Éric Michoux
UDDPLR · France
“Honte à vous ! Honte à vous, les admirateurs de Daniel Cohn-Bendit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. René Pilato s’exclame.) Comme l’a brillamment dit notre collègue Sophie Blanc hier en séance publique : « Les Français vous ont vus et n’oublieront pas.”
“Vous êtes complices d’une violence quotidienne : les rodéos sauvages, les points de deal et les trafics, les rave-parties, le pillage des boutiques lors des victoires du PSG, les policiers et les pompiers caillassés, les agressions d’enseignants et d’élus.”
“Au nom de l’UDR, je fais part à leurs familles et à leurs camarades de nos pensées respectueuses et reconnaissantes. Pour acheter la paix sociale, la Macronie a fait le choix de magouiller avec la gauche et l’extrême gauche. (M.”
“Aujourd’hui, la sanction devient l’exception et la récidive devient la norme. Cette loi, même si elle constitue une petite avancée, ne répare pas dix ans de renoncements. En réalité, vous organisez le laxisme et l’impunité : il est grand temps de riposter et de restaurer l’ordre public !”
“On comprend mieux leur opposition à ce texte : ils se protègent en réalité eux-mêmes ! Ils protègent les racailles, les squatteurs, les organisateurs de rave-parties, les terroristes islamiques et les antisémites. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.”
“En matière de sécurité intérieure, la France, en 2026, est classée 99 e sur 163 – entre la Tanzanie et le Gabon. Il y a un an, nous étions 74 e ; encore un an de macronisme, et nous finirons entre l’Ukraine et l’Iran. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.”
The complete record
Every one of 510 lines we hold for Éric Michoux, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 4 of 11.
“Peut-être a-t-elle raison : il m’arrive de ressentir de la culpabilité quand je lui interdis cet usage sans pouvoir m’appuyer sur autre chose que mon autorité. À cet égard, l’instauration d’une règle claire permettra aux parents de la faire respecter plus sereinement auprès de leurs enfants. S’agissant des enjeux liés à l’information, à l’apprentissage et à la liberté, l’époque de Gutenberg, avec l’invention de l’imprimerie, a sans doute connu des débats similaires : entre ceux qui possédaient déjà le livre et ceux qui ne l’avaient pas encore, les premiers annonçaient une catastrophe imminente pour le jour où les seconds auraient accès à ce savoir. Ayons confiance dans notre jeunesse, qui saura s’habituer à l’usage de tels systèmes. (M. Antoine Léaument s’exclame.) Ça va bien, je vous ai écoutés, laissez-moi m’exprimer à mon tour !”
“Il est nécessaire de protéger nos jeunes en établissant un périmètre de sécurité autour des réseaux sociaux. Les problèmes de harcèlement ont été largement évoqués, mais nous pourrions y ajouter les manipulations de notre jeunesse par les grandes puissances du numérique que sont les États-Unis et la Chine. La question de l’âge limite a été débattue : 14, 15 ou 16 ans. La frontière est toujours difficile à fixer, mais nous avons tranché pour 15 ans. Certes, la mesure ne protégera pas l’ensemble de nos jeunes, mais elle contribuera à améliorer la situation. Par ailleurs, ma fille de 7 ans me fait parfois des reproches : Papa, je ne comprends pas que tu m’interdises d’utiliser un téléphone portable, alors que toi, tu l’utilises.”
