Marine Le Pen
RN · France
“Il est des moments, dans la vie des familles comme dans celle des nations, où le cœur et la raison commandent de faire taire les brouilles pour ouvrir la voie de la réconciliation. Cela impose de quitter des postures peu utiles, des raidissements devenus anachroniques et des surenchères toujours absurdes.”
“D’un côté, on trouve ceux qui, en Corse, ont fait le choix de l’intimidation, de la violence, jusqu’à l’assassinat d’un grand commis de l’État, le préfet Érignac.”
“Je vous le dis gentiment – je pourrais le dire méchamment aussi, mais je ne vois pas l’intérêt. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Nous proposons de répondre aux difficultés que pose la rédaction actuelle, qui emploie le terme de « communauté », en lui substituant le concept de « singularité géographique, historique, linguistique et c…”
“Cet État, dont je souhaite qu’il soit dirigé de manière différente, a été livré à lui-même, du fait d’une classe dirigeante sans repères, sans courage et sans vision ; une classe politique qui, tout au long de ces années, porte une grande part de responsabilité dans ces ambiguïtés tragiques, ces dérives inadmissibles, cet immense gâchis.”
“Pardonnez-moi, madame la ministre, mais le texte de l’amendement est au contraire très clair. Il évoque de la manière la plus précise qui soit une loi organique – qui serait d’ailleurs soumise au consentement des électeurs – susceptible de définir la répartition des compétences entre les collectivités, notamment entre celles qui seraient…”
“( Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cela me confère une certaine légitimité pour formuler quelques suggestions, si je ne dérange personne. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Voilà donc comment nous concevons l’autonomie insulaire, et cela me semble consensuel.”
The complete record
Every one of 507 lines we hold for Marine Le Pen, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 10 of 11.
“C’est un vrai sujet, pour vous qui voulez que l’on parle du fond. Vous nous dites avoir remis des gens au travail,…”
“…compte tenu des résultats, ces sept dernières années, du mouvement que vous êtes si fière d’avoir cofondé. Si vraiment les organismes dont vous parlez étaient si performants, nous n’en serions pas là où nous en sommes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…qui surpasse largement la défense de leurs petits intérêts personnels – si vous voyez ce que je veux dire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Madame la ministre, je ne suis pas certaine que vous puissiez vraiment donner des leçons de sérieux, et particulièrement de sérieux budgétaire,…”
“Vous lui avez tordu le bras ! La majorité de l’hémicycle était également contre cette réforme et vous avez usé du 49.3 pour l’imposer. Souvenons-nous de quelle manière cela s’est passé ! La majorité des Français et des députés étaient contre, et ce n’est que du fait de manœuvres assez pitoyables que l’abrogation ne peut pas être votée aujourd’hui. Elle le sera malgré tout, parce qu’il y a dans l’hémicycle des gens qui ont pour l’intérêt supérieur du pays un amour immodéré (Exclamations sur divers bancs) ,…”
“Vous nous dites : « Nous, nous savons ce qu’il faut faire » ; « Nous, nous savons que c’est une bonne réforme ». Mais il y a un malheur, monsieur Lefèvre : nous sommes en démocratie, et le peuple, lui, trouve qu’elle est mauvaise.”
“J’aime vous entendre dire, monsieur Lefèvre, que le Rassemblement national n’est pas un parti de gouvernement : vous ne l’êtes plus vous-mêmes, parce que vous avez été battus très sèchement aux élections législatives ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Je vous rassure, madame la présidente : bien qu’ayant été mise en cause dans chacune des interventions qui ont précédé, je ne vais pas faire huit rappels au règlement ! (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR, LFI-NFP et EcoS.) Quand certaines personnes disent du mal de moi, cela prouve que je suis sur la bonne ligne.”
“– Protestations sur les bancs des groupes EPR, EcoS et Dem.)”
“Non, on va baisser la contribution nette parce qu’elle augmente de manière insensée. Rien ne justifie l’inflation de cette contribution nette, étant entendu que les pays que vous chérissez, monsieur Sitzenstuhl, comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, arrivent à obtenir des rabais. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Nous, nous n’en obtenons jamais, parce que vous ne les demandez même pas. Quand l’Union européenne nous donne des leçons de bonne gestion, cela peut s’entendre, mais quand elle nous demande de serrer la ceinture des Français – pour le coup, vous faites preuve de beaucoup d’imagination pour trouver 30 milliards de recettes supplémentaires –, alors qu’elle n’est même pas capable d’arrêter l’inflation des dépenses, nous disons stop ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.”
