Éric Michoux
UDDPLR · France
“Honte à vous ! Honte à vous, les admirateurs de Daniel Cohn-Bendit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. René Pilato s’exclame.) Comme l’a brillamment dit notre collègue Sophie Blanc hier en séance publique : « Les Français vous ont vus et n’oublieront pas.”
“Vous êtes complices d’une violence quotidienne : les rodéos sauvages, les points de deal et les trafics, les rave-parties, le pillage des boutiques lors des victoires du PSG, les policiers et les pompiers caillassés, les agressions d’enseignants et d’élus.”
“Au nom de l’UDR, je fais part à leurs familles et à leurs camarades de nos pensées respectueuses et reconnaissantes. Pour acheter la paix sociale, la Macronie a fait le choix de magouiller avec la gauche et l’extrême gauche. (M.”
“Aujourd’hui, la sanction devient l’exception et la récidive devient la norme. Cette loi, même si elle constitue une petite avancée, ne répare pas dix ans de renoncements. En réalité, vous organisez le laxisme et l’impunité : il est grand temps de riposter et de restaurer l’ordre public !”
“On comprend mieux leur opposition à ce texte : ils se protègent en réalité eux-mêmes ! Ils protègent les racailles, les squatteurs, les organisateurs de rave-parties, les terroristes islamiques et les antisémites. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.”
“En matière de sécurité intérieure, la France, en 2026, est classée 99 e sur 163 – entre la Tanzanie et le Gabon. Il y a un an, nous étions 74 e ; encore un an de macronisme, et nous finirons entre l’Ukraine et l’Iran. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.”
The complete record
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“Ce sont des usines à frauder et à blanchir l’argent. Tout le monde le sait, mais personne n’agit concrètement. Dans un sens, ne pas lutter contre la fraude permet d’acheter la paix sociale. Rappelons-nous aussi que le meilleur allié des fraudeurs, c’est le millefeuille administratif. La complexité de notre système l’a rendu illisible, incompréhensible, ingérable et faillible, à tel point que nous parlons désormais d’un gigantesque plat de spaghettis. La lourdeur et la lenteur de notre État incitent à la fraude.”
“On ne compte plus les garages fantômes, les barbershops , les ongleries ou encore les kebabs qui fleurissent un peu partout.”
“…et aux travailleurs précaires – ceux que la gauche et l’extrême gauche font venir pour assumer des tâches qu’elles-mêmes ne veulent pas faire ! (Mme Mathilde Feld rit.) Ceux qui prétendent défendre le droit du travail ne font qu’exploiter la misère humaine. Quelle hypocrisie !”
“Il existe une véritable économie parallèle : celle des commerces illégaux, du travail au noir, des salariés non déclarés, des petits trafics. Elle fonctionne grâce au travail dissimulé…”
“Oui, c’est la France du café du commerce, cher monsieur ! (M. Jocelyn Dessigny applaudit.) Bref, c’est la France des honnêtes gens, qui refuse les gaspillages et ne demande qu’une chose : le respect et la reconnaissance de son travail.”
“…il y a aussi ceux qui se lèvent tôt, qui cotisent et n’ont plus assez pour boucler les fins de mois. Une France dont on parle trop peu ici. C’est la France qui se lève tôt, qui travaille, qui entreprend, qui déclare et qui paie ses impôts.”
“Pourtant, un homme arrêté à 250 kilomètres à l’heure sur l’autoroute, au volant de sa Ferrari, était aussi à la tête d’un réseau de fraude sociale qui a réussi à détourner 1,8 million d’euros. Voilà où en est rendue la France du Mozart de la finance après neuf ans de règne ! Dans la France de M. Macron,…”
“…300 000 enseignants pour lutter contre les fermetures de classes en zone rurale. Cent vingt milliards chaque année, ce n’est pas une dérive, c’est un pillage ! Dans la France de M. Macron, des influenceurs expliquent comment frauder et des fraudeurs au RSA roulent en Ferrari. C’est exactement ce qu’il s’est passé il y a quelques jours. (Protestations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Vous n’aimez pas les Ferrari ?”
