Marine Le Pen
RN · France
“Il est des moments, dans la vie des familles comme dans celle des nations, où le cœur et la raison commandent de faire taire les brouilles pour ouvrir la voie de la réconciliation. Cela impose de quitter des postures peu utiles, des raidissements devenus anachroniques et des surenchères toujours absurdes.”
“D’un côté, on trouve ceux qui, en Corse, ont fait le choix de l’intimidation, de la violence, jusqu’à l’assassinat d’un grand commis de l’État, le préfet Érignac.”
“Je vous le dis gentiment – je pourrais le dire méchamment aussi, mais je ne vois pas l’intérêt. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Nous proposons de répondre aux difficultés que pose la rédaction actuelle, qui emploie le terme de « communauté », en lui substituant le concept de « singularité géographique, historique, linguistique et c…”
“Cet État, dont je souhaite qu’il soit dirigé de manière différente, a été livré à lui-même, du fait d’une classe dirigeante sans repères, sans courage et sans vision ; une classe politique qui, tout au long de ces années, porte une grande part de responsabilité dans ces ambiguïtés tragiques, ces dérives inadmissibles, cet immense gâchis.”
“Pardonnez-moi, madame la ministre, mais le texte de l’amendement est au contraire très clair. Il évoque de la manière la plus précise qui soit une loi organique – qui serait d’ailleurs soumise au consentement des électeurs – susceptible de définir la répartition des compétences entre les collectivités, notamment entre celles qui seraient…”
“( Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cela me confère une certaine légitimité pour formuler quelques suggestions, si je ne dérange personne. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Voilà donc comment nous concevons l’autonomie insulaire, et cela me semble consensuel.”
The complete record
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“Même si la situation est particulièrement instable et peut déraper à tout moment, il faut saluer la manière dont le président Trump est intervenu dans cette crise géopolitique.”
“Il faut donc espérer que les bombardements américains ont lourdement entravé l’Iran dans le développement de l’arme nucléaire, ou qu’ils ont au moins rappelé au régime des mollahs qu’une grande partie du monde ne le laisserait jamais la détenir. Mais il faut bien sûr continuer à parler à l’Iran, et c’est à son grand peuple multimillénaire qu’il faut penser car, malgré les souffrances infinies qu’il subit aujourd’hui, s’il y a bien un pays qui incarne le fait que les nations survivent aux régimes, c’est l’Iran. Ce dialogue doit avoir comme priorité la libération de nos deux otages à Téhéran – j’ai ici une pensée pour Cécile Kohler et Jacques Paris, et pour l’ensemble de leurs proches.”
“Les propos peu amènes du premier ministre israélien envers le président Macron, tout comme ceux du président américain, ne peuvent qu’attrister la patriote que je suis. De la même manière, les propos francs du chancelier allemand – Israël fait « le sale boulot » –, j’aurais préféré les entendre de la bouche d’Emmanuel Macron. En ce qui concerne l’Iran, la ligne de la France doit être claire : pas d’accès à la bombe nucléaire pour un État signataire du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 1968.”
“Pour en revenir à l’actualité brûlante, à force de tenir la posture de l’arbitre distribuant bons et mauvais points dans les crises, la France a perdu la confiance de ses amis. C’est cette confiance qu’il faut restaurer en premier, avec un principe clair : nos alliés ont notre soutien. Israël est notre allié ; les États-Unis sont nos alliés.”
“Je pense aux Émirats arabes unis ou encore à la Jordanie, qui a récemment interdit les Frères musulmans. Voilà une initiative qu’aurait pu, qu’aurait dû prendre la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Je suis convaincue que nous devons non seulement anticiper mais aussi accompagner le mouvement de transformation sociale dans ces sociétés musulmanes, parfois épuisées par l’islamisme, souvent désireuses de changement, en respectant évidemment leur histoire, leur culture, leur identité. La confiance passe aussi par la capacité à obtenir des résultats. Nous devons renouer avec un soutien efficace à la souveraineté du Liban. Le moment est propice, avec une Syrie à la croisée des chemins et un Hezbollah enfin affaibli. Le pays des cèdres doit redevenir une priorité et la France doit s’y réinvestir.”
