Marine Le Pen
RN · France
“Il est des moments, dans la vie des familles comme dans celle des nations, où le cœur et la raison commandent de faire taire les brouilles pour ouvrir la voie de la réconciliation. Cela impose de quitter des postures peu utiles, des raidissements devenus anachroniques et des surenchères toujours absurdes.”
“D’un côté, on trouve ceux qui, en Corse, ont fait le choix de l’intimidation, de la violence, jusqu’à l’assassinat d’un grand commis de l’État, le préfet Érignac.”
“Je vous le dis gentiment – je pourrais le dire méchamment aussi, mais je ne vois pas l’intérêt. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Nous proposons de répondre aux difficultés que pose la rédaction actuelle, qui emploie le terme de « communauté », en lui substituant le concept de « singularité géographique, historique, linguistique et c…”
“Cet État, dont je souhaite qu’il soit dirigé de manière différente, a été livré à lui-même, du fait d’une classe dirigeante sans repères, sans courage et sans vision ; une classe politique qui, tout au long de ces années, porte une grande part de responsabilité dans ces ambiguïtés tragiques, ces dérives inadmissibles, cet immense gâchis.”
“Pardonnez-moi, madame la ministre, mais le texte de l’amendement est au contraire très clair. Il évoque de la manière la plus précise qui soit une loi organique – qui serait d’ailleurs soumise au consentement des électeurs – susceptible de définir la répartition des compétences entre les collectivités, notamment entre celles qui seraient…”
“( Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cela me confère une certaine légitimité pour formuler quelques suggestions, si je ne dérange personne. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Voilà donc comment nous concevons l’autonomie insulaire, et cela me semble consensuel.”
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“Vous ne pensez pas ça, très bien, tant mieux pour vous, mais nous, au Rassemblement national, nous considérons que, pour bénéficier de l’argent public, par l’intermédiaire des bourses, il faut le mériter. En effet, les mots doivent retrouver leur valeur. Une bourse au mérite ne peut pas être versée à quelqu’un qui est convaincu d’avoir trafiqué et vendu de la drogue,…”
“…pour la sécurité et la santé de nos enfants.”
“Pour le coup, je considère que le narcotrafic génère un véritable drame pour notre sécurité,…”
“…car il met en cause la sécurité publique et la santé de nos enfants, il génère des assassinats et la création de gangs (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) , voire parfois de maras ; soit on considère qu’il s’agit en fait d’un délit classique, qui ressemble à un autre, ou peut-être à une contravention de 5 e catégorie.”
“Monsieur Sitzenstuhl, je crois que vous appartenez à la majorité. De deux choses l’une, soit on considère que le narcotrafic est un problème majeur dans notre pays,…”
“…soit c’est un sujet mineur. Si c’est un sujet majeur, il paraît logique d’écarter les délinquants condamnés de l’immeuble où ils ont commis, au détriment des habitants honnêtes, une grande partie de leurs méfaits. Ce qui m’étonne, c’est que M. le ministre n’ait pas expliqué les raisons de son refus. Il m’intéresserait de connaître les arguments en vertu desquels le ministre de l’intérieur, dans le contexte de cette grande loi contre le narcotrafic, considère qu’il faut à tout prix maintenir dans les logements sociaux des personnes condamnées définitivement pour trafic de drogue. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Mme Elsa Faucillon s’exclame.)”
“L’amendement sera extrêmement efficace pour protéger les habitants honnêtes des logements sociaux contre la présence de ceux qui sont définitivement convaincus d’être des trafiquants de drogue. Soit le narcotrafic est un sujet majeur – il l’est, et je crois que même l’extrême gauche s’en rend compte, même si elle a visiblement une extrême réticence à l’admettre –,…”
“Il n’y a qu’ici qu’on peut entendre ce genre d’ineptie !”
“« On ne peut pas faire porter à d’autres ses propres turpitudes. » Voudriez-vous dire que c’est de la responsabilité de la société française si les trafiquants trafiquent ?”
