Marine Le Pen
RN · France
“Il est des moments, dans la vie des familles comme dans celle des nations, où le cœur et la raison commandent de faire taire les brouilles pour ouvrir la voie de la réconciliation. Cela impose de quitter des postures peu utiles, des raidissements devenus anachroniques et des surenchères toujours absurdes.”
“D’un côté, on trouve ceux qui, en Corse, ont fait le choix de l’intimidation, de la violence, jusqu’à l’assassinat d’un grand commis de l’État, le préfet Érignac.”
“Je vous le dis gentiment – je pourrais le dire méchamment aussi, mais je ne vois pas l’intérêt. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Nous proposons de répondre aux difficultés que pose la rédaction actuelle, qui emploie le terme de « communauté », en lui substituant le concept de « singularité géographique, historique, linguistique et c…”
“Cet État, dont je souhaite qu’il soit dirigé de manière différente, a été livré à lui-même, du fait d’une classe dirigeante sans repères, sans courage et sans vision ; une classe politique qui, tout au long de ces années, porte une grande part de responsabilité dans ces ambiguïtés tragiques, ces dérives inadmissibles, cet immense gâchis.”
“Pardonnez-moi, madame la ministre, mais le texte de l’amendement est au contraire très clair. Il évoque de la manière la plus précise qui soit une loi organique – qui serait d’ailleurs soumise au consentement des électeurs – susceptible de définir la répartition des compétences entre les collectivités, notamment entre celles qui seraient…”
“( Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cela me confère une certaine légitimité pour formuler quelques suggestions, si je ne dérange personne. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Voilà donc comment nous concevons l’autonomie insulaire, et cela me semble consensuel.”
The complete record
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“J’ai entendu votre timide souhait de tourner la page de sept ans de macronisme et du tristement célèbre « en même temps », devenu au fil du temps la devise de 1’impuissance régalienne, de la course à l’abîme des comptes publics, des trahisons sociales. Il ne faudra pas, pour cela, vous contenter comme aujourd’hui de déclarations d’intention ou de diagnostics éculés, assortis de quelques gadgets consultatifs. L’état de la France ne nous permet plus de tolérer les demi-mesures : nous n’en avons tout simplement plus le temps. Chaque mois, chaque année d’inaction supplémentaire se payera par un effort plus dur pour vos successeurs et pour les générations futures.”
“Nous nous en tiendrons strictement à cette feuille de route, sans excès ni manigances, sans surenchères ni arrogance, mais avec le souci pragmatique du bien commun et une volonté inflexible de préserver notre pays des terribles errements passés dont il subit les conséquences.”
“Pourtant, par patriotisme, par égard pour nos compatriotes qui souffrent, par respect envers nos institutions, et compte tenu de la tâche ingrate qui vous incombe en ces circonstances – ramasser l’action publique que certains ont laissé choir –, je vous le dis, monsieur le Premier ministre : le mouvement national n’entend pas entraîner le pays vers le chaos, vers cette politique du pire qui est la pire des politiques. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Voilà pourquoi le Rassemblement national a fait un choix responsable : refuser de censurer a priori votre gouvernement pour lui donner une chance, si infime soit-elle, d’engager enfin les mesures de redressement nécessaires.”
“…laquelle constitue pourtant la marque et la mesure de la bonne santé d’un système démocratique. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Or, mes chers collègues, pendant ces trois mois de pantalonnades, la Terre ne s’est pas arrêtée de tourner, et la situation de notre pays ne s’est pas améliorée par magie. Immigration et insécurité ont atteint des niveaux records ; malgré une pression fiscale sans équivalent au monde, nos services publics sont en état d’urgence, et après sept ans de « quoi qu’il en coûte », qui ressemblent de plus en plus à une vaste opération de falsification des comptes de l’État, nos finances publiques sont en crise. C’est avec amusement, je l’avoue, que nous entendons se multiplier les appels à une bonne gestion.”
“Plus grave, le seul objectif de cette coalition du vide et du cynisme ne fut pas de donner à la France un projet commun, positif, mais de briser un élan démocratique qui se faisait jour, d’interdire 1’alternance,…”
“…dont nous nous croyions débarrassés depuis 1958 : arrangements, désistements, combines, rien, au cours des trois derniers mois, ne nous a été épargné. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR. – Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) La classe politicienne, regroupée dans une sorte de parti unique, a réussi à transformer la V e République en la IV e , une construction constitutionnelle solide en un régime chancelant et presque grotesque ; à faire du Président de la République, censément au-dessus des partis et des factions, d’abord le chef vibrionnant et partisan de la majorité, puis le chef discrédité d’une minorité en déroute. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous vivons une période que rien ne pouvait laisser prévoir – ni la logique des institutions solides de la V e République, ni la hauteur supposée du président de la France, ni la simple intelligence politique. Comme des millions de Français, constatant dans quel bourbier politique et même institutionnel notre pays se trouve enlisé, ce sont des sentiments mêlés que j’éprouve au moment de prendre la parole devant vous. Les dernières élections législatives ont donné à voir le pire de la politique,…”