Matthieu Bloch
UDDPLR · France
“Le groupe UDR soutient évidemment la réintroduction de l’article 11 et je suis très choqué que ce texte ne fasse pas l’unanimité dans l’hémicycle. On parle tout de même des pires crimes, des crimes odieux qui sont commis sur d’enfants en bas âge. Comment ne peut-on approuver une condamnation à la perpétuité dans ce cas-là ?”
“Reste qu’une intention n’est pas une politique et qu’une obligation sans outils devient trop souvent une promesse sans lendemain. Or, dans ce texte, les outils manquent encore souvent.”
“En préambule, je souhaite rendre hommage à un Français célèbre à travers le monde, un homme qui bien avant beaucoup d’autres avait identifié les dérives auxquelles le sport professionnel allait être confronté : je veux évidemment parler de Michel Platini.”
“Il continue de privilégier une réforme de la gouvernance sans répondre véritablement aux difficultés économiques qui fragilisent aujourd’hui le sport professionnel français. Surtout, il continue de menacer l’équilibre que des disciplines comme le rugby, le handball et le basket avaient su construire au fil des années.”
“Parce qu’elle nous enseigne une leçon essentielle : les difficultés du sport professionnel français trouvent largement leur origine dans le cadre européen.”
“Je suis aussi bien placé pour rappeler que ce club a été sauvé grâce la mobilisation exceptionnelle de ses supporters, de ses entreprises, de ses collectivités et de tout un territoire. Aujourd’hui, son modèle de gouvernance suscite de l’intérêt bien au-delà de la Franche-Comté.”
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“L’État doit non seulement accompagner les dispositifs mais aussi mettre une pression politique forte pour que la région respecte pleinement la déclaration d’intention, signée le 11 février 2025 avec la Suisse, relative au développement stratégique des liaisons ferroviaires franco-suisses. Elle engage la France – donc aussi la région – et l’avenir de nos territoires. Je vous demande de nous apporter des garanties claires sur la continuité de la liaison Belfort-Montbéliard-Bienne, les investissements nécessaires pour sécuriser la ligne Neuchâtel-Frasne ainsi que ses correspondances TGV, et le renforcement de la desserte sur la ligne des Horlogers.”
“Sur la ligne dite des Horlogers, les avancées sont reconnues par nos partenaires de l’autre côté de la frontière. Cependant, une demande précise reste insatisfaite : une desserte supplémentaire, en fin de journée, vers 18 heures, depuis la Chaux-de-Fond. Les travailleurs frontaliers expriment là un besoin concret, simple et légitime. En y répondant, la France ferait un geste de cohérence à l’égard d’un partenaire exemplaire. La région Bourgogne-Franche-Comté est certes l’autorité organisatrice mais elle ne peut ignorer les attentes suisses ni la dynamique transfrontalière qu’elle prétend soutenir. Comment comprendre que la majorité régionale socialiste, si prompte à donner des leçons d’écologie, manifeste si peu d’intérêt pour des liaisons ferroviaires qui comptent pourtant parmi les plus efficaces en matière de mobilité durable ?”
“Je vous rappelle que la réouverture de la ligne Belfort-Delle, mise en service en 2018, a représenté 110 millions d’investissements, dont près de 25 millions pour la Confédération suisse, auxquels s’ajoutent plus de 3 millions pour le canton du Jura – soit un total de 28 millions côté suisse. Si nos voisins ont mis de l’argent sur la table, ce n’est pas pour voir les ambitions réduites sept ans plus tard, mais bien pour consolider une réelle porte d’entrée ferroviaire vers la Suisse. De même, la ligne Neuchâtel-Frasne connaît une hausse de fréquentation remarquable depuis 2020. Alors que la Suisse investit et modernise, l’enjeu pour la France est clair : garantir des correspondances TGV fiables et maintenir une infrastructure au niveau attendu. La crédibilité de la France dépend évidemment de cette réciprocité.”
