Éric Michoux
UDDPLR · France
“Honte à vous ! Honte à vous, les admirateurs de Daniel Cohn-Bendit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. René Pilato s’exclame.) Comme l’a brillamment dit notre collègue Sophie Blanc hier en séance publique : « Les Français vous ont vus et n’oublieront pas.”
“Vous êtes complices d’une violence quotidienne : les rodéos sauvages, les points de deal et les trafics, les rave-parties, le pillage des boutiques lors des victoires du PSG, les policiers et les pompiers caillassés, les agressions d’enseignants et d’élus.”
“Au nom de l’UDR, je fais part à leurs familles et à leurs camarades de nos pensées respectueuses et reconnaissantes. Pour acheter la paix sociale, la Macronie a fait le choix de magouiller avec la gauche et l’extrême gauche. (M.”
“Aujourd’hui, la sanction devient l’exception et la récidive devient la norme. Cette loi, même si elle constitue une petite avancée, ne répare pas dix ans de renoncements. En réalité, vous organisez le laxisme et l’impunité : il est grand temps de riposter et de restaurer l’ordre public !”
“On comprend mieux leur opposition à ce texte : ils se protègent en réalité eux-mêmes ! Ils protègent les racailles, les squatteurs, les organisateurs de rave-parties, les terroristes islamiques et les antisémites. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.”
“En matière de sécurité intérieure, la France, en 2026, est classée 99 e sur 163 – entre la Tanzanie et le Gabon. Il y a un an, nous étions 74 e ; encore un an de macronisme, et nous finirons entre l’Ukraine et l’Iran. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.”
The complete record
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“Face à eux, c’est la France de l’impunité et du laxisme, les architectes de la haine et du déclin. Le présumé coupable, multirécidiviste, est bien connu des services de police…”
“Monsieur le premier ministre, samedi matin, le sergent-chef Niccolo Scardi, sapeur-pompier volontaire de 38 ans, père d’un enfant de 7 ans, a été violemment agressé et humilié devant sa caserne. Je souhaite rendre hommage à ce soldat du feu, à ses camarades qui sont venus lui porter secours et à tous nos sapeurs-pompiers. (Applaudissements sur de nombreux bancs.) En 2024, nos pompiers ont subi 1 400 agressions, soit quatre agressions par jour. Nos pompiers dénoncent un ensauvagement de la société. Ils sont brutalisés, humiliés, méprisés. À travers le sergent Scardi, c’est toute la France qui est touchée. Les pompiers, fiers de leur courage et de leur dévouement, sont les sentinelles de la République. Ils sont la France debout, la France des valeurs et du travail, la France qui se lève tôt et s’engage.”
“Il faudrait donc considérablement réduire les relations commerciales entre nos deux nations. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR ainsi que sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Contrairement à ce que certains semblent penser, nous ne dépendons pas du tout du pétrole algérien ! Le pétrole algérien importé par la France ne représente que 9,6 % de nos approvisionnements. Il est assez facile de s’en procurer ailleurs.”
“Nous avons souvent entendu dans cette assemblée le mot « respect ». Il ne suffit pourtant pas de le répéter en faisant des bonds sur sa chaise pour le faire exister. L’État algérien, il faut bien le reconnaître, n’en a aucun pour nous, puisqu’il ne respecte même pas les accords signés entre nos deux nations. Les OQTF qu’il nous empêche d’exécuter constituent une grave difficulté pour notre pays. Afin de nous faire respecter, nous proposons de cesser d’acheter des hydrocarbures en provenance d’Algérie tant que celle-ci n’aura pas libéré Boualem Sansal.”
“Depuis hier, mais en réalité cela fait cent soixante-dix jours, nous produisons un doux blabla. La France est considérée comme un paillasson par le gouvernement algérien. C’est inacceptable ! À l’UDR, nous sommes convaincus de la nécessité d’une approche plus dynamique et de démontrer notre force vis-à-vis de l’Algérie. En ce sens, l’amendement propose de supprimer l’aide publique au développement à destination de l’Algérie, qui s’élève à 724 millions d’euros sur cinq ans, soit 120 millions par an. S’y ajoutent les 3 milliards que coûte l’Algérie chaque année aux contribuables. Distribuons cette aide aux Français qui en ont besoin, plutôt qu’à l’État algérien. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nos discussions me rappellent une citation de Churchill, que je paraphrase : Vous avez voulu la libération de Boualem Sansal au prix de l’humiliation, non seulement vous aurez l’humiliation, mais vous n’aurez pas la libération de Sansal.”
