Fabien Di Filippo
DR · France
“Le diable se niche parfois dans les détails et, ici, la formulation pourrait susciter des procédures sans fin et entraîner la mise en cause de gens animés de bonnes intentions envers leurs proches.”
“Il tend à supprimer l’alinéa 5, problématique du point de vue juridique. Cet alinéa permet en effet à des associations qui militent pour le droit à l’euthanasie de lancer des actions en justice, donc de s’introduire dans le quotidien et l’intimité des familles, sans forcément connaître les tenants et les aboutissants de leur situation, so…”
“Monsieur le premier ministre, ma question concerne le respect de la parole donnée, et d’abord le respect de la parole de la France. J’y insiste, en cette journée très spéciale où le combat que la Droite républicaine mène depuis des années contre l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur a conduit à une petite victoire – puisque le…”
“Avant vous, le gouvernement a reconnu publiquement à plusieurs reprises, par la voix de quatre premiers ministres et ministres différents, l’inadaptation de ce site à l’accueil d’un tel rassemblement.”
“Retailleau s’est engagé à ce que l’État fasse l’acquisition d’un autre terrain dès cette année, où le rassemblement pourrait avoir lieu ; quant à vous, monsieur le premier ministre, en tant que ministre des armées à l’époque, vous avez annoncé officiellement la mobilisation de la base de Grostenquin à l’été 2026 pour des manœuvres militai…”
“Monsieur le premier ministre, je vous demande de bien vouloir confirmer que les engagements gouvernementaux pris l’an dernier demeurent pleinement valables et que l’État s’opposera fermement à tout nouveau rassemblement de cette nature sur le site de Grostenquin. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
The complete record
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“Elle défend toutes ces structures sans apporter le moindre argument quant à leur utilité. (Exclamations prolongées sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Vous devriez pourtant regarder la situation budgétaire de notre pays avec lucidité.”
“Il est étrange, mais pas surprenant, d’entendre la gauche se faire le bon apôtre de la bureaucratie.”
“Supprimons-les et nous verrons bien si nous les regrettons !”
“Nous ne saurons donc jamais ce que M. Echaniz a voulu dire…”
“Vous avez un micro, il est inutile de crier !”
“Il n’y a ni socle, ni commun ! Laissez-nous en dehors de ça !”
“Les élections ont eu lieu pendant la crise covid ! Ce n’est pas très honnête intellectuellement !”
“La seule chose à apporter à un chômeur, c’est un travail !”
“Il faut prendre les choses par le bon bout !”
“Ce soir, nous pouvons nous satisfaire que les leçons de cet épisode aient été tirées. Il importe de ne jamais plus commettre les mêmes erreurs. Il faudra néanmoins revenir sur la question de notre politique énergétique dans les mois qui viennent, mais je me méfie, parce que, jusqu’ici, quand M. Bayrou a annoncé un débat, c’était en général parce qu’il ne souhaitait surtout pas parler d’un sujet, ou l’enterrer. Nous serons donc très vigilants mais, ce soir, nous nous félicitons de ce qui constitue une victoire pour les salariés et les élus de ce territoire, à qui nous offrons un avenir. Ce texte constitue par ailleurs quelque chose de très positif pour l’économie de la France et pour sa souveraineté énergétique. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. Raphaël Schellenberger applaudit également.)”
“Cela montre que vouloir fonctionner sans ces énergies pilotables est une ineptie et que c’est totalement irréaliste. Une hypocrisie, ensuite, parce qu’au moment des pics de consommation, lorsqu’on ne disposait plus de ces sources d’énergie pilotables, on importait de l’électricité produite juste de l’autre côté de la frontière, en Allemagne, avec un charbon encore plus polluant ! C’était une ineptie, à la fois sur le plan environnemental et en matière de souveraineté.”