“La fraude n’est pas un détail. Elle est massive, elle trahit la solidarité, elle fracture la nation : 20 milliards d’euros annuels de fraude à la TVA, 7 milliards de fraude avec le travail au noir, près de 1 milliard de fraude à la carte Vitale – certains parlent de 2,5 millions de cartes surnuméraires. La fraude sociale est estimée à 14 milliards d’euros, la fraude fiscale à 100 milliards. Le tout représente un peu plus de 120 milliards d’euros de fraude par an : une telle somme, ce sont dix réacteurs nucléaires de nouvelle génération, vingt hôpitaux pour lutter contre les déserts médicaux,…”
“Nous voterons la motion de censure défendue courageusement par le RN. Vive la République et vive la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Afin d’investir, les entreprises ont besoin d’une règle de cadrage et d’une vision à long terme. Vous agissez en idéologues, quand nous agissons pour le bien des Français, de ceux qui ont vu leur facture d’électricité doubler ces dernières années et ne sont parfois plus capables de les payer – 36 % d’entre eux sont dans cette situation. Les Français ne vous aiment pas. Ils ne vous aiment plus. Vous les fatiguez. Vous désespérez les entrepreneurs. Pour la France qui travaille, pour la France qui produit, pour la France qui décide, pour la France, monsieur le premier ministre, méditez ces paroles d’Aznavour : « Il faut savoir quitter la table / Lorsque l’amour est desservi / Sans s’accrocher, l’air pitoyable / Mais partir sans faire de bruit. »”
“Cette modulation use prématurément nos centrales. Or le coût de cette usure n’a évidemment pas été chiffré. Plutôt que d’envoyer 300 milliards vers l’industrie chinoise, nous devrions flécher ces montants vers l’industrie nucléaire et hydroélectrique française, source d’emplois, de richesses et de souveraineté. L’excellence de ces filières françaises permet surtout un prix stable de l’électricité et des exportations pour notre industrie. En réalité, il faut redonner de véritables perspectives, en mettant fin au dogmatisme vert, en relançant le nucléaire et l’hydroélectricité française, en stabilisant les prix électriques – avec un coût du mégawattheure compris entre 40 et 60 euros maximum. Telles sont les conditions pour que notre industrie retrouve un avantage concurrentiel.”
“…et creuser de nouvelles fondations plus importantes. Le tout pour accueillir des matériels venus, là encore, de Chine ! Cette décision des Mozart de la finance fera passer, en dix ans, le tarif du mégawatt de 40 à 100 euros. Le système est bancal. Les Français financent des énergies intermittentes. Nous n’utilisons aujourd’hui que 67 % des capacités de nos centrales nucléaires, contre 95 % en moyenne au niveau européen. Nos centrales sont devenues les variables d’ajustement des pics et des creux de la production de l’énergie intermittente.”
“Pourtant, votre PPE 3 prévoit de multiplier par quinze le nombre des éoliennes en mer, et par quatre celui des panneaux photovoltaïques. Le clou du spectacle reste cependant le renouvellement des parcs éoliens existants : il va falloir démonter les éoliennes, les recycler on ne sait comment…”
“…polluent les sols, détruisent les écosystèmes – sur la terre comme dans les mers – et tuent les oiseaux. Importés par cargos, ces matériels sont en outre gorgés de PFAS – substances per- ou polyfluoroalkylées – et de terres rares, extraites parfois par des enfants. Par ailleurs, on ne sait pas encore recycler ces matériels, au point de devoir enfouir les pales des éoliennes.”