“Pour ce territoire industriel majeur et résolument tourné vers la Suisse, nous avons besoin d’un réseau ferroviaire fiable, cadencé et à la hauteur des attentes de nos partenaires. Or c’est précisément sur ce point que l’incompréhension grandit. L’annonce de la suppression de la liaison directe Belfort-Montbéliard-Bienne, dès ce mois de décembre, alors même que nos partenaires suisses défendent un développement ambitieux dans le cadre du projet Convergence 2026, ne peut être perçu par nos voisins que comme un recul. Les Suisses proposent un cadencement à la demi-heure jusqu’à Belfort-Ville, apportent des financements et investissent dans la modernisation. Ils tiennent leurs engagements, la France doit tenir les siens.”
“Si le sujet que je souhaite évoquer ne relève pas directement de vos compétences, vous le connaissez bien puisque vous êtes élu d’une commune de Bourgogne-Franche-Comté. Les lignes ferroviaires transfrontalières entre la France et la Suisse ne sont pas seulement des infrastructures de transport, ce sont des outils stratégiques pour l’avenir du Doubs et du Nord Franche-Comté. Essentielles pour les milliers de travailleurs frontaliers qui subissent chaque jour les bouchons dans les vallées du Doubs et des cantons suisses du Jura et de Neuchâtel, elles sont tout aussi indispensables pour l’alimentation de nos lignes à grande vitesse, dont elles renforcent l’attractivité et la performance.”
“Madame la ministre, la vidéo d’hier soir n’évoquait pas le contrôle des réseaux sociaux pour protéger la jeunesse, mais elle s’en prenait précisément à un média télévisuel. Ce n’est pas du tout notre propre projet que de labelliser les médias ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“L’Élysée va-t-il retirer son tweet insultant une chaîne de télévision privée et présenter des excuses ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“La Macronie en déliquescence cherche aujourd’hui à obtenir par un label officiel l’image que les faits ne lui ont jamais accordée. Comment ne pas souligner l’incohérence d’un président qui, à l’international, se pose en défenseur de la liberté des peuples, tout en envisageant, en France, d’instaurer un mécanisme qui reprend des logiques du Glavlit , organe chargé de filtrer, de surveiller et de censurer l’information en Union soviétique ? Sommes-nous prêts, sous couvert de lutter contre la désinformation, à créer une version française du ministère de la vérité décrit par George Orwell il y a soixante-quinze ans et tristement illustré par l’histoire ? Monsieur le premier ministre, allez-vous renoncer à ce nouveau nutri-score macronien, dangereux pour la liberté et le pluralisme ?”
“Les Français découvrent avec stupéfaction le projet d’instauration d’un label de fiabilité des médias réputés dignes de confiance défendu par l’Élysée. Le président de la République entend distinguer les bons médias des mauvais, en une dérive illibérale historique et grave. Hier soir, dans le cadre de sa croisade cathodique, l’Élysée a publié une vidéo caricaturale, révélant surtout l’obsession du chef de l’État à l’égard des médias qui refusent de repeindre en rose le bilan exécrable des gouvernements macronistes : chaos sécuritaire et migratoire, isolement diplomatique, services publics affaiblis, soumission à Mme von der Leyen, faillites massives d’entreprises, disparition de notre souveraineté alimentaire, effondrement du pouvoir d’achat des Français, crise budgétaire et démocratique profonde.”
“La nationalisation totale n’est ni utile ni soutenable pour les finances publiques, mais nous disposons d’un levier puissant, responsable et conforme aux usages européens : la conclusion d’un accord stratégique entre l’État et l’entreprise, qui conditionnerait tout soutien public au respect d’engagements clairs en matière de maintien de l’emploi, d’investissement et de pérennité des sites en France. J’insiste par ailleurs sur un point crucial : la France est en train d’agrandir ses armées. Cela requiert des blindés, de l’artillerie, des munitions, des navires et diverses infrastructures. Derrière tous ces équipements, il y a un matériau stratégique, l’acier.”
“Je ne répondrai pas à M. Bompard, qui nous accuse d’obstruction parlementaire : c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.) Je me contenterai de soutenir ces excellents sous-amendements et l’amendement auquel ils se rapportent, qui nous permettent de sortir du faux dilemme entre la nationalisation totale proposée par nos collègues Insoumis et le laisser-faire total que révèle l’absence de propositions de nos collègues macronistes.”
