Éric Michoux
UDDPLR · France
“Honte à vous ! Honte à vous, les admirateurs de Daniel Cohn-Bendit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – M. René Pilato s’exclame.) Comme l’a brillamment dit notre collègue Sophie Blanc hier en séance publique : « Les Français vous ont vus et n’oublieront pas.”
“Vous êtes complices d’une violence quotidienne : les rodéos sauvages, les points de deal et les trafics, les rave-parties, le pillage des boutiques lors des victoires du PSG, les policiers et les pompiers caillassés, les agressions d’enseignants et d’élus.”
“Au nom de l’UDR, je fais part à leurs familles et à leurs camarades de nos pensées respectueuses et reconnaissantes. Pour acheter la paix sociale, la Macronie a fait le choix de magouiller avec la gauche et l’extrême gauche. (M.”
“Aujourd’hui, la sanction devient l’exception et la récidive devient la norme. Cette loi, même si elle constitue une petite avancée, ne répare pas dix ans de renoncements. En réalité, vous organisez le laxisme et l’impunité : il est grand temps de riposter et de restaurer l’ordre public !”
“On comprend mieux leur opposition à ce texte : ils se protègent en réalité eux-mêmes ! Ils protègent les racailles, les squatteurs, les organisateurs de rave-parties, les terroristes islamiques et les antisémites. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.”
“En matière de sécurité intérieure, la France, en 2026, est classée 99 e sur 163 – entre la Tanzanie et le Gabon. Il y a un an, nous étions 74 e ; encore un an de macronisme, et nous finirons entre l’Ukraine et l’Iran. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.”
The complete record
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“Les Français comprennent désormais que ces augmentations consistent en un nouvel impôt déguisé destiné à financer l’utopie des éoliennes.”
“Prenez les Allemands : ils ont arrêté le nucléaire pour se lancer dans l’éolien. À présent, ils ferment des parcs éoliens et rouvrent des centrales à charbon. Le clou du spectacle étant que nous exportons outre-Rhin notre électricité pour zéro euro – c’est le contribuable français qui paie ! Pendant que vous agissez en idéologues, nous agissons au service des Français (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS) , de ceux que vous méprisez, que vous considérez comme des gueux et que vous appelez les sans-dents ; nous agissons en faveur de ceux qui ont vu leur facture d’électricité doubler ces dernières années – tendance qui n’est pas près de s’inverser.”
“La rhétorique des bobos de boulevard encourageant la fermeture des centrales nucléaires à la faveur des énergies renouvelables ne tient plus.”
“Face à votre dictature verte, l’union large des droites a su se dresser, avec raison, pour dire non à l’éolien. Les Français n’en veulent pas ! Ils ne veulent pas de votre arnaque écologique !”
“L’avantage des écolos, c’est qu’ils osent tout ; c’est même à ça qu’on les reconnaît. (Protestations sur les bancs du groupe EcoS. – Brouhaha.)”
“La nature étant ce qu’elle est, nous ne maîtrisons pas la force des vents. Cela n’empêchera pas les écolos de demander, demain, de subventionner des machines à souffler sur les éoliennes pour créer du vent quand il n’y en a pas.”
“Pire : ces mâts de ferrailles ont un coût de raccordement au réseau électrique de 130 milliards d’euros.”
“Les éoliennes enlaidissent nos paysages et sont un danger pour la biodiversité, mais cela ne dérange pas les écolos de salon !”
“Ces derniers nous expliquent que pour décarboner l’économie, il faudrait importer de Chine des panneaux photovoltaïques et des éoliennes, soit des matériels gorgés de substances per- ou polyfluoroalkylées (PFAS) et de terres rares, issus de l’exploitation des enfants dans des mines, transportés par cargos… (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS.)”
“Nous avons eu de la chance : le gouvernement était prêt à dépenser plusieurs centaines de milliards d’euros par décret, en catimini, sans que nous ayons le moindre débat sur la programmation de l’énergie pour les prochaines années ; cela ne s’est pas produit et c’est heureux. Mais quelle arnaque, quelle indignité ! Vous transformez notre assemblée en un théâtre d’ombres, vous abîmez notre démocratie, méprisez et abandonnez les Français – d’ailleurs, vous les fatiguez. Vous instaurez un monde de la défiance, laquelle engendre de la défiance, qui est la mère de tout déclin, que vous organisez avec la complicité de l’extrême gauche et de leurs idiots utiles, les écolos. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, EcoS et GDR.)”