“Il faut revenir sur cet épisode cocasse et en tirer les leçons, car il y a eu derrière tout cela une erreur et une hypocrisie. Une erreur, d’abord, parce que quelques mois seulement après avoir condamné à la fermeture la centrale à charbon de Saint-Avold, quand on s’est rendu compte que l’appareil nucléaire était déficient – et pour cause : Nicolas Hulot avait inscrit dans la loi la fermeture de quatorze centrales nucléaires ! – et qu’il a fallu faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, on a demandé en catastrophe aux salariés de revenir et de remettre, à grands frais, la centrale en route. Elle a été condamnée une nouvelle fois à la fermeture, et voilà que nous votons, ce soir, un projet de relance et de reconversion.”
“Conduite par Nicolas Hulot, elle avait entraîné la fermeture de la centrale de Saint-Avold, mais aussi de la centrale de Fessenheim – je salue à ce sujet mes collègues alsaciens, Patrick Hetzel et Raphaël Schellenberger, ici présents –, décision dont on mesure aujourd’hui combien elle était inepte.”
“La conversion de ces centrales représente une solution responsable, qui permettrait de préserver notre sécurité d’approvisionnement, tout en respectant nos engagements environnementaux. Le groupe Droite républicaine, comme tous les autres groupes de cet hémicycle, votera donc en faveur de cette proposition de loi. Cela dit, nous ne pouvons pas faire l’économie d’un examen de conscience. Je constate une très belle unanimité ce soir, et je la salue, car c’est un combat de bon sens pour notre souveraineté énergétique que nous menons, et non un combat partisan. J’ai toutefois le souvenir – car j’ai un peu plus d’ancienneté dans cet hémicycle que certains d’entre vous – d’avoir été le seul député mosellan à m’opposer, dans les premières années du premier mandat d’Emmanuel Macron, à sa stratégie énergétique mortifère.”
“La présente proposition de loi tient compte de ces enjeux locaux tout en envoyant un message fort en faveur de la reconversion industrielle à l’échelle nationale et de la souveraineté énergétique. Dans un contexte géopolitique instable et face aux menaces qui pèsent sur notre système énergétique, il est vital de maintenir, sur notre territoire, des capacités de production d’énergie pilotables. Nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur le nucléaire ou sur des sources d’énergie renouvelables. Une fermeture brutale de ces installations sans alternative viable compromettrait notre autonomie énergétique – on s’en est rendu compte avec des décisions passées, sur lesquelles je reviendrai dans un instant.”
“Ces travailleurs et leurs familles vivent depuis plusieurs années dans une incertitude préoccupante quant à l’avenir de leurs emplois. Ce projet est également essentiel pour conforter l’indépendance énergétique et industrielle de la France. Il engage également la responsabilité sociale de notre pays envers un territoire qui, comme je l’ai dit, a été marqué par les répercussions de décisions industrielles passées très douloureuses.”
“L’exploitant de la centrale de Saint-Avold, GazelEnergie, envisage de transformer cette installation, actuellement alimentée au charbon, en une centrale utilisant des sources d’énergie plus respectueuses de l’environnement, telles que le gaz naturel et le biogaz, mais la législation en vigueur bloque ce projet. C’est la raison pour laquelle nous devons adopter rapidement cette proposition de loi, afin de rendre cette transition économiquement viable et d’assurer l’avenir des 500 employés du site dans un bassin qui a déjà beaucoup souffert de la désindustrialisation.”
“Nous sommes réunis ce soir pour faire enfin aboutir cette proposition de loi, déposée à l’origine par le sénateur Khalifé Khalifé – présent ce soir dans nos tribunes et que je salue – et cosignée par l’ensemble des sénateurs de Moselle, puisque c’est dans ce département que se situe la centrale de Saint-Avold, l’une des deux dernières centrales à charbon de France, avec celle de Cordemais, dont EDF avait annoncé en septembre la fermeture sèche. Telle qu’issue du Sénat, et telle que nous allons, je l’espère, la voter, cette proposition de loi comporte quatre articles. Les trois premiers concernent la reconversion de la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold, et l’article 4, celle du site de Cordemais.”
“Il faut toujours se méfier de ce que dit le président de la République !”