“Or le gros chèque à se partager vaut parfois mieux que la conservation de l’entreprise et toutes les difficultés qui vont avec, à tel point que les enfants deviennent des moines-entrepreneurs. Prendre la relève des parents n’est pas si facile. Il ne s’agit pas que d’une histoire d’argent, mais d’une histoire d’entreprise, de volonté et de dynamisme. C’est pourquoi nous défendons ce dispositif ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Vous opposez les bien nés aux mal nés, à croire que vous vous considérez comme tels – vos parents doivent se dire : voilà ce qu’ils pensent de nous ! (M. Emmanuel Fernandes s’exclame.) Vous vous êtes en quelque sorte les jaloux de la République ! Vous êtes jaloux de la réussite de gens qui ont travaillé, ce que vous ne pouvez accepter. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Les députés Huyghe et Mattei ont tenu tout à l’heure des propos très pertinents, notamment sur la souveraineté industrielle. Le patron – si ce mot n’est pas devenu une injure dans cet hémicycle – qui doit céder son entreprise à la fin de sa carrière peut ou bien encaisser le gros chèque des Chinois, des émirs, des fonds de pension canadiens, ce qui fait partir des pépites, ou bien transmettre l’entreprise à sa famille.”
“…parlent d’une réalité, l’entreprise, que la plupart d’entre eux ne connaissent pas. D’ailleurs, ils en parlent assez mal. Ils font s’affronter les riches et les pauvres. Ils voudraient moins de riches ; nous en voulons plus. Nous ne voulons plus de pauvres, nous voulons des riches.”
“Aucune réflexion ne préside à l’augmentation de cette taxe, conduite à la petite semaine. N’augmentons pas le coût de la carte grise : nous sommes en train, je le répète, de transformer la voiture en produit de luxe, c’est inacceptable ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Nous voterons évidemment contre la hausse de la taxe sur les cartes grises. Il faut cesser d’augmenter les taxes ! La voiture est plus ou moins en train de disparaître : on compte 200 000 immatriculations de véhicule automobile en moins. Cela ne sert donc à rien de continuer à augmenter les taxes : la voiture devient un produit de luxe. Quand il n’y aura plus de voitures thermiques, nous ne percevrons plus la taxe sur les carburants : le manque à gagner sera énorme !”
“Or vous continuez à taxer les voitures que les gens ne veulent plus acheter parce qu’elles sont trop chères, tant à l’achat qu’à l’utilisation. À force de les taxer, elles finiront par devenir des produits de luxe, que plus personne ne pourra s’acheter. Contre les augmentations de taxe de manière générale, nous voterons donc contre une augmentation de la taxe sur les assurances automobile, qui sera répercutée sur les automobilistes.”
“L’article 27 sexies prévoit une hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), supportée une nouvelle fois par les automobilistes, pour un montant total de 200 millions d’euros. Les automobilistes sont les vaches à lait de l’État. Seulement, les vaches à lait commencent à avoir mal au pis ! L’automobile meurt sous nos yeux, et bientôt, quand il n’y aura plus de voitures, vous n’aurez plus personne à traire ! Lorsque ça bouge, on taxe. Quand ça bouge encore, on réglemente et quand ça ne bouge plus, on subventionne. Il y a véritablement un problème avec le secteur automobile, puisqu’on a constaté une baisse de 200 000 immatriculations en 2025. Cette diminution représente une perte de chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, pour une recette perdue de TVA de 2 milliards d’euros.”
“Mais si nous suivons l’hypothèse des écolos, et qu’il n’y a plus de voitures thermiques mais uniquement des voitures électriques, comment toutes les taxes perçues par l’État sur les carburants, près de 37 milliards d’euros, seront-elles répercutées sur les véhicules électriques ? Sur le prix de la recharge ? Dans ce contexte, quel sera le vrai prix au kilomètre ? Cela signifie que, dans le futur, le coût des voitures électriques sera bien supérieur à celui qui a été avancé. Je rappelle que nous cherchions 10 milliards d’euros il y a peu. Songez que 200 000 immatriculations en moins représentent 2 milliards d’euros de TVA perdus.”
“Vous avez eu la délicatesse de parler de nous, je voulais vous renvoyer le message. En second lieu, le ministre délégué a fait état des ventes de voitures, mais il faut envisager leur production. Il y a vingt ans, on produisait 3,5 millions de voitures par an en France, aujourd’hui on en produit 1,3 million. Les chiffres et les analyses ne sont donc pas les mêmes si l’on considère la production. Enfin, la voiture électrique a été vendue en faisant passer le message qu’elle était plus chère que la voiture thermique à l’achat – 40 % de plus, ce n’est pas une paille – mais que la recharge étant moins chère, le consommateur s’y retrouverait après 50 000 kilomètres.”