“ArcelorMittal détient une excellence industrielle et un savoir-faire ouvrier dont notre pays aura besoin à l’avenir. Quels engagements pouvez-vous prendre aujourd’hui pour faire en sorte que l’industrie de la défense fasse confiance à ArcelorMittal ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Mon collègue Jean-Philippe Tanguy n’a pas traité le président Hollande de criminel mais de criminel économique, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Je soutiens ces amendements de suppression. Monsieur le ministre, il y a une entreprise de l’autre côté du Rhin qui se porte mieux qu’ArcelorMittal : il s’agit de Rheinmetall. Si elle se porte ainsi, c’est parce qu’elle bénéficie d’une commande importante des industries de l’armement allemandes. Qu’en est-il en France ? Depuis plusieurs mois, on entend le président Macron et les chefs d’état-major dire que nos armées doivent gagner en volume, mais les commandes destinées aux industries dans nos circonscriptions se font attendre. Pour fabriquer des armes, des tanks et des avions, nous avons besoin d’acier.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Malgré les déclarations d’autosatisfaction prononcées il y a quelques jours par M. Macron, votre gouvernement a enregistré l’an dernier le niveau record de 66 000 faillites d’entreprises. Aujourd’hui, vous nous proposez encore l’abaissement du seuil de la franchise en base de TVA pour les autoentrepreneurs, qui vivent dans l’angoisse depuis que vous avez fait cette annonce. Cette disposition soumise à la représentation nationale n’est pas une maladresse, c’est un choix politique que nous avons déjà refusé cinq fois. Elle signerait l’arrêt de mort de nos autoentrepreneurs, à qui vous dites en somme : « Vous êtes trop petits pour exister, vous devez mourir. » Nous devons supprimer cet article pour permettre à nos petits autoentrepreneurs de survivre. Monsieur le ministre, s’il vous plaît, arrêtez cet acharnement !”
“Je suis opposé à cet amendement. Je viens d’un territoire automobile, le pays de Montbéliard, et je suis assez surpris de ce débat sur le malus poids. Une petite Peugeot 208 pèse 1,45 tonne et coûte près de 30 000 euros. La réalité, c’est que les Français n’ont plus les moyens d’acheter ces véhicules citadins. Si vous taxez davantage le poids, les constructeurs, déjà obligés de se conformer à des normes européennes toujours plus contraignantes qui alourdissent les véhicules, devront trouver des matériaux plus légers, comme l’aluminium, ce qui augmentera encore les prix et rendra les voitures encore plus inaccessibles à nombre de nos concitoyens.”
“Le groupe UDR soutient le retour du crédit pour les jeunes docteurs et votera ces amendements – et l’amendement sous-amendé. La Chine forme 1,6 million d’ingénieurs chaque année, nous avons du retard dans le domaine des nouvelles technologies, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle ou de la robotique : nous devons donc soutenir nos entreprises, notamment nos TPE-PME. C’est une question de souveraineté.”
“…comme aux Pays-Bas, où la pension d’un retraité équivaut en moyenne à 90 % de son salaire net, contre seulement 74 % en France. Voilà ce que nous devons aux générations qui travaillent aujourd’hui, à celles qui viendront demain. Suspension, non ; réforme juste, ambitieuse et audacieuse, oui ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Les Français ressentent cette injustice ; pour autant, le statu quo ne constitue pas une solution. Suspendre ne serait pas corriger, mais repousser l’injustice à plus tard. Notre système est à bout de souffle, déficitaire, démographiquement condamné ; nous devons changer de modèle et non appuyer simplement sur « pause ». Le groupe UDR défend une autre voie : une réforme plus équitable qui prenne en compte la pénibilité réelle des métiers, une réforme plus lucide qui soutienne la natalité, une réforme plus fructueuse qui introduise enfin dans le système un véritable pilier de capitalisation,… (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Le groupe UDR soutiendra les amendements identiques visant à supprimer la suspension de la réforme Borne. Soyons clairs : nous ne défendons pas cette réforme injuste, incomplète et inadaptée, mais nous refusons la solution de facilité qui consiste à la suspendre sans cap, sans courage, sans projet et surtout sans financement. Ces amendements ne sont rien d’autre qu’un arrangement politique entre le PS et la Macronie, un marché de couloir en vue d’éviter de retourner devant les Français. La réforme de 2023 a manqué sa cible, oublié la pénibilité, les carrières longues – oublié les temps partiels et les congés parentaux, pénalisant de nombreuses femmes. Elle a creusé le fossé entre public et privé, alors que l’équité est censée constituer le socle de tout système de santé.”
