Éric Michoux
UDDPLR · France
“Honte à vous ! Honte à vous, les admirateurs de Daniel Cohn-Bendit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. René Pilato s’exclame.) Comme l’a brillamment dit notre collègue Sophie Blanc hier en séance publique : « Les Français vous ont vus et n’oublieront pas.”
“Vous êtes complices d’une violence quotidienne : les rodéos sauvages, les points de deal et les trafics, les rave-parties, le pillage des boutiques lors des victoires du PSG, les policiers et les pompiers caillassés, les agressions d’enseignants et d’élus.”
“Au nom de l’UDR, je fais part à leurs familles et à leurs camarades de nos pensées respectueuses et reconnaissantes. Pour acheter la paix sociale, la Macronie a fait le choix de magouiller avec la gauche et l’extrême gauche. (M.”
“Aujourd’hui, la sanction devient l’exception et la récidive devient la norme. Cette loi, même si elle constitue une petite avancée, ne répare pas dix ans de renoncements. En réalité, vous organisez le laxisme et l’impunité : il est grand temps de riposter et de restaurer l’ordre public !”
“On comprend mieux leur opposition à ce texte : ils se protègent en réalité eux-mêmes ! Ils protègent les racailles, les squatteurs, les organisateurs de rave-parties, les terroristes islamiques et les antisémites. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.”
“En matière de sécurité intérieure, la France, en 2026, est classée 99 e sur 163 – entre la Tanzanie et le Gabon. Il y a un an, nous étions 74 e ; encore un an de macronisme, et nous finirons entre l’Ukraine et l’Iran. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.”
The complete record
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“Le réseau social TikTok est de plus en plus souvent accusé de mise en danger de la vie d’autrui, en particulier de nos enfants. Il suscite de nombreux problèmes, des troubles de l’alimentation au suicide, en passant par l’automutilation et l’anorexie. La plateforme est aussi régulièrement épinglée pour maltraitance numérique. En ce moment, ce ne sont pas moins de onze familles françaises qui ont porté plainte contre TikTok. Les parents reprochent à l’application le manque de modération de son algorithme, mais également son caractère addictif. En tant que parlementaires, nous ne pouvons plus ignorer les alertes répétées des parents, des associations et des professionnels de l’enfance. Ils sont unanimes : la plateforme nuit à la santé des enfants et à leur développement psychique.”
“Ce texte a mis en évidence les difficultés que rencontrent, pour accéder à notre institution, les personnes souffrant de problèmes de mobilité. Ne pourrions-nous aller plus loin, prendre en compte tous les handicaps, visuels, auditifs ou autres ? Je pense à José Beaurain : merci à lui, et surtout aux huissiers qui l’aident quotidiennement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN ainsi que sur plusieurs bancs du groupe Dem. – MM. Xavier Breton et François Gernigon applaudissent également.) Plus largement, nous ne pouvons que déplorer le manque d’accessibilité des services publics, des transports, au sujet duquel la France a été épinglée par l’Union européenne. Beaucoup reste à faire : il importe que le gouvernement agisse, au-delà des effets d’annonce, afin que la différence devienne une force.”
“L’occasion nous est offerte d’envoyer un message fort, de montrer à nos concitoyens que nous tenons compte de l’impérieuse nécessité de faire évoluer l’Assemblée en dépoussiérant son règlement afin qu’il s’adapte au mieux à notre diversité ; nous pouvons d’ailleurs nous réjouir que cette mesure, au-delà des clivages politiques, soit plébiscitée par tous les groupes. Notre hémicycle étant ouvert à tous sans discrimination, sans différence entre les situations personnelles, notre devoir consiste à faire en sorte que chaque élu puisse travailler dans de bonnes conditions. Adapter notre règlement, c’est renforcer la légitimité de cette enceinte. Il s’agit d’une proposition de bon sens : le groupe UDR votera en sa faveur.”
“Chers collègues, les ZFE pourraient bien faire revenir les gilets jaunes. Alors publions les cahiers de doléances ! Le groupe UDR votera la proposition de résolution. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“On prend sa voiture pour se déplacer, pour aller travailler (M. Christophe Bex s’exclame) , se soigner ou encore faire les courses. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) La hausse des taxes sur l’essence a déclenché la colère des gilets jaunes.”