“Oui, je le maintiens pour les petites entreprises.”
“Les entrepreneurs ont donc besoin de visibilité. Il faut leur confirmer notre volonté d’ancrer durablement le nucléaire dans notre stratégie énergétique, afin qu’ils puissent investir en toute confiance dans ce secteur. Cela n’a pas été fait, et les connaissances et savoir-faire en la matière se sont perdus, notamment s’agissant des soudeurs. Il est donc nécessaire d’inscrire le nucléaire comme fondement stratégique de la politique énergétique nationale dans le code de l’énergie, afin de donner de la lisibilité sur cette orientation sur le temps long. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Tour à tour, on se lance dans l’éolien, dans les centrales à biomasse, dans les panneaux photovoltaïques… Il convient de clarifier notre stratégie énergétique et d’affirmer que le nucléaire constitue notre axe principal. C’est d’autant plus important que les cycles de décision des acteurs en question se situent sur des horizons temporels très différents. EDF et Framatome planifient sur le long terme : à dix ans pour le court terme, à vingt ans pour le moyen terme, à cinquante, voire cent ans pour le long terme. À l’inverse, les PME qui gravitent autour de ce secteur ont des cycles décisionnels bien plus courts ; leur court terme s’étend sur trois à six mois et leur long terme sur un à deux ans. Au sein du bassin d’emploi de Chalon-sur-Saône, 80 % de l’industrie locale fonctionne grâce au nucléaire.”
“J’ai développé des activités dans le nucléaire autour de Framatome et d’EDF dans le cadre du pôle nucléaire de Bourgogne aux côtés de plusieurs entreprises il y a une vingtaine d’années. C’était l’époque où le nucléaire allait se développer ; EDF nous présentait des prévisions de croissance absolument incroyables. Un véritable espoir naissait alors pour les entreprises. Or il ne s’est rien passé ; après Fukushima, cet espoir s’est effondré. Les entreprises ont donc dû se restructurer et investir d’autres marchés. Depuis, le nucléaire a légèrement redémarré, mais la centrale de Fessenheim a tout de même été fermée ; la stratégie nationale vis-à-vis du nucléaire demeure complètement instable et floue.”
“Cet amendement vise à inscrire clairement dans le code de l’énergie la disposition selon laquelle la production d’électricité d’origine nucléaire est un des fondements stratégiques de la politique énergétique nationale. Elle est effectivement indispensable à la décarbonation, à notre souveraineté – on l’aura entendu – et à la stabilité des réseaux électriques. Elle est la seule source d’énergie pilotable, elle constitue la colonne vertébrale de notre mix énergétique et elle représente la seule source d’énergie nous permettant d’atteindre les objectifs de décarbonation. Nous proposons d’inscrire explicitement cet élément dans le code de l’énergie afin d’affirmer notre orientation vers le nucléaire pour les dizaines d’années à venir. J’ai été – et je suis toujours – chef d’entreprise.”
“Vous n’avez pas réellement répondu à la question. Finalement, qui défendez-vous : l’Iran ou Israël ? (« Oh ! » sur plusieurs bancs du groupe EPR.)”
“Pourquoi tergiverser face à un État terroriste qui fait peser le risque d’une guerre nucléaire ? En s’attaquant aux entreprises israéliennes, la France favorise le régime iranien – une dictature islamique qui emprisonne son peuple et nous menace de destruction.”
“Une faute stratégique car Israël constitue un rempart pour la sécurité du monde, un rempart contre l’État terroriste iranien et son programme nucléaire. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Une faute morale indigne car vous interdisez les stands israéliens, dissimulés derrière des panneaux noirs. En d’autres temps, sous d’autres gouvernements – plus précisément sous un autre gouvernement –, ces panneaux auraient été jaunes. Oui : jaunes. (Murmures sur quelques bancs du groupe EPR.) Mais quelle indignité ! Vos explications sur les armes offensives ne tiennent pas. La faute, j’y insiste, est lourde et sans appel. Pendant cette interdiction, la dictature islamique bombarde Israël et menace le monde. Pourquoi refusez-vous clairement de soutenir Israël contre l’Iran qui menace la paix mondiale ?”
