Yoann Gillet
RN · France
“Il vise à rétablir l’article 5 sexies et, pour l’essentiel, à compléter le code de la route afin d’acter que le comptable public peut bloquer le transfert de la carte grise du véhicule – voiture ou caravane – ayant servi à commettre l’infraction d’occupation illicite de terrain en cas d’amende forfaitaire majorée non payée.”
“Nous allons retirer ces amendements. Cependant, qu’il me soit permis de vous rappeler combien la coordination des dispositions en vue de leur application dans les territoires ultramarins est importante et trop souvent oubliée. La coordination prévue initialement n’était clairement pas à la hauteur.”
“Introduit par un amendement en séance publique au Sénat, l’article 3 ter ouvrait l’accès aux données du système national du permis de conduire à deux nouvelles catégories d’agents : les « agents de la police nationale, [les] militaires de la gendarmerie nationale et [les] agents des douanes exerçant dans un organisme de coopération intern…”
“Le constat est simple : la sanction est faible et facultative. Non, madame Martin, ce n’est pas parce que nous ne faisons pas confiance aux forces de l’ordre que nous soutenons cette mesure, bien au contraire. Ne soyez pas naïfs.”
“Le problème du dispositif actuel est qu’en cas de squat, un accès illimité au réseau d’énergie est maintenu au profit des squatteurs pendant toute la phase d’instruction.”
“Le code pénal réprime l’introduction et le maintien illicite dans un local à usage d’habitation, commercial, agricole ou professionnel – le squat – par une peine de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.”
The complete record
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“Il se fonde sur l’article 100, relatif à la bonne tenue des débats. Notre rôle de parlementaires consiste aussi…”
“Non, 2025 ! (Mme Anchya Bamana brandit un exemplaire du plan « Mayotte 2025 : une ambition pour la République ».)”
“Vous serez à Barcelone ou ailleurs, mais en tout cas plus aux responsabilités ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous sommes favorables à l’alignement, c’est une évidence. Mayotte est un département français à part entière. Nous nous opposerons aux amendements n os 104 et 105 pour d’autres raisons – ils tendent à instaurer l’Aide médicale de l’État à Mayotte, ce qui aurait un effet très négatif, alors que nous souhaitons la supprimer dans tout le territoire national. Monsieur le ministre, comment voulez-vous que nous ayons confiance ? Comment voulez-vous que les Mahorais aient confiance ? Vous promettez une convergence en 2031, mais dans le document stratégique « Mayotte 2025, une ambition pour la République », que nous avons brandi à plusieurs reprises et que vous aviez présenté en grande pompe alors que vous étiez premier ministre, vous annonciez cette convergence pour 2025 !”
“En tout cas, les agents de la PAF ne votent pas pour LFI !”
“En ce qui concerne Mayotte, j’avais eu une discussion avec les services de l’éducation nationale – vous pourriez échanger avec eux sur ce sujet – et, là aussi, les chiffres des enfants scolarisés par rapport au nombre d’habitants recensés à Mayotte montraient que les chiffres de l’Insee n’étaient pas fiables. Cela allait du simple au double.”
“Les agents recenseurs ont regardé le nombre de téléphones portables connectés aux antennes, le nombre de kilos de riz consommés, etc. La vérité, c’est que, si on compare les estimations, on constate un écart de plusieurs dizaines de milliers d’habitants sur la seule commune, par exemple, de Saint-Laurent du Maroni. J’ai passé beaucoup de temps avec la maire de cette commune. Elle m’a montré ses calculs et ceux de l’Insee : l’incohérence entre le nombre d’enfants scolarisés et la population recensée était flagrante. L’Insee doit totalement revoir ses méthodes. Je vous l’ai dit, dans une commune de ma circonscription, on trouve un écart de plusieurs centaines d’habitants sur une commune qui en compte 16 000. Tant que vous n’admettrez pas les failles de l’Insee, vous n’avancerez pas.”
“On parle d’un recensement à Mayotte. Je rappelle que l’Insee demande aux collectivités de recruter ou de trouver des agents recenseurs. Certaines collectivités nomment, au sein de leur personnel, des agents recenseurs ou embauchent du personnel contractuel. Ensuite, la méthodologie est fixée par l’Insee, qui définit des Iris – îlots regroupés pour l’information statistique –, soit des secteurs donnés sur lesquels les agents recenseurs font leur travail. On peut bien y joindre des policiers municipaux ou des effectifs supplémentaires, mais si la méthode fixée par l’Insee n’est pas retravaillée, le résultat sera toujours le même. On a connu la même chose en Guyane, où l’Insee prétendait disposer d’une méthode qui lui était propre afin d’améliorer la qualité des données.”