“…et aux écologistes que lorsqu’on habite à la campagne, on ne prend pas sa voiture pour polluer par plaisir.”
“Cette France des invisibles, du bon sens, de ceux qui roulent au diesel – ne vous en déplaise – et dont les voitures sont exclues des fameuses zones à faibles émissions (ZFE). Cette France assignée à résidence. Voilà l’état de notre démocratie ! On en est même arrivé à exiger, dans le cadre des ZFE, une inscription sur un site internet pour avoir le droit d’accéder aux centres-villes concernés par le dispositif. Je tiens à rappeler aux élus de l’extrême gauche…”
“…pour les travailleurs, les retraités, les ménages, les agriculteurs, les commerçants, les artisans et les entrepreneurs – la liste est longue. Je les ai rencontrés sur les ronds-points : tous demandaient à pouvoir jouir du fruit de leur travail, tout simplement, sans avoir à se serrer la ceinture dès le 10 du mois. Toujours plus de taxes, mais toujours plus d’insécurité ; toujours plus d’impôts, mais toujours plus de déserts médicaux ; toujours plus de prélèvements, mais toujours plus de fermetures de classes. Tous s’interrogeaient sur la soumission à l’impôt, en posant cette question simple : où va le fric ? Rendez l’argent ! C’est la France des terroirs qui s’exprime. Celle des fins de mois difficiles, des abstentionnistes, de ceux qui souffrent en silence, de ceux qui n’ont jamais été consultés.”
“Les premières revendications des gilets jaunes n’ont pas disparu, notamment celles portant sur le pouvoir d’achat, exprimées par les classes populaires et les classes moyennes. La France reste la triste championne du monde des prélèvements obligatoires…”
“Ils ont même ouvert spontanément leurs mairies, grâce à l’opération « mairie ouverte » lancée en décembre 2018. Une telle démarche s’inscrit dans le temps long de l’histoire de France. De Saint Louis aux gilets jaunes, en passant par la Révolution française – cela a été souligné –, nous avons toujours eu une grande tradition des cahiers de doléances. Pour vous en convaincre, faites quelques pas dans la salle des Conférences, pour méditer l’exemple des États généraux de Philippe Le Bel. Plus de sept siècles d’histoire nous contemplent. La Macronie en est-elle bien digne ? L’apport des cahiers de doléances des gilets jaunes est vital pour notre démocratie. Au total, ce sont plus de 19 000 cahiers, qui proviennent de plus de 16 000 communes. Ils sont le reflet sans filtre de notre société.”
“Un rappel s’impose sur l’origine du mot doléances, dont la racine est la même que condoléances et qui désigne une plainte, une tristesse ou une douleur. Il convient parfaitement à la situation des gilets jaunes et à leurs revendications. La proposition de résolution que nous examinons cet après-midi est l’occasion de revenir sur l’épisode marquant des gilets jaunes. Leur cri de colère aura eu le mérite de relancer le débat dans notre pays, de prouver que la France d’en bas continuait d’exister et d’ébranler les certitudes d’un pouvoir jupitérien. N’oublions pas que, bien avant le grand débat national, ce sont les maires qui, les premiers, ont pris la mesure de cette mobilisation. Comme toujours, ils veillent sur notre démocratie et sont les sentinelles de la République.”
“C’est pourquoi le groupe UDR votera pour ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Je tiens également à alerter le gouvernement sur le besoin impérieux d’une grande loi de santé préparée en concertation avec l’ensemble des professionnels. Comment peut-on accepter de vivre dans un pays où, tous les hivers, des plans blancs sont déclenchés dans les hôpitaux ? Un pays où des personnes âgées meurent sur des brancards dans les couloirs des hôpitaux après avoir attendu plus de vingt heures qu’on s’occupe d’elles ? Dans les territoires ruraux, les personnes à risque ne trouvent plus de médecins pour les suivre. Plus personne ! Résignées, elles ne cherchent plus à se faire soigner ; elles ne peuvent même plus faire renouveler une simple ordonnance. Nous espérons que les dispositions de cette proposition de loi permettront d’améliorer un tant soit peu cette situation catastrophique.”