“Face à cette fin programmée de l’industrie française, on est en droit de s’interroger sur les intentions du gouvernement. Allez-vous revenir sur les excès de normes ? Allez-vous développer des carburants de synthèse permettant de continuer à utiliser des moteurs thermiques ? Allez-vous permettre la mise en place d’un écoscore réel ? Allez-vous favoriser la neutralité technologique ? Comment allez-vous compenser la baisse des recettes fiscales qu’entraînera la fin des carburants fossiles, pourvoyeurs de taxes ? Nous devons recréer une chaîne de valeur européenne où la France aura toute sa place de leader mondial dans un secteur dont elle est à l’origine. La vraie transition écologique, c’est produire proprement en France et réaffirmer que l’automobile est un choix de civilisation industrielle.”
“Voilà la raison du suicide industriel français. Tout ce saccage est organisé par les gouvernements socialo-macronistes – ou macrono-socialistes, comme vous voudrez –, avec la complicité de l’extrême gauche. À ce niveau-là, ce n’est plus de l’amateurisme, c’est de la bêtise ! Enfin, il ne faut pas oublier le grand absent de cette manœuvre : le client. Au cours des vingt dernières années, le nombre de normes applicables aux voitures a doublé, entraînant directement une hausse de 45 % du prix des véhicules. On impose un nouveau modèle de véhicule : plus large, plus lourd, électrique et finalement plus polluant, notamment en microparticules de caoutchouc. Fini les véhicules de moins de 4 mètres de long ! Fini la voiture familiale à prix abordable ! La voiture ne doit pas devenir un privilège urbain pour des ménages aisés.”
“L’importation massive de véhicules électriques chinois. Des véhicules faussement écolos, composés de terres rares et de PFAS – substances per- ou polyfluoroalkylées – et dont nous ne savons même pas comment recycler les batteries, qui se chiffrent par centaines de milliers. La pollution n’a pas disparu, elle a été délocalisée ! Mieux encore : les Allemands rouvrent des centrales à charbon et les Polonais relancent le train à vapeur. Le carbone ne connaît pas de frontières. Nous sommes en train de laisser crever notre industrie automobile au nom d’un dogmatisme vert absurde. Comme si la simple interdiction en France des moteurs thermiques allait sauver la planète ! Avec l’interdiction totale des véhicules thermiques en France, on parle d’environ 0,25 % des émissions de CO 2 à l’échelle mondiale.”
“En parallèle, les industriels chinois produisent chaque année plus de 30 millions de véhicules à moindre coût. Ils parviennent à imposer de nouveaux standards techniques de construction et de consommation. C’est à un véritable grand remplacement industriel que nous assistons : batteries, électronique, panneaux photovoltaïques, éoliennes, onduleurs, le tout pouvant être piraté et piloté à distance par la Chine. Une rupture technologique sans base industrielle est un suicide économique. Les industriels chinois ont bien l’intention d’envahir notre marché avec des produits faussement made in Europe. Ils sont conçus et développés en Chine et montés en Europe, parfois avec 60 à 80 % de pièces chinoises. À ce niveau-là, ce n’est plus une transition écologique, c’est une capitulation industrielle. Résultat ?”
“Sans industrie automobile, pas de sidérurgie, sans sidérurgie, pas d’acier et sans acier, pas de canons ni de défense : perte totale de nos souverainetés ! Toutes les puissances mondiales ont un point commun : une industrie automobile puissante. Une nation sans industrie est une nation sous tutelle. Depuis vingt ans, avec la complicité du pacte vert, l’Europe ne protège plus ses usines, elle protège ses illusions. Vaste chimère technocratique et gauchiste ! L’Europe réglemente pendant que la Chine fabrique. Nous votons des normes et la Chine produit des usines. Aujourd’hui, les voitures chinoises subventionnées arrivent massivement sur nos marchés sans respecter nos contraintes sociales et environnementales. Nous abandonnons une technologie que nous maîtrisons pour dépendre d’une technologie que nous ne maîtrisons pas.”