“Il tend à dénoncer les atteintes à la liberté de culte en Algérie. Boualem Sansal a été bâillonné, et sa liberté d’expression, bafouée. D’autres libertés sont mutilées en Algérie, ce qui entrave l’activité des journalistes, des personnalités politiques et des militants associatifs. Il faut aussi rappeler que, dans ce pays, 150 000 chrétiens protestants ne peuvent plus assister au culte, puisque quarante-sept églises ont été fermées. Par cet amendement, nous demandons que l’alinéa 16 fasse référence à la liberté des cultes, qui doit exister en Algérie, et que soient rouvertes ces quarante-sept églises.”
“Le groupe UDR votera en faveur de cette résolution. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Au lieu d’assumer le bras de fer, nous continuons à délivrer toujours plus de titres de séjour, alors même que l’Algérie nous humilie et, surtout, qu’elle devient un régime autoritaire et liberticide, qui enferme écrivains, journalistes et opposants politiques. La manifestation du 25 mars dernier devant notre assemblée avait fait souffler un vent d’espoir : les députés, les ministres, les présidents de l’Assemblée et du Sénat s’étaient alors exprimés pour demander unanimement la libération de Boualem Sansal. Pourtant, rien n’a changé. Comme des millions de Français, nous refusons, au nom de la liberté, l’incarcération injuste de notre compatriote Boualem Sansal. Je voudrais lui dédier, m’adressant aussi à sa famille, ces quelques mots qu’il incarne tellement : le courage s’accomplit en lui comme la marche ou la respiration.”
“Alors que le gouvernement se félicite des échanges avec elle, nous constatons son immense échec : l’Algérie et sa diaspora nous coûtent 3 milliards d’euros par an ; elle est la première filière d’immigration légale et illégale.”
“…la quatrième est la fin des achats d’hydrocarbures en provenance de l’Algérie. Il s’agit maintenant d’assumer vos discours et d’avoir le courage d’aller jusqu’au bout de vos idées – bref, d’agir ! Il y va de la vie d’un homme de 75 ans, malade, incarcéré dans des conditions indignes et victime d’un procès injuste pour avoir défendu la liberté et une certaine idée de la France. Son crime : aimer la France. En ce qui concerne l’accord de 1968, le gouvernement français est dans l’impasse : les voix sont dissonantes, les ministres sont incapables de trouver une position cohérente et sont placés sous la tutelle du président de la République. La situation est ubuesque : nos collègues du groupe DR participent à un gouvernement minoritaire et impuissant vis-à-vis de l’Algérie.”
“La première est la suspension des visas aux ressortissants algériens (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS) ; la deuxième est la suspension de l’aide publique au développement (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR) ; la troisième est la fin de la dispense de visa pour les oligarques algériens ;…”
“Le groupe UDR a déposé plusieurs amendements formulant quatre propositions qui devraient vous aider à résoudre la situation.”
“Par sa plume et par son talent, Boualem Sansal est un amoureux de notre langue et de la France. C’est un visionnaire, un combattant, qui affirmait : « Les mots sont vivants. » Par son engagement contre ce qu’il appelle une « dictature policière, bureaucratique et bigote », il est un véritable défenseur des libertés fondamentales. Aujourd’hui, il est le prisonnier des mauvaises relations entre la France et l’Algérie. Depuis cent soixante-neuf jours, Boualem Sansal est retenu par un État voyou, qui en a fait un véritable otage politique. Depuis cent soixante-neuf jours, le gouvernement algérien se moque de la France, démontrant l’impuissance de nos dirigeants. Depuis cent soixante-neuf jours, la France multiplie les déclarations et les bavardages, sans le moindre espoir de voir Boualem Sansal être libéré.”
“Vous l’avez compris, le groupe UDR votera contre la motion de rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Les ZFE sont une véritable assignation à domicile non seulement pour les plus pauvres, mais aussi pour les entrepreneurs. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Comme l’a dit le ministre, les pauvres n’ont pas de voiture. Voilà une découverte ! Auparavant, les socialistes parlaient des sans-dents ! Les gueux d’aujourd’hui sont chassés des villes bobos ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Nous avons obtenu une victoire en commission : la suppression des ZFE. Nous comptons la confirmer en séance publique. Je tiens à féliciter Pierre Meurin et son équipe pour leur travail approfondi. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…les plans locaux d’urbanisme (PLU), la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), le droit au logement opposable (Dalo), les schémas de cohérence territoriale (Scot), les ZFE, vous fatiguez les Français, vous désespérez les entrepreneurs.”
