Roland Lescure
EPR · France
“Ce qui s’est passé est absolument exceptionnel. Nous avons tous vu les images, mais vous l’avez vécu puisque c’est chez vous : de véritables boules de pétanque qui tombaient et causaient des dommages très importants aux habitations, aux véhicules, aux entreprises ou aux récoltes – je pense notamment au vin et je crains que l’Ardèche n’ait…”
“Il doit tout d’abord assurer la reconversion des employés dans d’autres sites ou prévoir des procédures de reconversion locale pour ceux qui ne sont pas mobiles de sorte qu’ils puissent trouver un emploi. Il doit ensuite trouver des repreneurs pour les usines.”
“Constance des questions, constance des réponses ! Vous pouvez me poser cent fois la question, je vous ferai cent fois la même réponse (Exclamations sur les bancs du groupe RN) : une baisse de TVA sur l’essence coûte une fortune, c’est une mesure inefficace – une partie de la baisse ne se répercute pas sur les prix, ce qu’ont montré les ét…”
“Legrand a en effet annoncé, il y a quelques semaines, la fermeture de quatre sites, à Lagord, mais aussi à Châlus, Confolens et Pont-en-Royans.”
“Un accompagnement sera prévu, le salaire maintenu et une aide à la mobilité géographique sera accordée. L’employeur devra bien entendu respecter son obligation de formation et d’adaptation.”
“Le défi majeur, c’est l’expertise : l’expert doit intervenir très vite pour évaluer les dégâts et les assureurs doivent ensuite être au rendez-vous. J’ai moi-même appelé la Fédération nationale des assureurs, qui s’est engagée à aller vite.”
The complete record
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“Pendant près d’une décennie, la baisse des taux d’intérêt nous a permis de financer à bas coût l’augmentation de notre stock de dette. Cette période est révolue : depuis 2021, la normalisation des conditions de financement change radicalement la donne pour notre trajectoire budgétaire. La charge de la dette, qui augmente d’environ 10 milliards d’euros par an, est devenue pour l’État un poste de dépense important : selon les prévisions révisées, elle représentera en 2026 64 milliards, soit le double du budget du ministère de l’intérieur et davantage – c’est une première – que celui de l’éducation nationale. Il est fondamental de poursuivre la consolidation budgétaire : nous réitérons notre engagement et notre volonté de faire passer le déficit sous la barre des 3 % en 2029.”
“Par ailleurs, nous sommes entrés dans cette crise avec une amélioration notable, bien qu’insuffisante, du déficit public, ramené l’année dernière, par une gestion rigoureuse de nos finances publiques, à 5,1 % du PIB contre 5,8 % en 2024. Le taux de croissance de la dépense primaire nette, c’est-à-dire l’indicateur de suivi européen qui correspond aux dépenses publiques effectivement pilotées par l’État, hors intérêts de la dette, dépenses conjoncturelles et exceptionnelles, mesures nouvelles en prélèvements obligatoires, s’élevait en 2025 à 0,8 %, niveau conforme à la recommandation du Conseil européen. Ces résultats sont encourageants, mais ne doivent en aucun cas ralentir nos efforts : nous devons continuer de réduire notre déficit, qui reste trop élevé.”
“Comme nous nous y étions engagés, nous avons saisi au sujet de nos prévisions le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), lequel, dans son avis, publié le 22 avril, a estimé cohérent le scénario économique actualisé du gouvernement pour 2026. La situation restant très incertaine, il convient néanmoins de prendre ces chiffres avec précaution ; si le cessez-le-feu qui dure depuis le 8 avril s’est traduit par une baisse – à peu près de 20 centimes par litre de gazole – des prix à la pompe, il demeure fragile et, pour le moment, n’a pas véritablement conduit à une réouverture du détroit. Avec le président de la République et l’ensemble des membres du gouvernement, nous mobilisons pleinement la présidence française du G7 pour élaborer des réponses à ce conflit et réduire autant que possible ses conséquences économiques.”