“…que si on demande la baisse de la contribution nette, cela veut dire qu’on va leur retirer les fonds structurels ou la PAC.”
“Je n’arrive toujours pas à comprendre votre argumentation caricaturale. Cela fait des années que nous vous expliquons que nous ne comprenons pas pourquoi augmente de manière ininterrompue la contribution nette de la France. (Exclamations prolongées sur les bancs du groupe EPR.) La contribution nette, c’est la différence entre ce que nous payons et ce que nous touchons. Arrêtez donc de faire croire aux Français, que vous prenez manifestement pour des idiots,…”
“» sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nos compatriotes comprennent ce qui se joue ici, et qui y joue ! C’est vous, et vous seuls, qui devrez assumer vos responsabilités ; qu’il s’agisse du risque d’effets récessifs ou de crise financière, ce sera bien de votre fait ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR et LFI-NFP.) Il n’est évidemment pas trop tard pour revoir votre copie ; en tant que gardiens vigilants de l’intérêt de la France et des Français, nous espérons vous en convaincre plutôt que d’être obligés de vous y contraindre. (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)”
“En tout état de cause – je ne peux pas ne pas le dire, compte tenu du cynisme dont ont fait preuve en commission les députés du socle commun –, vous n’avez eu de cesse de saboter ce budget (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR) en refusant tout dialogue, tout compromis, tout travail commun. Pour paraître mesurés, vous laissez certains députés de votre bord voter des augmentations de dépenses avec la gauche. Vous laissez celle-ci revendiquer 60 milliards d’euros d’impôts imaginaires, pour dissimuler vos 30 milliards de taxes supplémentaires, bien réelles ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Vous pouvez tenter de tromper certains de nos collègues ici, mais ne croyez pas que vous tromperez les Français ! (« C’est vous qui les trompez ! » et « C’est vous, l’arnaque !”
“…et, j’ose le dire, de courage, dans les choix que nous proposons. Nous espérons que le débat budgétaire permettra de démontrer à nos concitoyens que, contrairement aux fausses prophéties présidentielles, ce projet de loi de finances (PLF) pour 2025 n’a rien d’impossible. Nos choix, nos propositions, soutenus par le vote de 11 millions de Français, sont sur la table. Vous trouverez dans les membres du groupe Rassemblement national – soyez-en sûrs – des interlocuteurs prêts, dans le respect et l’exigence, à contribuer au nécessaire effort de redressement des comptes de la nation. Vous connaissez nos lignes rouges, en particulier concernant la protection des plus fragiles ; nous devrions normalement parvenir, par le dialogue, à les faire respecter.”
“Vous le voyez, messieurs les ministres, pour complexe que soit l’équation budgétaire, sa résolution n’a pas à être punitive pour les ménages, ni toxique pour les entreprises créatrices de valeur, ni nocive pour les investissements dont la France a besoin. Tout n’est affaire que de travail, d’honnêteté intellectuelle…”
“Elles le seraient ensuite par 15 milliards d’euros d’économies : 4 milliards sur l’immigration, à commencer par l’aide médicale de l’État (AME), que vous vouliez, je le rappelle, augmenter (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR) ; 5 milliards sur les contributions versées à l’Union européenne ; 6 milliards sur les aides octroyées à des pays qui n’apportent rien à la France, voire l’insultent quotidiennement en refusant de délivrer des laissez-passer consulaires ; enfin, bien sûr, des mesures visant à réduire le train de vie de l’État, en particulier dans sa myriade d’agences. Tout cela nous permettrait de préserver les lois de programmation indispensables à notre avenir en matière de justice, de recherche ou de sécurité.”
“Ce contre-budget permettrait en outre de restituer plus de 5 milliards à nos entreprises, puisque nous supprimerions le report de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ou le reprofilage des allègements de charges, lesquelles pèsent lourdement sur les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME). Ces dépenses seraient intégralement financées – cela doit vous surprendre, tant vous en avez perdu l’habitude depuis sept ans ! Elles le seraient tout d’abord par 22 milliards que produiraient nos mesures de lutte contre les rentes, la spéculation et la fraude : taxation des rachats d’actions, fin de la gabegie des prix de rachat garantis aux entreprises du solaire et de l’éolien, remplacement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) par un impôt sur la fortune financière.”