“Depuis plus de quinze ans, les écolos, les socialos et les macronistes ont créé le monde de la défiance : toujours plus de taxes, toujours plus de normes – nous en sommes à 400 000 –, toujours plus de contraintes administratives et fiscales, un code du travail de 5 600 pages, la transposition de normes, les contrôles administratifs, la punition écologique. Avec les DPE, le ZAN,…”
“Cette véritable énergie verte représente 20 % de notre production. Elle permet d’ajuster les pointes de consommation et de stabiliser nos réseaux électriques. Là encore, tous les nombreux projets de création de barrage hydroélectriques sont à l’arrêt du fait des fluctuations imprévisibles des prix de vente de l’électricité. Chers collègues, nous devons à la fois nourrir une vision à long terme du prix de l’électricité et de notre souveraineté énergétique. (Applaudissements sur les bancs UDR et RN.)”
“Comble de l’ironie, ces mêmes concurrents ont revendu à EDF cette électricité au prix fort au moment de la grande crise électrique de 2022. Nous marchons sur la tête ! Le carburant de notre économie reste l’électricité : nos entrepreneurs n’investiront pas sans une vision claire et transparente du prix de l’électricité à moyen et à long terme. Il faut de la stabilité et de la visibilité pour encourager l’investissement. Par ailleurs, la France est le leader européen de l’hydroélectricité.”
“Plus généralement, nous devons nous interroger sur notre modèle énergétique et sur EDF en particulier. L’indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz a fait anormalement monter le coût de l’énergie, grevant les budgets des ménages et des entreprises. Par ailleurs, la vente par EDF de son électricité à prix coûtant à des concurrents artificiels l’a fragilisée.”
“…fondée sur des énergies dites renouvelables qui ne sont en réalité qu’intermittentes, instables et non maîtrisables – autant de problèmes pour la gestion de nos réseaux. L’honnêteté nous oblige en effet à voir ce que font nos voisins européens champions des énergies vertes. L’Allemagne met à l’arrêt des parcs éoliens : l’entreprise Siemens a été assistée par l’État après avoir connu de graves difficultés. Les Allemands ont même préféré sacrifier un parc éolien pour conserver une mine de charbon. Si nous voulons passer au tout électrique, cessons d’importer des batteries, des panneaux photovoltaïques et des éoliennes en provenance de Chine. Tous contiennent des substances per- ou polyfluoroalkylées (PFAS) et des terres rares exploitées en Chine.”
“Cette proposition de loi nous donne également l’occasion de nous interroger sur la direction prise par la France en matière d’indépendance énergétique. Nous apprenons que le programme EPR 2 aura trois ans de retard – en tant qu’élu de Chalons-sur-Saône et de sa région, où cette industrie compte beaucoup, je suis intéressé –, et que la troisième édition de la programmation pluriannuelle de l’énergie table sur une baisse de la consommation d’énergie. Pourtant, le gouvernement parle de réindustrialiser le pays, d’héberger des data centers, de développer des intelligences artificielles et de rouler à 100 % à l’électrique. Merci pour l’industrie automobile française et bravo pour les ZFE – zones à faibles émissions. Face à cet enjeu de souveraineté, la gauche écolo-bobo propose une douce utopie, complètement hors-sol…”
“Or, suivant une idéologie écolo et bobo, on en vient à alimenter des centrales à biomasse en important des arbres d’Amazonie sur des supertankers fonctionnant au gasoil.”
“La reconversion des centrales à charbon est une lueur d’espoir pour les salariés et leurs familles, pour les territoires et leurs élus. Je tiens d’ailleurs à saluer leur engagement qui transcende les clivages politiques, et tout particulièrement celui de notre collègue Alexandre Loubet, qui s’est battu sur ce dossier. (Applaudissements sur les bancs RN.) Bravo Alexandre ! Le groupe UDR votera en faveur de ce texte qui va dans le bon sens, celui de l’intérêt de nos concitoyens et de notre pays. Cependant, les reconversions des centrales à charbon vers la biomasse ou la construction de nouvelles centrales à biomasse sont une utopie, car les circuits d’alimentation de la biomasse n’existent pratiquement pas en France, sauf ceux de la récupération de bois ou de déchets verts, contrairement au Danemark.”