“Dans ses mémoires, le général de Gaulle appelait à « voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples ». Or, aujourd’hui, il semble que c’est une rue arabe fantasmée, en référence aux sociétés laïques du monde arabe des années 1960 et 1970, qui reste au cœur de la définition de notre politique au Moyen-Orient. Pourtant, cette région du monde est peut-être celle qui a le plus changé depuis trente ans : entre les dangers accrus de l’islamisme dans certains pays et l’éclatante prospérité des pays du Golfe, devenus puissances d’équilibre et de plus en plus influents loin de leurs frontières, le Moyen-Orient vit une ébullition à la fois heureuse et malheureuse selon les pays. Depuis plusieurs années, je pointe la nécessité de lutter, avec un certain nombre de pays de cette région, contre les idéologies islamistes.”
“Ce déclassement est le fruit d’une politique étrangère incohérente, tiraillée entre des fidélités anciennes – Israël, le Liban, l’Égypte – et une dépendance croissante à l’égard de certaines pétromonarchies qui influencent aujourd’hui notre économie, notre dette, et parfois même notre société. De quand date la dernière initiative française ayant eu le moindre effet d’entraînement au Moyen-Orient ? On se souvient des échecs successifs au Liban, mais aussi du flop de la proposition de coalition internationale après la tragédie du 7 Octobre. À l’inverse, on garde en mémoire l’aigreur et la fraîcheur de la réaction officielle française aux accords d’Abraham, pourtant novateurs, durant le premier mandat de Donald Trump. Comme si la France était incapable d’agir dans le présent et d’imaginer l’avenir, plombée par des analyses d’un autre âge.”
“La troisième raison, sans doute la plus importante, réside dans l’inconstance du président de la République sur les sujets internationaux, qui a profondément décrédibilisé la voix de la France, au point de la rendre, presque pire que muette, ignorée. Je l’ai déjà exprimé à maintes reprises, la politique étrangère de la France devrait reposer sur trois piliers : l’indépendance, l’équidistance, la constance – soit exactement le contraire de la politique étrangère menée par Emmanuel Macron, faite d’alignement et de servilité. Ainsi, nous ne pouvons que constater avec tristesse que la France ne compte plus réellement dans le concert des relations internationales, en particulier au Proche et au Moyen-Orient.”
“C’est par là que je souhaite commencer mon propos. La première raison de cette disparition tient au fait que, depuis au moins le traité de Lisbonne, la France a laissé l’Union européenne développer une diplomatie propre. Or l’incapacité de l’Union à penser la puissance autrement que sous l’angle de la régulation en fait un objet international non identifié, mais surtout totalement inefficace. La deuxième raison renvoie à l’affaiblissement de notre corps diplomatique depuis des années, et singulièrement depuis l’arrivée aux responsabilités d’Emmanuel Macron. Nous y avons perdu non seulement une expertise, mais aussi des contacts indispensables.”
“…alors que la Libye et, dans une moindre mesure, l’Irak, peinent à se relever après les interventions militaires occidentales, alors que la Chine a massivement investi dans des infrastructures logistiques sur les routes de la soie – par exemple, au port sec d’Aprin –, faisant de l’Iran un partenaire commercial clé pour l’Eurasie et lui offrant des débouchés stratégiques insensibles aux pressions occidentales, Israël, harcelé par les proxys de l’Iran et ayant subi le 7 octobre 2023 le pire pogrom depuis la seconde guerre mondiale, a considéré que son existence était menacée par le programme nucléaire iranien et, soutenu par les États-Unis, a choisi d’y mettre fin par des frappes nucléaires préventives. Si le tableau géopolitique apparaît bien complexe, voire obscur, un élément est clair : l’absence de la voix de la France.”
“Le son des armes est monté d’un cran ces derniers jours en Orient, berceau de tant de civilisations. Alors que la situation en Syrie est toujours chaotique – des chrétiens y ont été massacrés par des milices islamistes il y a quelques jours –, que la lutte contre les terroristes du Hamas mobilise toujours Israël dans la bande de Gaza, alors que le président de l’Autorité palestinienne a tenu des propos sans ambiguïté, qu’il faut saluer – « Ce qu’a fait le Hamas le 7 octobre en tuant et en prenant des civils en otage est inacceptable et condamnable », ajoutant que l’organisation « doit libérer immédiatement tous les otages et personnes retenues, déposer les armes et ne plus diriger Gaza » –, alors que la précipitation de certains pays, y compris le nôtre, à reconnaître dès aujourd’hui l’État de Palestine au risque de paraître concéder une prime aux exactions du Hamas a semé le trouble,…”
“Une minute pour dire des gros mots et, ensuite, nous commençons ?”