“Nous allons potentiellement nous retrouver dans une situation ubuesque, avec deux praticiens pour un patient, ce qui induira une rupture de la continuité des prescriptions. Qui sera responsable ? Je tiens à rappeler que certains infirmiers, notamment en milieu hospitalier, croulent sous le travail et n’ont ni le temps ni la formation nécessaire pour cette mission supplémentaire – ils le disent eux-mêmes. Ce texte ne sera donc pas suffisant pour rendre le métier plus attractif et plus sécurisé, même s’il y contribue. L’inquiétude est d’autant plus grande que les déserts médicaux ne cessent de s’élargir dans les territoires ruraux, alors que la population vieillit – les professionnels s’attendent, dans les prochaines années, à un « mur de la dépendance ».”
“Les professionnels sont unanimes pour dire que le manque de médecins est le principal problème actuellement, mais la proposition de loi ne fait que transférer ce problème vers les infirmiers. Vous savez bien que les nouvelles missions prévues par le texte risquent de conduire au remplacement partiel des médecins par des infirmiers, soit une menace pour l’équilibre de la chaîne de santé telle que nous la connaissons, où chacun a son rôle et ses missions.”
“Sans concertation avec l’ensemble de la profession, des médecins, à qui je rends hommage, aux aides-soignantes, dont je salue l’extrême dévouement, l’évolution du statut d’infirmier et d’infirmière n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. En se cachant derrière ce texte, vous ne trompez personne sur votre manque d’ambition et de vision de long terme. À l’UDR, nous défendons la nécessité d’augmenter le nombre de médecins et de mieux les répartir dans notre territoire. C’est la seule solution pérenne. Les mesures prévues dans la proposition de loi ne sont qu’une infime partie de la réponse que nous devons apporter pour réformer un système de santé à bout de souffle.”
“Avant toute chose, je salue l’ensemble des infirmières et des infirmiers de notre pays. Je salue leur courage et leur présence dans tous les moments de la vie. Jean Watson, une femme extraordinaire, disait : « Si vous sauvez une vie, vous êtes un héros ; si vous sauvez cent vies, vous êtes une infirmière. » Les infirmiers représentent la première profession de santé en France et nous devons contribuer à améliorer leurs conditions d’exercice. La proposition de loi dont nous discutons est, en réalité, un texte de circonstance. Elle ne sera malheureusement pas suffisante pour répondre durablement à la grave crise de notre système de santé.”
“Ce serait une solution raisonnable pour permettre à ces commerçants de faire, tout simplement, leur travail. Faut-il vous rappeler que ce n’est pas seulement dans les bistrots que l’on peut trouver des boissons alcoolisées ? Il faut simplifier les règles administratives pour que nos bistrots ne s’éteignent pas et que nos campagnes vivent ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)”
“…et de nos administrés. Je me battrai fortement contre cela et je le répète : vive nos campagnes et vive nos bistrots ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.) Mais attention – et ce que je vais vous dire est très important : nos campagnes étouffent sous les multiples normes, lois, règlements, surtranspositions, que vous voulez continuer à leur imposer et qui paralysent les agriculteurs ou les entrepreneurs. Si l’on voulait vraiment simplifier les choses et fluidifier le transfert des débits de boissons, il faudrait carrément supprimer la licence IV.”
“Elle ne va pas assez loin, mais elle est très sérieuse, parce qu’elle parle de nos campagnes (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN) , des hommes et des femmes qui y vivent et qui ont besoin de s’y retrouver ; ces belles campagnes qui sont le terreau même de notre France et que vous ne connaissez pas, cher monsieur le citadin ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Je vous le dis très clairement : je ne veux pas de la campagne que vous nous dessinez, une campagne qui devrait subir un remplacement de nos campagnards (« Houlà ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP) …”
“Évidemment ! C’est légèrement prétentieux. Il a donc dit que cette loi n’était pas sérieuse. Pour ma part, je la trouve au contraire très sérieuse.”