“Quant aux éoliennes, elles ne fonctionnent pas quand le vent est trop faible et peuvent prendre feu quand il est trop fort. Les écolos nous demanderont bientôt de subventionner des machines à souffler sur les éoliennes et des lanternes pour éclairer les panneaux photovoltaïques ! Rupture environnementale, enfin. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques empoisonnent la vie des riverains, enlaidissent les paysages,…”
“Rupture de souveraineté, d’abord : en important des panneaux photovoltaïques chinois, des éoliennes chinoises et des batteries chinoises, vous remettez notre indépendance énergétique entre les mains des Chinois, qui pourront même la contrôler grâce aux onduleurs accrochés à ces matériels et pilotables depuis Pékin ! Autrement dit, vous vous apprêtez à injecter 300 milliards d’euros d’argent français dans le développement de l’industrie chinoise. Rupture énergétique, ensuite. N’en déplaise aux écolos, la nature est ainsi faite : nous ne maîtrisons ni la force des vents, ni l’intensité du soleil. La production de ces énergies intermittentes est décorrélée de la consommation : nous avons du soleil l’été en plein jour, alors que la demande se concentre les soirs d’hiver.”
“Le plus insoutenable est que vous avez continué la funeste politique de François Hollande : accélération des énergies intermittentes ; menaces sur la durabilité de nos centrales nucléaires ; doublement du prix de l’électricité en dix ans ; au bout du compte, destruction de notre industrie. Enfin, vous avez renoncé à notre souveraineté énergétique. Nous avons hérité des Trente Glorieuses une électricité compétitive et décarbonée, celle du nucléaire et de l’hydroélectricité. À cet égard, les choix de cette PPE 3 marquent une rupture majeure.”
“Vous avez en outre refusé d’écouter les mises en garde des élus, des experts, des scientifiques, des anciens dirigeants de la filière énergétique ou encore des membres de l’Académie des sciences. Quand Henri Proglio, André Merlin ou Louis Gallois parlent, celui qui ne sait pas devrait écouter. Ensuite, vous vous êtes compromis et acoquinés avec la gauche et l’extrême gauche ; vous vous êtes vautrés devant les lubies écolos. Vous vous êtes soumis à l’Union européenne, qui impose son électricité – et son prix de l’électricité, fixé en fonction de la production allemande ; vous allez jusqu’à donner notre électricité. Or tout cela est financé par l’argent des Français !”
“Nous refusons votre culture du mépris – mépris de la vérité, des institutions et, surtout, des Français. Nos concitoyens ne sont pas des moutons, contrairement à ce que suggèrent les propos de M. Macron. Vous avez d’abord menti sur la méthode. Vous avez volontairement laissé traîner les débats pour finalement sortir de votre chapeau un 49.3 déguisé, un 49.3 de bazar, un 49.3 de carnaval – cela tombe bien, c’est le carnaval de Nice ! (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RN.) Vous avez fait le choix de bâillonner l’Assemblée. Vous avez également menti en ignorant deux rapports alarmants, dont l’étude d’EDF sur la modulation, publiée le 16 février.”
“Dans un silence parfait, assourdissant, glacial, la planification énergétique de la France, dite PPE 3, a été décrétée. Elle engage pourtant la France, notre grand pays, pour dix ans et à hauteur de presque 300 milliards d’euros. Il s’agit d’un simple décret – pas de loi, pas de vote du Parlement, pas de référendum. Un gouvernement sans majorité, sans appui populaire, à bout de souffle, a choisi de contourner le Parlement pour engager le pays sur une trajectoire lourde, longue et irréversible. Vous transformez notre assemblée en un théâtre d’ombres. Vous abîmez notre démocratie. Vous méprisez, vous abandonnez les Français. La résignation est partout, dans tous vos discours, toutes vos idées, toutes vos décisions. Cette fin de règne est interminable, laborieuse. C’est désormais la technocratie qui gouverne ; tout est plié d’avance.”
“Faisons comme cela ! M’étant déjà exprimé, je ne poserai pas ma question.”
“Tant mieux, il faut dire lesquelles, alors !”
“C’est pourquoi la prochaine décentralisation doit s’accompagner d’un choc de simplification, de clarification, d’économies. Il convient de mettre un terme à la surproduction de normes et formulaires, de replacer la responsabilité au plus près du terrain – vision globale, action locale –, de gagner en efficacité grâce à des moyens placés au bon endroit – qui fait quoi, existe-t-il une personne désignée pour remplir cette tâche ? Remettons de la confiance au cœur de notre système, redonnons du sens à l’action !”