“Je le répète, les États-Unis et en Chine développent de tels carburants. Dans quelques années, ils nous ramèneront leurs voitures thermiques fonctionnant avec leurs carburants de synthèse !”
“On a travaillé à une époque sur des projets de consommation de carburant de 1 litre aux 100 kilomètres. Ils n’étaient pas complètement farfelus : ce qui importe, c’est le poids des véhicules, vous l’avez bien rappelé, mais aussi la vitesse, puisque la consommation d’énergie augmente avec la puissance au carré de la vitesse. Et comme on va moins vite avec des voitures plus légères, on consomme beaucoup moins. Pourquoi ne pas développer en France les carburants de synthèse ? Ce serait une réponse adaptée aux moteurs thermiques, d’autant plus que l’on développe les modes de production de l’électricité de manière importante, tant et si bien qu’on ne sait même pas comment on va la consommer dans quelques années, à moins de produire ainsi de l’hydrogène – qui peut entrer partiellement dans la composition des carburants de synthèse.”
“Et il faut des batteries chinoises et des panneaux photovoltaïques chinois pour produire de l’électricité… On a donc carrément saboté notre industrie automobile. Et au moment où je parle, les Chinois et les Américains développent des carburants de synthèse. Ces carburants avaient commencé à être développés en France avant que ce soit arrêté, et ils l’ont été par Porsche à une époque parce que cette entreprise ne voulait pas de la voiture électrique – comme d’ailleurs les Allemands en général, on peut comprendre pourquoi. Les carburants de synthèse sont en train de se développer en Chine et en Amérique et je vois bien ce qui va se passer, parce que le 100 % électrique est un leurre. Pourquoi tous avoir des voitures électriques en 2035 plutôt que des voitures thermiques qui consomment peu ?”
“Comme il n’y a pas suffisamment de biomasse, on importe des arbres d’Amérique du Sud, dans des supertankers qui consomment du gasoil autant qu’il est possible. Je ne vois pas où est l’impact positif. Et en plus, on dépeuple la forêt amazonienne ! Ce contre-exemple illustre cette espèce d’idéologie qui, en l’occurrence, se traduit dans la volonté absolument farouche d’aller vers des voitures électriques. Or, aujourd’hui, vous l’avez très bien expliqué, la voiture électrique n’est pas européenne : elle est chinoise ou américaine. Il faut remercier les dogmatiques de l’écologie, qui ont permis à M. Musk de faire une fortune incroyable avec ses voitures Tesla – au passage, je ne sais pas comment les écolos peuvent réussir à se déplacer en Tesla !”
“Merci à tous les trois pour vos explications très enrichissantes. Aujourd’hui, on cible la voiture à moteur thermique comme étant un des malheurs dans cette période de transition énergétique, mais en réalité, elle ne représente qu’une infime partie des émissions de carbone dans le monde au regard de tous les déplacements qui s’effectuent autrement – en bateau, en avion, en camion ou en bus –, du chauffage urbain ou encore des usines. Il y a une forme de dogmatisme écologique là-dedans, visant à atteindre cet objectif un peu fou du zéro carbone pour les voitures en 2035. Il n’y aurait alors plus que des voitures électriques à la vente et à la production. Nous avons cependant des contre-exemples. Je pense à la grande mode des chaudières à biomasse en France.”
“…par la suppression du ZAN, des ZFE, des Sraddet et des Scot – zones à faibles émissions, schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, schémas de cohérence territoriale –, par la suppression du dispositif SRU, de la loi instituant le droit au logement opposable, dite loi Dalo, et des obligations en matière de logements sociaux, et par un moratoire sur les DPE. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…qui regroupe tous les acteurs autour de la table : les propriétaires, les locataires, les professionnels du bâtiment et de la construction ainsi que les élus. Ce Grenelle doit avoir pour objectif d’assurer un cadre stable et cohérent en matière de politique du logement. Il doit permettre de repenser les règles d’urbanisme et de construction pour promouvoir une vision propre à chaque territoire en fonction de ses besoins. L’UDR réclame qu’il soit mis fin à toutes les lourdeurs administratives…”
“Il est temps de repenser la politique du logement en France en lançant un véritable Grenelle du logement…”
“Je vois, dans ma circonscription rurale, des maisons achetées 200 000 euros il y a quelques années ne se vendre désormais qu’à 100 000 euros, quand on arrive à les céder ! C’est toute une vie de labeur qui s’écroule alors. Toutes ces normes sont symptomatiques d’une politique complètement déconnectée des réalités et guidée par les idéaux écolos-bobos !”
