Danièle Obono
LFI-NFP · France
“Vous vous retrouvez le bec dans l’eau parce que, pour différentes raisons, les gouvernements n’ont pas été en mesure d’en construire autant. Nous soutenons précisément que le fléchage n’est pas le bon (Mme Caroline Yadan s’exclame) , que la construction de prisons n’est pas la réponse adéquate.”
“Nous sommes en désaccord avec ce que disent la ministre et les macronistes, parce que nous avons l’expérience des dix dernières années, et en particulier des débats budgétaires.”
“Nous ne sommes pas favorables à cet amendement de repli et nous récusons l’intégralité de l’article 11. À défaut de rester aussi respectueux qu’il l’était jusqu’à présent, ce débat est révélateur. Les propos tenus par l’extrême droite sont évidemment odieux.”
“Cet amendement, que nous ne soutiendrons pas, me fournit l’occasion de répondre à quelque chose que vous avez affirmé, ainsi qu’un autre collègue : selon vous, le fait que nous consacrions à l’inflation pénale l’essentiel de l’examen de ce texte – comme ce sera le cas pour les prochains : la ministre évoquait ainsi la future loi intégrale…”
“Notre collègue Émilie Bonnivard a dénigré les prétendus gardiens du temple, ceux qui savent ; il est vrai que, pour ma part, je sais un certain nombre de choses parce que nous avons eu ces débats dès 2018.”
“Nous souhaitons la suppression de cet article qui, de notre point de vue, ne répond à aucune nécessité et n’est pas à la hauteur de l’enjeu : les violences de masse, structurelles, l’insécurité massive que connaissent des millions d’enfants et de femmes dans notre pays.”
The complete record
Every one of 414 lines we hold for Danièle Obono, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 9 of 9.
“Et alors, on fait quoi ? C’est l’humiliation de la France !”
“Non, il dénonce la maltraitance au travail !”
“Ça va être de la faute des malades, en plus !”
“Oui, ce sont deux visions différentes du monde : l’une véritablement républicaine, l’autre aristocratique. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Pour répondre au collègue du RN, oui, nous sommes des antifascistes et s’il ne doit rester qu’un ou une antifasciste qui fasse barrage, ce sera un membre du groupe La France insoumise et nous en sommes fiers ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS – Vives protestations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…quitte à ce que l’État assure cette reprise. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous, nous considérons, et c’est une autre vision du monde, que ce sont les salariés qui font la richesse des entreprises. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Ce sont eux qui usent leur vie, et la perdent souvent, pour que celles-ci fonctionnent, alors qu’ils sont très peu rémunérés en comparaison de l’effort auquel ils consentent – quand ils ne perdent pas leur travail ! S’il devait y avoir une transmission, ce serait plutôt aux salariés de récupérer l’entreprise,…”
“Je suis surprise d’entendre dans ce temple républicain, espace de la représentation nationale, un tel éloge de la transmission, alors qu’on devrait plutôt parler de méritocratie. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.)”
“Au-delà des recettes directes, le rétablissement et le renforcement de cette mesure rendraient l’évasion fiscale dissuasive.”
“Avec cet amendement de repli, nous proposons de rétablir l’ exit tax telle qu’elle existait avant 2019, conformément au programme du Nouveau Front populaire. Nous devons réparer la casse fiscale et revenir sur la hausse des inégalités sociales que les macronistes ont causées depuis sept ans. Nous en sommes réduits à nous mettre d’accord sur une proposition qui date de l’époque de Nicolas Sarkozy : c’est dire… Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, l’ exit tax aurait pu rapporter 800 millions d’euros en 2016 si elle avait été convenablement perçue et si tous les revenus visés avaient été convenablement imposés. Les ressources publiques dégagées par le rétablissement et le renforcement de l’ exit tax pourraient donc être du même ordre.”
“C’est parce que vous avez fait trop de cadeaux aux riches !”
“C’est vous qui ne voulez pas les voir pleurnicher. Vous voulez les cajoler !”
“Rappelons toutefois que cela fait sept ans que vous cassez la protection sociale et les procédures de redistribution. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Vous êtes mal placés pour évoquer la redistribution grâce à la protection sociale : vous êtes à l’origine d’une moindre redistribution depuis sept ans. C’est votre bilan que nous devons aujourd’hui réparer par les mesures de justice fiscale et sociale que nous proposons ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Édouard Bénard applaudit aussi.)”
“Vos arguments montrent que votre refus d’augmenter les impôts s’applique aux plus riches et non à tous les Français. Si vous partagiez cette préoccupation, vous soutiendriez nos amendements. Par ailleurs, vous vous félicitez du caractère redistributif de notre système et de la réduction des écarts entre les catégories grâce à la protection sociale.”
“Il n’est pas nécessaire de tordre le cou à cette idée, car ce n’est pas ce que nous disons. Ce que nous observons, c’est que celles et ceux qui ont les plus hauts revenus ne paient pas suffisamment, en particulier dans les plus hautes tranches, parce qu’ils profitent de l’optimisation fiscale pour ne pas payer toute leur part. C’est précisément la raison pour laquelle nous voulons changer le barème de l’impôt sur le revenu pour le rendre plus juste, plus progressif. Vous affirmez qu’il ne faut pas augmenter les impôts parce qu’ils pèsent déjà trop lourd sur les Français. Contrairement à vous, nous voulons alléger l’imposition pour la majorité de la population pour qui la charge fiscale est trop lourde, en l’occurrence pour les classes moyennes.”