“Ce pays d’ingénieurs, d’artisans, de visionnaires est devenu un pays d’inspecteurs, de contrôleurs, de contrôleurs des contrôleurs ; chaque décision soumise à une chaîne de validations, de formulaires, de normes, décrets et circulaires – en la matière, le vocabulaire fleurit. Ce système est devenu absurde ; nous nous sommes habitués à la folie administrative. Vive la France spaghettis ! Pire, dans ce dédale des complexités administratives, on a paumé les citoyens. Coupés du monde politique de proximité, ils ne savent plus qui appeler, qui solliciter, ils ne comprennent plus qui décide. Tandis que l’administration court comme un canard sans tête, les fonctionnaires, de bonne foi, essaient de faire avancer les dossiers, sans y parvenir : ils n’en obtiennent pas les moyens.”
“Le projet se heurtera aux normes environnementales – merci les écolos –, à la loi SRU, à l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), au DPE, au schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet), aux permis de construire, aux autorisations administratives et parfois même aux petites grenouilles dorées – tout cela pour une construction qui attendra des années, voire dix ans, pour voir le jour. La France est sclérosée, pratiquement à l’arrêt, – même plus un millefeuille, mais un gigantesque plat de spaghettis si bien emmêlés que plus personne ne s’y retrouve ! Les lois de décentralisation ont organisé l’impuissance publique au profit d’une caste de bien-pensants de gauche ou d’extrême gauche qui veut tout réglementer, tout surveiller, fliquer, administrer, contrôler, inspecter.”
“– un agriculteur qui se suicide tous les jours ; une crise de l’enseignement, avec 5 000 classes fermées en 2025 ; une crise de la jeunesse, avec 1 million de jeunes sans emploi ni formation ; et une crise de la justice, avec un taux d’occupation des prisons de 135 %. S’il ne faut prendre qu’un seul exemple, arrêtons-nous sur celui du logement. Le parc locatif diminue de jour en jour, on construit 40 % de logements en moins qu’il y a dix ans et 350 000 personnes sont sans domicile fixe, alors que M. Macron avait promis que plus une seule personne ne vivrait dans la rue. Pour construire un immeuble, il faut mettre autour de la table l’État, la région, le département, l’intercommunalité, la commune, les bailleurs sociaux, les agences, les autorités spécialisées et les associations. Je sais de quoi je parle, j’ai été maire pendant vingt ans.”
“Concrètement, on parle de 1 000 organismes paritaires – certains avancent même le chiffre de 8 000, on ne sait même plus tellement il y en a –, de 1 850 organismes publics, de 1 200 agences et autres comités Théodule qui servent surtout à recaser les copains – socialistes de préférence, mais désormais également macronistes –, et de dizaines d’autorités administratives indépendantes, sans compter les régions, les départements, les communautés de communes et d’agglomération, les pays, les intercommunalités, les syndicats intercommunaux à vocation multiple (Sivom) et, enfin, de 600 000 agents publics supplémentaires, rien que pour les collectivités locales, en moins de trente ans.”
“Le problème de la décentralisation en France, c’est qu’elle a désorganisé le pays. On a ventilé les responsabilités ; on les a éparpillées façon puzzle. Tout le monde s’occupe de tout dans un immobilisme assourdissant.”
“L’UDR, en revanche, a toujours été guidée par le seul intérêt des Français : c’est tout naturellement qu’elle soutiendra cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Non seulement vous êtes malade ou vous venez voir un ami, un parent qui se fait soigner, non seulement il faut payer le parking de l’hôpital, mais accéder à celui-ci devient un parcours du combattant ! Alors que le Sénat et l’Assemblée étaient parvenus à un accord, vous vous êtes arrangés pour empêcher la tenue du vote qui aurait abouti à la suppression des ZFE. Le bal des hypocrites ne s’arrête pas là : il y a plusieurs mois, notre brillant collègue Thierry Frappé déposait une proposition de loi relative à la gratuité des parkings d’hôpitaux publics. Techniquement, nous aurions donc gagné du temps si la gauche et l’extrême gauche n’avaient voté contre ce texte. Les partis antisociaux, on les connaît !”
