Mathilde Panot
LFI-NFP · France
“Aucune association de terrain ne demande cette peine de réclusion à perpétuité. Aujourd’hui, la Ciivise a publié un communiqué pour expliquer, à l’instar de collectifs féministes et enfantistes, les raisons de son opposition absolue à ces mesures. Vous nous dégoûtez ! La perpétuité ne protégera pas les enfants.”
“(Mêmes mouvements.) Vous n’avez toujours pas compris que les violences sexuelles commises sur des enfants relèvent d’un phénomène de domination. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Rousseau applaudit également.) Vous n’avez toujours pas compris que les violeurs sont nos pères, nos oncles, nos grands-pères.”
“Depuis ce vote, les amis de Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe expliquent partout que s’opposer à la perpétuité revient à défendre et à protéger les pédocriminels. (« Oui ! » sur les bancs des groupes RN et DR.) Je le dis solennellement ici : vous nous dégoûtez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Vous n’avez pas eu un mot sur le scandale de Bétharram, vous défendez mordicus Jean-Marc Morandini, définitivement condamné pour corruption de mineur, et vous combattez l’éducation à la sexualité, alors qu’elle permet aux enfants d’apprendre que leur corps leur appartient (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Le gouvernement nous demande de voter une seconde fois sur la question de la perpétuité. Si l’Assemblée a supprimé vendredi l’article qui la prévoyait, c’est parce que nos rangs à gauche étaient pleins, quand ceux de la Macronie, de la droite et de l’extrême droite étaient vides. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…et de détecter les enfants victimes d’agression. Nous assumons de poser la question… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent cette dernière. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
The complete record
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“Il se fonde sur les articles 70 et 100 de notre règlement. Vous ne l’avez peut-être pas vu, mais lorsque Sandrine Rousseau parlait, plusieurs députés, dont M. Jacobelli, n’avaient de cesse de faire des signes indiquant qu’elle était folle. Nous ne pouvons pas accepter de sexisme dans cette assemblée. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) L’extrême droite a toujours tendance à psychiatriser les femmes de gauche et à vouloir les faire taire. Quant à la collègue Perrine Goulet, peut-être pourrait-elle siéger un peu plus dans cet hémicycle avant de nous donner la moindre leçon ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Monsieur Tanguy, vous ne nous impressionnerez jamais et j’ai hâte de vous voir vous justifier, face aux ouvriers, après avoir fait de l’obstruction parlementaire sur la nationalisation d’ArcelorMittal ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et GDR.)”
“Sur le fondement des articles 70 et 100. Il se trouve que j’ai reçu le même message, assez menaçant, de M. Tanguy (Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN) ; je veux donc m’adresser à lui pour lui dire qu’il manque sacrément d’expérience parlementaire. Affirmer qu’avec sept sous-amendements déposés sur ce texte, nous faisons de l’obstruction (« Oui ! » sur les bancs du groupe RN) , c’est quand même fort de café ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je le dis d’autant plus facilement que nous avons, quant à nous, subi une vraie obstruction parlementaire, qui visait à nous empêcher de voter l’abrogation de la retraite à 64 ans. Ce n’étaient alors pas sept pauvres sous-amendements mais bien plusieurs milliers qui avaient été déposés !”
“Une étude belge a montré que les fleuristes touchent plus de cent pesticides sans en avoir conscience et sans que la réglementation plafonne la quantité de résidus autorisés. Nous pourrions aussi parler de ceux qui manipulent sans protection des produits agricoles, à Rungis par exemple. Nous voulons interdire, par des clauses de sauvegarde, l’importation des produits dont l’usage est proscrit en France, alors que le texte se limite à informer de leur présence. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“La mort d’Emmy à l’âge de 11 ans est directement liée aux pesticides avec lesquels sa mère était en contact. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Le texte dont nous débattons ne porte que sur les produits agricoles destinés à l’alimentation et oublie de multiples professions qui connaissent pourtant les mêmes problèmes. L’information des professionnels et des consommateurs est évidemment importante, mais s’y limiter réduit la question. Si nous disons que les maladies dont nous parlons sont politiques, c’est qu’elles relèvent de notre organisation collective. Nous ne voulons pas vivre dans un monde où les gens s’empoisonnent en fonction de leur porte-monnaie, selon ce qu’ils consomment ou la manière dont ils travaillent. (Mêmes mouvements.) Prenons l’exemple de Laure Marivain, une fleuriste qui, sans le savoir, a empoisonné sa fille pendant sa grossesse.”