“Chiffré en détail, ce contre-budget permettrait de rendre à nos compatriotes 23 milliards d’euros de pouvoir d’achat, grâce à l’indexation garantie des pensions, à la baisse structurelle à 5,5 % de la TVA sur l’énergie ou encore à l’annulation de votre hausse scandaleuse de l’accise sur l’électricité.”
“C’est pourquoi, dans ce contexte de crise budgétaire et institutionnelle, nous proposons, nous, un contre-budget traduisant cinq choix politiques clairs : rendre du pouvoir d’achat aux Français ; défendre les entrepreneurs ; lutter contre les rentes, la spéculation et la fraude ; dégraisser l’État et le recentrer sur ses missions régaliennes ; mettre un terme aux dépenses contraires à la volonté populaire.”
“Loin de remédier à aucune des crises que traverse notre pays, le budget que vous nous présentez risque non seulement d’avoir des effets récessifs, comme le signale l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), mais aussi d’apporter de l’eau au moulin des institutions européennes qui, je le rappelle, ont placé notre pays en procédure de déficit excessif, et qui, si cela continue, finiront par prendre la main sur notre budget – mais peut-être est-ce là, in fine , votre espoir secret… Comme j’aime à le rappeler – eu égard au texte dont nous discutons, il me paraît nécessaire de le faire une fois de plus –, un budget est la traduction financière d’une politique.”
“Je n’en veux pour exemple que votre obstination à appliquer les règles absurdes du marché de l’électricité, qui neutralisent l’avantage compétitif qu’avait la France dans le domaine de l’énergie. C’est le contraire de toute volonté de souveraineté !”
“Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) souligne d’ailleurs qu’avec une hausse des dépenses supérieure à l’inflation, vous ne diminuez en réalité nullement la dépense publique. Faisant écho à l’engagement pris par Michel Barnier, vous évoquez un effort juste. Où est la justice, quand vous mettez à contribution tous les retraités de manière indifférenciée ? Où est la justice, quand vous alourdissez, sans même une étude d’impact préalable, le coût du travail dans toutes les entreprises ? Où est la justice, quand les taxes destinées à lutter contre les rentes ou la spéculation sont tellement alambiquées qu’elles ne rapportent aucune ressource supplémentaire ? Enfin, vous évoquez une France souveraine. Pour le coup, c’est osé, tant ce concept vous est étranger !”
“Plus grave, à des postes aussi symboliques que contestés par les Français, par exemple l’immigration ou la contribution de la France au budget de l’Union européenne, vous laissez filer la dépense !”
“…Emmanuel Macron aurait-il ajouté le goût immodéré de la gauche pour le clientélisme électoral et pour la politique des chèques plutôt que des idées ? La commission le dira ! Nous sommes saisis du premier budget post-élections. Permettez-moi de constater que, manifestement, le message envoyé par les Français lors des élections européennes et législatives n’a pas été entendu, tant ce budget s’inscrit dans la continuité de ceux qui l’ont précédé. Où est le changement politique ? Ce budget apparaît plus que jamais comme celui d’un gouvernement acculé, qui fait le choix paresseux du rabot et de l’impôt. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Éric Ciotti applaudit également.) Vous évoquez, messieurs les ministres, une dépense maîtrisée. Or je ne vois dans votre texte aucune économie structurelle.”
“La réalité éclate aujourd’hui aux yeux de tous : dans une irresponsable fuite en avant, faite de dépenses inefficaces et non financées, le Gouvernement a démonétisé la parole de la France, qui emprunte désormais à des conditions moins favorables que l’Espagne ou la Grèce. Reprenant la proposition du groupe d’Éric Ciotti, la commission des finances a demandé que lui soient attribuées les prérogatives d’une commission d’enquête. Nous espérons qu’elle mettra au jour cette stratégie organisée de dissimulation particulièrement grave, puisqu’elle a donné aux Français une image faussée de la situation des comptes publics en période électorale – quel heureux hasard ! À l’indignité de son alliance systématique avec Jean-Luc Mélenchon (Rires et exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) ,…”
“…en vertu de la règle désormais bien connue : tous coupables, même les innocents. Eh bien, les innocents ne sont plus d’accord ! Comment pouvez-vous encore oser prodiguer des leçons de morale, de sérieux, de responsabilité, quand vous devriez vous couvrir la tête de cendres ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“On se demande comment, alors que tout paraît aller si bien, la situation peut être aussi catastrophique ! Je vous ai entendus aussi tenter de faire partager de force votre responsabilité,…”
“Au printemps dernier, mon groupe déposait une motion de censure pour protester contre l’absence de projet de loi de finances rectificative (PLFR), évoquant « une situation budgétaire non maîtrisée », des prévisions « insincères » et un déficit « volontairement sous-évalué ». Encore une fois, nous avions vu juste. Je vous ai entendus hier, comme d’habitude, exprimer votre autosatisfaction : vous avez tout bien fait ; il y a grâce à vous plus d’entreprises, moins de chômage, davantage d’investissements.”