“La gratuité du stationnement à l’hôpital ne constitue pas un cadeau mais un geste de solidarité, une mesure de bon sens, une décision profondément humaine. La présence des proches est nécessaire : elle fait partie du parcours de soins, elle aide à guérir, soutient les patients, soulage les soignants. En outre, par rapport aux budgets hospitaliers, le coût du stationnement reste marginal ; il réside plutôt dans l’injustice sociale, le renoncement aux soins. En votant pour la gratuité des parkings hospitaliers, nous admettrons un fait simple : dans la vraie vie, des millions de Français se rendent à l’hôpital en voiture. Dès lors, comment justifier l’existence des zones à faibles émissions (ZFE) qui interdisent à certaines voitures d’entrer en ville ?”
“Quand on se rend à l’hôpital, ce qu’on rencontre en premier n’est ni un soignant ni un agent d’accueil, mais une barrière de parking – et une facture. Faire payer le stationnement à l’hôpital, c’est faire payer la maladie, faire payer l’inquiétude, la dépendance, parfois la détresse. Ce véritable racket des malades et de leurs proches n’est ni juste, ni digne, ni conforme à l’idée que nous nous faisons du service public hospitalier. Pour ceux qui paient – familles modestes, personnes âgées obligées de recevoir régulièrement des soins, parents d’enfants hospitalisés pour de longues durées, proches qui viennent chaque jour accompagner, rassurer, soutenir –, c’est la double peine : la maladie et la facture, parfois jusqu’à 60 euros par jour.”
“Sur plus de 2 000 enfants déplacés, seulement 200 ont été accueillis en Creuse. Je vous remercie donc, madame la rapporteure, d’avoir modifié le texte en supprimant la mention d’enfants de la Creuse. Les Creusois n’ont ni décidé ni organisé aucun déplacement. Nous comprenons votre combat et votre émotion – et j’ai dit celle qui a été la mienne en vous écoutant. Le groupe UDR votera en faveur de ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN ainsi que sur quelques bancs des groupes EPR, Dem et HOR.)”
“Comme l’a dit très justement l’orateur précédent, les enfants concernés ne sont pas les « enfants de la Creuse », ils sont les enfants de leur père, de leur mère, de leur territoire.”
“Je souhaite souligner l’implication de mon collègue Bartolomé Lenoir, élu de la Creuse, qui a rappelé en commission que la Creuse et les Creusois ne sont en rien responsables de la politique qui a été menée.”
“Pour que cette prise de parole soit réellement utile, je la ferai très courte. En effet, ce qui compte, madame la rapporteure, c’est qu’on puisse adopter rapidement votre texte. Entre 1962 et 1984, plus de 2 000 enfants réunionnais ont été déplacés vers la France hexagonale. Ces enfants ont été arrachés à leur famille, à leur culture, à leur vie même. Un des principes cardinaux du groupe UDR consiste, au contraire, en un attachement fort à l’enracinement. Arracher un enfant à sa terre, à son identité et à ses repères est un traumatisme extrême et durable. À ce titre, madame la rapporteure, nous comprenons votre combat législatif. Il est digne ; il est remarquable. Votre présentation était émouvante – un peu plus et j’en venais aux larmes.”
“Elle explique aussi pourquoi certains signalements sont minimisés ; pourquoi des enquêtes sont classées sans suite ; pourquoi des droits de visite sont maintenus malgré des preuves ; pourquoi des parents protecteurs se retrouvent poursuivis pour non-présentation d’enfant. Protéger l’enfant durablement suppose un État de droit solide, capable d’instruire et de juger avec rigueur. Protéger l’enfance est une responsabilité politique majeure, qui exige à la fois courage et lucidité. Le groupe UDR prendra sa part dans les travaux à venir, avec une exigence claire : que l’enfant soit au centre du système judiciaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. le rapporteur et Mme Maud Petit applaudissent aussi.)”