“Je remercie M. Tanguy pour les petits mots qu’il nous envoie et dans lesquels il nous menace de pourrir notre journée de niche ! Mais passons… Le sous-amendement n o 29 souligne qu’il faut se préoccuper non seulement des végétaux traités aux pesticides, mais aussi de ceux qui ont poussé dans un sol « nettoyé » avec ces mêmes produits. Madame Laporte, vous appartenez à un groupe d’hypocrites et de Tartuffe. Bien qu’il fasse maintenant semblant d’être opposé à l’accord avec le Mercosur, le RN a voté de nombreux accords de libre-échange au Parlement européen, comme les macronistes. Il a aussi contribué à faire adopter la loi Duplomb.”
“(Mêmes mouvements.) Donc oui, nous avons le droit de dire que l’acétamipride entraînera une explosion de cancers et que les lois que vous votez sur le glyphosate, comme nous l’ont appris les scandales du chlordécone et de l’amiante, et tant d’autres, sont des textes scandaleux, qui tuent encore aujourd’hui ! Nous n’admettrons jamais que vous vous exemptiez de vos responsabilités. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Les cancers, comme d’autres maladies chroniques, ne sont pas des maladies individuelles : ce sont des maladies politiques ! Et vous avez tous une responsabilité ! (Les députés des groupes LFI-NFP et EcoS se lèvent et applaudissent longuement. – Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC.)”
“Sur le fondement des articles 70 et 100. Nous ne pouvons pas accepter que l’on tienne, sur les bancs de la commission, des propos selon lesquels nous instrumentalisons les victimes de cancer ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) C’est ignoble de dire cela ! Je rappelle que si plus de 2 millions de citoyens, du jamais vu durant la V e République, ont signé la pétition contre la loi Duplomb, c’était pour réaffirmer que le cancer est une maladie politique et que les décisions que vous prenez sur vos bancs, ce que Fleur Breteau a appelé la « coalition du cancer » , ont des conséquences sur des millions de gens qui ont bien compris que c’est l’organisation politique de notre société, ainsi que les décisions politiques, qui les rendent directement malades !”
“Je demande une suspension de séance, monsieur le président !”
“Mais non : il vient de dire qu’il ne la remettait pas en cause !”
“M. Léaument a le droit de dire « monsieur le président » avant de citer l’article sur lequel il se fonde : laissez-le faire son rappel au règlement ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Du coup, vous supprimez combien d’amendements ?”
“…pour que les groupes parlementaires se mettent d’accord sur le nombre d’amendements à retirer afin d’accélérer le rythme des débats et de nous permettre d’aller au vote. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il est fondé sur l’article 100, relatif à la bonne tenue des débats. Le rythme de nos débats, évoqué en conférence des présidents, ne s’accélère pas : hier, le ministre Lescure a parlé pendant dix minutes, et certains groupes n’ont absolument pas atteint la cible de suppression d’amendements que nous nous sommes fixée. Le groupe Droite républicaine, par exemple, est encore à 212 %. Nous, membres du groupe La France insoumise, avons retiré 15 % de nos amendements. Madame la ministre, nous voyons bien ce que vous êtes en train de faire. Vous nous menez tout droit vers la mise en œuvre du budget par ordonnance (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) , ordonnance qui ne peut même pas faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Je demande une suspension de séance…”
“Et les bombardements de cette nuit ? Cent Palestiniens ont été tués !”
“Vous n’êtes pas les derniers pour nous faire perdre du temps !”