“…peut-être pour ne pas trop gonfler les dotations globales de fonctionnement. (Mme. Béatrice Roullaud applaudit.)”
“Il y a des territoires ultramarins – en Guyane par exemple – où le recensement est très mal effectué, où l’Insee sort des chiffres ahurissants. Ce n’est pas le collègue guyanais en face de moi qui dira l’inverse. L’Insee ne sait pas – ou ne veut pas savoir – faire correctement un recensement. C’est le cas aussi en métropole. Dans certaines communes de moins de 20 000 habitants, dans ma circonscription, l’écart entre les chiffres donnés par l’Insee et la réalité est de l’ordre de plusieurs milliers de personnes. Il faut avoir conscience des failles de l’Insee. Cet amendement est une manière de souligner que l’Insee doit revoir sa façon de faire. Je ne sais pas si ce sont les méthodes de l’Insee qui sont à revoir ou si les consignes données à l’Insee visent à minorer volontairement le nombre d’habitants dans certains territoires…”
“…suivant lequel l’Insee opérerait un recensement exhaustif. Je salue ceux qui y travaillent et qui suivent nos débats, mais il faut pointer les lacunes de cet institut. L’Insee est-il capable de faire un recensement en l’état ? La réponse est non.”
“Il vise à mieux orienter le recensement évoqué à l’article 14, en garantissant qu’il sera effectué en priorité dans les secteurs de Mayotte où se concentrent la population étrangère et l’habitat informel. Le groupe Rassemblement national défend l’urgence d’effectuer un recensement de la population étrangère à Mayotte depuis la loi du 24 février 2025 d’urgence pour Mayotte, car c’est la condition sine qua non de tout projet de refondation de ce département français. En effet, toutes les mesures de reconstruction dont nous parlons dépendent de la jauge de population : il faut savoir si la puissance publique reconstruira pour 300 000, 400 000 ou 500 000 habitants. L’urgence requiert qu’on se concentre sur les populations étrangères, afin d’expulser au plus vite les personnes en situation irrégulière.”
“La vérité, c’est qu’il y a des élus locaux à Mayotte, qui connaissent leur territoire, qu’il y a des acteurs associatifs, qui sont engagés dans la coconstruction des contrats de ville et qu’il y a des services de l’État, qui savent également travailler avec les locaux sur ces sujets. Laissez-les tranquilles. Foutez-leur la paix !”
“Pourquoi ne pas faire confiance aux Mahorais et à leurs élus locaux ? Quel traumatisme, madame Voynet, avez-vous subi au cours de votre expérience à Mayotte ? Je ne suis malheureusement pas très étonné que vous souhaitiez décider de l’avenir des Mahorais à la place des élus locaux, qui sont chargés, avec l’État, de coconstruire des contrats de ville. Il faut arrêter tout de même avec cet état d’esprit et cesser de vouloir tout contrôler pour tout le monde. Ce sont sans doute les restes de votre expérience temporaire à Mayotte, les restes de cette époque où vous étiez directrice de l’agence régionale de santé, sachant que les méthodes de l’ARS peuvent consister à vouloir décider pour tout le monde sans prendre en compte les configurations locales.”
“Les députés du groupe Rassemblement national soutiendront cet article pour que chaque commune de Mayotte soit considérée comme un QPV. Cela nous paraît essentiel mais s’il n’y a pas les moyens en face, c’est-à-dire pas d’augmentation des crédits de fonctionnement et d’investissement, cette mesure n’aura aucun sens. Il y a néanmoins des raisons à classer l’ensemble de l’île en QPV : je pense aux exonérations fiscales, notamment s’agissant de la cotisation foncière des entreprises (CFE), et aux exonérations de cotisations sociales pour les créateurs d’entreprise, ainsi qu’aux accompagnements spécialisés pour différents programmes. Nous serons très vigilants, monsieur le ministre, notamment lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026 : nous ne lâcherons rien et nous vous rappellerons vos engagements.”