“La décision du gouvernement d’interdire les entreprises israéliennes au Salon du Bourget est une faute lourde. C’est non seulement une faute morale, mais c’est aussi une faute stratégique majeure.”
“…l’envie d’une France belle, digne et éternelle, la France que nous aimons ! (Mêmes mouvements.) Pour l’ensemble de ces raisons et pour les Français, le groupe UDR votera pour ce projet de loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Sources de pollution visuelle pour notre nature, elles sont aussi des machines à éradiquer la biodiversité. Enfin, je me réjouis de notre victoire pour les entreprises sur le principe du test PME. Soutenu par le gouvernement, il a été réintroduit sans créer un énième comité Théodule. Le pays vit dans la défiance. Pourtant, seule la confiance peut restaurer l’envie d’investir des industriels et des entrepreneurs, l’envie des Français de vivre et de consommer, l’envie des jeunes générations de se projeter dans l’avenir,…”
“Nous sommes en plein grand remplacement industriel et vous en êtes les complices. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Puisque nous parlons des éoliennes chinoises, futur scandale de notre transition énergétique, j’ajoute qu’elles sont une merveilleuse synthèse de l’absurdité des dogmes écolos ! Elles se composent d’un triste mélange de terres rares et de PFAS – substances per- ou polyfluoroalkylées – importées par cargo depuis l’autre bout du monde. (Mêmes mouvements.)”
“…qui refuse le délitement et le déclassement de notre pays. Grâce à notre mobilisation en commission – je tiens d’ailleurs à remercier M. Ian Boucard pour son travail, déjà souligné par le collègue qui m’a précédé à la tribune : bravo, monsieur ! (Mêmes mouvements) – puis dans l’hémicycle, nous avons supprimé les ZFE. Je tiens cette fois à remercier notre collègue Pierre Meurin (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) pour son dynamisme et son enthousiasme : c’est le chevalier des ZFE ! Nous offrons ainsi un sursis à des millions de Français : ils n’auront pas à changer leur véhicule pour un véhicule électrique, un véhicule électrique chinois, doté d’une batterie chinoise elle-même alimentée par des panneaux photovoltaïques chinois et des éoliennes chinoises !”
“Vous vous trahissez vous-mêmes. Vous trahissez la France. Vous trahissez les Français, vous les abandonnez ! L’union des droites – UDR et RN – est la seule force qui refuse le déclin (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN) ,…”
“…qui n’ont qu’une seule idée en tête : taxer, taxer et taxer encore ! Peu importe le montant, pourvu qu’il y ait l’ivresse de la taxe. (Mêmes mouvements.) Enfin, comment avoir confiance dans les macronistes qui, après avoir voté contre la fin des ZFE – zones à faibles émissions –, s’apprêtent à voter contre leur propre texte ?”
“En moins de deux semaines, le dispositif a été aboli puis suspendu, avant d’être restauré partiellement et finalement rétabli. Comment avoir confiance dans un gouvernement qui taxe les poulaillers, les puits et les abris de jardin ? Vraiment, vous êtes tombés sur la tête. Comment avoir confiance dans ces députés bobos, écolos, d’extrême gauche (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN) , ces ayatollahs de la dictature verte…”
“La multiplication des normes environnementales est absurde et contreproductive. À titre d’exemple, les boulangers et les bouchers doivent peser et déclarer les feuilles de papier d’emballage qu’ils utilisent – et bien entendu, cette déclaration fait ensuite l’objet d’une taxation. Les Français n’ont plus confiance dans leurs dirigeants ! Vous avez instauré le monde de la défiance, or la défiance engendre la défiance : elle est la mère de tous les déclins. Comment avoir confiance dans un gouvernement qui, par exemple, dit tout et son contraire sur le dispositif MaPrimeRénov’ ?”