“On peut tirer les mêmes conclusions de la création de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), qui met les maires des petites communes dos au mur et face à une administration glaciale. Les villes et villages peinent à concilier l’activité économique avec une politique du logement. Comment ne pas évoquer également le cas du diagnostic de performance énergétique (DPE), qui pénalise les locataires et les propriétaires ? Le DPE menace à terme des millions de logements et accélère la diminution du parc locatif disponible. Les petits propriétaires qui ont travaillé et épargné toute leur vie pour acheter un studio, un appartement ou une maison se trouvent dépossédés de leur bien.”
“À chaque fois, c’est le même modèle : au nom d’une bonne conscience sociale et environnementale, les gouvernements successifs ne cessent de créer des normes qui alourdissent notre administration et pénalisent les locataires, les petits propriétaires ainsi que les élus. La loi SRU, dont nous allons fêter les 25 ans, fait le désespoir des maires qui perdent la liberté d’administrer leurs communes comme ils l’entendent. Ce dispositif bâillonne les maires des petites communes et leur impose un quota minimal de logements sociaux. Résultat : par dégoût, de nombreux maires renoncent à se représenter. Pourtant, les maires sont la dernière barrière à la désociabilisation des territoires ; ils sont l’âme vaillante de notre démocratie.”
“La situation est catastrophique ; ce constat est également partagé par les professionnels et les élus. Le nombre de chantiers de construction est en chute libre, la rénovation de l’ancien est à l’arrêt, la crise de l’artisanat est historique et l’emploi subit une destruction massive. Enfin, les normes et les contraintes se multiplient. Loi SRU, Dalo, Sraddet, Scot, ZAN, ZFE – qui viennent heureusement d’être supprimées cet après-midi –, DPE : autant d’acronymes qui freinent la politique du logement depuis des années.”
“Bravo ! C’est le président Macron, lors de ses vœux pour 2018. Sept ans après cette belle promesse, qu’en est-il ? Le bilan est désastreux. Il y a encore plus de SDF dans la rue, les jeunes n’arrivent plus à louer une simple chambre d’étudiant, des familles entières sont contraintes de vivre à l’année dans des campings – ou même dans leur voiture – et l’explosion du nombre d’installations sauvages mène à la cabanisation des campagnes. Le mal-logement est le quotidien.”
“« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri. » Qui a dit cette phrase ?”
“La lourdeur et la lenteur qui en résultent ainsi que le manque de communication entre les services de l’administration facilitent les fraudes. Le groupe UDR a toujours milité pour plus de simplification administrative ; c’est aussi valable pour notre système de prestations sociales. C’est pourquoi nous sommes favorables à une réflexion plus générale sur la possibilité d’instaurer une allocation sociale unique. Nous avons vraiment besoin d’une simplification administrative massive ! (Mme Stéphanie Galzy applaudit.)”
“« Avoir un France relance », expression que l’on retrouve chez certains de nos administrés, c’est avoir une activité organisée qui consiste à rechercher et à cumuler les allocations de toute nature pour se constituer un revenu. L’argent gagné grâce à la fraude et aux prestations sociales l’est sur le dos de ceux qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler. La lutte contre la fraude aux prestations sociales n’est pas qu’une histoire d’argent ; c’est une question de valeurs et de reconnaissance du travail. C’est garantir que le travail paie plus et récompense mieux que le système des allocations. D’autre part, il ne faut pas oublier que le meilleur allié des fraudeurs, c’est le millefeuille administratif de notre pays.”
“Dans un sens, ne pas lutter contre la fraude sociale permet d’acheter la paix sociale. Plus généralement, ce débat sur la fraude aux prestations sociales pose la question de l’assistanat et celle de la juste reconnaissance des travailleurs. Comment peut-on accepter de vivre dans un pays où de jeunes influenceurs se vantent de vivre des prestations sociales sur le dos de ceux qui bossent ? Comment peut-on accepter de vivre dans un pays où les prestations sociales et les fraudes à ces prestations permettent de vivre mieux qu’un travail quotidien ? Comment peut-on accepter de vivre dans un pays où « avoir un France relance » est plus valorisé que de signer un CDI ?”