“Mlezi Maore ne vit que d’argent public et il faut savoir que les Mahorais sont très opposés à la présence du Groupe SOS sur leur territoire. Nombre d’entre eux travaillent pour Mlezi Maore mais ils ont honte de le dire, y compris à leurs familles. Ils le font parce qu’ils n’ont pas le choix et qu’il faut bien rapporter un salaire, mais ils ont honte ! Ils sont d’ailleurs beaucoup à refuser d’utiliser les voitures qui leur sont fournies, parce que les portières sont pourvues du logo de l’association : ils ne veulent pas que leurs voisins sachent qu’ils travaillent pour Mlezi Maore. Quand j’ai eu ses dirigeants en face de moi, ils m’ont fait un grand discours sur la dimension humanitaire de leur action à Mayotte ; je leur ai donc demandé quel était leur salaire.”
“Quand j’ai eu la chance, il y a quelques mois, d’aller à Mayotte dans le cadre d’une mission parlementaire, j’ai souhaité rencontrer les représentants de Mlezi Maore ; ils en ont été fort étonnés. J’ai voulu discuter avec eux en toute transparence, transparence dont leurs comptes et les subventions qu’ils touchent sont d’ailleurs un peu dépourvus.”
“Leurs dirigeants ont des salaires à cinq chiffres !”
“Ce dispositif faciliterait la gestion des projets en réduisant les risques de retard et de surcoût et garantirait une meilleure anticipation des contraintes locales, notamment celles liées à la reconstruction post-cyclone Chido. En ouvrant l’accès des marchés publics aux PME mahoraises, il constituerait aussi un levier précieux pour l’économie locale, dynamisant ainsi le tissu économique de l’île. En conclusion, je rappelle à toutes fins utiles que, si le système scolaire est engorgé à Mayotte, c’est aussi en raison de la submersion migratoire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Pour ne rien arranger, Mayotte est la seule académie sans aucune résidence universitaire du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) alors que la jeunesse mahoraise, majoritairement boursière, a besoin de logements adaptés. Cette situation démographique exceptionnelle et la croissance rapide de la population étudiante exigent des réponses à la hauteur des enjeux. Le manque d’ingénierie publique locale et les ressources limitées en maîtrise d’ouvrage rendent les contrats globaux de conception-réalisation d’autant plus pertinents pour accélérer les projets. Face à cette urgence, il est indispensable d’assouplir les procédures en matière de construction scolaire par la prorogation et l’extension de ces marchés globaux.”
“Cet article contient une mesure de bon sens, défendue par notre collègue Anchya Bamana, députée de Mayotte, et par le Rassemblement national, pour apporter une réponse urgente face à une réalité incontournable à Mayotte : les besoins criants en infrastructures scolaires et d’enseignement supérieur. En quinze ans, les effectifs scolaires ont plus que doublé, saturant les établissements existants qui fonctionnent désormais en surcapacité. Selon l’Insee, le second degré devrait accueillir plus de 8 700 élèves d’ici à 2030. Du côté de l’enseignement supérieur, Mayotte compte déjà 3 000 étudiants, dont plus de 2 200 à l’université de Mayotte, avec une forte croissance en perspective.”
“Je le formule sur le fondement de l’article 100, relatif à la bonne tenue de nos débats. Le groupe Rassemblement national demande une suspension de séance, jusqu’à ce que le vote par scrutin public fonctionne de nouveau. La panne actuelle empêche certains collègues de voter par délégation.”
“Si vous perdez des votes, c’est parce que, comme les Républicains, vous n’êtes pas là ! Vous n’en avez rien à faire, des Mahorais… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes RN et UDR applaudissent ce dernier.)”
“Regardez vos bancs ! Chez les macronistes, il n’y a personne. Vous êtes absents.”
“Notre collègue macroniste sous-entend que nous voudrions cacher nos votes au motif qu’ils seraient incohérents avec notre discours. Si nous demandons des scrutins publics, c’est bien parce que nous assumons nos positions et que nous sommes cohérents dans notre défense de Mayotte ! Nous, députés du Rassemblement national, sommes les porte-parole des Mahorais. (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC. – M. Charles Sitzenstuhl et Mme Estelle Youssouffa s’exclament également.) Contrairement à vous, nous nous préoccupons d’eux depuis bien longtemps.”