“L’automobile est une part de notre identité collective et individuelle et la filière automobile est la mère de toutes les industries. Elle est un vecteur d’innovation, d’emplois et de souveraineté. Concrètement, dans les années 2000, la France produisait plus de 3,5 millions de véhicules. Elle en produit aujourd’hui 1,35 million. Cette filière représente un enjeu industriel, un enjeu social et un enjeu de souveraineté. Quand on touche à l’automobile, on touche au cœur de la nation productive. Elle représente plus de 350 000 emplois en France. L’industrie automobile est l’ossature, la colonne vertébrale de toute notre industrie. C’est le moteur de la métallurgie, de la chimie, de l’électronique, de la robotique, de l’automatisme.”
“Il s’agit là d’une réparation morale, républicaine et définitive. Nous souhaitons que cette proposition de loi aboutisse, mais non à n’importe quel prix. Si l’Assemblée, je le répète, a la sagesse de s’en tenir à la rédaction des sénateurs, en écartant toute réparation pécuniaire inopportune, nous soutiendrons ce texte. Ce vote sera celui de la justice rendue, de la liberté réaffirmée, mais aussi celui de la responsabilité budgétaire et juridique. Merci de m’avoir écouté ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et GDR.)”
“(Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, EcoS et GDR.) Nous refusons cette rétroactivité budgétaire ; la dignité du texte réside dans sa portée symbolique, non dans une transaction financière. (Mme Ségolène Amiot s’exclame.) La véritable réparation, c’est rendre à ces hommes leur honneur, effacer de la mémoire cette condamnation, reconnaître officiellement que la République s’est trompée en les jugeant.”
“…qui a su le purger de ses excès initiaux (Mme Ségolène Amiot s’exclame) et trouver le point d’équilibre que nous appelions de nos vœux. Notre vote dépendra en outre d’une seconde condition impérative : l’absence totale de volet financier. Le Sénat a supprimé les articles 3 et 4, ce qui est une bonne chose ; nous nous opposerons à toute tentative de réintroduction d’une indemnisation pécuniaire. En effet, la mémoire ne se monnaye pas. Ce serait engager les finances publiques dans une spirale sans fin ; ce serait créer une insécurité juridique totale pour l’État, qui deviendrait, à chaque époque, comptable des lois de la période précédente.”
“Malgré l’émotion légitime, il faut aussi rappeler que le travail du législateur consiste à faire le droit, non à réécrire l’histoire. La réparation ne doit se transformer ni en repentance perpétuelle ni en guichet ouvert. Le groupe UDR aborde cette deuxième lecture dans un esprit de responsabilité et de cohérence. Nous voterons pour ce texte, mais dans la version de sagesse adoptée par le Sénat,…”
“Il y a des textes qui divisent et d’autres qui, par la force de l’histoire, obligent à la hauteur de vue. Nous nous retrouvons afin de refermer définitivement un chapitre judiciaire de notre République : entre 1945 et 1982, la France a maintenu dans son droit une inégalité fondamentale, une anomalie au regard de nos principes et de nos libertés. Pour le groupe Union des droites pour la République, fidèle à une certaine idée de la liberté individuelle, cette intrusion de la puissance publique dans la sphère privée constituait une faute : la loi ne doit pas être le bras armé d’une morale sociale fluctuante, mais la gardienne de l’ordre public. Or, dans le cas qui nous occupe, l’ordre public n’était pas menacé ; seule la liberté l’était. Il nous revient donc de regarder ce passé en face, avec lucidité.”
“Merci madame la ministre. Si vous faites référence aux accords conclus hier, je vous encourage à demander à vos services de les lire ! Ces faux accords posent en réalité de telles contraintes pour les voitures thermiques qu’on ne pourra pas en produire davantage qu’aujourd’hui ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Monsieur le premier ministre, aurez-vous le courage de suivre l’exemple de l’Allemagne et de réunir les professionnels pour éviter le crash programmé de notre industrie ?”
