Mathilde Panot
LFI-NFP · France
“Aucune association de terrain ne demande cette peine de réclusion à perpétuité. Aujourd’hui, la Ciivise a publié un communiqué pour expliquer, à l’instar de collectifs féministes et enfantistes, les raisons de son opposition absolue à ces mesures. Vous nous dégoûtez ! La perpétuité ne protégera pas les enfants.”
“(Mêmes mouvements.) Vous n’avez toujours pas compris que les violences sexuelles commises sur des enfants relèvent d’un phénomène de domination. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Rousseau applaudit également.) Vous n’avez toujours pas compris que les violeurs sont nos pères, nos oncles, nos grands-pères.”
“Depuis ce vote, les amis de Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe expliquent partout que s’opposer à la perpétuité revient à défendre et à protéger les pédocriminels. (« Oui ! » sur les bancs des groupes RN et DR.) Je le dis solennellement ici : vous nous dégoûtez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Vous n’avez pas eu un mot sur le scandale de Bétharram, vous défendez mordicus Jean-Marc Morandini, définitivement condamné pour corruption de mineur, et vous combattez l’éducation à la sexualité, alors qu’elle permet aux enfants d’apprendre que leur corps leur appartient (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Le gouvernement nous demande de voter une seconde fois sur la question de la perpétuité. Si l’Assemblée a supprimé vendredi l’article qui la prévoyait, c’est parce que nos rangs à gauche étaient pleins, quand ceux de la Macronie, de la droite et de l’extrême droite étaient vides. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…et de détecter les enfants victimes d’agression. Nous assumons de poser la question… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent cette dernière. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
The complete record
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“Il ne fallait pas laisser passer le budget ! Il fallait censurer !”
“Vous êtes un incendiaire ! (Mme Mathilde Panot quitte à son tour l’hémicycle, suivie de plusieurs de ses collègues.)”
“Donc la France ne défend plus le droit à l’autodétermination ?”
“Si la réponse est non, alors pourquoi y a-t-il eu dix-neuf trains de sanctions contre Poutine pour ses violations du droit international en Ukraine, et toujours aucune contre Netanyahou et son gouvernement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Quel niveau de crime faut-il atteindre pour que la voix de la France s’élève enfin pour dire non au génocide, non à la guerre illégale et non au suprémacisme israélo-états-unien ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont certains députés se lèvent.)”
“Monsieur le ministre, vous abaissez la France lorsque vous affirmez que la stabilité au Moyen-Orient passe par la mise en œuvre du plan colonial de Trump pour Gaza. Vous abaissez la France quand, depuis la terre de l’agresseur, vous validez un plan qui prévoit de construire une Riviera et des data centers sur le cimetière des Palestiniens – un plan qui vise à discréditer définitivement l’ONU. Cette semaine encore, un rapport de Francesca Albanese dénonce l’usage systématique de la torture à une échelle sans précédent comme punition collective contre les Palestiniens. La vie d’un Palestinien, d’un Libanais ou d’un Iranien vaut-elle moins à vos yeux que celle d’un Ukrainien ?”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’humanité s’effondre à Gaza quand les survivants du premier génocide filmé de notre histoire comptent toujours leurs morts. L’humanité s’effondre en Cisjordanie quand, en une nuit, neuf villages palestiniens ont été simultanément attaqués, pillés et incendiés par des colons israéliens. En une année, 36 000 Palestiniens ont été chassés, 1 071 ont été tués, et vous n’avez rien fait. Paris exhorte, Paris condamne, mais Paris ne sanctionne jamais. En ne faisant rien, vous avez cautionné la fuite en avant de Netanyahou et de Trump. Désormais, ils bombardent le peuple iranien comme le peuple libanais. Netanyahou assume vouloir annexer le Sud Liban pour en faire un nouveau Gaza.”
“La vie d’un Palestinien, d’un Libanais ou d’un Iranien vaut-elle moins à vos yeux que celle d’un Ukrainien ? Si vous pensez, comme nous, que toutes les vies se valent, toutes sans exception, pourquoi laissez-vous le droit international se faire enterrer à Gaza ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) En deux ans et demi de génocide, vous avez interdit les manifestations de soutien à la Palestine, poursuivi pour apologie du terrorisme toutes les voix s’élevant pour la paix et refusé tout embargo sur les armes. Monsieur le ministre, à quoi bon avoir reconnu l’État de Palestine si c’est pour laisser le criminel de guerre Netanyahou massacrer le peuple palestinien ?”
“Toujours aucune sanction contre Netanyahou !”
“Je demande une suspension de séance de cinq minutes.”
“Je demande une suspension de séance de cinq minutes.”
“Non ! Ce serait reconnaître que la démocratie doit prévaloir !”
“Il n’y a pas de vote ! Pas même de discussion !”
“Ce serait bien aussi de pouvoir la voter !”
“Et vos accointances avec le Rassemblement national ! Vous êtes irresponsable !”
“Et vous, faites le ménage avec Aurore Bergé qui propose un accord avec le RN !”
“Je ne sais pas ce que vous feriez si on n’était pas là !”
“…nos parlementaires menacés de mort et de viol, nous vous disons solennellement : les institutions démocratiques ne doivent jamais céder. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Et, au pays, je redis notre souhait que vivent pour longtemps la République et son idéal d’égalité humaine ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“Pourquoi n’avez-vous jamais tenu compte d’aucune de nos alertes ? (« C’est une honte ! » sur les bancs du groupe EPR.) Notre pays approche d’échéances électorales majeures. Vous annoncez interdire les conférences au moindre risque de troubles à l’ordre public. À l’heure où nos permanences sont attaquées (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR et DR),…”
“(Exclamations sur quelques bancs du groupe DR.) Monsieur le premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire (Exclamations sur les bancs du groupe RN) ne parviendra pas à éclipser votre responsabilité politique réelle. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je le rappelle ici, le maintien de l’ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement et non de l’opposition parlementaire. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.) Pourquoi aucun dispositif n’a-t-il été prévu, ce qui a ouvert la voie à tous les débordements, alors que les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours de la présence de Némésis ?”
“– Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Et si nous combattons l’extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d’elle, c’est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, et érigent le racisme en principe. Or il n’y a pas plus antirépublicain que cela. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Il faut méconnaître l’histoire pour accepter la victimisation de l’extrême droite et prétendre que les violents sont à gauche de cet hémicycle. Il vous aura fallu ce drame pour sortir enfin du silence. Nous ne vous avons pas entendus sur l’assassinat du rugbyman Federico Aramburú, à 2 kilomètres seulement de notre Assemblée, par des militants du GUD ( Mêmes mouvements) , ni sur les douze personnes tuées par l’extrême droite depuis 2022 !”
“Mes premiers mots, au nom du groupe Insoumis, vont à la famille endeuillée de Quentin Deranque, tué en pleine rue à Lyon. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Nous n’acceptons pas que la violence physique, d’où qu’elle vienne, soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l’avons accepté ; jamais nous ne l’accepterons. (Mêmes mouvements.) Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun Insoumis n’est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Mais ceux qui soutiennent cette loi n’aiment pas la science !”
“Vous relayez les mensonges des suprémacistes !”
“Il faut répondre à la question, madame la ministre !”
“Faites donc un bon texte, ne serait-ce qu’une fois !”
“Écoutez pour une fois, cela vous fera du bien !”
“Demandez une suspension de séance, alors !”
“Non, j’ai demandé une suspension de séance !”
“Un livre, monsieur Gosselin ! Vous aimez les livres ?”
“Apprenez à lire, monsieur Gosselin, ça vous fera du bien !”
“On laisse ici supposer que Mme Chatelain, présidente de son groupe, n’aurait pas écrit son amendement elle-même. Si les débats se déroulent ainsi, ça ne va pas se passer comme ça, monsieur Gosselin ! Lors d’un précédent débat, vous nous aviez demandé de « retourner à la niche ». Maintenant, ça suffit ! Je demande une suspension de séance. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“Sur celui de l’article 70 du règlement. Il est inacceptable que des députés hommes remettent en cause systématiquement la compétence des femmes élues dans cet hémicycle ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“On n’a pas le temps de revenir de la commission. C’est n’importe quoi !”
“À votre place, de Gaulle aurait démissionné depuis longtemps !”
“Il se fonde sur l’article 100. Je constate qu’une douzaine de sous-amendements ont été déposés sur l’amendement n° 46. Je demande une suspension de séance de cinq minutes pour que nous puissions les examiner.”
“Déjà pour remplacer ceux que vous avez supprimés !”
“Et recourir au 49.3, c’est encourager le débat ?”
“Comment voulez-vous faire avec 500 postes de psychologues scolaires en moins depuis 2017 ?”
“Nous débattons de sujets très importants dans un hémicycle vide – le groupe parlementaire dont c’est la journée réservée n’est même pas au complet. Au titre de l’article 61, alinéa 4, du règlement de notre assemblée, je demande à vérifier le quorum. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Au titre de l’article 61, alinéa 4 du règlement de notre assemblée, je vous demande, monsieur le président, de vérifier le quorum avant le vote sur la proposition de résolution, sachant que la majorité des membres de mon groupe sont présents dans l’hémicycle. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Si vous refusez de suspendre la séance au titre de l’article 78, je demande une nouvelle suspension. Je rappelle que celui qui a qualifié l’homosexualité d’« anomalie biologique et sociale », c’est Jean-Marie Le Pen. Celui qui, dans vos rangs, veut maintenant interdire le festival Trans Musicales… (M. le président coupe le micro de l’oratrice. – Celle-ci est applaudie par les députés du groupe LFI-NFP, qui se lèvent, et sur plusieurs bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)”
“Il se fonde sur l’article 78, alinéa 1, de notre règlement : « Si un fait délictueux est commis par un député dans l’enceinte du Palais pendant que l’Assemblée est en séance, la délibération en cours est suspendue. » M. Jacobelli a commis une injure publique visant l’honneur de La France insoumise. (Vives exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“Puisque M. Jacobelli refuse de s’excuser et pourrit ainsi la niche parlementaire des Républicains (Rires sur les bancs des groupes RN et UDR) , j’invoque l’article 61 du règlement, selon lequel « l’Assemblée est toujours en nombre pour délibérer et pour régler son ordre du jour ». Je demande donc la vérification du quorum. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“J’ai demandé une suspension de dix minutes : elle est de droit !”
“Non ! Je demande une suspension de séance de dix minutes.”
“Les propos qui viennent d’être tenus sont inadmissibles et… (M. le président coupe le micro de l’oratrice.)”
“Il se fonde sur l’article 70. Monsieur le président, je serai très claire : soit vous êtes capable de faire respecter un déroulement normal des débats dans l’hémicycle (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Vives protestations sur les bancs du groupe RN) , soit…”
“Rappel au règlement au titre de l’article 70. Il est inadmissible et intolérable que, dans cet hémicycle, de telles calomnies puissent être proférées par Mme Yadan à l’encontre de M. Diouara. (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Colette Capdevielle applaudit également.) Il est insupportable que des élus de cette assemblée soient, parce qu’ils viennent de quartiers populaires, parce qu’ils sont non-blancs, ainsi stigmatisés, par des mensonges purs et simples.”
“Oui, on fait de la politique, monsieur le premier ministre !”
“Vous n’avez toujours pas prononcé le nom de Trump ! C’est hallucinant !”