“Pourtant, monsieur Valls, du temps, vous en avez eu : huit ans. Et vous n’avez rien fait ! M. Gosselin et son mouvement politique ont voté contre nos propositions de zéro régularisation et de suppression du droit du sol. Vous n’avez pas mis en place la protection militaire navale des frontières, que nous réclamons depuis longtemps.”
“Merci, monsieur Gosselin, vous nous avez fait sourire. Vous avez expliqué que le gouvernement était terrorisé par l’idée que des Comoriens régularisés arrivent en métropole. Chaque année, 500 000 immigrés arrivent légalement en France : ce ne sont pas 10 000 étrangers de plus qui vont pousser l’exécutif à faire quelque chose !”
“Vous le savez, madame Youssouffa : quand des clandestins comoriens ont été envoyés dans un château des Yvelines, tout le monde l’a su, ce qui a constitué un appel d’air supplémentaire. Si vous autorisez les clandestins à venir en métropole, du fait de l’autorisation du regroupement familial pour les mineurs, vous allez inciter des Comoriens à envoyer leurs enfants seuls à Mayotte, dans l’espoir qu’ils iront en métropole, ce qui aggravera la situation. C’est une fausse bonne idée. Il faut au contraire faire preuve d’une fermeté totale, renvoyer les clandestins aux Comores en utilisant – je sais que vous êtes d’accord avec moi sur ce sujet – tous les leviers dont dispose l’État français à l’égard du gouvernement comorien. Faire ce que vous proposez, je le répète, non seulement ne réglera pas le problème, mais l’aggravera considérablement.”
“Je comprends tout à fait l’analyse d’une partie des Mahorais, développée ici par notre collègue Estelle Youssouffa. Alors qu’ils sont absolument submergés par l’immigration clandestine et qu’ils éprouvent le besoin d’en alléger la charge, ils considèrent que nous les forçons à la conserver et qu’il faudrait déterritorialiser les autorisations de séjour des majeurs et des mineurs. Je comprends cette position mais j’affirme qu’il s’agit d’une analyse totalement erronée. Vous allez ainsi aggraver la situation. Monsieur Léaument, vous vous trompez : nous ne souhaitons pas que les clandestins restent à Mayotte, mais qu’ils rentrent chez eux. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) C’est la seule politique susceptible d’arrêter l’appel d’air.”
“Dans notre État de droit, ce ne sont ni les lobbys, ni les hauts fonctionnaires qui votent la loi, mais le Parlement. Dans notre État de droit, l’administration, sous la responsabilité des ministres, est chargée d’exécuter la loi, pas de l’amoindrir, de la rendre inapplicable ou de la soumettre à conditions – comme cela m’a été rapporté lors de mon déplacement en Nouvelle-Calédonie. Dans notre État de droit, c’est le politique, tirant sa légitimité du vote des Français, qui décide. Dans notre pays, c’est l’intérêt général (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS) ,…”
“Cette annonce pose deux problèmes démocratiques majeurs : d’une part, le respect du vote du Parlement, en tant que représentation de la souveraineté nationale, d’autre part, le respect de la juste contribution de tous à l’impôt, telle que garantie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.”
“Or notre collègue Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat, vient de révéler que Bercy, malgré les alertes écrites d’une partie de l’administration, avait pris, sous la pression du lobby bancaire, un décret d’application contraire à la loi votée…”
“Cette mesure, également proposée dans le contre-budget du RN à l’automne, permet de récupérer 2 milliards d’euros, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas à négliger par les temps qui courent.”
“Le texte du dernier budget, considéré comme adopté par le Parlement, comportait une mesure de lutte contre la fraude dite CumCum, qui permet d’échapper à l’impôt sur les plus-values des actionnaires.”