“Notre prévision d’inflation en 2026, elle aussi, a été révisée : 1,9 % en moyenne, soit 0,6 point de plus, en raison de la hausse des prix des hydrocarbures, que selon la loi de finances. Ces prévisions sont fondées sur deux hypothèses importantes, dont nous suivrons de près le devenir dans les semaines qui viennent : d’une part les anticipations de marché à la date du 23 mars – un prix du baril qui se maintiendrait autour de 100 dollars jusqu’à la fin du deuxième trimestre et se stabiliserait autour de 80 dollars d’ici à la fin de l’année –, d’autre part le scénario d’une détente progressive et d’une réouverture du détroit d’Ormuz.”
“Par rapport à ce texte, notre prévision de croissance est ainsi revue à 0,9 %, soit 0,1 point de moins : cela s’explique par l’affaiblissement de la demande intérieure privée – consommation des ménages et investissement privé – du fait de la hausse de l’inflation et d’un regain d’incertitude que nous espérons temporaire. Il s’agit là d’une révision minime en comparaison d’autres pays, dont la consommation énergétique dépend davantage que la nôtre des importations en provenance du Moyen-Orient : l’Allemagne a divisé par deux – 0,5 % au lieu de 1 % – sa prévision de croissance pour 2026, l’Italie s’attend à 0,6 %. Pour la France, une croissance de 0,9 % en 2026 équivaut aux prédictions de la Banque de France, du Fonds monétaire international (FMI) et du consensus des économistes privés.”
“Nous sommes entrés dans cette crise avec une économie résiliente : 0,9 % de croissance du PIB – soit davantage que le chiffre attendu, 0,7 % – en 2025, une inflation également de 0,9 % contre 1,7 % en Italie et 2,3 % en Allemagne, des signaux conjoncturels positifs au début du premier trimestre 2026. Si la crise n’était pas intervenue, sans doute aurions-nous été amenés à revoir à la hausse nos prévisions de croissance pour cette année. En outre, nous y sommes entrés mieux préparés, moins exposés que nos voisins, grâce à un mix énergétique souverain et plus décarboné. Cette crise a cependant entraîné une dégradation de la situation économique mondiale, qui nous conduit à revoir les prévisions macroéconomiques figurant dans la loi de finances pour 2026.”
“Ce ne sont pas là de vains mots ; l’équilibre entre redressement de nos finances publiques et préservation de la croissance résulte d’une équation délicate, à laquelle nous devons tous nous attacher. La plupart des jalons évoqués au sein de ce programme à moyen terme sont d’ores et déjà atteints : revues des dépenses, projet de loi de simplification adopté la semaine dernière dans cet hémicycle, loi relative à l’industrie verte, accélération de l’exploitation des énergies renouvelables, plan France 2030, etc. D’autres mesures sont en bonne voie. Visant, je le répète, à préserver la croissance, la trajectoire des finances publiques doit être d’autant plus surveillée que la crise énergétique qui touche le monde entier a un impact sur notre économie, la croissance, l’inflation, mais aussi, évidemment, sur le déficit et la dette publics.”
“Juste avant cette séance, nous étions aux côtés du ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, devant la commission des finances, pour présenter le rapport d’avancement annuel (RAA) 2026 : je suis heureux de poursuivre cet échange avec vous dans un cadre plus large. Vous le savez, ce rapport, qui permet de suivre et d’évaluer l’exécution du plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT), constitue un point d’étape dans la mise en œuvre de notre trajectoire pluriannuelle de finances publiques. Cette trajectoire repose sur un ajustement en sept ans, afin de lisser l’effort budgétaire dans le temps et de préserver une politique économique ambitieuse au service de la compétitivité, l’emploi, l’investissement, la croissance.”
“Tel est évidemment le message que nous souhaitons faire passer dans l’ensemble de l’écosystème : achetons européen, protégeons-nous en Européens, et faisons en sorte, ensemble, d’être plus forts !”
“En effet, la meilleure façon de nous protéger est de nous protéger collectivement, non seulement en Français, mais en Européens.”
“Au moyen terme viennent les aspects réglementaires et législatifs. Je suis en mesure d’annoncer que le nouvel examen du projet de loi dit résilience sera inscrit à l’ordre du jour du Parlement en juillet. Enfin, à long terme, la préférence européenne ne doit pas concerner que des entreprises industrielles qui œuvrent dans l’énergie ou les engrais. Elle doit aussi s’appliquer aux entreprises de cybersécurité.”