“Je tiens à redire à cette tribune que si nous sommes alliés aux États-Unis, nos intérêts ne coïncident pas forcément. Pour éviter tout risque de vassalisation, il faut sans cesse garder comme ligne de conduite la défense de l’intérêt de la France et des Français. Notre diplomatie doit ainsi renouer avec ce qui fut sa force : le triptyque « indépendance, équidistance, constance », qui donna pendant longtemps à la France cette voix singulière dans le monde, cette voix que beaucoup de pays, notamment africains, aimeraient entendre à nouveau, et dont l’objectif doit être – encore et toujours – la paix. (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)”
“(Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Enfin, il n’y aura ni défense ni sécurité, et pas davantage, pour le sujet qui nous occupe aujourd’hui, de retour de la France dans le tour de table du dossier ukrainien, sans une diplomatie forte, cohérente et guidée par la défense de l’intérêt national. Je ne suis pas convaincue que le retour de la France à sa juste place dans le concert des nations passe par des vidéos de divertissement réalisées par le ministre qui occupe le fauteuil qui fut celui de Talleyrand. En outre, l’actualité récente souligne que le caractère discret, voire secret, de la diplomatie est manifestement une voie à privilégier, même si cette discrétion semble répugner à Emmanuel Macron. L’arrivée d’une nouvelle administration à la tête des États-Unis fait aujourd’hui couler beaucoup d’encre.”
“Grâce à nos savoir-faire et à notre industrie, nous pouvons – et même, nous devons – jouer un rôle important pour garantir la sécurité de l’Europe et, demain, de l’Ukraine. Présentée il y a quelques jours, l’idée de M. le ministre des armées de constituer des stocks d’armes dissuasifs pour l’Ukraine me paraît aller dans le bon sens. Bien entendu, cela ne doit pas se faire au détriment des armées françaises. De même, un accord sur les matières premières m’apparaît gagnant-gagnant. En revanche, je considère que l’envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien est une folie. Seule une éventuelle participation à une opération sous le mandat de casques bleus pourrait être envisageable.”
“L’effort de défense doit également passer par un renforcement de notre base industrielle, qui a besoin d’une énergie abondante et bon marché, d’une simplification réglementaire et d’un accès solide aux financements. La réalité économique nous contraint à souligner que, malgré les discours vaniteux, Emmanuel Macron et l’Union européenne portent une lourde responsabilité dans la crise profonde que vit notre industrie. L’épisode de l’usine d’obus Eurenco, dont l’agrandissement a été bloqué à cause d’un batracien, comme les ventes massives et irresponsables de nombreuses entreprises stratégiques au cours des dix dernières années, sont la triste illustration que l’économie de guerre du président Macron était bien un slogan, et non une réalité de terrain.”
“La sécurité de l’Europe ne passera pas par une défense européenne, mais par le renforcement concerté des défenses de chacune des nations européennes.”
“Un sur vingt-sept, et je ne parle pas du symbole que représente le saut périlleux arrière de la Grande-Bretagne, quelques heures après avoir pris des décisions communes avec Emmanuel Macron. Je ne peux que me réjouir de la normalisation du concept de priorité européenne, mais je ne vois pas en quoi nous avons besoin de passer par le filtre souvent détériorant de l’Union européenne pour le rendre opérationnel. Je rappelle à Mme von der Leyen que la politique de sécurité et de défense n’est pas une compétence de la Commission, mais des États. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Nous ne sommes pas dupes du modus operandi de la Commission, qui profite de chaque crise pour s’arroger de nouvelles compétences en violation des traités.”
“Incertitude quant au point de non-retour justifiant une première salve, quant au moment choisi pour la déclencher et aux cibles choisies, mais surtout incertitude quant au contenu symbolique assigné aux « intérêts vitaux ». (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Si nous refusons toute défense européenne, cela ne nous empêche nullement de lancer des coopérations industrielles avec nos partenaires européens. Surtout, cela n’empêche nullement nos voisins de choisir de s’équiper auprès de la base industrielle de défense française ou européenne, au lieu d’opter presque systématiquement pour des équipements extra-européens, en particulier américains. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Un seul exemple : combien de pays européens sont équipés de nos avions Rafale ?”
“Déclencher le feu nucléaire est indissociable d’une légitimité nationale et populaire. On ne dissuade un agresseur potentiel qu’en le laissant dans l’incertitude.”
“Alors permettez-moi de rappeler à nouveau que partager la dissuasion, c’est l’abolir. Le feu nucléaire, degré suprême de la souveraineté, est un absolu. Un absolu ne se relativise pas, sauf à ne plus exister.”
“Depuis désormais quelques années, et encore vendredi dernier, le président de la République, pourtant garant de l’indépendance nationale et donc de son plus puissant outil, l’arme nucléaire, par une communication au mieux hasardeuse, au pire parjure, fragilise notre modèle de dissuasion. Et malheureusement, ses propos ont percé à l’étranger, le partage de notre dissuasion devenant un sujet dans certaines capitales européennes.”