“» Ces mots, tirés de la lettre publiée par la mère du jeune Elias il y a quelques jours, sonnent terriblement juste en ce 10 juin. Alors, monsieur le premier ministre, quelle va être la réponse politique du gouvernement à ce drame qui suscite la peur de toutes les familles, qui vivent dans l’angoisse de voir l’un des leurs tomber sous les coups des barbares, mais aussi – c’est à la fois juste et légitime – l’émotion, l’indignation, voire la colère du peuple de France ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“C’est parce qu’il n’y a jamais eu de réponse politique que notre société a vu la vie être progressivement désacralisée ; c’est parce qu’il n’y a jamais eu de réponse politique que l’ultraviolence s’est banalisée, en particulier chez les mineurs ; c’est parce qu’il n’y a jamais eu de réponse politique que des enfants deviennent orphelins et que des parents sont obligés d’enterrer des enfants victimes de la barbarie. « Les différents ministres de la santé, de l’éducation nationale, de la justice, de l’intérieur […] n’ont pas pris la mesure depuis des années de la dérive d’une partie de la jeunesse, de son ensauvagement, de l’impact des réseaux sociaux et de la banalisation de la violence chez les adolescents entre eux et contre eux-mêmes.”
“Monsieur le premier ministre, les mots n’ont jamais suffi, les mots ne suffisent pas, les mots ne suffiront pas. Aujourd’hui, alors qu’elle remplissait sa mission au service des enfants de France, qu’elle était un de ces maillons qui permettent de garantir à nos enfants le droit à l’éducation, tel qu’il est décrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, à 31 ans, Mélanie est morte poignardée par un élève. Mes pensées vont à sa famille, en particulier à son très jeune enfant. Un nouveau drame vient donc de toucher l’école et, par conséquent, l’ensemble de notre nation. Un drame, pas un fait divers sur lequel on « brainwasherait ». Un drame, qui appelle une réponse politique.”
“Nous voulons quant à nous au contraire développer notre génie nucléaire, l’hydroélectricité, la géothermie, la chaleur durable et l’hydrogène propre. Vous savez que cette PPE est intenable, monsieur le premier ministre. C’est pourquoi vous avez accepté, comme nous vous le demandions, de résister à ceux qui vous poussaient à l’adopter par un décret illégal, sans aucun débat ni aucun vote du Parlement – il est d’ailleurs scandaleux que les gouvernements Borne et Attal aient envisagé de procéder ainsi. Il n’est pas trop tard pour appliquer le programme du Rassemblement national (M. le premier ministre sourit) , et ainsi transformer l’enfer qui nous est proposé en paradis énergétique. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous refusons d’acter que le prix du gaz et du pétrole serait 50 % plus cher dans la décennie à venir, et nous refusons votre nouvelle taxe sur le carburant de 23 centimes par litre dès 2027. Nous voulons au contraire baisser les taxes et développer nos ressources naturelles, pour que l’écologie ne soit plus une punition mais un chemin vers une électrification abordable et efficace. Nous refusons que vous doubliez le nombre d’éoliennes sur terre, couvriez la France de panneaux solaires chinois et défiguriez nos côtes avec les éoliennes en mer, pour une facture totale de 300 milliards d’euros, qui vient s’ajouter aux 100 milliards déjà gaspillés – le prix de l’électricité produite par ces éoliennes n’est d’ailleurs pas de 80 euros le mégawattheure en moyenne, comme vous le souteniez à l’instant, mais plutôt de 130 à 135 euros.”
“Les Français ne s’y sont pas trompés : après avoir soutenu les gilets jaunes, nos compatriotes ont massivement voté pour le Rassemblement national, dont le programme énergétique était au cœur de nos campagnes victorieuses. Notre message est clair : nous condamnons cette PPE qui aggrave ces politiques injustes et ruineuses. Nous refusons cette décroissance énergétique folle – de 17 % d’ici à 2030, totalement contradictoire avec votre souhait de réindustrialisation –, synonyme d’un appauvrissement tel que votre propre texte reconnaît que la croissance économique serait divisée par deux. Nous voulons au contraire produire davantage d’énergie propre pour renouer avec une prospérité durable, fondée sur la réindustrialisation, des gains de productivité et l’amélioration du confort de vie des Français.”