“Vous ne savez pas ce que je vais dire : vous ne pouvez pas dire que c’est vrai !”
“Je voulais revenir sur des propos qui ne m’ont pas heurté – j’ai l’habitude, désormais, venant d’eux – mais qui m’ont tout de même interpellé. M. Clouet a dit…”
“L’ensemble des sujets que nous venons d’évoquer sont autant de conversations et de débats qui devraient avoir lieu tous les jours dans ces parlements du peuple que sont nos milliers de cafés, partout dans les campagnes de France. Fermez les bistrots, mais vous ne ferez pas taire la colère ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Les ZFE – zones à faibles émissions – empêchent nos concitoyens les plus modestes non seulement de circuler mais aussi d’accéder à la santé, à l’éducation, aux commerces, à la culture. Ils sont assignés à résidence !”
“Ils sont à bout, usés, laissés-pour-compte et responsables de tout. Vous avez indiscutablement abandonné nos campagnes ! Pire, votre trahison envers la France rurale ne s’arrête pas là. Elle se fait même avec la complicité de l’extrême gauche et des écologistes.”
“…renoncement aux transports publics et aux petites gares, bradage de nos industries, destruction du patrimoine, insécurité, agriculteurs en détresse – la liste est longue et loin d’être exhaustive. Il ne faut pas oublier les maires des petites communes, qui se retrouvent souvent isolés. Ils sont seuls face à un véritable labyrinthe administratif et sont parfois directement agressés par leurs administrés. La ruralité, ce sont des maires de village et leur conseil qui décident de ne pas se représenter. On les oblige même parfois à faire des mariages en blanc !”
“…une France des laissés-pour-compte, à qui vous cherchez à donner des gages à l’approche des élections municipales. Mais vous ne réussirez pas à faire oublier votre bilan catastrophique et honteux : fermeture de classes et d’écoles, abandon des services publics de proximité, déserts médicaux,…”
“…ou plutôt moins –, voire douze ans si l’on compte les années Hollande, votre arrogance envers la France périphérique n’a cessé de croître. En réalité, c’est une France que vous ne connaissez pas, que vous n’aimez pas ;…”
“Malheureusement, ces mesures sont une goutte d’eau face à l’incendie qui dévore nos campagnes et que la minorité présidentielle refuse obstinément de voir. C’est une aumône faite à la ruralité, mais elle n’efface pas les années d’abandon et de mépris. Alors que M. Macron est au pouvoir depuis sept ans – j’espère qu’il en fera plus,…”
“…que les débits de boissons ne sont pas l’unique lieu où l’on consomme de l’alcool. À ceux qui refusent de voter pour cette proposition de loi sous le prétexte de la santé publique ou à cause de je ne sais quel lobbying, sachez que vous trahissez une fois de plus la ruralité et nos campagnes dans leur diversité ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Malgré un résultat parfois mitigé, nous tenons à saluer le programme 1 000 cafés. Voilà une démarche qui a le mérite d’exister et que nous devons soutenir au-delà des clivages partisans, dans l’intérêt des campagnes.”
“La présente proposition de loi va dans le bon sens ; c’est pourquoi le groupe UDR votera en sa faveur. Les bars, les troquets, les bistrots, les zincs, les brasseries, les buvettes, les estaminets, les cafés, les caboulots, les bistroquets, les comptoirs : la langue française est riche en la matière ! Ce sont avant tout de véritables lieux de vie et d’échanges. Ils sont souvent le seul ou l’un des rares commerces du village et offrent une diversité de services : dépôt de pain, épicerie, bureau de poste, animations, internet. Ils font vivre les villages. Soutenons-les, aidons les repreneurs de ces enseignes, soyons solidaires des maires qui se battent avec acharnement pour leurs communes et pour leurs administrés. Je tiens à rappeler aux hygiénistes et moralistes qui siègent sur les bancs de la gauche – et ils se disent enfants de mai 68 !”