“Quelque 400 000 normes, 5 600 pages de code du travail, 3 500 articles du code de l’environnement. Contraintes administratives. Surtransposition des normes en train de faire mourir notre agriculture et nos entreprises. Contrôles administratifs. DPE, ZAN, PLU, SRU, Dalo, Scot, ZFE. Vous pourrissez la vie des Français ! Vous découragez les entrepreneurs, vous angoissez les jeunes générations et vous vous apprêtez à rançonner les retraités. La France est au bord du gouffre, au point de non-retour face à une dictature verte, face aux gourous du wokisme.”
“Les 2 300 infractions que vous venez de citer représentent une part très faible des millions de camions qui circulent le week-end. Or, en pratique, dans ces camions frigorifiques, on ne transporte pas que des denrées alimentaires : on y trouve aussi des pièces mécaniques, des machines à laver, des migrants – lesquels voyagent dans des conditions qui, il faut le reconnaître, ne sont pas très correctes –, de la drogue, des armes. Il faut être réaliste ! Je reviendrai sur cette question et nous aurons l’occasion de nous revoir à ce propos, monsieur le ministre. Chez nous, c’est devenu un réel problème. Allez voir ce qui se passe sur l’A39 !”
“Monsieur le ministre, qu’avez-vous à répondre à nos concitoyens, aux élus, aux chauffeurs, aux chefs d’entreprise sur ce point ?”
“Tout cela est bien évidemment amplifié par la présence réduite des forces publiques le week-end. Ce qui s’est passé à Bordeaux il y a quelques mois en est une bonne illustration. Un camion frigorifique a eu un accident grave – mortel. Ce camion transportait des pièces mécaniques, mais pas de denrées alimentaires. Sur l’A39, l’aire du Poulet de Bresse, dans ma circonscription, est le lieu de divers trafics le week-end. C’est quelque chose que l’on connaît un peu partout. Les camions frigorifiques étant fermés, insonorisés et thermiquement isolés, les marchandises sont transportées en toute discrétion. Des trafiquants en tout genre en profitent. Il serait bon, dans le cadre de notre guerre contre le narcotrafic, de réviser la dérogation actuelle en la limitant aux seules urgences sanitaires.”
“Monsieur le ministre chargé des transports, je me fais le messager de nos concitoyens, des élus locaux et des professionnels du transport : ils disent non aux transports frigorifiques le week-end. Ce type de transport bénéficie d’une dérogation spéciale pour les denrées alimentaires. Pourtant, les professionnels dénoncent plusieurs problèmes : des camions qui roulent à vide le week-end ; des chauffeurs qui ne peuvent profiter ni de leur famille ni de leurs proches ; une pollution supplémentaire du fait des émissions de gaz carbonique, des microparticules de caoutchouc dues à l’usure des pneumatiques, et de l’usure des routes ; la surcharge des réseaux routiers, qui est une menace pour la sécurité des usagers ; surtout, l’utilisation détournée des camions pour des trafics de drogue, d’armes, voire d’êtres humains.”
“L’UDR est parfaitement consciente des enjeux du sujet pour nos concitoyens et nos entreprises. Nous partageons l’objectif de limiter les frais bancaires et de protéger les plus fragiles financièrement. Cependant, nous récusons la méthode employée pour résoudre ces difficultés et craignons que le remède soit pire que le mal. Pour l’ensemble de ces raisons, le groupe UDR s’abstiendra lors du vote sur la proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)”
“Ce sont ces derniers qui seraient les premières victimes du dispositif.”
“Il menace à terme la relation contractuelle équilibrée entre les banques et leurs clients. Il risque de restreindre l’offre bancaire accessible et crée une catégorie de clients jugés trop risqués, donc non rentables, ce qui entraînera la fermeture de certains comptes. Enfin, il n’établit pas de distinction entre les grands groupes bancaires et les petits établissements mutualisés ou coopératifs.”