“La dissuasion permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d’un demi-siècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d’armée. C’est précisément parce que la dissuasion est au centre de notre modèle d’armée que nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) C’est précisément parce que la dissuasion est garante de notre indépendance nationale que nous refusons toute entrée dans le groupe des plans nucléaires de l’Otan, comme l’a proposé une de nos collègues macronistes.”
“Puisque j’évoque la question de la sécurité des nations et que vous avez, monsieur le premier ministre, abordé cette question dans votre déclaration, il me paraît nécessaire de rappeler quelques principes clairs, tant j’ai pu entendre récemment de propos et de propositions qui me semblent extrêmement dangereux pour notre pays. Grâce à la volonté du général de Gaulle, au savoir-faire de nos ingénieurs et à l’effort budgétaire consenti par les Français, notre pays est aujourd’hui l’une des rares nations dotées de l’arme nucléaire.”
“C’est dans ce sens que, vous le savez, j’ai proposé il y a quelques mois une déclaration des droits des peuples et des nations pour offrir un outil supplémentaire dans le droit international. Cet outil vise non seulement à préserver la sécurité des peuples et des nations, mais aussi leur liberté face aux ingérences étatiques ou privées. (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.)”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Alors que ce conflit, comme celui, tout aussi dramatique, qui se déroule loin des caméras entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, illustre une remise en cause du droit international, alors que, dans bon nombre de nations, nous constatons l’arrivée aux responsabilités de dirigeants qui font de la défense des intérêts de leur pays un objectif premier de leurs politiques, je reste convaincue que la France a encore quelque chose à offrir au monde. Historiquement, la France a toujours défendu les nations et leur liberté. Elle doit renouer avec sa vocation de puissance de paix et de concorde.”
“Le traité qui y serait discuté doit éviter, comme ce fut par exemple le cas de celui de Versailles, de contenir les germes de la guerre d’après. Autrement dit, au-delà de la question des frontières, et pas seulement de la frontière russo-ukrainienne, doit aussi être posée, par exemple, la question du périmètre de l’Otan. (« Ah ! » sur les bancs du groupe EPR.) Face à la nouvelle donne géopolitique majeure qui émerge, dont l’une des faces est la fin de la naïveté devant la mondialisation heureuse et la nécessité du réarmement national, je suis convaincue que la France peut retrouver sa place si singulière dans le concert des nations et qu’elle doit pour cela renouer avec « ce pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde », pour reprendre les mots du général de Gaulle à Londres en 1941.”
“…qui mette autour de la table les nations, sans les instances supranationales (Protestations sur les bancs des groupes EPR et Dem) comme l’Otan ou l’Union européenne. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cette conférence réunirait les nations qui ont un intérêt dans la stabilisation de la région : l’Ukraine et la Russie, bien sûr, les États-Unis, la France, la Turquie et l’Allemagne, la Roumanie, la Hongrie, la Pologne, la Moldavie, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, la Finlande, la Slovaquie, la République tchèque, la Suède, la Norvège, l’Italie et la Bulgarie – cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.”
“Faut-il pour autant y renoncer ? Je ne le crois pas. Pour agir pour une « paix solide et durable » – je reprends les mots du président de la République –, il faut, comme je le propose depuis désormais trois ans, organiser une conférence sur la paix…”
“Outre l’accord sur les terres rares, chacun aura compris le calcul consistant à éviter la consolidation d’un axe Russie-Chine, une des conséquences de l’intransigeance occidentale vis-à-vis de la Russie ces dernières années. (« Ah ! » sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.) Nous ne pouvons donc que regretter que finalement, l’Europe soit le seul continent où l’on s’interdise toute réflexion stratégique. Le courage, c’est de dialoguer, y compris avec des dirigeants avec lesquels nous avons de profonds désaccords. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) C’est d’ailleurs le sens et l’honneur de la diplomatie. Il ne saurait y avoir d’autre moyen de préserver ses intérêts que d’affronter avec courage les obstacles qui les menacent. Comme je l’ai déjà dit, la paix semble aujourd’hui difficile.”
“Si une inflexion profonde des États-Unis vis-à-vis du conflit ukrainien vise à un arrêt des combats sans capitulation ukrainienne pour espérer arriver à un accord de paix, elle n’en demeure pas moins guidée par la défense des intérêts américains, en particulier économiques.”