“« Le café est le parlement du peuple », disait Balzac – et Michelet de compléter : « Au fond de la tasse de café, il y a un rayon de 89 ». Tout est dit et pourtant, certains l’ont oublié. Les débits de boissons sont avant tout des lieux où l’on parle vrai, mais toujours dans le respect des autres – certains de nos collègues feraient d’ailleurs bien de s’en inspirer. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les chiffres relatifs aux fermetures des débits de boissons sont alarmants : leur nombre a été divisé par six en soixante ans et – cela a été dit – ils ne sont plus qu’environ 35 000 en France. C’est la triste réalité de nos campagnes, de nos bourgs, de nos petites communes et de nos villages. C’est une partie de la France qui est délibérément oubliée, méprisée, abandonnée.”
“…et non pas la défiance. C’est la confiance qui permet aux investisseurs d’investir et aux consommateurs de consommer ; mais malheureusement, les gouvernements successifs ont installé la défiance. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Enfin, prenons en considération les avancées techniques. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur l’intelligence artificielle et les enjeux liés aux data dans notre réflexion. Nous devons réinstaller dans ce pays la confiance…”
“Simplifions encore, à la tronçonneuse s’il le faut ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, DR et EcoS.)”
“Travaillons à un nouvel axe stratégique : les carburants de synthèse. D’autre part, aidons nos entreprises : baissons les charges financières et administratives, baissons les normes, les taxes et les impôts.”
“…sont ceux qui iront demain dans les entreprises en faillite, debout sur les palettes avec leurs complices de la CGT (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS) , pour vociférer leur indignation et dire leur faux soutien aux salariés, tout en exigeant des aides de l’État. Il n’existera de souveraineté industrielle que s’il existe une souveraineté énergétique. Relançons une filière nucléaire française telle que le général de Gaulle l’avait forgée.”
“Ainsi, nous avons abandonné le Famas français pour un fusil allemand. Mais la casse ne s’arrête pas là : ce sont à présent les uniformes de nos soldats qui seront produits, non plus en Bretagne, mais à Madagascar ! L’ironie de ce débat, c’est que les mêmes qui militent pour une idéologie écolo globalisée…”
“Dans la continuité de ce dogmatisme vert, on impose désormais aux Français les tristement célèbres zones à faibles émissions (ZFE). Les plus modestes sont ainsi privés du droit de circuler librement et comme assignés à résidence. Rien n’a été fait dans notre pays pour développer et structurer une nouvelle filière de carburants de synthèse, qui aurait pu servir non seulement au secteur automobile mais à celui de l’aéronautique. Aujourd’hui, ce sont la Chine et les États-Unis qui travaillent sur ce type de carburant et qui ne tarderont pas à nous en inonder avec leurs nouvelles voitures thermiques ! Comment ne pas évoquer, dans le cadre de ce débat, notre industrie de défense ? Là aussi, on assiste depuis quinze ans à une désindustrialisation organisée par les différents gouvernements, qui nous fait perdre notre souveraineté.”
“…au profit des véhicules électriques. Ainsi va la dictature verte. Les constructeurs chinois, soutenus par leur gouvernement, ne s’y sont pas trompés : voitures chinoises, batteries chinoises, panneaux photovoltaïques chinois ! L’Amérique n’est pas en reste. M. Musk remercie chaleureusement les élus de gauche et d’extrême gauche pour leur collaboration, qui a contribué à son succès économique et politique en permettant le grand remplacement des véhicules thermiques par ses véhicules électriques.”
“Enfin, la hausse incessante du coût de l’énergie constitue un facteur important, dans le cadre de la déstructuration de la filière nucléaire et d’une incompréhensible indexation européenne du prix de l’électricité sur celui du gaz. Je m’en tiendrai à l’exemple le plus parlant : celui de l’industrie automobile thermique. Elle a été sacrifiée par les derniers gouvernements au nom du sectarisme vert,…”
“D’abord, une surcharge de taxes et d’impôts qui rend notre industrie peu compétitive : en quelques années, la France est passée de la septième à la dix-huitième place en matière de productivité. Ensuite, une surcharge administrative et de normes, amplifiée par la surtransposition des réglementations, qui décourage nos entrepreneurs : le code du travail compte aujourd’hui 5 500 pages. S’y ajoute une stratégie de court terme dictée par des idéaux bobos et écolos.”