“…assis à gauche de cet hémicycle, où l’on peint l’impôt comme solution à tout (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN) , même lorsque le problème relève d’abord de la défaillance des tarifs et des conditions d’exercice. Pourtant, les études, notamment celles de la Drees, démontrent une forte disparité des pratiques. Pour beaucoup, les dépassements d’honoraires pallient la sous-évaluation persistante des actes médicaux dont les tarifs n’ont pas été revalorisés depuis 1999, alors même que les charges et le coût de la vie augmentent sans relâche. Mais face à cela, on propose encore de taxer ! Évidemment, nous soutiendrons ces amendements de suppression. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“L’article 26 part d’un constat que nous partageons tous : la progression des dépassements d’honoraires et la difficulté d’accéder aux soins. Mais la réponse retenue, celle de surtaxer les revenus issus d’activités non conventionnées, est simpliste et ne traite en rien les véritables causes de la situation. Cette simplification, reconnaissons-le, est le fruit d’une étrange coalition. C’est l’alliance des adeptes du Mozart de la finance – auteur du requiem de nos finances publiques – et des Salvador Dalí du surréalisme fiscal…”
“Vous dites que le gouvernement n’est pas prêt, mais depuis combien de temps nos soignants attendent-ils cette disposition de justice ? L’inégalité du traitement entre les agents des différentes fonctions publiques n’est pas justifiée. Je vous demande d’accélérer les procédures pour qu’enfin, les agents hospitaliers puissent bénéficier de la protection complémentaire qu’ils attendent : c’est la moindre des choses. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Où est passée la reconnaissance de nos héros du quotidien, de ceux que nous avons tous encensés pendant la crise du covid ?”
“Je soutiens l’amendement de notre excellent collègue Christophe Bentz, qui tire les conséquences de la gestion désastreuse de la crise sanitaire par les ARS. Dans nos territoires, nous avons tous été témoins de cette situation. Les médecins comme les établissements de santé s’en sont plaints. (« C’est faux ! » sur les bancs des groupes EPR et SOC.) Et pendant qu’on tergiversait dans les ARS, qui était sur le terrain ? Les préfets. Simplifions la chaîne de décision de notre système de santé. On ne peut pas continuer ainsi : il faut avoir le courage de mettre fin à ce qui ne fonctionne pas. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“La proposition du groupe Rassemblement national est courageuse et conforme à l’attente de millions de Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Collègues du bloc central, ne vous dérobez pas à ce rendez-vous de l’histoire, soyez courageux, vous aussi ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. François-Xavier Ceccoli applaudit également.)”
“Il est temps de rompre le cercle vicieux du renoncement. Un pays qui maintient un traité contraire à son intérêt national n’est plus un État souverain. Un pays qui finance sans contrepartie un système injuste n’est plus une république juste. Un pays qui ne sait plus dire non à ses partenaires, même lorsque le bon sens l’exige, n’est plus respecté. En votant cette proposition de résolution, le groupe UDR votera pour une relation normalisée, claire, honnête et réciproque avec l’Algérie.”
“La France insoumise, fidèle à sa schizophrénie politique, brandira d’une main les pancartes appelant à la destitution du président et, de l’autre, lèvera son verre au domaine réservé d’Emmanuel Macron – domaine réservé à l’absurde pour ce qui concerne les relations franco-algériennes.”