“(Mêmes mouvements.) Votez cette motion de rejet car, comme le dit Christian Tein : « Aussi petit que soit mon peuple, il a le droit d’apporter sa part d’humanité à l’histoire. Il est grand temps de refermer la parenthèse coloniale de notre pays. » Votez cette motion de rejet, préservez la paix civile ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se lèvent, et sur les bancs du groupe GDR.)”
“Vous avez une responsabilité historique, celle d’avoir fait dérailler quarante ans de processus de paix civile. Le temps est venu de tenir parole. La démocratie n’est pas une faveur que vous accordez quand cela vous arrange. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur plusieurs bancs du groupe GDR.) Il n’est pas possible de repousser ces élections ad vitam aeternam . Voilà le vrai enjeu démocratique : redonner la parole au peuple pour renouveler la légitimité des élus. Apprenez de vos erreurs ! À Nainville-les-Roches, en 1983, les Kanaks ont – fait unique au monde – partagé leur droit à l’autodétermination avec les victimes de l’histoire, ceux qui n’ont plus d’autre ailleurs que cette terre-là ; mais on ne peut pas mener un processus de décolonisation sans le peuple kanak, encore moins contre le peuple premier !”
“Vous n’avez rien appris du passage en force pour imposer le dégel du corps électoral, qui a replongé le pays dans les pires violences et a entraîné quinze morts, dont celles de douze Kanaks, ainsi que l’effondrement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. Depuis, vous avez emprisonné durant un an les leaders kanak à 17 000 kilomètres de chez eux. Depuis, vous continuez de vouloir imposer le projet Bougival. Or s’il n’y a pas eu d’accord à Deva au motif que les loyalistes le refusaient, il n’y a pas d’accord de Bougival, puisque le FLNKS le refuse. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe GDR.) Ce matin, vous inscrivez à l’ordre du jour un projet de loi constitutionnelle relative à la Kanaky Nouvelle-Calédonie ; cet après-midi, vous le retirez ; la confiance est rompue.”
“Monsieur le ministre, vous n’avez rien appris : reporter encore les élections, c’est de nouveau passer en force et menacer la paix civile en Kanaky Nouvelle-Calédonie. Vous n’avez rien appris du maintien coûte que coûte du troisième référendum en plein deuil coutumier kanak, que les indépendantistes ont boycotté et dont, par conséquent, ils ne reconnaissent pas la légitimité. Provocation ultime, celui qui a discrédité la parole de l’État est désormais promu premier ministre. Il disait à l’époque : « En démocratie, les élections se tiennent à l’heure. » (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe GDR.) Quelle ironie, considérant que vous voulez reporter pour la troisième fois des élections provinciales qui auraient dû se tenir en mai 2024 !”
“(« Vous n’y connaissez rien ! » sur les bancs du groupe HOR.) Dans les forêts, on constate trop souvent un triptyque combinant plantations, coupes rases et monocultures. Dans le Morvan, 50 % des forêts diversifiées de feuillus ont été remplacées par des résineux. C’est une catastrophe pour notre pays. Par conséquent, non seulement nous connaissons notre sujet, monsieur le rapporteur, mais c’est vous qui méconnaissez les conséquences que la généralisation des coupes rases entraîne sur les emplois, comme le démontrent l’histoire et les chiffres que je vous ai donnés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Sur des territoires entiers, des activités économiques et des milliers d’emplois ont disparu. Eh bien, monsieur Sitzenstuhl, vous irez expliquer aux uns et aux autres que cela n’a aucune importance ! Vous irez expliquer aux agents de l’Office national des forêts (ONF), un service public essentiel dont les effectifs ont chuté de 15 000 à environ 9 000 aujourd’hui, que cette perte de 6 000 postes n’a aucune importance ! Monsieur le rapporteur, vous êtes très peu au fait de ce qui se passe dans nos forêts. Je vous le dis : les coupes rases sont effectuées de manière industrialisée dans ce pays, y compris quand il n’y a pas de raison sanitaire de les faire. L’amendement prévoit d’ailleurs cette situation, mais sans motif sanitaire, la coupe rase doit être l’exception et non la norme.”
