par la planification écologique. (Mêmes mouvements.) C’est une chose de permettre aux jeunes d’accéder à l’université, c’en est une autre de leur permettre de réussir ! Vous allez encore me dire que les tarifs du Crous sont déjà sociaux.”
“Je n’étais pas là ; j’étais en assemblée générale dans mon université, où nous réclamions non pas une faveur, mais un droit, vu que l’on apprend mieux le ventre plein. (Mêmes mouvements.) Aujourd’hui, je suis députée, le Parlement est recomposé et le Nouveau Front populaire, dont le programme contient cette mesure, est arrivé en tête.”
“Dans les amphithéâtres, la misère a fait son nid : un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim. Je tiens à remercier le parti socialiste d’avoir inscrit à l’ordre du jour de sa niche parlementaire une proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas au Crous à 1 euro. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) C’est la preuve que la solidarité est une meilleure vitrine que la retraite par points, que 32 milliards d’austérité – dont 630 millions pour l’enseignement supérieur – ou que le soutien à un gouvernement ouvertement compatible avec l’extrême droite ! En 2023, à une voix près, l’Assemblée nationale avait rejeté cette proposition de bon sens.”
“Tous les étudiants sont pauvres dans votre système !”
“Il faut donc réserver l’aide aux boursiers ? C’est comme ça, c’est normal ?”
“La priorité, c’est de lutter contre la précarité : un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim !”
“En France, on compte un psychologue pour 30 000 étudiants, contre un pour 1 500 aux États-Unis, alors que l’OMS recommande une densité huit fois supérieure. L’inaction a un coût social et économique, puisqu’elle a de nombreuses conséquences sur les systèmes de santé et d’éducation. Grande cause nationale, oui, mais pour quels actes ? Combien de psychologues supplémentaires recrutés ? Combien d’étudiants sortis de la misère ? Vous parliez de formation, mais quand Parcoursup sera-t-il abrogé ? Enfin, soutiendrez-vous le repas du Crous à 1 euro pour toutes et tous, sur lequel l’Assemblée nationale doit se prononcer la semaine prochaine ? Sachez-le, vous ne pourrez pas améliorer la santé mentale des jeunes à coups de 49.3. Seul un budget à la hauteur y parviendra, alors laissez-nous faire ! (M. Rodrigo Arenas applaudit.)”
“Peut-on aller bien quand on dort dans sa voiture, quand on a faim, quand on vit avec quelques centimes par jour ? Il y a la souffrance de l’épuisement. Au lycée, tous les élèves sont accablés par les rythmes scolaires et à l’université, la moitié des étudiants sont contraints d’avoir un emploi pour payer leurs études. Il y a l’inquiétude face à votre inaction pour endiguer le réchauffement climatique et mettre en place la nécessaire planification écologique. Vous avez fait de la santé mentale une grande cause nationale, mais vous ne pouvez déplorer les effets dont vous chérissez les causes. Votre obsession austéritaire est en train de briser les derniers remparts de la protection sociale.”
“Alors qu’un lycéen sur dix a déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours de sa vie et que quatre étudiants sur dix présentent des symptômes dépressifs, il est temps d’avoir ce débat. Ces données ne sont pas à considérer avec un mépris paternaliste, elles révèlent une souffrance profonde, celle d’être projeté de force dans un monde angoissant, égoïste et violent. Quatre jeunes sur cinq ressentent de l’angoisse face à la machine à trier Parcoursup, qui engendre une compétition permanente et alimente un système éducatif toxique. Ce monde refuse de leur offrir des perspectives claires et rassurantes. Il y a aussi la souffrance liée à la misère. Oui, les étudiants sont pauvres et le montant maximal des bourses est largement inférieur au seuil de pauvreté.”
“Supprimez Parcoursup ! Et réformez les bourses, enfin !”