“Jaloux ! (Sourires.) « De toute façon, ce budget 2025 était impossible. » Voilà ce que disaient, d’après la presse, des membres de l’entourage d’Emmanuel Macron au lendemain de la dissolution de l’Assemblée. Quel terrible aveu quant à la réalité de la situation des comptes publics après sept années de macronisme ! Depuis des mois, le Rassemblement national alertait le Gouvernement, l’Assemblée, l’opinion publique sur l’envolée du déficit et de la dette. Depuis des mois, le Gouvernement nous accusait, à ce sujet, d’incompétence, voire, parfois, de complotisme budgétaire.”
“Ne commettez donc pas la même erreur qu’en 2005, lorsque vous avez ignoré le vote des peuples. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.) Le retour du politique, que nous appelons de nos vœux, passe aussi nécessairement par la prise en compte de la volonté populaire. Il est la condition de la légitimité et donc de l’adhésion, de l’unité et donc de l’action ; il est la seule voie pour sortir notre pays des multiples crises graves qui le rongent et pour répondre aux défis majeurs que nous devons collectivement relever dès à présent. En attendant la grande alternance, nous resterons inlassablement les gardiens vigilants de l’intérêt de la France et des Français. (Les députés du groupe RN se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)”
“…aussi dévoués soient-ils, ni, encore moins, d’instances supranationales, acquises à d’autres intérêts. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Les Français ont d’ailleurs clairement exprimé leur sentiment sur les dérives de l’Union européenne lors des élections européennes de juin dernier et, manifestement, ils ont exigé une réorientation drastique de la construction européenne.”
“…pas plus que notre esprit républicain ne doit être assimilé à de la faiblesse, de l’irrésolution, voire une forme d’allégeance à un gouvernement que nous considérons davantage de circonstances que de convenance. L’absence de direction gouvernementale signifierait mécaniquement, pour notre pays et pour les Français, une double servitude technocratique, française et surtout bruxelloise. Or le pays a besoin de décisions politiques, parfois fortes et exigeantes, qui ne peuvent émaner que de politiques et non d’administratifs,…”
“L’heure tourne et chaque seconde d’immobilisme se traduira par une aggravation du décrochage de la France, car les compteurs de la dette publique, de l’immigration, de l’insécurité, eux, continuent de s’égrener implacablement. Si je prends l’engagement aujourd’hui de ne jamais céder, un seul instant, aux médiocres sirènes de la comédie des menaces de censure qui seraient fondées sur autre chose que l’observation impartiale de vos actes, c’est parce que c’est à vous, et à vous seul, qu’il appartient, par la juste prise en considération des mesures que je viens d’évoquer, de faire de cette période, autant que possible, un temps de construction et de service de l’intérêt général. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cet esprit d’ouverture ne doit pas être interprété comme un blanc-seing,…”
“Le nouveau mode de scrutin devra allier transparence, représentativité et capacité de dégager une majorité. Je pense évidemment au scrutin proportionnel à un tour, avec une prime majoritaire. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Murmures sur divers bancs.) Telle est, monsieur le Premier ministre, la réponse que je souhaitais vous apporter. L’heure tourne et la patience des Français face au petit théâtre des partis ne sera pas infinie. Soyez donc, après ces trois interminables mois de gabegie, l’acteur courageux du retour de la rationalité dans la vie politique nationale. L’heure tourne et des dizaines de millions de Français, fonctionnaires, artisans, chefs d’entreprise, employés, ouvriers, agriculteurs, ont les yeux tournés vers la représentation nationale.”