“Loin d’être anecdotique, le fait de se retrouver à découvert tout en travaillant est devenu un véritable phénomène de société. La demande de limitation des frais bancaires est légitime. Nous partageons pleinement l’ambition de renforcer la protection des consommateurs et des entreprises face à des frais bancaires parfois excessifs. Toutefois, si la régularisation est nécessaire, elle doit se faire en concertation avec les acteurs du secteur bancaire. Or la présente proposition de loi résulte d’une démarche unilatérale du monde politique, une démarche qui ne tient pas compte des contraintes opérationnelles des établissements bancaires. Nous déplorons que le texte n’ait pas été construit avec les professionnels du secteur. Le dispositif proposé est déséquilibré. Il remet en cause le principe de la facturation de certains services bancaires.”
“La moitié des Français sont à découvert au moins une fois dans l’année et un Français sur quatre l’est à la fin du mois. Les frais bancaires sont devenus un poste à part entière du budget des ménages, en particulier des plus modestes d’entre eux. La situation est telle que certains sont prisonniers d’un cercle vicieux : ils travaillent pour rembourser leurs frais bancaires. Malheureusement, cette tendance touche également de plus en plus d’entreprises, notamment les artisans, les autoentrepreneurs et les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME). Comme les ménages, de nombreuses structures sont en sursis, asphyxiées par les frais bancaires et maintenues de justesse hors de l’eau. Telle est la triste réalité de la crise que nous traversons depuis des années.”
“Je vais vous donner la réponse, toujours la même : l’entreprise ! Dès qu’il y a besoin d’argent, on fait payer l’entreprise ! En l’occurrence, pour financer cette évolution très positive, le taux réduit de la cotisation d’allocations familiales, fixé à 3,45 % pour les salaires inférieurs à 3,5 smics, va être remis en cause. Cela veut dire que les charges qui pèsent sur les entreprises vont augmenter et que leur compétitivité en pâtira. Nous sommes complètement opposés à ce que l’entreprise, par l’intermédiaire de cette disposition, finance cette bonne idée. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Le texte que nous examinons est primordial. Le versement des allocations familiales dès le premier enfant est une très bonne chose, une juste reconnaissance de la cellule familiale. La famille constitue une valeur essentielle pour notre société. Elle est notamment le dernier rempart qui protège les plus jeunes. Plus largement, la famille est aussi synonyme de solidarité et d’entraide, à chaque moment de la vie – les derniers faits divers qui se sont déroulés à Paris illustrent bien l’importance pour les enfants de l’entourage familial. C’est pourquoi nous sommes favorables à ce texte. Cependant, une question se pose : comment va-t-on payer ? L’un des députés l’a dit tout à l’heure de manière tout à fait brillante : ça va coûter 1,5, 2 ou 3 milliards – on ne sait pas trop –, mais comment cela va-t-il être financé ?”
“Avec une capitalisation à 9 %, elle passerait à 3 100 euros. Oui, ayons le courage de regarder en face cette proposition d’introduire une dose de capitalisation. Elle permettrait de sauver notre système et d’assurer aux générations futures une retraite à la hauteur de leurs cotisations. L’UDR propose également des mesures fiscales qui encouragent une épargne libre et complémentaire. Nos concitoyens doivent retrouver plus de liberté d’investir et doivent pouvoir décider de leur avenir. Ainsi, nous vous proposons d’anticiper la crise et d’offrir un système de retraite plus équitable, durable et pérenne. Pour l’ensemble de ces raisons, le groupe UDR votera contre cette proposition de résolution.”
“Cette proposition n’a rien de nouveau : la Suède et les Pays-Bas, entre autres, ont déjà eu le courage de faire évoluer leur modèle dans ce sens. En réalité, ce système existe déjà en France, dans la fonction publique, avec la retraite additionnelle de la fonction publique, obligatoire pour les fonctionnaires depuis 2005. C’est un système qui se porte bien, affichant un taux de rendement interne annualisé de 4,2 % depuis sa création. Mieux, le système est géré par un établissement public où siègent tous les syndicats, y compris les plus anticapitalistes. Sortons des positions dogmatiques. Les chiffres sont clairs. En moyenne, un salarié cotise 900 euros par mois pendant quarante ans pour finalement percevoir une pension de retraite de 1 800 euros. Avec la même cotisation et une capitalisation à 3 %, sa retraite passerait à 2 200 euros.”