“Monsieur le rapporteur, normalement vous êtes là pour donner votre avis sur les amendements ; pas pour vous faire le mauvais arbitre des élégances. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Nous dirons ce que nous voulons, de la manière dont nous le voulons ; c’est pour cela que nous avons été toutes et tous élus. Il y a quelques instants, M. Sitzenstuhl nous a fait son cinéma en prétendant que l’amendement que j’ai défendu, prévoyant la valorisation du bois sur le territoire national, visait la préférence nationale. Permettez-moi de rappeler qu’il y a soixante ans, on comptait 15 000 scieries en France, et qu’aujourd’hui il n’y en a plus que 1 500 ; qu’il ne reste plus que 10 000 des 25 000 emplois que comptait la filière en 1980.”
“C’est l’avantage national, pas la préférence !”
“Après avoir discuté avec de nombreux propriétaires forestiers (Rires et exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN) , nous proposons de mettre fin aux incitations fiscales qui encouragent de mauvaises pratiques de forestation, lesquelles s’accompagnent d’une disparition des scieries. Je rappelle que 80 % du sciage en France se fait sur du résineux, alors que 76 % de la forêt est encore composée de feuillus. C’est un immense problème, qui explique le déficit commercial. Il faut donc conditionner le crédit d’impôt à des politiques vertueuses, pour les travailleurs de la forêt, pour les écosystèmes et pour la souveraineté de la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Dans le Morvan, par exemple, 50 % des forêts diversifiées de feuillus ont été remplacés par des résineux. C’est très grave, car cela implique à chaque fois d’utiliser une méthode de coupe rase, qui érode les sols et détruit le stockage de carbone. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Monsieur le rapporteur général, lorsque trois oratrices s’expriment, il est assez désagréable d’entendre proférer à la suite des remarques sexistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Contrairement à ce que vous dites, j’ai par exemple présidé une commission d’enquête citoyenne sur la forêt pendant plus de six mois. Je connais donc très bien les plans de gestion forestière. Ne nous prenez pas pour des imbéciles et tâchons d’avoir une conversation sérieuse sur ce sujet. (Mêmes mouvements.) Selon vous, les plans de gestion forestière résolvent l’ensemble des problèmes écologiques posés par une sylviculture de plus en plus industrialisée. En fait, il se passe dans les forêts la même chose que dans l’agriculture des années 1950 : petit à petit, la forêt est industrialisée et les forestiers disparaissent.”
“Contrairement à ce que l’on croit, le solde commercial de la filière bois est en effet plus désavantageux et alarmant avec l’Allemagne et l’Italie qu’avec la Chine, même s’il est aussi très problématique dans ce dernier cas. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“J’insiste sur le sujet, car certains collègues peuvent être sensibles à l’enjeu de souveraineté nationale. La part de la filière bois dans notre déficit commercial s’élève à 8,5 milliards d’euros par an : nous importons quatre fois plus de meubles que nous en exportons, au point que nous exportons des grumes et importons des meubles. Aujourd’hui, la France compte un peu moins de 1 500 scieries, alors qu’il y en avait 5 000 en 1980 et 15 000 en 1960. S’agissant des emplois, sur les 25 000 salariés de la filière en 1980, il n’en reste que 10 000. Notre politique fiscale doit relever ce défi majeur. Nous présenterons un amendement de repli pour agir à l’échelle de l’Union européenne.”
“Permettez-moi de rappeler quelques faits avant de présenter cet amendement. Monsieur Cazeneuve, vous pouvez toujours dire que vous défendez l’écologie ou vous autoproclamer champion de la Terre, comme Emmanuel Macron en 2017, mais il y a les faits : sous Macron, la France a été condamnée deux fois pour inaction climatique et une fois pour effondrement du vivant ! Vous repoussez les échéances à mesure que vous n’atteignez pas les objectifs ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’amendement vise à conditionner le crédit d’impôt à la valorisation et à la vente du bois sur le territoire national. S’agissant notamment du bois de construction, cette mesure améliorerait le stockage de carbone, réduirait le déficit commercial et garantirait une politique d’emploi dynamique.”