“Par ses manœuvres peu reluisantes des mois de juin et juillet, la classe politique a soustrait du mode de scrutin majoritaire actuel à deux tours le seul argument qui justifiait abusivement son maintien : celui de dégager des majorités de gouvernement. Cette démonstration par l’exemple ouvre désormais obligatoirement la voie à la réforme du mode de scrutin – j’ai entendu votre engagement de vous atteler à cette réforme essentielle.”
“…effacez d’un même geste la culture de l’excuse (Mêmes mouvements) , le règne de la récidive, les tragédies suscitées chaque semaine par l’impunité dont bénéficient les criminels étrangers. Aujourd’hui plus que jamais, nous le devons à Philippine, comme aux dizaines de femmes assassinées l’an dernier par des étrangers sous OQTF. (Mêmes mouvements.) Enfin, notre troisième ligne rouge, ce serait le refus d’engager au plus vite une réforme institutionnelle permettant de rendre justice aux nouveaux équilibres politiques du pays. Notre mouvement réclame depuis des années l’instauration d’un scrutin proportionnel, comme chez tous nos voisins européens.”
“Retailleau un ministre de l’intérieur adepte des envolées lyriques sur le rétablissement de l’ordre, et dont les propositions ne sont pas sans me rappeler un certain programme présidentiel (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR) , nous demandons un changement profond de la doctrine pénale. Lancez la construction des places de prison qui nous manquent et mettez un terme à l’hypocrisie qui permet à l’État, depuis des années, de rejeter sur les élus locaux la responsabilité de son inaction : le foncier public ne manque pas, et vous le savez. Rétablissez les peines planchers et la double peine,…”
“(Mêmes mouvements.) Enfin, il est urgent de dénoncer les accords préférentiels, totalement injustifiés, qui nous lient à certains pays, à commencer par l’Algérie ; pour cela, il n’est pas même besoin d’une loi. Ces mesures n’affecteront pas uniquement les flux migratoires : elles auront également, vous le savez, des effets bénéfiques sur nos finances publiques, sociales en particulier. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) En effet, le nécessaire redressement des comptes ne devra en aucun cas être supporté exclusivement par nos entreprises et nos ménages. Par ailleurs, à vous qui avez choisi en M.”
“Notre deuxième ligne rouge serait l’absence du sursaut migratoire, sécuritaire et pénal qu’attendent des millions de Français. Nous vous demandons, à vous qui teniez il y a quelques années un discours si ferme à ce sujet, de remettre à votre agenda, dès le premier trimestre de 2025, un projet de loi « immigration » restrictif, reprenant au minimum les dispositions censurées en janvier par le Conseil constitutionnel. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) De plus, puisqu’une tragique actualité a encore une fois mis en lumière la question des OQTF et des laisser-passer consulaires, je vous suggère une règle simple : en l’absence de laissez-passer, zéro visa.”
“L’hôpital (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN) est suradministré depuis des années en raison du mille-feuille territorial, où intercommunalités et régions entraînent des gaspillages massifs, des pertes d’efficacité ; l’éducation nationale alourdie par une bureaucratie surnuméraire et dépassée, qui empêche les enseignants de faire leur travail ; au sein de l’État lui-même pullulent les agences, les comités, les organismes publics sans objet réel. Soyez-en sûr : dans cette mission, nos députés ne vous seront pas des obstacles, mais des soutiens, si vous savez faire preuve de courage.”
“Vous avez sur ce point, monsieur le Premier ministre, une possibilité considérable : sans mandat électif à défendre aujourd’hui ou demain, vous pouvez faire preuve de courage en réalisant les économies dont le gisement a été identifié depuis des années, dans les observations de la Cour des comptes comme dans d’autres rapports publics portant sur le sujet. Une étude américaine publiée fin 2023 évalue à quatre points de PIB les pertes causées en France par la suradministration. Nous le répétons depuis des années, vous avez, encore une fois, l’occasion de le faire : débureaucratisez !”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Toute hausse d’impôt touchant les plus fortunés, entreprises ou ménages, devra être compensée par du pouvoir d’achat rendu à nos concitoyens modestes, qui travaillent et ont vu leur reste à vivre fondre depuis trois ans.”