“Concrètement, c’est le grand remplacement de l’industrie française par l’industrie chinoise ! (M. René Pilato s’exclame.) La traîtrise !”
“Pourtant, l’industrie automobile est la colonne vertébrale des industries de toutes les puissances mondiales. Avec elle se développent l’électronique, la robotique, la métallurgie, les filières de services et l’IA. Sans elle, pas de sidérurgie, pas d’acier, et, par conséquent, pas de canons, pas d’industrie de défense et plus de souveraineté. Avec le pacte vert pour l’Europe, Bruxelles organise méticuleusement le grand remplacement des véhicules thermiques français par des véhicules électriques chinois ! Son sinistre cortège est aussi composé de batteries chinoises, d’électronique chinoise, de panneaux photovoltaïques chinois, d’éoliennes chinoises, d’onduleurs chinois.”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. Je veux porter ici la colère des 330 000 salariés de la filière automobile française et d’une industrie qui se meurt de faire allégeance au pacte vert pour l’Europe – une escroquerie environnementale. Le 23 octobre, Emmanuel Macron a très clairement réaffirmé sa position contre l’automobile thermique et, à nouveau, a prêté allégeance au pouvoir technocratique européen. En réalité, il n’aime ni l’industrie française ni la France. Je crois tout simplement qu’il n’aime pas les Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur divers bancs.)”
“Vous ne voulez pas l’entendre mais c’est la situation, je vous le confirme ! Vous laissez tomber la France dans la désolation tout en essayant d’en faire porter la responsabilité au Parlement. Ce budget de la sécurité sociale, c’est le budget de ceux qui n’aiment pas la France, de ceux qui n’aiment pas l’entreprise, de ceux qui n’aiment pas les retraités, de ceux qui n’aiment pas les Français ! Pourtant, la France est belle, la France est généreuse, la France est éternelle. Elle mérite mieux que vos tragédies et vos alliances de circonstance !”
“…le grand remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques chinois prépare un carnage industriel ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur divers bancs.)”
“Crise agricole et répression violente des agriculteurs avec hélicoptères et blindés ! Il ne manquait que le Charles de Gaulle et les Rafale ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Faillite, démantèlement et fermeture des entreprises – la dernière en date, Brandt !”
“L’inconvénient avec les macronistes, c’est qu’ils osent tout – on les reconnaît d’ailleurs à ça. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) En réalité, tout ce théâtre d’ombres n’est joué que dans un objectif : sauver le soldat Macron. Vous voulez faire glisser l’antimacronisme vers l’antiparlementarisme – ni vu, ni connu ! Monsieur le président Macron, vous cherchez à rendre le Parlement coupable de vos échecs, coupable de vos décisions et coupable de la crise politique. Pour réaliser votre niveau de cynisme, il faut rembobiner quatre mois en arrière – déjà ! Le prétendu socle commun et ses complices du groupe DR soutenaient alors la déclaration de François Bayrou : il était impératif de trouver 40 milliards d’économies et de poursuivre la réforme des retraites. Il y a quatre mois, 40 milliards d’économies ou l’apocalypse !”
“Or ce drame a déjà été joué il y a un an par Élisabeth Borne, qui nous avait prédit avec une certaine acuité la fin du versement des retraites et la fin des cartes Vitale !”
“Ainsi, vous expliquez que sans budget de la sécurité sociale, nous allons vers le néant. Plus de services de santé, plus de prestations sociales – en somme, le blackout total.”
“C’est le grand retour de l’incroyable tirade du « quoi qu’il en coûte » ! Surtout lorsque ce sont les Français qui paient !”