“Dans plusieurs pays occidentaux, l’inceste parental a été reconnu plus tôt comme une atteinte spécifique à l’enfant, justifiant des mécanismes de protection immédiats. Notre histoire juridique explique en grande partie les dysfonctionnements que cette commission d’enquête entend désormais corriger. En effet, l’inceste parental ne se réduit jamais à un face-à-face entre un agresseur et sa victime. La famille est complexe ; c’est précisément ce qui rend la situation difficile à appréhender. Si cette commission d’enquête vise à renforcer la reconnaissance de la parole du parent protecteur, elle ne pourra ignorer la question des complicités silencieuses au sein du cercle familial. Cette complexité de la cellule familiale est encore insuffisamment intégrée dans nos pratiques judiciaires.”
“En 2009, 2 millions de Français déclaraient avoir été victimes d’inceste. En 2015, ils étaient 4 millions, en 2020, 6,7 millions. Cette progression traduit une augmentation du nombre de faits, mais aussi une lente levée du tabou et une libération de la parole. Ces chiffres en disent long sur l’ampleur d’un phénomène que notre droit a longtemps refusé de nommer. Il a longtemps échoué à offrir aux victimes d’inceste une protection à la hauteur de la gravité de ces crimes. Pendant des décennies, le droit a contourné la réalité, préférant des euphémismes juridiques ou une approche strictement individualisée. Ce retard apparaît d’autant plus clairement lorsque l’on regarde ce qui se fait ailleurs.”
“Si vous n’acceptez pas de soutenir cette loi, cela signifie que vous ne reconnaissez pas les efforts importants accomplis par nos maires ni la nécessité de leur rôle. Défendons nos maires, ne les abandonnons pas ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Je suis heureux d’entendre que vous soutiendrez cette proposition de loi – comme d’ailleurs la plupart des députés Les Républicains. Nous la déposerons donc bien sûr une nouvelle fois. N’oubliez pas qu’il faut soutenir les maires, les dernières sentinelles de notre République.”
“Allez-vous enfin soutenir notre texte, comme le demande une immense majorité des Français ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Mon groupe, par la voix d’Éric Ciotti, a déposé, lors de sa niche, une proposition de loi claire visant à interdire ces mariages. (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Or votre gouvernement socialo-macroniste a bloqué ce texte, avec la complicité de l’extrême gauche.”
“Je veux rendre hommage à Olivier Bourjot, cet homme courageux, comme d’ailleurs presque tous les maires de France. Je rappelle que 73 % des Français veulent interdire le mariage aux étrangers en situation irrégulière et que 90 % des maires, à l’image de David Lisnard, président de l’Association des maires de France, sont du même avis.”
“Ma question est simple et grave : le gouvernement apportera-t-il un soutien financier et juridique à ce maire ?”
“On menace financièrement un élu pour l’obliger à agir contre l’intérêt général. Il risque une sanction dont le montant varie entre 500 et 3 000 euros par jour.”
“Il viole donc la loi et trompe la République. Or que fait la justice ? Elle exerce une pression sur le maire plutôt que sur la personne sous OQTF. C’est inadmissible !”
“Monsieur le ministre de l’intérieur, que se passe-t-il en France quand un maire est menacé de sanctions financières alors qu’il souhaitait faire respecter la loi ? À Chessy, en Seine-et-Marne, le maire Olivier Bourjot a refusé de célébrer un mariage frauduleux. L’un des futurs époux, d’origine algérienne, fait en effet l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.”
“Enfin, l’éducation passe aussi par l’exemple des parents. Au lieu d’interdire le téléphone, limitons-en l’utilisation. Je propose d’instaurer la journée sans téléphone, pour les enfants comme pour les parents ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”