“Je vous remercie pour votre question qui me permet à nouveau de sensibiliser l’ensemble des acteurs économiques, publics ou privés, à un risque nouveau et énorme – existentiel même pour certaines sociétés – contre lequel les petites et moyennes entreprises sont insuffisamment préparées. Elle me permet aussi de rappeler que toute victime d’une cyberattaque doit absolument porter plainte, de telle sorte que le dossier soit instruit et qu’on puisse, si possible, trouver et punir les coupables. Comme vous le demandez, il faut agir à la fois à court, moyen et long termes. À court terme, ma collègue Anne Le Hénanff a convoqué vendredi dernier à Bercy l’instance stratégique de sécurité numérique, pour que chaque administration, déjà victime ou non, mette en place un plan d’amélioration de sa sécurité informatique.”
“En revanche, vous devriez reconnaître que nous avons tout fait pour accompagner les salariés, le territoire et le site industriel sur les voies de la reprise.”
“LAT Nitrogen s’est engagée à mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l’emploi exemplaire, intégralement financé et négocié de manière loyale avec les partenaires sociaux. Si vous leur avez parlé, ils vous l’ont sans doute dit. Il comprend des mesures renforcées d’accompagnement et de reclassement des salariés. L’entreprise s’inscrit également dans une démarche sérieuse de réindustrialisation du site, contribution essentielle à la revitalisation du territoire que vous représentez. Enfin, elle a pris l’engagement de sécuriser le site et de le remettre en état. Je ne peux donc pas vous laisser avancer que l’État ne fait rien, qu’il laisse tomber ce territoire. Je suis d’accord avec vous pour dire que toute fermeture d’une entreprise est une catastrophe.”
“Je vous remercie pour votre question qui va me permettre d’évoquer une situation difficile. Sur les trois usines de Borealis reprises par le groupe tchèque Agrofert il y a un peu plus de trois ans, deux se développent mais, malheureusement, la troisième va devoir fermer. Le site de Grandpuits avait des problèmes de compétitivité, mais je suis particulièrement triste et déçu de sa fermeture à un moment où le monde risque de manquer d’engrais. Cette situation doit nous conduire à nous interroger sur nos politiques de souveraineté dans ce secteur. Toutefois, je ne peux pas vous laisser dire que l’État ne fait rien. Sébastien Martin, le ministre délégué à l’industrie, en première ligne, a négocié avec Agrofert pour s’assurer que tous les salariés soient aussi bien traités que possible lors de cette fermeture.”
“Enfin, comme le premier ministre et la porte-parole du gouvernement l’ont dit, nous n’échapperons pas au cours des prochains mois à un débat, dans cet hémicycle, sur celles et ceux qui auraient profité plus que d’autres de cette crise, dont je répète qu’elle va coûter de l’argent à tout le monde.”
“Voilà comment nous faisons face au contexte. D’abord, nous rencontrons les filières concernées. Mon collègue Serge Papin, chargé des petites et des moyennes entreprises, retenu au Sénat, m’a chargé d’annoncer qu’il réunirait à nouveau la filière du bâtiment et des travaux publics dès cette semaine à Bercy pour évoquer avec elle les réponses à apporter à la situation. Ensuite, nous nous assurons que les donneurs d’ordres, publics ou privés, payent rubis sur l’ongle leurs factures. Les sociétés qui s’estiment victimes d’abus doivent dans un premier temps contacter le médiateur des entreprises, que nous avons mobilisé, avant l’éventuelle intervention de la DGCCRF que vous avez évoquée.”
“Je vous remercie pour cette question qui, contrairement à d’autres (Exclamations sur les bancs des groupes RN et SOC), met bien en perspective les conséquences pour le tissu entrepreneurial français d’une crise internationale à laquelle nous devons faire face ensemble. Nous devons nous assurer que les coûts de ce choc sont équitablement partagés. Or, vous l’avez dit, les petites et moyennes entreprises du secteur du bâtiment sont en quelque sorte victimes d’une double peine. Non seulement elles sont exposées à la hausse du prix des carburants, comme nous tous, mais, de plus, elles sont souvent dans une position assez faible dans leurs négociations avec certains grands donneurs d’ordre, publics ou privés, qui ont tendance à exagérer un peu.”