“Nous avons besoin d’une réforme ambitieuse et réaliste, qui n’hésite pas à briser certains tabous, sans pour autant remettre en cause le principe de la répartition. Ayons le courage de regarder en face la proposition d’une dose de capitalisation pour les cotisants.”
“Au-delà de la question de l’âge de départ à la retraite, le système par répartition est en sursis. Il faut regarder la vérité en face : le nombre de seniors progresse de manière fulgurante alors que celui des cotisants à la retraite diminue. Le système actuel est en faillite. Il coûte 350 milliards d’euros par an. Il est même devenu le premier poste de dépense publique avec une prévision de déficit de 7,3 milliards en 2025. Il est devenu une charge importante pour nos entreprises, grevant leur compétitivité. Nous traversons une période de transition pour notre système de retraite. Non, les Français ne sont pas attachés à ce système : ils sont ligotés. C’est pourquoi nous avons le devoir, vis-à-vis des générations à venir, de le faire évoluer si nous ne voulons pas le voir disparaître.”
“Le débat que nous allons avoir sur la dernière réforme des retraites oublie une évidence : le modèle actuel par répartition est à bout de souffle. Dans les années 1950, lors de la création du premier régime de retraite, on comptait quatre cotisants pour un retraité, contre 1,4 cotisant aujourd’hui ; d’ici à 2070, ce chiffre tombera à 1,2 cotisant pour un retraité. Les Trente Glorieuses sont bien loin à présent : le monde a évolué, en même temps que nos conditions de travail et notre démographie. Les jeunes cotisants ne sont pas dupes. Ils nous affirment : « Je sais que je cotise pour rien. Le jour de ma retraite, je n’aurai rien. » Par ailleurs, notre système ne prend suffisamment en compte ni la pénibilité au travail ni la volonté de certains de maintenir une activité partielle ou totale jusqu’à un âge avancé.”
“Dans une société qui revendique la transparence, la responsabilité, l’humanité dans la fin de vie, nous ne pouvons laisser au hasard la question de savoir si cette personne sera consultée. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Cet amendement vise à rendre obligatoire la consultation de la personne de confiance dans le cadre de la procédure de demande d’aide à mourir. Dans cette procédure, la loi reconnaît la légitimité morale et humaine de la personne de confiance pour représenter la volonté du patient. Pourtant, aux termes de la rédaction actuelle, le médecin a le choix de la consulter ou pas. Rendre cette consultation obligatoire renforcerait la sécurité du dispositif, protégerait la volonté du patient, éviterait les malentendus ou les interprétations parfois hâtives. La personne de confiance n’est pas un spectateur, c’est un lien entre le corps médical et la volonté du patient, surtout lorsque celle-ci est affaiblie ou lorsque le patient est particulièrement vulnérable.”
“Les professionnels de santé alertent eux-mêmes sur le caractère subjectif, évolutif, parfois réversible de la souffrance psychologique. On sait tous qu’avoir le moral permet de se sortir d’une situation difficile. Quand la souffrance physique devient insupportable, elle provoque de la souffrance psychologique et peut conduire à la dépression. Jusqu’à quel point traiter la dépression permettrait de soulager la souffrance physique ? La souffrance psychologique dépend aussi des difficultés d’accès aux soins et de notre capacité à aider nos concitoyens qui rencontrent ces difficultés. Dans les territoires ruraux, elles sont telles que la souffrance psychologique du malade est difficile à soulager. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le groupe UDR présentera dans quelques jours une proposition de loi sur les peines planchers. Nous comptons sur votre soutien et sur celui du gouvernement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR, RN et DR.)”
“Alors, quand enfin allez-vous agir ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et DR.)”
“…et il fait même l’objet d’une suspension de permis de conduire. C’était inévitable : le laxisme judiciaire tue. Les Français sont choqués, usés, écœurés, fatigués par l’accumulation des victimes des rodéos urbains, souvent des enfants. Je tiens à soutenir les familles, notamment les mères, placées en première ligne, isolées et démunies. Il faut résolument changer de méthode, instaurer des peines planchers, créer une peine exemplaire pour ceux qui attaquent les pompiers. Celui qui touche à l’uniforme doit dormir en prison.”