“En 2024, la fraude fiscale était estimée entre 30 et 50 milliards, et l’État en a recouvré 13 milliards, soit un peu moins du tiers ; sur la même période, la fraude sociale était estimée entre 13 et 20 milliards, et l’État en a recouvré 1 milliard à peine, soit même pas le dixième. Dans ce contexte, je souhaite évoquer le cas des commerces illégaux et le travail au noir. Nous avons tous en tête des exemples, dans nos circonscriptions, de garages fantômes, de barber shops , d’ongleries ou encore de points de vente de kebabs qui profitent du vide juridique pour proposer des prestations au black à prix cassé, sans jamais payer de cotisations sociales ni d’impôts. La fraude aux prestations sociales fait partie du décorum politique et laisse le gouvernement indifférent.”
“L’ensemble des fraudes sociales représente 13 à 20 milliards d’euros. Cette somme d’argent détourné équivaut à environ quarante-trois scanners, à vingt sous-marins lanceurs d’engins du point de vue des va-t-en-guerre, ou encore à treize hôpitaux qui seraient utiles pour lutter contre la désertification médicale. La lutte contre les fraudes sociales doit être un impératif pour notre gouvernement, un combat du quotidien. À ceux de la majorité qui se félicitent d’avoir relevé de 30 % le taux de recouvrement des sommes en jeu, rappelons qu’entre 2023 et 2024, nous sommes passés de 600 à 900 millions d’euros recouvrés. Quand on part d’aussi bas, le moindre effort est une réussite ! Or les gouvernements successifs consacrent plus de temps et de moyens à la lutte contre la fraude fiscale qu’à la lutte contre la fraude sociale.”
“Le groupe UDR, vous l’avez compris, madame la rapporteure, votera pour la création de cette commission d’enquête. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Au cœur de la problématique, il y a un vrai sujet : celui de la gestion des données des utilisateurs, notamment des data, lesquelles seront les prochains carburants de notre économie numérique. Rappelons que les énergies fossiles étaient le carburant de notre économie industrielle et que nous avons détruit notre industrie automobile au profit de l’industrie automobile chinoise. Après les voitures électriques chinoises, les batteries chinoises, les panneaux photovoltaïques chinois, l’électronique chinoise, maintenant, nous donnons nos data aux Chinois. Même l’IA la plus utilisée en France, DeepSeek, est chinoise. Espérons que cette nouvelle commission d’enquête prendra également en compte les dimensions de souveraineté industrielle et numérique à travers la gestion des data, car c’est très important.”
“Pour preuve de l’existence de ce danger, les dirigeants des Gafa – Google, Apple, Facebook, Amazon – inscrivent leurs enfants dans des écoles où tous les écrans sont interdits.”
“Dans sa version sociale, si on peut le dire comme cela, TikTok rémunère les utilisateurs en fonction de leur temps de présence sur l’application. On gagne sa vie à perdre son temps. Pire, la plateforme héberge des prédateurs sexuels aux abois et favorise la haine en ligne. Elle est également régulièrement accusée de faire la promotion de produits interdits aux mineurs tels que les sachets de nicotine, les snus et des drogues. Ces substances peuvent être achetées en direct via TikTok ! Plus largement, le débat que nous avons aujourd’hui nous met aussi devant l’échec des gouvernements successifs en matière de prévention et de dépendance vis-à-vis des réseaux sociaux. Ceux-ci nuisent pourtant gravement à l’ouverture de nos enfants sur le monde, à leur créativité, à leur curiosité et à leurs capacités de concentration.”
“Elle les expose à des contenus potentiellement haineux, dangereux, illicites et renforce leur dépendance aux écrans. On estime que les moins de 18 ans y passent en moyenne deux heures par jour. L’usage de TikTok est normalement interdit aux moins de 13 ans ; pourtant, 63 % d’entre eux y sont déjà inscrits ! C’est notre jeunesse, donc notre avenir, que nous sommes en train de détruire en les exposant à cette drogue numérique. En tant que parents, nous sommes effrayés par ce constat : ce n’est pas parce que nos enfants sont chez nous, dans leurs chambres, qu’ils sont en sécurité. Sous couvert de divertissement, cette application expose à un danger car elle peut nuire gravement à leur santé mentale.”