“L’État a aussi commencé à agir dans les secteurs les plus exposés, avec des mesures de trésorerie, là encore, et une réflexion destinée à se poursuivre. Dernier point, la souveraineté européenne : l’indépendance de la capacité de production française et européenne, le choisir européen, l’accélérateur industriel annoncé. Il faut faire en sorte que l’on préfère l’Europe dans les marchés publics, dans l’ensemble de nos chaînes d’approvisionnement. La préférence européenne s’est enfin fait jour dans les mots ; elle doit passer dans les actes.”
“Dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, nous voulons passer à 40 %, entre autres grâce à l’électrification des usages dans les petites, moyennes et grandes entreprises. De l’artisan boulanger à l’aciériste de Dunkerque, nous devons électrifier : nous serons ainsi plus souverains, plus décarbonés, mieux protégés des chocs. À très court terme, la réponse réside dans la solidarité entre filières. Nous avons instauré des réunions régulières avec toutes les filières. France Industrie réalise un travail exceptionnel pour faire en sorte que les filières industrielles clientes les unes des autres, comme la chimie et la plasturgie, communiquent entre elles. Nous avons engagé une démarche proactive du Médiateur des entreprises afin de faciliter le règlement des problèmes de trésorerie.”
“Merci de votre question, monsieur le président. Vous avez bien résumé l’enjeu économique majeur de cette crise, qui depuis quelques jours est entrée dans une nouvelle phase : même si le conflit venait à s’interrompre plus tôt que prévu, elle aurait, du fait des dommages désormais subis par les infrastructures énergétiques, des conséquences durables, notamment pour les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie, en particulier des énergies fossiles. Nous pouvons apporter trois réponses. Tout d’abord, à long terme, il nous faut continuer de décarboner, d’électrifier notre industrie. Dans les années 1970, nous dépendions à 90 % des hydrocarbures ; aujourd’hui, à 60 %.”
“Le groupe étant placé en redressement judiciaire, il nous reste plusieurs semaines pour y arriver. Si les repreneurs sont sérieux et solides, nous les accompagnerons dans la reprise des activités. Si ce n’est pas le cas, l’avenir des salariés sera au cœur de nos préoccupations et nous les suivrons de très près – ce sera notamment la tâche du ministre du travail et des solidarités.”
“Le groupe Ziegler est un groupe belge d’environ 3 200 salariés, dont près de la moitié travaille en France. Les difficultés qu’il traverse ont donc un impact considérable. Elles touchent notamment le site de Saint-Martin-des-Entrées, près de chez vous, mais aussi des sites dans d’autres circonscriptions. Ces difficultés ne datent malheureusement pas de la crise actuelle dans le Golfe. Le groupe est placé en procédure de redressement judiciaire, comme vous l’avez rappelé. Nous suivons la situation de très près, avec Sébastien Martin à mes côtés, ainsi qu’avec Philippe Tabarot et Jean-Pierre Farandou. Nous avons trois priorités. Il faut avant tout trouver un – de préférence – ou des repreneurs pour ces sites industriels et logistiques, dont certains, comme celui de Saint-Martin-des-Entrées, sont très modernes.”
“…à chercher de l’argent là où il n’y en a pas. Face à un choc fort, nous devons réagir ensemble, non pas nous diviser !”
“Comme M. Tanguy, vous cherchez vous aussi des coupables partout ! Nous sommes malheureusement confrontés à un choc face auquel nous allons devoir nous serrer les coudes. Je vous connais : vous passerez les semaines qui viennent à nous diviser (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR) ,…”
“Une baisse des impôts ne ferait pas revenir ces 20 % de pétrole en moins.”
“Il est vrai que nous assumons le choix de mesures ciblées, concentrées sur les secteurs en première ligne : les marins-pêcheurs, les agriculteurs, les compagnies de transport routier – la hausse du gazole se répercute directement sur leurs coûts. Voilà l’objet des mesures annoncées par le premier ministre, que nous prenons pour accompagner la trésorerie de ces entreprises. La meilleure manière de lutter contre ce choc exogène est de le traiter à la racine : s’assurer, grâce à des politiques de désescalade, que la France fait partie de celles et ceux qui cherchent et trouvent des solutions pour rouvrir le détroit d’Ormuz.”