“Je rends évidemment hommage à Boualem Sansal, prisonnier politique du régime algérien (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) , dont l’état de santé semble très préoccupant. En juin dernier, le groupe UDR avait retiré la même proposition de résolution qui, nous disait-on du côté du Quai d’Orsay, n’aiderait pas à la libération de M. Sansal. Résultat : ce dernier est toujours emprisonné, tout comme Christophe Gleizes, journaliste français arrêté pour avoir simplement fait son métier, à savoir informer. Monsieur le ministre, deux de vos anciens premiers ministres, Édouard Philippe et Gabriel Attal, ont dénoncé les accords de 1968. Bientôt, il n’y aura plus que la gauche pour défendre ce vestige diplomatique. Le Parti socialiste, fidèle à sa lâcheté, fermera les yeux sur l’évidence. (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)”
“Le président de la République, dans son infinie naïveté, croit encore possible de négocier avec Alger à coups de caresses diplomatiques et de petites tapes amicales sur la main. Emmanuel Macron a inventé la diplomatie Montessori ! (Sourires et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) On évite le conflit, on organise un petit atelier où on joue avec du sable pour exprimer ses émotions, sans jamais installer un rapport de force. Pendant ce temps, les Français payent l’addition, et la France subit l’humiliation, car le pouvoir algérien, de son côté, se moque de nous. Il refuse obstinément de reprendre ses ressortissants soumis à une OQTF, humilie notre diplomatie et emprisonne ceux qui incarnent la liberté, française, de penser et d’écrire.”
“Pourtant, il est l’heure de tourner la page de la période qui a suivi la déchirure de la guerre d’Algérie. L’heure de couper le cordon d’une assistance postcoloniale envers un pays dont le gouvernement, trop souvent, nous insulte. L’accord de 1968 et la jurisprudence qui en découle accorde aux ressortissants algériens un statut dérogatoire dans toutes leurs démarches, dès lors qu’ils sont présents sur notre sol : conditions de séjour, regroupement familial, accès aux aides sociales. Ce régime d’exception est sans équivalent au monde et, comble de l’absurde, sans réciprocité. Dans le rapport qu’ils ont remis à la commission des finances le 15 octobre, nos collègues Rodwell et Lefèvre ont chiffré le coût de ce contrat totalement déséquilibré : près de 2 milliards par an !”
“Affirmons-le d’emblée : un État souverain ne devrait pas conserver, dans le tiroir de ses renoncements, un texte aussi ancien, inégal et coûteux – un texte qui continue de produire ses effets comme une vieille horloge dont plus personne n’ose arrêter le balancier.”
“Qu’on me permette de remercier le groupe Rassemblement national, qui nous offre l’occasion d’examiner cette proposition de résolution de bon sens, qui tend à dénoncer les accords franco-algériens de 1968. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous faisons ce choix une fois encore en votant ce texte et nous formons le vœu qu’un jour prochain – j’espère en 2027 –, cette convergence des forces de bon sens ne soit plus l’exception mais la règle, afin que la France redevienne un pays sûr, respecté et fidèle à ses principes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous voulons défendre un peuple enraciné, qui aspire à la sécurité et à la justice et qui a trop souvent été trahi par ceux qui prétendaient le représenter. Comme nos amis italiens ont su le faire autour de Giorgia Meloni, nous sommes convaincus que seule l’alliance des patriotes peut permettre le sursaut dont notre pays a tant besoin, après quinze années d’errements politiques qui ont précipité son affaiblissement. Qu’on le sache : si quelques rares victoires législatives utiles aux Français ont été remportées sous ce mandat, c’est parce que l’alliance entre l’UDR et le Rassemblement national (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN) a eu le courage de voter les textes nécessaires sans se laisser intimider par les procès en extrémisme ou par le mépris.”
“Certains préfèrent s’enfermer dans des postures ou des procès d’intention. Quant à nous, nous choisissons la responsabilité ; nous choisissons la France. Oui, monsieur le ministre, en votant ce texte avec nos alliés du Rassemblement national, nous contribuons à rendre possible l’exécution des décisions d’éloignement que vous proclamez prioritaires, mais qui restent trop souvent lettre morte. C’est un paradoxe cruel : ceux que l’on caricature ou que l’on méprise sont bien souvent ceux sans lesquels ces avancées ne verraient jamais le jour. Notre engagement est clair : nous voulons protéger la France réelle, celle des familles qui, dans nos villes comme dans nos villages, s’interrogent sur la présence, parfois dans leur voisinage, d’individus condamnés pour les pires crimes.”
“Mais lorsqu’il oublie la sécurité des Français, le droit positif devient une camisole et la sécurité publique ne saurait demeurer une victime collatérale de nos failles juridiques. Le texte que nous nous apprêtons à voter apporte une réponse indispensable et équilibrée. Il porte à 210 jours la durée maximale de rétention pour les personnes représentant une menace grave. Il confie cette décision au juge, garant de la liberté individuelle et de la proportionnalité des mesures prises. Il cible précisément les crimes concernés – les meurtres, les viols, le proxénétisme, le terrorisme – et il veille à rester conforme, évidemment, à nos principes fondamentaux. Il est à la fois ferme et respectueux de l’État de droit. Il est guidé par un impératif unique, celui qui doit en principe tous nous rassembler : la protection des Français !”