“…et en outre, cela amènera de l’instabilité dans tous les exécutifs municipaux. Vous passez à côté de tous les enjeux liés à cette question ! (Applaudissements sur les bancs des groupes DR, RN et UDR.)”
“C’est tout de même incroyable ! Pour commencer, c’est du dénigrement ;…”
“Demain, vous allez leur demander de cesser leur mission, de libérer les places, de s’en aller ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Ce faisant, vous allez encourager les candidatures alibi de personnes qui ne voulaient pas forcément s’engager. Le pire des arguments que nous avons entendus, c’est Mme la rapporteure qui l’a avancé en commission – il justifie le report de la réforme au minimum à 2032 au lieu de 2026. Elle a dit la chose suivante : si l’on ne trouve pas de femmes, ce n’est pas grave parce que la loi permettra de présenter des listes incomplètes.”
“Vous ne pouvez pas l’imposer partout de manière uniforme et caricaturale, sans délai, d’autant qu’il y a encore des gens qui s’investissent dans les conseils municipaux de notre ruralité par conviction, animés d’un vrai projet pour leur commune.”
“Je souscris aux propos de Mme Firmin Le Bodo : ce n’est pas la question de la parité qui se pose ici.”
“Vous refusez notre point de vue et vous l’empêchez de triompher. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Interrogez-vous, ne serait-ce que trois secondes ! Peut-être entendrez-vous sur ce sujet, comme sur d’autres, des arguments que vous refusez d’entendre dans l’hémicycle, quitte à répéter les votes pour obtenir gain de cause.”
“Demandez-vous pourquoi ce texte suscite une telle colère dans les territoires ruraux !”
“Votre texte est complètement hors-sol – comme d’habitude – et ne devrait pas faire partie des priorités. Il mettra de nombreuses communes rurales en difficulté onze mois avant la prochaine échéance électorale. Elles seront contraintes de se séparer sans délai d’un tiers, voire de la moitié, de leurs conseillers municipaux. Vous obéissez à une idéologie aveugle. Tout cela vous échappe complètement.”
“…compliquant la vie de la ruralité et la condamnant. Cela ne marche pas ! Vous ne voulez pas faire confiance aux maires.”
“N’entendez-vous toujours pas, au bout de sept ans, le message que nous adressent les territoires ? La confiance que réclament les maires ? La parité est déjà atteinte par 45 % des conseils municipaux, les effectifs féminins ont doublé en vingt ans. Maintenant, vous voulez imposer une nouvelle structure uniforme depuis Paris (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS) ,…”
“Je suis très ouvert à un travail plus approfondi, mais je comprends des propos de Mme la rapporteure qu’il y a bien un manque dans la loi sur ce sujet. C’est l’occasion de le combler. Cela n’empêchera pas de mener un travail pour arriver à une description plus stricte des circonstances aggravantes. Cela pourrait passer par un décret. Reconnaissez que notre droit ne prend pas en compte la situation de fragilité spécifique des mineurs. Cela ne coûte rien de durcir les sanctions et la sévérité vis-à-vis des agresseurs sexuels. Je propose de voter l’amendement ce soir et de poursuivre ensuite cette réflexion.”
“Je me réjouis de voir que de nombreuses personnes se préoccupent de la potentielle vulnérabilité des victimes. Or parmi les personnes vulnérables, il y a d’abord les enfants et les jeunes adolescents. L’amendement tend à définir systématiquement comme circonstance aggravante le fait de commettre une atteinte sexuelle, une agression sexuelle ou un viol sur des mineurs de moins de 18 ans – et pas seulement sur des mineurs de moins de 15 ans. Un mineur n’a pas accès aux mêmes droits qu’un majeur ; il se retrouve forcément dans des situations de dépendance et de fragilité qui peuvent faciliter les agressions.”