“Voilà les deux mamelles de vos recettes éculées, que nous avons déjà essayées. Je l’ai dit : nous avons traversé une dizaine de chocs pétroliers depuis cinquante ans, jamais l’État ne s’est enrichi, cela lui a malheureusement coûté. Sinon, il s’agirait d’une recette magique que nous aurions – pourquoi pas – envisagé d’appliquer. Vous savez qu’en réalité, face à tous les chocs pétroliers, le volume de la consommation baisse, l’ensemble des recettes d’impôts diminue et les dépenses sociales augmentent. Nous devrons malheureusement y faire face. Par ailleurs, les recettes que vous proposez, qui coûtent des milliards, bénéficieront à tout le monde, y compris à celles et à ceux qui n’en ont pas besoin.”
“…sur la crise et ses effets sur les finances publiques. Dès le 21 avril… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur.)”
“Si vous souhaitez avoir des précisions sur mes déclarations, ainsi que sur la stratégie internationale que la France anime pour surmonter cette crise, n’hésitez pas ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) En attendant, je le répète, nous n’avons rien à cacher. J’en profite pour annoncer que le ministre des comptes publics, David Amiel, créera dans les prochains jours un observatoire (« Ah ! » et rires sur les bancs du groupe RN) …”
“Monsieur Tanguy, nous n’avons rien à cacher, rien ! (Rires sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Vous évoquez les certificats d’économie d’énergie. La ministre de l’énergie aura l’occasion d’y revenir, mais il s’agit d’une stratégie qui, en aucun cas, n’enrichit l’État ; elle permet d’électrifier la France et d’instaurer une écologie sociale. Vous n’êtes ni écologique ni social, donc vous êtes contre ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) Ces certificats ont permis de financer 100 000 véhicules électriques, 300 000 pompes à chaleur, et la rénovation de dizaines de milliers de logements par des artisans bien de chez nous. Arrêtez de dire n’importe quoi ! (Mêmes mouvements.) Nous faisons face à un choc extérieur majeur, que nous devons affronter ensemble, en évitant de nous diviser ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et DR ainsi que sur quelques bancs du groupe Dem.)”
“Aucun baril ni aucun litre issu de ces stocks ne quitte la France. C’est normal, et je ne sais pas où vous êtes allé chercher ça !”
“Une fois de plus, vous racontez n’importe quoi ! D’abord, selon vous, l’État s’en mettrait plein les poches depuis 1975. Or, que ce soit en 1975, en 1979, en 1990, en 2003, en 2007 ou en 2022, et comme ce sera le cas en 2026, un choc pétrolier n’est pas une bonne nouvelle pour les comptes de l’État. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) En effet, cela conduit à une hausse des dépenses sociales sans que les impôts augmentent. Ensuite, vous évoquez des stocks qui seraient envoyés à l’étranger. Or nous validons, avec la ministre de l’énergie, toutes les demandes d’utilisation des stocks stratégiques.”
“Décidément, il y a des choses ne changent pas : quand vous prenez la parole, c’est un mélange d’imperfections, d’inexactitudes, de mensonges et de tentatives de division. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Ce n’est pas pour cela que nous avons pris cette décision !”
“…dont nous nous occupons, pendant que vous glosez ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR sur lesquels Mme Sandra Marsaud manifeste vivement son enthousiasme. – Vives exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“Arrêtez avec Emmanuel Macron : il n’est pas responsable de l’avenir de cette entreprise,…”
“En tout cas, l’État sera prêt à accompagner cette entreprise dans le cadre d’un processus de reprise, comme il l’est pour toutes les filiales du groupe.”
“J’en viens à la situation d’Hachette et Driout. Vous le savez, l’entreprise a été rachetée par ACI il y a un peu plus d’un an et, vous le savez aussi, ACI est en redressement judiciaire depuis quelques mois. Nous suivons la situation de toutes les filiales de ce groupe, en portant une attention particulière à l’industrie et à l’usine que vous mentionnez, car cette usine fournit notamment l’industrie de l’armement. Une audience importante a lieu aujourd’hui – vous le savez aussi, du moins je l’espère – : le tribunal aura à se prononcer sur une offre de reprise garantissant les emplois de plus de la moitié des salariés, dont nous espérons qu’elle aboutira. Je n’interviens évidemment pas dans les décisions de justice, je ne peux donc répondre à votre question aujourd’hui.”