“La question de la souveraineté industrielle touche au cœur même de la vie et de la survie des nations. Elle met en cause le choix qu’elles font de leur destin. Elle conduit à la question de l’indépendance et de la liberté nécessaires pour éviter la soumission. Elle met à l’épreuve la grandeur de la France, vendue à la découpe par les Mozart de la stratégie et de la finance, avec les succès que l’on sait : Arcelor, Pechiney, Alcatel, Technip, Lafarge, et plus récemment Doliprane. Le plus triste de ces succès étant sans aucun doute la livraison d’Alstom à l’américain General Electric, qui soumet la production des turbines de nos sous-marins nucléaires Barracuda à l’accord des Américains. Toutefois, la perte de notre industrie s’explique par bien d’autres raisons.”
“J’ai rencontré à de nombreuses reprises l’inspectrice d’académie, qui m’a bien expliqué le problème. Vous ne répondez pas au sujet d’une éventuelle carte scolaire à trois ans, ce que je regrette. La baisse des effectifs est-elle liée au manque de services et à la faiblesse de votre stratégie ou tout simplement à la réticence de nos concitoyens à s’installer dans les zones rurales ? Si votre stratégie était plus orientée vers l’avenir, il y aurait certainement plus de monde dans nos classes et dans nos territoires ruraux.”
“Cette instabilité provoque également une rupture d’égalité dans l’accès à l’école et à l’enseignement, puisque les élèves des territoires ruraux ne bénéficient pas du soutien que d’autres trouvent ailleurs. J’en viens à ma question : pourrait-on imaginer l’établissement d’une carte scolaire à trois ans et non plus à un an ?”
“Chaque année, ce sont les mêmes réactions d’incompréhension, car ces fermetures créent de l’instabilité pour les élèves et pour les parents, même si les communes rurales s’organisent et se mettent en ordre de bataille pour créer des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) et ainsi répondre aux problèmes de restauration ou de transport. Chaque année, ces initiatives sont remises en cause et, chaque année, les dés sont de nouveau jetés. Par conséquent, l’attractivité des territoires ruraux diminue : ceux qui envisagent de s’y installer se demandent s’ils pourront scolariser leurs enfants et pour combien de temps. Tout est toujours remis en question, ce qui provoque le déclin de ces territoires, pourtant essentiels à la diversité de la France.”
“C’est presque cycliquement que nous interrogeons la ministre de l’éducation nationale sur la situation de ces communes qui, dans tous les territoires ruraux, se trouvent confrontées à des fermetures de classes. Tous les ans, c’est la même chose : on voit naître, avec la publication de la nouvelle carte scolaire, des manifestations de parents d’élèves qui disent, devant les écoles, le mécontentement qu’elles suscitent. Dans ma circonscription, huit communes verront leurs écoles fermées ou presque fermées : Marnay, Saint-Cyr, Cuiseaux, Tournus… La liste est longue, malheureusement !”
“Il faut reconnaître que ce sera dur de passer après notre collègue ! (Sourires.) L’article vise en quelque sorte à cartographier les nuisances causées par les Pfas. Nous préférerions commencer par établir une échelle de leur nocivité, afin de remédier aux peurs que nous suscitons nous-mêmes chez nos administrés en leur laissant entendre qu’ils vont mourir s’ils touchent à la moindre molécule de ce genre, alors même que, comme cela a été dit, certaines ne sont nullement toxiques, au point de se retrouver dans des valves cardiaques, des stents et autres prothèses. En outre, puisque tout le monde sauf nous est d’accord pour instaurer une taxe, ajustons du moins celle-ci en fonction de la dangerosité des produits !”
“Eh oui, vous faites preuve de déloyauté ! Vous pouvez continuer à parler de réindustrialisation, mais ce n’est pas ce que vous faites en ajoutant sans cesse des normes et des taxes ! C’est en installant la concurrence chinoise à nos portes que vous avez détruit notre industrie automobile : il faudrait que vous vous mettiez ça dans la tête ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”