“Sénèque écrivait : « La vie est une pièce de théâtre : ce qui compte, ce n’est pas qu’elle dure longtemps, mais qu’elle soit bien jouée. » Monsieur le premier ministre, voilà plus d’un an que dure la même mauvaise comédie : un an que vous jouez sur les peurs, un an que vous entretenez un climat malsain, tout cela pour alimenter le récit du chaos. En somme, un an que vous fuyez les urnes et le peuple de France. La vraie peur, c’est la vôtre : celle de perdre vos postes. Après Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu I, c’est au tour de Sébastien Lecornu II de nous interpréter la tragédie du « moi ou le chaos ». C’est devenu la pièce de théâtre d’une troupe composée de gauchistes de droite, de gauchistes du centre, de gauchistes de gauche et de gauchistes écolos, avec, comme figurants, les gauchistes de l’extrême gauche.”
“Dans la petite minute de temps de parole qu’il me reste, je veux souligner que si vous continuez à taxer à tout-va, deux problèmes se poseront : le consentement des Français à payer l’impôt et la capacité des entreprises à le faire. Je vais prendre un exemple simple que vous pourrez décliner. En 2026, nous produirons et vendrons de 200 000 à 250 000 voitures de moins. Si chaque véhicule coûte 30 000 euros, cela représente plus ou moins 10 milliards de chiffre d’affaires en moins, soit, avec une TVA à 20 %, 2 milliards d’euros de rentrées en moins pour cette taxe. Si vous déclinez cela sur tout le cycle de l’industrie que vous avez fait mourir, on parle de dizaines de milliards. Madame la ministre, il y a quelque temps, vous cherchiez 10 milliards. On va les trouver là ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Notre groupe votera pour la motion de rejet, mais pour des raisons strictement opposées à celles de l’extrême gauche, qui n’aime ni les Français, ni le travail, ni l’entreprise et qui veut faire les poches des retraités, des entreprises, des entrepreneurs et des malades. C’est la seule solution qu’ils ont trouvée à un problème gravissime, alors que la nôtre est d’arrêter de taxer les administrés. J’en viens même à me demander s’il ne faudrait pas interdire les poches sur les vêtements. (Sourires. – M. Emmanuel Fouquart applaudit.) Pour notre part, nous souhaitons réduire les charges de cet État si lourd qui pèse sur tout le monde, et la seule solution pour y parvenir est de réduire le nombre de ses agences.”
“La recherche d’économies réalistes et structurelles doit être menée avec sérieux. Or nous ne voyons rien en ce sens. Quand j’ai rédigé ce discours, avant que vous n’accordiez certaines rallonges, le déficit de la sécurité sociale était de 23 milliards ; il s’élève maintenant à 24 milliards. L’État est lui aussi complètement défaillant. Nous sommes au bord du gouffre ! Ces tableaux entérinent de multiples hausses de fiscalité. Dans un tel contexte, vous pensez bien que nous ne voterons ni la troisième partie du PLFSS, ni le projet de loi lui-même. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Le PLFSS a fait l’objet de très nombreuses modifications de dernière minute, symboles des ultimes tractations de la Macronie avec ses alliés gauchistes. (Protestations sur les bancs du groupe SOC. – Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Naturellement, les tableaux qui nous ont été présentés à la chaîne suscitent de nombreuses interrogations. Comment financerez-vous les rallonges de dizaines de millions d’euros accordées in extremis ? Nous ne pensons pas que ces tableaux soient réellement sincères, budgétairement parlant. Comment financerez-vous la suspension de la réforme des retraites ? Pour notre part, nous appelons à soutenir davantage nos retraités plutôt qu’à leur faire les poches : ce n’est pas là que vous trouverez de quoi résoudre vos problèmes. Cessez aussi de vous attaquer à nos soignants et aux travailleurs.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Avec cet article, vous vous en prenez aux taux réduits de la CSG. Vous vous livrez encore à une opération de camouflage de l’impôt, à une magouille aux airs un peu fripouille. Vous vous en prenez principalement aux retraités mais aussi aux petits épargnants puisque les PEA – plans d’épargne en actions –, les PEL et les assurances vie sont visés. C’est proprement scandaleux. Vous faites les poches des plus pauvres. Bravo ! C’est Robin des bois à l’envers et c’est bien triste. Sachez que la ligne de l’UDR est la suivante : il ne faut instaurer aucun impôt supplémentaire, quel que soit le stratagème pour le camoufler, et réduire les charges. D’ailleurs, il est étonnant de constater que les parlementaires LR qui siègent au Sénat et ceux qui siègent à l’Assemblée tiennent des discours opposés. Il faudrait peut-être qu’ils se mettent d’accord !”