“En réalité, depuis neuf ans, nous avons recréé de l’emploi industriel en France, nous avons ouvert plus d’usines qu’il ne s’en fermait, même si, malheureusement, il reste des situations difficiles, dont celle-là, sur laquelle je vais vous répondre. (Mêmes mouvements.) Mais vous devriez avoir honte d’utiliser la détresse de salariés pour raconter n’importe quoi ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – Les exclamations s’amplifient sur les bancs du groupe RN . )”
“Franchement, utiliser les difficultés de certains salariés – sur lesquelles je vais revenir – pour raconter, une fois de plus, n’importe quoi et mentir à propos des chiffres macroéconomiques, ce n’est pas au niveau ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“On va leur mettre la pression, mais je vous répète que la moitié des prix est plafonnée en Guyane, comme dans les autres territoires d’outre-mer.”
“Je vous ai dit que si on supprimait le dispositif des C2E, on supprimerait aussi les subventions que j’ai évoquées et dont bénéficient un certain nombre de nos compatriotes des territoires d’outre-mer. Par ailleurs, les estimations proviennent des distributeurs, lesquels ont beau jeu de répercuter les hausses de manière mécanique.”
“Si on supprime demain le bénéfice des C2E et le dispositif limitant leur impact sur les prix, ces dispositifs qui permettent à nos compatriotes d’outre-mer de bénéficier, eux aussi, des économies d’énergie disparaîtront.”
“Deuxièmement, les territoires d’outre-mer bénéficient de mesures d’accompagnement plus importantes qu’en métropole : la consommation d’énergie des territoires d’outre-mer représente 1 % de la consommation nationale, alors que le montant des C2E dédiés aux départements et aux territoires d’outre-mer en représente 2 %. C’est une prime dont bénéficient tous les habitants des territoires d’outre-mer lorsqu’ils répondent aux critères indiqués. En pratique, cela veut dire que des isolations de combles ou de toitures, des raccordements à des réseaux de froid ou encore l’installation de climatiseurs de qualité sont financés grâce aux C2E dans les territoires d’outre-mer, dans une proportion plus importante que ne le sont les réseaux de chaleur ou autres dispositifs d’isolation en métropole.”
“Je vais me permettre d’apporter deux correctifs à votre question. Premièrement, vous dites qu’on répercute mécaniquement le prix des C2E sur celui de l’essence, mais ce n’est pas vrai en général puisque je vous rappelle que ce sont les producteurs et les distributeurs d’essence qui choisissent ou non de le répercuter, et c’est même particulièrement inexact dans les départements d’outre-mer puisque nous avons plafonné pour moitié le prix à un niveau inférieur au prix de marché des C2E. Nous limitons ainsi l’impact de la hausse de ces certificats sur le prix final.”
“…mais pas aux quatre vents, que la souveraineté industrielle de nos grands champions soit préservée et que l’on puisse continuer à développer de belles pépites.”
“Le premier ministre a considéré qu’il était temps de revoir cette doctrine pour déterminer s’il est à nouveau possible de l’adapter, de l’élargir et de l’approfondir, notamment s’agissant de secteurs nouveaux. Il a souhaité que nous vous confiions, monsieur Plassard, ainsi qu’aux députés Jean-Louis Thiériot et Charles Rodwell, la mission de réexaminer ces dispositifs et d’étudier la possibilité de les améliorer, à la fois dans le cadre français et, pourquoi pas, dans le cadre européen, où la notion de préférence européenne fait l’objet d’une réflexion. Vous le voyez : nous n’abandonnons pas ce sujet important. Nous souhaitons que la France soit ouverte,…”
“De ce point de vue – vous l’avez aussi évoqué –, nous bénéficions d’un dispositif plutôt exemplaire en Europe, mais que nous devons régulièrement réinterroger et, pourquoi pas, approfondir : le fameux décret Montebourg, pris il y a un peu plus de dix ans, qui a été régulièrement approfondi et élargi, en particulier s’agissant des secteurs concernés, et qui nous a permis d’examiner récemment plus de 400 dossiers, notamment les trois que vous avez mentionnés. Nous sommes aujourd’hui capables de bloquer des transactions quand nous considérons qu’elles mettent en danger la souveraineté, d’imposer des conditions extrêmement strictes – cela a été le cas pour LMB et Exaion – ou, parfois, de laisser des investissements se faire.”