“Je ne peux néanmoins que constater ce grand écart, conséquence d’une politique de gribouille peu lisible, qui évolue au jour le jour, sans vision construite. (Protestations sur les bancs du groupe EPR.) Ce grand écart s’est une fois de plus manifesté lors de sa récente visite à Washington, où il n’a finalement été question que de pouvoir exister. À l’évidence, ce grand écart, qui relève presque de l’injonction contradictoire, est aussi celui des États-Unis, dont le président Zelensky a malheureusement fait les frais à Washington. Monsieur le premier ministre, chers collègues, il ne faut pas être naïf.”
“Alors que je considère qu’en matière de politique étrangère, l’un des maîtres-mots doit être la constance, les virevoltes du président de la République sur le conflit ukrainien (Protestations sur les bancs du groupe EPR) n’ont pas permis à la France de peser significativement. C’est à Riyad et à Istanbul que cela se passe, malheureusement sans nous. Certes, je ne peux que me réjouir qu’Emmanuel Macron soit passé d’un chimérique « Nous avons la conviction […] que la défaite de la Russie est indispensable à la sécurité et à la stabilité en Europe », le 27 février 2024, à un propos plus réaliste – « Notre souhait est qu’il puisse y avoir des conflits qui s’arrêtent, une trêve mesurable, vérifiable, qui permette la négociation d’une paix durable » – le 20 février 2025.”
“En février 2023, j’écrivais aux Français : « Il est parfois plus difficile de faire la paix que de se laisser entraîner dans le flot des événements, les logiques de blocs ou les passions irraisonnées. C’est le propre des grandes puissances de savoir s’en extraire pour rechercher, avec une sereine autorité, les moyens de la diplomatie. C’est la vocation historique et morale de la France, dans une position indépendante, de faire entendre la voix d’un pays dont le sacrifice dans les guerres donne crédit à sa volonté sincère de paix […]. Jamais, ces dernières années, le monde n’a eu autant besoin de la France, de sa voix, de la bienveillante autorité de sa diplomatie, de ses capacités d’influence sur les grandes puissances. »”
“Le soutien à cette double adhésion apparaît donc soit comme une tromperie, soit comme un risque majeur pour la paix et pour nos intérêts.”
“Cette adhésion coûterait des milliards d’euros à la France. Elle créerait une nouvelle distorsion de concurrence sur le marché du travail, laquelle affecterait fortement notre modèle social, et sa première conséquence serait, à coup sûr, la ruine de nos agriculteurs par l’effet conjugué de la baisse massive des financements de la politique agricole commune (PAC) pour la France et par la concurrence déloyale entraînée par cette adhésion. (Mêmes mouvements.)”
“De même, l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne va incontestablement à l’encontre de nos intérêts.”
“…plus qu’avec des coups de menton dépourvus d’effet. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Comprendre les réalités, c’est d’abord admettre que nous ne pouvons pas promettre à l’Ukraine une adhésion à l’Otan alors que nous savons que cette option a été une justification à l’agression russe et qu’elle est désormais clairement rejetée par les États-Unis.”
“…sur la compréhension des failles que les rapports de force peuvent nous permettre d’exploiter pour faire prévaloir nos objectifs, bien davantage que sur les emportements, les émotions, voire les manifestations d’hubris. Nous allions mettre la Russie à genoux, annonçait un ministre des finances déjà oublié. En somme, il est incontestable que nous devons soutenir l’Ukraine pour qu’elle reste souveraine et libre, mais nous devons le faire avec réalisme et en gardant à l’esprit nos propres intérêts nationaux…”
“Malgré cela, il est aussi permis de s’inquiéter de l’abandon progressif par la France de son rôle singulier de puissance d’équilibre, alors qu’elle est passée d’un extrême à l’autre au cours des derniers mois, sans ligne politique clairement définie et encore moins comprise. Une politique étrangère et de sécurité efficace et conforme à nos intérêts se fonde sur les faits, sur les réalités,…”
“…tout comme je salue l’engagement de nos soldats, que ce soit pour tenir une posture de dissuasion dans les pays baltes ou en Roumanie ou pour former les soldats ukrainiens. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et Dem.) Ce soutien est d’autant plus honorable qu’il est accordé dans un contexte budgétaire fortement dégradé. Monsieur le premier ministre, il serait d’ailleurs de bonne politique de fournir à la représentation nationale un bilan des aides fournies à l’Ukraine, y compris à travers l’Union européenne, bilan qui devrait notamment permettre de comprendre enfin à quoi servent en définitive les intérêts des avoirs russes gelés. J’ai en effet l’impression que ces derniers ont été promis comme source de financement pour bien trop de sujets.”