“En fait, monsieur le premier ministre, votre propos est extraordinaire : « Si vous ne faites pas ce que nous vous demandons, ça va être le chaos. » Mais le chaos, on y est déjà ! Le déficit de la sécurité sociale, c’était 25 milliards l’année dernière. L’année précédente, il était de 20 milliards et l’année d’avant, de 15 milliards. Cela fait des années qu’on perd beaucoup d’argent, mais je n’entends que des phrases un peu creuses : on va explorer des pistes, lancer des chantiers, mener des discussions ! Nous, nous pensons qu’il faut d’abord réduire les charges. Il faut baisser les coûts avant de venir taxer toujours les mêmes : les Français.”
“Cela signifie qu’à court terme, mais aussi à moyen et long terme, les pharmacies vont fermer, ce qui est proprement inacceptable ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Après avoir attaqué nos médecins – il n’y en a plus en milieu rural – et nos hôpitaux – il n’y en a plus non plus –, voilà que le gouvernement attaque les pharmacies, l’un des derniers lieux de soins ! Si on réduit les marges sur les médicaments génériques, on fait disparaître la marge de rentabilité de la pharmacie, ce qui est inacceptable car les pharmaciens ne pourront plus vivre de leur travail. Les pharmacies sont des lieux où l’on peut encore recevoir des soins et dans lesquels la population se retrouve ! Il y a un problème plus grave encore. Même des pharmacies anciennes, tenues par des propriétaires qui ont fini de rembourser leur emprunt il y a dix, vingt ou trente ans, ne pourront être transmises aux nouvelles générations : les marges dégagées ne seront plus suffisantes pour payer les emprunts.”
“Les boissons prémix, mélanges de boissons alcoolisées et non alcoolisées, posent un véritable problème de santé publique. Or jamais une taxe n’a permis de résoudre ce type de difficulté. Si la santé publique est réellement en jeu, il faut, sinon interdire le produit, du moins sensibiliser et éduquer les publics concernés. Avec vous, chaque problème appelle une nouvelle taxe : vous êtes insupportables et totalement incorrigibles. Tout ce qui bouge, on le taxe ; ce qui bouge encore, on le réglemente ; ce qui ne bouge plus, on le subventionne ! Bravo, les bizarres de la finance, et non aux taxes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Comme pour mes collègues, dès que nous entendons le mot « taxe », une lumière rouge s’allume – et ce qui est rouge est souvent dangereux ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)”
“Il tend à éviter la création d’une taxe supplémentaire sur les médicaments. Cette taxe s’appliquerait aux entreprises qui utilisent les brevets pour retarder la mise sur le marché de génériques ; mais c’est en réalité le contribuable et donc le malade – ce qui est scandaleux et honteux – qui la paierait. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“À ceux qui l’aiment encore : vive la République et vive la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“(Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) Ceux qui dictent le budget ont réalisé la performance – écoutez bien ce chiffre ! – d’obtenir 1,75 % des suffrages à la dernière élection présidentielle. Bravo la légitimité ! Ce budget de la sécurité sociale, c’est le budget de ceux qui n’aiment pas le travail, qui n’aiment pas l’entreprise, qui, en fait, n’aiment pas la France. Tout le monde les a reconnus : c’est l’extrême gauche ! (Mêmes mouvements.) Pourtant, la France est belle, généreuse, éternelle ! Elle mérite mieux que vos magouilles de couloirs et vos alliances de circonstance.”