“Où sont vos collègues ? Bossez un peu, fainéants !”
“La défiance est telle chez les Mahorais qu’ils s’opposent vigoureusement au dispositif prévu à l’article 19 : ils savent ce dont vous êtes capables, ils savent que vous les méprisez. Le rapporteur général a pris l’exemple de l’hôtel de police de Mamoudzou, dont la construction serait impossible sans cet article : un mensonge de plus ! Cela fait quinze ans que ce projet est annoncé. Le terrain a été identifié et cédé à l’État par la mairie. Si le projet ne se réalise toujours pas, c’est uniquement parce que l’État n’a jamais débloqué le financement nécessaire. Arrêtez donc de mentir ! Il faut un budget pour Mayotte, pour construire et pour reconstruire. Nous ne vous donnerons pas un chèque en blanc. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Monsieur le ministre, chers collègues, arrêtez les mensonges ! Depuis des années, les Mahorais sont méprisés et oubliés. Vous et vos prédécesseurs leur avez fait énormément de promesses, mais elles n’ont jamais été tenues. Vous dites qu’il faut reconstruire Mayotte, mais il faut tout simplement la construire. Non, la suppression de cet article n’empêchera pas la construction ou la reconstruction de Mayotte. L’avenir de l’île ne peut être envisagé sans qu’on y associe les Mahorais. Nous ne pouvons pas donner un chèque en blanc au gouvernement alors que vous n’avez jamais tenu vos promesses, monsieur le ministre – avant d’occuper cette fonction, vous avez eu d’autres responsabilités. Le droit commun permet déjà d’agir, de construire, d’exproprier, dans le respect de chacun.”
“Si les personnes vivant dans un bidonville sont en situation irrégulière, la solution est l’expulsion ; si elles sont en situation régulière, la solution est de procéder à un accompagnement social et à des efforts budgétaires auxquels la France doit consentir pour offrir un logement à l’ensemble de ses compatriotes. Je vous renvoie d’ailleurs à vos contradictions. Lorsque le Rassemblement national a proposé des amendements au projet de loi de finances portant sur la mission Outre-mer visant à augmenter considérablement les moyens alloués à la nécessaire construction de logements dans l’ensemble de nos territoires ultramarins, vous ne les avez pas votés avec nous ; par sectarisme, vous avez préféré les rejeter. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le rapporteur pour avis l’a évoqué, mon amendement vise à supprimer le critère de gravité des risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique. S’il y a de l’insécurité, s’il y a un manque de salubrité et tranquillité publique, cela suffit : pas besoin que ce soit « grave » ! En maintenant ce terme, vous donnez au juge la possibilité de l’interpréter, ouvrant la voie à de nombreux contentieux. Par ailleurs, pour répondre aux collègues qui prennent la parole à propos des solutions à apporter au mal logement – phénomène que personne ne nie –, je soulignerai que deux solutions se présentent.”
“Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd. La situation à Mayotte nécessite des mesures fortes. C’est une réalité : les bidonvilles et les bangas sont source d’insécurité et de maladies. Il n’est pas admissible qu’en 2025, en France, vous laissiez des gens, qu’ils soient en situation régulière ou non, vivre dans une telle indignité. Si vous ne prenez pas de mesures fortes, nous resterons enfermés dans un cercle sans fin, car les bangas poussent très vite. Je l’ai vu à Mayotte comme en Guyane : vous pouvez détruire un bidonville et le retrouver trois fois plus grand quelques jours après. Ce problème est évidemment lié à celui de l’immigration, puisque la plupart des habitants des bidonvilles sont des personnes en situation irrégulière : tant que vous ne le réglerez pas, vous continuerez à entretenir l’immigration irrégulière.”
“« À Mayotte, si les circonstances font craindre des troubles graves à l’ordre public résultant de violences commises sous la menace ou avec usage d’une arme, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Mamoudzou, saisi d’une demande motivée du représentant de l’État dans le département, peut, par une ordonnance écrite et motivée et après avis du procureur de la République, autoriser la visite de tout lieu lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il est fréquenté par une personne susceptible de participer à ces troubles » : voilà la mesure précise qui figurait dans notre amendement, contre lequel vous avez voté. Et il en reste une trace, puisqu’il a fait l’objet d’un scrutin public. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Non, on les a votés. Il faut suivre. Ils ont même fait l’objet, pour votre malheur, d’un scrutin public. Monsieur Gosselin, vous racontez tout et n’importe quoi ! Nous avons voté pour et vous avez voté contre la mesure que vous souhaitiez réintroduire. Soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous vous êtes mélangé les pinceaux.”