“Pourquoi il y a des allocations familiales, à votre avis ?”
“C’est pour vous empêcher de faire des erreurs !”
“Vous n’avez rien compris et n’avez aucune leçon à donner !”
“C’est vous qui avez fait durer le gouvernement Bayrou !”
“Cessez de nous prendre pour des imbéciles !”
“…car une réforme imposée contre tout un peuple, contre l’ensemble des syndicats, contre l’Assemblée nationale, ne se conclave pas, ne se discute pas, ne se suspend pas ; elle s’abroge. (« Bravo ! » et vifs applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy, M. Marcellin Nadeau et Mme Marie Pochon applaudissent également.) Monsieur le premier ministre, nous allons agrandir la brèche jour après jour, lutte après lutte, car dans chaque brèche, il y a la promesse d’un matin. (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EcoS et GDR.)”
“…d’organiser des conditions d’existence compatibles avec la vie humaine, de planifier de grands chantiers d’avenir énergétiques, industriels et écologiques, de partager les richesses en taxant les ultrariches (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS) , de garantir l’unité du peuple contre le poison de la haine. Nous sommes prêts à bâtir la civilisation du temps libéré avec la retraite à 60 ans (« Oui ! » et applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) ,…”
“Marcellin Nadeau applaudit également.) Nous assistons à la fin du monde que nous avons connu ; guerre commerciale, retour de l’impérialisme, partout la hausse des conflits ! L’humanité tout entière est menacée par le dérèglement climatique, auquel notre pays n’est pas préparé. Les Français subissent depuis trop longtemps la maltraitance sociale, l’explosion des inégalités et de la pauvreté ainsi que la hausse du racisme, qui mine la dignité des êtres humains. (Mêmes mouvements.) Nous réussirons parce que nous sommes prêts à traiter à la racine ce qui disloque notre pays. Il convient de reprendre le pouvoir à l’oligarchie qui le confisque, en passant à la VI e République (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également) ,…”
“…d’abord, votre censure (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) ; ensuite, le vote d’une loi spéciale, qui permettra de reconduire momentanément les budgets pour l’année à venir ; et, puisque le compte à rebours du départ d’Emmanuel Macron est lancé, il faudra en passer par la démission ou par la destitution du président. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont quelques députés se lèvent.) Si la première relève de sa volonté, la seconde est la seule brèche dont nous disposons – comme le chantait Leonard Cohen, « dans toute chose il y a une brèche, et c’est par là qu’entre la lumière ». Monsieur le premier ministre, nous allons agrandir la brèche jusqu’à ce que s’écroule le vieux monde que vous incarnez. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M.”
“L’extrême droite a refusé à huit reprises de voter la censure de Bayrou. (« Non, c’est vous ! » sur les bancs du groupe RN.) Nous seuls sommes capables d’une rupture ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont quelques députés se lèvent. – M. Benjamin Lucas-Lundy et Mme Marie Pochon applaudissent également.) Alors que tant de défis nous attendent, le monarque présidentiel fait perdre du temps à tous. Le second mandat d’Emmanuel Macron est un mandat pour rien. Dorénavant, peu de choix s’offrent à lui. La dissolution serait encore une manière de rejeter la faute sur l’Assemblée, alors qu’elle relève de l’Élysée. Elle ne garantit pas plus de clarté et ne présage rien de ce que le président fera du résultat. Les Insoumis proposent une voie de sortie de cette crise :…”
“Le retaillo-macronisme pourrait trouver un prolongement à l’extrême droite ; après tout, Le Pen et ses amis ont sauvé par deux fois Macron de la destitution.”