“Combien de familles ont été privées de se chauffer dignement, de se déplacer et même parfois de cuisiner au seul motif de satisfaire vos illuminations pénitentes, dont vous vous exonérez d’ailleurs dans vos propres vies ! Combien d’usines, d’artisans ou de commerçants ont fait faillite car vous les avez privés de notre avantage énergétique national au profit des règles européennes – pardon, des règles allemandes – du prix de l’électricité, auxquelles vous avez tout cédé ! Votre manipulation de la juste cause de l’écologie est d’ailleurs évidente puisque vous avez tout autant taxé l’électricité française, la plus vertueuse du monde.”
“Depuis 2007, le prix de l’électricité, du gaz et du fioul domestique a plus que doublé ; l’augmentation de celui du gazole, bien plus rapide que celle des salaires et des retraites, a atteint jusqu’à 80 %. Vous avez sciemment augmenté les factures au nom de l’écologie, associant les peurs de la fin du mois des familles françaises à votre culpabilité de la « fin du monde ». Votre politique fut et reste cruelle, mais aussi inefficace. Les baisses de CO 2 constatées ne sont pas dues à des réussites technologiques ou à des comportements prétendument plus vertueux, mais à la ruine de notre industrie et de notre agriculture, ainsi qu’à l’appauvrissement de millions de Français.”
“Vous avez réussi, LR, gauche et macronistes, ce que d’aucuns pensaient impossible : saborder le modèle énergétique français issu des Trente Glorieuses et du plan Messmer. Sans pétrole, sans gaz, sans uranium, notre pays avait pourtant bâti des champions mondiaux grâce au travail et au génie des Français : Total, Engie, EDF et tant d’acteurs industriels, tous abandonnés à l’avidité du mondialisme. Sous la coupe réglée de la Commission de Bruxelles, organe central de l’appauvrissement des peuples d’Europe, vous avez organisé l’explosion des taxes et des factures, vous avez saboté cet avantage compétitif unique pour notre économie, vous avez laissé piller ou mourir des technologies d’excellence.”
“Merci, donc, de nous donner une vision claire des actions que vous comptez conduire à très court, mais aussi à moyen et long terme, pour rendre à Mayotte les moyens et la dignité qu’elle mérite au même titre que tous les départements de notre République. (Les députés du groupe RN se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)”
“le ministre d’État, de me faire une nouvelle fois l’écho des inquiétudes des habitants de Mayotte : ils craignent de retrouver dans ce texte les dispositions relatives aux expropriations. Leur manque de confiance est légitime : après des années d’abandon par l’État, les Mahorais voient se profiler l’hébergement des illégaux dans une sorte de priorité étrangère, voire de priorité aux clandestins. Qu’avez-vous à nous dire sur ce point ? Par ailleurs, je relève avec inquiétude l’absence de tout projet sérieux concernant les infrastructures essentielles – routières, portuaires, aéroportuaires – au désenclavement de Mayotte. Quelles réponses entendez-vous apporter ? Il n’est pas envisageable que l’inaction constitue votre feuille de route.”
“Des moyens maritimes sérieux, notamment militaires, doivent être déployés pour assurer la défense de Mayotte. Le gouvernement a fait sien le projet d’installation d’une base militaire : je m’en félicite, même si les contours n’en ont pas été rendus publics à ce stade. Sans ce socle minimal d’actions résolues en rupture avec des décennies d’inaction, nos compatriotes mahorais continueront de souffrir. Cela étant dit, nous devrions être saisis dans les prochains mois d’un projet de loi de programmation pour Mayotte. Je sais qu’il fait en ce moment l’objet d’échanges entre les services du ministère des outre-mer et les parlementaires. Permettez-moi donc, madame la ministre, puisque vous représentez aujourd’hui M.”
“Notre système de santé et notre système éducatif, tout comme notre système de protection sociale, doivent être régis par le principe de la priorité nationale au bénéfice de nos compatriotes mahorais.”