“En 2021, un rapport d’information sénatorial révélait déjà que plus de 1 500 étrangers condamnés pour des faits graves se retrouvaient chaque année en liberté, en l’absence d’exécution des mesures d’éloignement. Des délais interminables, des obstacles diplomatiques, des administrations dépassées : voilà autant d’éléments qui, trop souvent, conduisent à la libération de criminels dangereux, faute de solutions concrètes. Le Conseil d’État l’a rappelé avec gravité dans sa décision du 19 juillet 2022 : « la durée de rétention ne doit pas aboutir à des libérations quasi automatiques, faute de perspectives réalistes d’éloignement ». Pourtant, face à ces avertissements, l’administration oppose trop souvent une réponse technique, presque désincarnée : « nous avons respecté les délais », entend-on.”
“Avant tout, permettez-moi d’exprimer une nouvelle fois, au nom du groupe UDR, notre profonde tristesse à l’annonce du décès de notre collègue Olivier Marleix. Député de conviction, il a défendu ce texte avec le sérieux et la détermination qu’on lui connaissait. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et DR.) Nous faisons face à une réalité que nul ne peut ignorer : sur notre sol, des individus étrangers, condamnés pour des crimes qui comptent parmi les plus graves, sont libérés au terme de 90 jours de rétention, faute de pouvoir être éloignés. Cette situation n’est pas seulement une absurdité juridique ; elle est une menace pour la sécurité de nos concitoyens. Elle est surtout une profonde injustice pour les victimes et pour leurs familles.”
“Cette proposition de loi est modeste dans sa facture mais grande par son intention. Elle redonne du souffle au mandat local sans céder à l’incantation ni à l’illusion comptable. Elle réconcilie la République avec ses serviteurs de terrain, ceux qui sont applaudis dans les discours, mais trop souvent oubliés dans les textes. Victor Hugo disait qu’être utile rend les hommes heureux. Les élus locaux sont indiscutablement utiles. Il est temps que la République, en retour, leur soit fidèle et qu’elle soit juste envers eux. Le groupe UDR votera ce texte avec détermination et continuera, dans un esprit de responsabilité, à défendre cette idée simple mais exigeante : la République tient, parce que des maires, des adjoints, des conseillers tiennent bon. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“À ces avancées, le groupe UDR a souhaité apporter une contribution utile et concrète, fondée sur les retours du terrain. Nos amendements ne remettent pas en cause l’architecture du texte, mais prolongent son esprit : celui d’une responsabilité partagée entre l’État, les collectivités et les élus. Nous proposons notamment que les convocations formelles à des réunions locales, telles que celles des commissions, des syndicats mixtes ou les conférences intercommunales, ouvrent droit à une autorisation d’absence. Nous proposons aussi la suppression de l’article 7 bis , qui rigidifie inutilement les règles de convocation des conseils dans les petites communes. Le bon sens doit prévaloir. Un maire rural n’est pas un sous-préfet : il n’a ni cabinet ni secrétaire général. Ne l’accablons pas sous prétexte de le protéger.”
“Ce n’est pas une faveur, mais une réponse, pragmatique et mesurée, à une réalité que chacun ici connaît : la multiplication des démissions, la difficulté à recruter des candidats dans les petites communes, les reconversions professionnelles impossibles, les menaces croissantes contre les élus et la conciliation devenue presque intenable entre mandat et vie professionnelle. Ce texte répond à une partie de ces préoccupations. Trois avancées majeures méritent d’être soulignées : la revalorisation des indemnités, indispensable pour garantir un minimum de reconnaissance et de décence dans l’exercice du mandat ; le maintien, réajusté mais préservé, de la bonification de leurs retraites ; la consolidation du droit à la formation et l’extension de la protection fonctionnelle.”