“Le tribunal judiciaire de Paris a imposé la fermeture de plusieurs sites en 2020 mais ils continuent de prospérer et, au prix de 19 ou 24 euros l’arrêt maladie, aggravent ce phénomène. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“La Cnaf préconisait une meilleure coordination entre les médecins, les entreprises et elle-même afin de vérifier la pertinence des arrêts de longue durée. Comment accompagnerez-vous cette orientation ? Comptez-vous prendre des dispositions pour faciliter les contrôles, notamment pour les arrêts de longue durée ? Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, le gouvernement a annoncé une campagne pour contrôler les médecins prescrivant cinq à dix fois plus d’arrêts maladie que leurs confrères. Pouvez-vous nous dire si cette mesure a été appliquée et si elle a été efficace ? Enfin, en ce qui concerne la prolifération des sites internet frauduleux qui proposent la vente d’arrêts maladie en ligne sans consultation médicale – notre collègue Vermorel-Marques y reviendra –, comptez-vous agir ?”
“Le cumul a représenté plus 8,4 millions d’arrêts, soit une augmentation de quasiment 4 % sur les cinq dernières années et 30 %, comme je viens de le mentionner, depuis 2012. La Cnam indique également que sur les six premiers mois de l’année 2024, le coût total des arrêts de travail était en hausse de 8,5 % et de 10 % pour les arrêts longs. Cette croissance du nombre d’arrêts maladie ne s’explique ni par la croissance démographique ni par la hausse des salaires et, en tout cas, elle n’est pas soutenable étant donné l’état du budget de la sécurité sociale dont le déficit est de près de 16 milliards d’euros pour 2024. Comptez-vous aider les employeurs à signaler les arrêts qui leur sembleraient abusifs ?”
“Dans un rapport publié le 13 décembre 2024, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et la Caisse nationale de l’assurance maladie indiquent que la hausse du volume d’arrêts maladie s’est accélérée de façon importante depuis 2019 – en onze ans, le nombre de ces arrêts ont même progressé de 30 %. Or je ne pense pas que les conditions de travail se soient à ce point dégradées pendant cette période. En 2023, les arrêts maladie ont représenté 85 % des arrêts de travail et 60 % des dépenses d’indemnités journalières avec à la clef une facture de plus de 10 milliards d’euros pour l’assurance maladie. Au total, 5,9 millions d’actifs en ont bénéficié pour une durée moyenne de trente-cinq jours.”
“Mais non ! L’extrême droite prône l’assistanat tout autant que vous !”
“Le mieux, c’est d’agir en amont ! L’autorité parentale ne se délègue pas !”
“On peut tromper quelques personnes tout le temps, tout le monde un certain temps, mais non tout le monde tout le temps, disait Lincoln. Allez-vous inscrire ces textes à notre ordre du jour ?”
“Les inscrirez-vous à l’ordre du jour de l’Assemblée ?”
“On l’écoute seulement parce que nous y sommes obligés.”
“C’est tout ce que vous avez trouvé pour masquer vos positions laxistes ?”
“On voit les résultats au sein de votre groupe !”
“Tous ceux qui sont consommateurs au NFP devraient se déporter, il y a conflit d’intérêts !”
“Dommage d’écrire sa réaction avant d’avoir entendu la réponse du ministre !”
“Si vous ne voulez pas de réponse, il ne faut pas poser de question !”
“Du fond du cœur, et en continuant à m’interroger sur sa constitutionnalité (Les députés des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR entament un compte à rebours, qui couvre bientôt les propos de l’orateur, pour annoncer la fin de son temps de parole) , je souhaite, sans aucune volonté d’obstruction, que ce texte ne s’applique jamais. (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et EPR ainsi que sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)”
“…et le peu de recettes fiscales supplémentaires que vous aurez peut-être collecté la première année, qui n’équivaudra même pas au déficit de nos comptes sociaux, se transformera en malus dès la seconde année. (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS.)”
“…pour vous demander ce que l’adoption de cette taxe changera réellement dans le quotidien des Français ? Eh bien, certains auront perdu leur emploi, certaines entreprises n’auront pas été créées,…”
“Vous êtes-vous seulement projetés dans un an, dans deux ans,…”