“Nous avons eu l’occasion de le dire pendant le débat, son effet sur la vie de nos compatriotes mahorais et sur le déferlement migratoire subi par Mayotte sera minime. Il n’est pas à la hauteur des immenses besoins de la reconstruction post-Chido. La première urgence consisterait – vous le savez – à supprimer purement et simplement le droit du sol, non seulement à Mayotte, mais sur l’ensemble du territoire national. Tous les autres leviers que vous vous refusez à actionner devraient en outre être mobilisés. La complaisance de notre diplomatie vis-à-vis des Comores et le versement de centaines de millions d’aide publique au développement doivent cesser.”
“Ce texte issu de la commission mixte paritaire a été inscrit à l’ordre du jour de notre assemblée à la demande du groupe Rassemblement national et je m’en félicite. Comme je m’y étais engagée lors de mon déplacement à Mayotte début janvier, nous n’abandonnerons pas les Mahorais. Je tiens d’ailleurs à rappeler que contrairement à vos engagements des mois précédents, les réseaux d’eau ne sont pas rétablis, le ramassage des déchets n’est pas assuré et l’insécurité reste gravissime – samedi dernier encore, le lycée du Nord a été attaqué par des individus cagoulés, machettes à la main. Cette situation dramatique appelle des réponses urgentes. Nous souhaitons entendre votre plan d’action sur tous ces sujets. Venons-en maintenant au fond de ce texte.”
“Notre collègue Anchya Bamana étant retenue à Mayotte, c’est à moi que revient l’honneur de prendre la parole aujourd’hui pour défendre à nouveau ce département si cher à mon cœur.”
“Experts de LFI ? Experts de l’extrême gauche ?”
“…vous mentez à la population et vous mettez les mères et les pères – comme beaucoup d’entre nous le sont – en difficulté, parce que nous, nous apprenons à nos enfants à ne pas y toucher ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Quand vous vous appuyez sur l’existence du cannabis thérapeutique pour justifier l’autorisation et la légalisation du cannabis en général,…”
“…et qui ont les conséquences que l’on connaît sur leur santé cognitive, vous n’y comprendrez rien.”
“Et tant que vous continuerez à comparer le verre d’alcool, le verre de vin qui est bu à midi ou le soir, avec les joints de cannabis que fument les jeunes…”
“Si vous pensez que les trafiquants de drogue, à partir du moment où le cannabis sera légalisé, deviendront maçons ou boulangers, alors vous êtes tellement à côté de la plaque qu’on ne sait plus quel argument vous opposer ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Contrairement à ce que vous dites, oui, le premier joint a des effets irrémédiables ! Irrémédiables !”
“Vos leçons, vous pouvez vous les garder !”
“Surtout pas ! On ne veut pas se rapprocher du Canada !”
“C’est ça que vous voulez défendre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Eh bien, nous vous combattrons sur ce sujet ! Faire le parallèle entre cannabis et alcool est une sacrée injure à l’égard de nos viticulteurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“On nous a assez répété que lorsque l’on boit raisonnablement de l’alcool, il n’y a aucun problème pour la santé. Or on nous dit également et la science vient de nous apprendre – puisque vous vous attachez à la science – que dès le premier joint, les neurones de nos jeunes sont irrémédiablement attaqués.”
“Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ? Ça fait saigner les oreilles ! « L’alcool est une drogue. » Non, c’est l’abus d’alcool. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.) Vous confondez tout ! Vous confondez volontairement l’alcool et l’alcoolisme. L’alcoolisme, c’est l’abus de l’alcool. Je suis désolée de vous rappeler que le cannabis est interdit en France et que l’alcool ne l’est pas – Dieu merci, pour nos vignerons !”
“Chères collègues, toutes deux, vous venez d’expliquer dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, que les trafiquants de drogue étaient, comme vous dites, des personnes racisées. Les racistes, c’est vous ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…bien souvent à des mineurs. Puisque vous avez ouvert le registre des attaques personnelles, vous savez probablement de quoi je parle, ou en tout cas un de vos collègues pourra vous l’expliquer. Ce que vous soutenez n’est pas envisageable, je suis désolée. Je trouve fascinant que vous ayez autant d’indulgence quand il s’agit de dépenser l’argent public – car les bourses sont de l’argent public. Vous savez ce que pourrait faire celui qui a été condamné pour se payer des études et se réinsérer ? Il n’a qu’à bosser ! (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)”