“Ils demandent qu’un congé pour présider un conseil municipal ne devienne pas un sujet de tension dans leur entreprise, que l’indemnité versée par la République soit perçue non comme une gêne, mais comme une juste reconnaissance, et qu’en cas de menace ou de mise en cause, la République soit à leurs côtés. Dans l’engagement local, le fil républicain se fragilise. Nous avons le devoir de le retendre, pas seulement par des discours d’hommage, mais par des actes législatifs concrets. Ce dont nous débattons ici n’est pas un privilège qu’on accorderait à une corporation, mais un sursaut républicain.”
“Derrière ce chiffre, il y a des visages, des vies bouleversées, des vocations brisées, des élus qui ont tout donné pour leur commune et qui, un jour, ont décidé que c’était trop – trop de pressions, de complexité, de solitude. Georges Clemenceau soutenait que la fonction de maire est l’une des plus difficiles de la République. Plus d’un siècle après, ses mots résonnent encore, peut-être plus fort que jamais. Devant les immenses difficultés rencontrées par les élus locaux, nous devons répondre présent. Les maires, notamment ceux des petites communes, ne réclament ni un statut de notable ni des privilèges. Ils demandent à exercer leur mission sans mettre en péril leur vie de famille, leur emploi ou leur santé.”
“Tout d’abord, permettez-moi de m’associer aux légitimes hommages à la suite de la disparition de notre collègue Olivier Marleix. Je tiens à adresser toutes mes pensées à sa famille, à ses proches et à ses collègues du groupe Droite républicaine. C’était un député engagé et il manquera beaucoup à cet hémicycle. Le texte que nous examinons est essentiel parce qu’il répond à une crise silencieuse mais profonde : celle de l’engagement local. C’est une crise d’usure, de solitude, et aussi de sens, pour les femmes et les hommes qui, chaque jour, tiennent la République à hauteur d’homme, souvent au prix de leur équilibre personnel, parfois malheureusement au prix de leur sécurité. Depuis le dernier renouvellement municipal, vous le savez, plus de 2 000 maires ont démissionné.”
“…nous savons que seule l’alliance des forces nationales et populaires peut sauver notre pays de son déclin tant avancé, à cause de la gestion calamiteuse de celles et ceux qui sont au pouvoir depuis plus de quinze ans. Ceux-là prétendent désormais vouloir sauver le pays contre des gens plus raisonnables qu’eux, qu’ils extrémisent à souhait, illustrant parfaitement l’idée que l’on se fait d’un pompier pyromane. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Les Français, monsieur le ministre, vous jugeront non à vos discours, mais aux votes de votre groupe, à vos actes, aux seuls faits. Chers collègues qui aimez la France, l’heure est venue de comprendre que le redressement national exige l’union des patriotes. Comme nos amis italiens ont su le faire autour de Giorgia Meloni (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) ,…”
“Si nous sommes d’accord pour prolonger la rétention des criminels étrangers, pourquoi ne pas nous être accordés pour interdire les mariages des personnes faisant l’objet d’une OQTF ? La réponse est entre vos mains. (Mêmes mouvements.) En attendant, nous faisons notre part : nous voterons ce texte. Nous assumons de le voter avec vous et nous espérons qu’un jour, vous ferez enfin preuve de courage en cessant d’être les idiots utiles de la gauche et du centre mou, héritiers de ce stupide cordon sanitaire mitterrandien qui a tant abîmé la droite et notre pays.”
“…celle des victimes oubliées. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Et à vous, collègues du groupe DR, permettez-nous une remarque amicale mais lucide : nous sommes toujours là pour soutenir vos propositions dès lors qu’elles sont justes, utiles, nécessaires au pays. Mais combien de fois avez-vous été là pour soutenir les nôtres ? Combien de nos textes avez-vous votés, malgré leur convergence avec les vôtres ? Vous semblez courir après nos électeurs mais durant ce mandat, combien de fois les avez-vous méprisés par votre absence, votre courageuse abstention, voire votre opposition ? Si nous sommes capables de voter ensemble aujourd’hui, pourquoi ne l’étions-nous pas jeudi dernier ?”
“Entre l’extrême gauche, qui rêve d’abolir les frontières, et l’extrême centre, qui s’échine à les rendre inopérantes, nous choisissons la France réelle, celle des villages où l’on se demande pourquoi tel individu, connu pour ses condamnations, est encore là ;…”