“On ne peut pas tout entendre : il va falloir tout de même rétablir quelques vérités. Le Rassemblement national a voté pour l’amendement n o 279, qui proposait une réécriture de l’article 11. En revanche, nous avons voté contre les sous-amendements, proposés par les collègues de gauche. In fine , vous aviez toujours la possibilité de voter les amendements de rétablissement de nos deux collègues mahoraises, à savoir les amendements n os 315 de Mme Youssouffa et 452 de Mme Bamana, qui reprenaient les mêmes dispositions.”
“Certaines plages, pourtant magnifiques, ne sont plus recommandées et seulement fréquentées en groupe. Dans un tel contexte, cet article est important car il offre un cadre légal et clair au préfet pour retirer les armes en circulation et protéger la population. Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs rappelé qu’il appartient au législateur d’assurer la conciliation entre les libertés constitutionnelles et la prévention des atteintes à l’ordre public, un objectif également de valeur constitutionnelle. L’article parvient à cet équilibre.”
“Cet article permet d’introduire une mesure contribuant à la prévention des troubles à l’ordre public en lien avec l’usage d’armes dans un contexte sécuritaire particulier. La situation à Mayotte est en effet dramatique : 5 000 faits de délinquance ont été constatés en seulement neuf mois en 2024 et, au total, 618 vols avec armes ont été recensés cette même année, soit une hausse moyenne annuelle de près de 10 %, comme les années précédentes. La société mahoraise est plongée dans un climat généralisé de peur. La nuit, nombreux sont ceux qui ne sortent plus, terrorisés qu’ils sont par les délinquants qui ont investi l’espace public – ce n’est pas Mme Voynet ici présente qui me contredira : elle sait bien qu’à Mamoudzou, les habitants ont pris l’habitude de rentrer chez eux dès la tombée de la nuit pour ne plus en sortir.”
“Mayotte est une zone très faiblement bancarisée qui utilise massivement les espèces. La lutte contre les flux financiers clandestins est un levier : cet article impose aux établissements financiers de vérifier la régularité du séjour avant tout transfert de fonds à l’étranger. Il s’agit d’empêcher ainsi le financement des réseaux illégaux et le blanchiment d’argent. Bloquer la transmission de fonds en l’absence de présentation d’un justificatif de la régularité du séjour est une mesure de bon sens : on a du mal à comprendre les raisons pour lesquelles la gauche souhaite la supprimer. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)”
“En 2024, 22 454 irréguliers ont été interpellés et dix-sept filières démantelées. Je salue ici le travail extrêmement difficile des forces de l’ordre, notamment celui de la police aux frontières.”
“Il vise à rétablir l’article 9 du présent projet de loi, supprimé en commission. Rappelons que Mayotte compte officiellement 321 000 habitants dont 60 000 en situation irrégulière ; encore ces chiffres sont-ils notoirement sous-estimés. La moitié de la population est étrangère ; la présence massive d’irréguliers nourrit une économie parallèle marquée par le travail clandestin, les fraudes et des flux financiers illégaux vers les Comores qui alimentent les filières de passeurs et les trafics.”
“Contrairement à ce que vous affirmez, madame Faucillon, cela ne posera pas de problème aux personnes ayant formé un recours puisque, pendant la durée d’instruction de celui-ci, elles pourront continuer à percevoir la prestation. Cette disposition n’est pas démagogique ; elle est utile pour que l’argent public soit bien dépensé et que la fraude cesse. Pour répondre à la collègue qui nous a accusés (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP) , je rappelle que si le programme de La France insoumise prévoyait la taxation des superprofits, le groupe a refusé de la voter lorsque le Rassemblement national l’a proposée dans cet hémicycle. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Je reprends. Chers collègues de l’extrême gauche, vous pouvez être pro-immigration sans pour autant combattre des mesures de bon sens. Il s’agit en l’espèce d’une mesure qui permettrait de lutter contre les fraudes, d’empêcher des personnes, en particulier celles sous OQTF – obligation de quitter le territoire français – ou en passe de l’être, de percevoir indûment des prestations sociales. C’est d’autant plus important que, dans le même temps, beaucoup de Français peinent à boucler leurs fins de mois et aimeraient profiter de cet argent qui va à des personnes qui n’y ont pas droit. Que le préfet prévienne les organismes compétents du retrait de titres de séjour, cela me paraît normal.”