“Vous le savez, nous avons trois priorités, au sujet desquelles notre vigilance s’exercera de manière accrue : le pouvoir d’achat, l’immigration et la sécurité. Ce faisant, nous vous rendrons service, puisqu’elles correspondent aux exigences des Français et que vos mesures en la matière, peut-être, vous rendront populaire ; la France aussi y trouvera son intérêt, puisque ces urgences, trop longtemps négligées, ne peuvent plus l’être davantage. Permettez-moi donc d’énoncer clairement les lignes rouges sur lesquelles notre groupe pourrait, demain, fonder un vote de censure. (« Oui ! » sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La première d’entre elles réside dans l’évolution de la pression fiscale, déjà insupportable, qui s’exerce sur les Français, en particulier sur les classes populaires et moyennes.”
“Antoine Léaument s’exclame) , ne sont pas notre propriété ; ils constituent en revanche un contrat moral qui nous lie à nos électeurs et que nous respecterons à la lettre. Ce sont 11 millions d’espoirs, après quarante années de recul constant de la France dans tous les classements internationaux. Cet effondrement, nos électeurs, et au-delà d’eux une majorité de Français, ne le fantasment pas : ils le vivent dans leur chair lorsqu’ils cherchent à obtenir un rendez-vous chez le médecin, une école pour leurs enfants, un emploi digne et bien payé, un logement adapté à leurs besoins, ou lorsqu’ils modifient leurs habitudes en raison de l’insécurité qui règne dans nos villes et nos campagnes.”
“Face à l’affaissement continu du pouvoir d’achat des Français, autre sujet que vous avez si peu abordé et conséquence directe du déclassement de la France dans la compétition internationale, qu’allez-vous faire ? Face à la stagnation des salaires, à la smicardisation des travailleurs français, en faveur desquels nous avions formulé des propositions lors de la campagne présidentielle, qu’allez-vous faire ? Nous vous jugerons sur vos actes, jamais, contrairement à d’autres, en partant de postures puériles. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Avec 11 millions d’électeurs au dernier scrutin, nous entendons plus que jamais être une force de construction et, le plus tôt possible, d’alternance. Ces suffrages, qui font de notre mouvement la première force politique du pays (M.”
“Qu’allez-vous faire vraiment face aux déficits commerciaux records, alors que l’industrie représente moins de 10 % du PIB – un autre de nos points communs avec la Grèce ? Face à l’effondrement des services publics, en particulier touchant la santé et l’éducation, en dépit, je le répète, d’une pression fiscale sans équivalent dans le monde, qu’allez-vous faire vraiment ? Et qu’allez-vous faire de sérieux face à l’explosion de l’immigration légale et illégale, qui fragilise la cohésion nationale, qui contribue à la dégradation de nos comptes sociaux, et au sujet de laquelle vous n’avez encore quasiment rien dit, sinon pour exprimer votre volonté de confier à l’Union européenne – qui veut davantage d’immigration ! – la maîtrise de nos frontières et le soin d’installer les migrants dans nos campagnes ?”
“Face à la flambée de l’insécurité, à la multiplication des faits divers, à la prolifération d’enclaves mafieuses où les forces de l’ordre n’entrent plus, qu’allez-vous faire vraiment ?”
“Il ne s’agit pas de vous concilier votre « aile gauche », votre « aile droite » ou vos « partenaires exigeants », bref, toutes ces périphrases qui vous permettraient de justifier votre inaction par le respect de médiocres équilibres partisans : il s’agit de produire un impact rapidement perceptible par tous les Français. Or, en vous écoutant, j’entends des constats, mais tout de même bien peu de solutions.”
“Je le dis ici de manière solennelle, à l’intention de chacun des ministres, de tout détenteur de l’autorité publique issue de ce gouvernement : nous entendons que les 11 millions de patriotes qui ont voté pour notre coalition d’union nationale soient respectés, que cessent ces attaques inutiles et injustes qui procèdent tant du mépris de classe que de l’intolérance caractéristique des totalitarismes. Ces attitudes n’honorent ni surtout ne servent le pays, son unité, son modèle démocratique. Ma première demande, monsieur le Premier ministre, est simple : faites preuve de volontarisme dans tous les domaines, et pas seulement dans celui des finances.”
“La première force parlementaire, que nous formons, sera donc, à l’égard de votre gouvernement, exigeante, c’est-à-dire attentive au respect des orientations politiques qui se sont dégagées du scrutin de juillet, mais aussi soucieuse de la méthode. Certes, les uns et les autres, comme nous-mêmes, ont pu mesurer votre sens de la courtoisie assez naturel, le respect inné que vous portez aux personnes, y compris à vos adversaires : c’est là une qualité qui vous honore, et d’autant plus appréciable qu’elle tend à se raréfier. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”