“…les maires qui, comme Louis Aliot à Perpignan, ont ouvert leur commune à ceux qui fuyaient les combats (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR) ,…”
“L’Ukraine ne peut pas gagner contre la Russie sans l’entrée en guerre de l’Otan – qui n’est pas une option, compte tenu des risques d’escalade vers une guerre mondiale entre puissances nucléaires. Heureusement, grâce au courage et à la résistance des Ukrainiens soutenus par les puissances occidentales, la Russie ne peut pas non plus sortir vainqueur de ce conflit. Bien sûr, la France a eu raison de soutenir, aux côtés de ses alliés, l’Ukraine et les Ukrainiens. (« Ah ! » sur quelques bancs du groupe EPR.) Je salue les milliers de Français qui ont accueilli les réfugiés de cette guerre,…”
“Je l’ai dit à maintes et maintes reprises, il ne peut y avoir d’issue militaire à ce conflit.”
“C’est donc vers les millions de morts, de blessés, de déplacés ou de réfugiés et vers leurs familles que je souhaite me tourner en commençant mon propos. Si cet héroïsme nous oblige, il nous force aussi à la franchise.”
“Depuis plus de trois ans, le peuple ukrainien résiste avec héroïsme à l’indéfendable agression russe.”
“…il est temps de défendre la volonté du peuple de France, donc de défendre l’État de droit, qui dispose que : « La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » Monsieur le premier ministre, vous engagez-vous devant la représentation nationale à ne jamais laisser la Commission modifier son mandat initial en scindant l’accord avec le Mercosur ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…la signature de ce traité par Mme von der Leyen, présidente de la Commission européenne, apparaît comme un défi lancé à la France. Voyant l’opposition à ce traité naître dans bon nombre de pays, dont la France, et sur l’insistance de l’Allemagne, cette même Commission envisage de contourner les volontés nationales en scindant l’accord en un volet commercial et un volet politique. Une telle scission permettrait d’éviter que les parlements nationaux aient à ratifier l’accord. Or la France a fait connaître son opposition, en particulier grâce au vote de notre assemblée. Il est temps de faire respecter la souveraineté du peuple français face aux technocrates bruxellois et d’engager le bras de fer à Bruxelles pour défendre la parole de la France ;…”
“Dans quelques jours, la ferme France va s’installer à quelques encablures de l’Assemblée. Nous serons nombreux à aller saluer les agriculteurs, garants de notre souveraineté alimentaire, de nos paysages et de notre biodiversité. Parmi leurs très nombreux motifs d’inquiétude figure le projet de traité avec le Mercosur. Si la quasi-totalité de la classe politique a rejoint la position défendue depuis des années par le Rassemblement national (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations et rires sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS) ,…”
“Ne vous en déplaise, la nationalité s’hérite ou se mérite, et de plus en plus de Français sont convaincus de la nécessité de supprimer le droit du sol qui constitue un appel d’air pour l’immigration, et pas seulement l’immigration clandestine, même si ce n’est pas le seul. (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)”
“Mais, le pire pour vous peut-être, c’est que les Mahorais nous ont fait l’immense honneur de voter pour nous à 60 % à la dernière élection présidentielle. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Contrairement à ce que vous pensez, nous estimons que cette proposition de loi est dérisoire au regard de la gravité de la situation. Elle n’aura que très peu de conséquences, et probablement dans trop longtemps, pour être utile. Cependant vous avez raison sur un point, c’est une petite avancée – trop petite, mais elle a le mérite d’exister – vers la suppression du droit du sol dans toute la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – « Ah ! » sur quelques bancs du groupe Dem.)”
“C’est lié à votre obsession : vous dénoncez la guerre raciale mais, à Mayotte, un tel argument s’apparente objectivement à un sacré bug ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) Vous n’avez pas encore utilisé l’argument de l’islamophobie contre les Comoriens. Ce serait un peu compliqué puisque 95 % des Mahorais sont musulmans.”
“Vous répétez à l’envi que, lorsque l’on est contre l’immigration, c’est qu’on est raciste et xénophobe.”