“Apprenez les règles élémentaires de la démocratie : vous avez perdu les élections parce que les Français ne voulaient pas de vous ! Gardez plutôt votre énergie pour vos procès. (Mêmes mouvements.) Donnez-nous plutôt des explications : madame Le Pen – qui n’êtes pas là –, voulez-vous abroger la retraite à 64 ans ou la repousser à 67 ans, comme votre ami Ciotti ? À moins que vous ne souhaitiez – comme la droite, à qui vous faites du pied – la reporter à 65 ans ? Madame Le Pen, est-ce pour séduire les 1 800 familles les plus riches que vous refusez la taxe Zucman ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Et pourquoi avoir voté contre la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein ? À présent, la tectonique des places politiques est enclenchée.”
“On apprend ici et là qu’Emmanuel Macron, au soir du premier tour des élections législatives, manigançait, espérant voir l’extrême droite en tête. Il pensait alors que les fondamentaux de sa politique seraient poursuivis par d’autres moyens, à l’inverse de ce qu’il pouvait espérer de nous. (« Eh oui ! » et applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Benjamin Lucas-Lundy et Marcellin Nadeau applaudissent également.) Le système et son assurance-vie : la loi de l’attraction ne trompe pas, n’en déplaise aux frontistes ridicules qui pleurnichent toute la journée à propos d’une prétendue alliance ou d’un scrutin qui leur aurait été volé. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se lèvent. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR . )”
“(Mêmes mouvements.) Nous avons compris qu’Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu’il restera au pouvoir. À cet égard, la crise que nous traversons ne connaîtra pas de retour à la normale. Le présidentialisme est crépusculaire. Emmanuel Macron a, sans l’aide de quiconque, abîmé sa fonction et épuisé les institutions de la V e République. En organisant l’irresponsabilité d’un homme, qui ne cesse de rejeter sur les autres les conséquences de ses actes, notre Constitution permet toutes les dérives autoritaires, les caprices et combines d’un seul homme à qui elle confie les pleins pouvoirs. Pourtant, dans les méandres de ses errements, le président a livré un aveu. De qui a-t-il donc le plus à craindre, lui qui tremble à l’idée de voir sa politique démantelée ?”
“Les soignants épuisés et les patients abandonnés apprécieront cette saillie venant de ceux qui ont fermé 30 000 lits en huit ans. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Marie Pochon et M. Marcellin Nadeau applaudissent également.) Votre première décision aura été de nommer deux hauts fonctionnaires pour démanteler l’État – la même méthode que celle employée aux États-Unis par Trump et en Argentine par Milei, qui, avec sa tronçonneuse, a mené son pays à la faillite. Piller les caisses de l’État pour engraisser le grand patronat, cela ne marche jamais longtemps. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La logique des Insoumis a toujours été la même : nous ne participerons pas à votre sauvetage.”
“Au-delà de votre parcours, vos actes parlent d’eux-mêmes. Votre premier déplacement aura été à l’hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dus au trop d’argent mis dans l’hôpital public.”
“C’est le peuple de France qui vous a contraint à la plus minime des décences : reconnaître l’État de Palestine, qui agonise à cause de l’abandon du monde. (Mêmes mouvements.) C’est le peuple qui sauve l’honneur de la France en brandissant le drapeau palestinien partout. C’est le peuple lui-même qui a pris la mer pour briser le blocus illégal de Gaza. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont plusieurs députés se lèvent.)”
“C’est encore vous qui avez imposé la date du troisième référendum en Kanaky Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de quarante ans de paix civile et de décolonisation. (Mêmes mouvements.) Votre passage en force concernant le dégel du corps électoral aura causé quinze morts et l’effondrement économique et social du territoire. C’est vous, toujours, qui avez enterré les revendications des gilets jaunes. Vous avez fait du peuple votre ennemi. Vous incarnez surtout, monsieur le premier ministre, la complicité de la France dans le génocide mené par Netanyahou contre le peuple palestinien. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous avez menti en affirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël.”
“C’est vous qui avez déployé le GIGN et le Raid contre le peuple guadeloupéen en lutte pour le droit à l’eau et à la santé. (Mêmes mouvements.)”