“Je reprendrai lorsque notre collègue hystérique en aura terminé.”
“Tout le monde le sait, les patriotes du Rassemblement national ont une vision de l’immigration littéralement différente de celle de l’extrême gauche. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Protestations sur les bancs du groupe RN.)”
“Or que fait la gauche ? Elle a déposé des amendements de suppression de l’article, préférant ainsi défendre coûte que coûte une immigration incontrôlée – dont on connaît les conséquences dramatiques sur les services publics. Nous parlons ici de personnes qui ont perdu le droit de séjourner à Mayotte et qui continuent de percevoir des prestations sociales de manière illégale, alors qu’elles devraient être retournées dans leur pays d’origine. Il faut le dire haut et fort : la gauche cherche ni plus ni moins à faire obstacle à l’application du droit. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Malgré la privation de leurs droits de séjour, des étrangers qui sont désormais en situation irrégulière continuent de bénéficier de la solidarité nationale tandis que beaucoup de Français renoncent à se soigner faute de moyens et peinent à boucler les fins de mois. Cet article prévoit une mesure de bon sens pour Mayotte : le préfet sera tenu d’informer certains organismes de sécurité sociale ainsi que l’opérateur France Travail de toutes les décisions de refus de séjour, de retrait d’un titre ou d’un document de séjour ou d’expulsion. Le Rassemblement national considère que les Français doivent être prioritaires et que l’argent du contribuable ne saurait servir à entretenir l’immigration irrégulière. La sécurité sociale et France Travail sont d’abord là pour verser des prestations à ceux qui y ont droit.”
“Vous répétez « Il faut, il faut, il faut », mais les Français attendent que vous agissiez. Vous êtes tous aux responsabilités depuis plusieurs décennies, votre gouvernement est composé de vieux politiques allant du Parti socialiste aux LR, vous êtes… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés des groupes RN et UDR applaudissent ce dernier.)”
“Quand augmenterez-vous significativement les effectifs et les moyens ? Quand le gouvernement macroniste auquel vous appartenez aura-t-il enfin le courage de renforcer la réponse pénale ? C’est ce que souhaitent les Français et c’est ce que propose le Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“La spirale meurtrière ne faiblit pas, la jeunesse est décimée, des familles sont brisées et l’État regarde sans agir. Le syndicat de policiers Unité 971 tire la sonnette d’alarme : vingt-cinq postes de la police judiciaire sont vacants, et le manque d’effectifs est global. Alors mes questions sont simples : monsieur le ministre de l’intérieur, quand cesserez-vous d’être le ministre de la parole pour devenir ce que les Français attendent, c’est-à-dire un ministre qui agit ? Quand déploierez-vous un véritable plan d’urgence pour la sécurité en Guadeloupe ? Assumez-vous encore d’être membre d’un gouvernement macroniste qui a rejeté l’amendement du groupe RN inscrivant dans le dernier projet de loi de finances un fonds de sécurité de 30 millions d’euros dédié à la Guadeloupe ?”
“N’entendez-vous pas le bruit sourd des armes qui résonne aux Antilles, le fracas des balles qui fauchent des vies chaque semaine en Guadeloupe ? Meurtres, fusillades, rackets, violences, c’est le quotidien des habitants. Pendant ce temps-là, la République semble avoir déserté. En 2024, 23 768 crimes et délits ont été recensés pour 384 000 habitants. Les tentatives de meurtre ont bondi de 27 %, les coups et blessures volontaires de 10 %, les violences sexuelles de 20 %, et les vols à main armée de 10 %. La Guadeloupe est devenue le sixième département le plus dangereux de France. La situation ne cesse de s’aggraver. Au cours des six derniers mois, on dénombre vingt-huit homicides, soit presque autant que sur toute l’année 2024 ! Le dernier date d’avant-hier. L’avant-dernier remonte au 4 juin ; la victime était un adolescent de 13 ans.”
“Je me fais aujourd’hui le porte-parole de nos compatriotes de Guadeloupe.”