Aurélien Le Coq
LFI-NFP · France
“Alors que les feux de forêt sont en train de dévorer le pays, vous continuez à soutenir un projet qui va pomper 35 millions de mètres cubes d’eau dans l’Oise (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Après avoir déjà supprimé près de 2 milliards dans le fonds Vert, annulé des commandes de Canadair et détruit le fret ferroviaire, vous nous annoncez cette semaine de nouvelles coupes budgétaires, mais vous êtes prêts à investir plus de 11 milliards d’euros dans un mégacanal inutile.”
“Samedi dernier, 3 000 personnes ont défilé pacifiquement à Oisy-le-Verger contre votre projet de mégacanal qui doit défigurer notre région (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) , anéantir 300 espèces, détruire 6 zones naturelles protégées et 240 hectares de zones humides.”
“C’est cela, aussi, que nous devons solder aujourd’hui. Alors oui, nous allons voter la nationalisation d’ArcelorMittal ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M.”
“Dans l’exposé sommaire du vôtre, vous écrivez, madame Lebec, que, dans le cadre de France 2030, l’État a déjà mobilisé 850 millions pour le site dunkerquois d’Arcelor.”
“La répression s’abat sur les ouvriers et sur leur syndicat. La direction convoque les syndicalistes de la CGT pour les menacer de licenciement. Devraient-ils se laisser condamner à la mort sociale sans protester ? C’est aujourd’hui qu’il faut nationaliser.”
The complete record
Every one of 860 lines we hold for Aurélien Le Coq, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 7 of 18.
“C’est justement l’objet de l’amendement n o 1852 !”
“Nous parlons d’entreprises qui licencient des chercheurs.”
“Il faut remplacer les chercheurs qui partent à la retraite !”
“Oui, pas de suppression de postes de chercheurs !”
“À quoi a servi l’argent public, si ce n’est à distribuer des dividendes ? Cette entreprise, que l’on aide à faire de la recherche, a réussi, en pleine pandémie de covid-19, à distribuer 4,8 milliards de dividendes et à licencier 10 000 personnes, dont 400 chercheurs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“C’est ce qu’on a fait avec l’entreprise Sanofi qui a reçu, en dix ans, 1,5 milliard d’euros de CIR mais qui, au cours de la même période, a divisé son nombre de chercheurs par deux – il est passé de 6 000 à 3 000.”
“Quand allons-nous décider d’arrêter de jeter de l’argent par les fenêtres ? Le CIR, c’est bien lorsqu’il fonctionne, mais lorsqu’il sert à licencier des chercheurs et des chercheuses, cela revient à jeter de l’argent par les fenêtres.”
“Ça tombe bien, on débat du PLF ! Créez-le !”
“J’imagine donc qu’aucune voix ne fera défaut à cet amendement, qui réserve le versement d’argent public aux entreprises qui emploient en France et exige leur remboursement lorsqu’elles se comportent comme des voyous en délocalisant leur activité. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Marc Pena applaudit également.)”
“Mais vous répondez que vous ignorez dans quelle mesure ses propos sont exacts. Montrez donc un peu de cohérence ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Des députés macronistes continuent de déposer des amendements pour étendre le champ du crédit d’impôt recherche, pendant que le gouvernement se montre incapable de soutenir les seuls amendements qui permettent de limiter le nombre de niches fiscales (M. Maxime Laisney applaudit.) J’ai bien entendu M. Midy, qui prétendait vouloir défendre la souveraineté de la France et celle de sa recherche.”
“Madame la ministre, vos interventions sont totalement contradictoires. Il y a quelques minutes, vous déclariez soutenir la réduction des niches fiscales, en rappelant qu’il en existe 474. Quelques instants plus tard, ma collègue Mathilde Feld présente un amendement visant à exclure de la première niche financée par l’État les activités qui ne relèvent pas de la recherche.”
“Il vise à étendre à tous les agriculteurs le bénéfice du crédit d’impôt pour dépenses de remplacement en supprimant la condition qui, dans le code général des impôts, le réserve aux agriculteurs exerçant une activité requérant leur présence sur l’exploitation chaque jour de l’année. Tous les agriculteurs ont droit au repos. La moitié d’entre eux rencontrent des difficultés pour prendre leurs congés. Cela fait obstacle à l’installation de nouveaux agriculteurs mais n’est également pas sans conséquence pour la santé, notamment la santé mentale, des exploitants. Le taux de suicide des agriculteurs exploitants est de 77 % supérieur à celui du reste de la population ; je me félicite, à cet égard, de l’adoption de l’amendement précédent. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous n’avons pas pu voter sur le budget de la sécurité sociale, parce que le gouvernement nous en a empêchés ! Nous devons donc pouvoir voter sur la partie recettes du budget de l’État ! (Mêmes mouvements.) Pour traiter ces 2 000 amendements, les Insoumises et les Insoumis demandent à siéger tout le week-end, s’il le faut, et tous les jours ouvrés, si c’est possible, y compris en faisant des séances prolongées. (Mêmes mouvements.) Puisque visiblement, certains veulent que nous accélérions le rythme, nous invitons le Rassemblement national et l’ensemble des groupes parlementaires à retirer des amendements. Nous avons déjà retiré 15 % des nôtres et nous tenons à votre disposition pour continuer les discussions. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“De quoi parlons-nous ? Du budget de la France ! Du budget de l’État, dans lequel le gouvernement a décidé de faire des dizaines de milliards d’euros d’économies sur le dos des plus pauvres !”
“Sur le fondement de l’article 100 de notre règlement. Je suis assez surpris que le Rassemblement national décide, dès la reprise, d’aider le gouvernement dans ses manœuvres destinées à empêcher l’Assemblée nationale d’aller au bout du texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) À cette heure, il reste plus de 2 000 amendements. Madame Le Pen, vous pouvez lever les mains au ciel !”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Il y a dans notre pays une justice (Mme Marine Le Pen s’exclame) qui prononce des condamnations pénales, en droit, après avoir instruit à charge et à décharge, et entendu la défense. C’est dans ce cadre-là que vous avez été condamnés. Laissez tranquilles celles et ceux qui évitent à des gens de mourir en mer Méditerranée ou dans les rues de nos villes, qui permettent simplement à des gens de recourir au droit ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Je suis étonné que M. Chenu n’ait pas eu le courage de défendre son amendement. (« Oh ! » sur les bancs du groupe RN.) Il vise des associations qui auraient été condamnées par la justice. Or je crois que siègent dans cet hémicycle des députés qui sont membres d’une association condamnée par la justice. Cette association s’appelle le Rassemblement national ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) En mars de cette année, il a été condamné par la justice pour des détournements de fonds publics au Parlement européen. (Mme Hanane Mansouri s’exclame.) Plutôt que de pourchasser des associations qui ont fait de la solidarité et de la fraternité leur objet, qui défendent les plus pauvres, celles et ceux qui sont en difficulté, vous feriez mieux de balayer devant votre porte !”
“Lorsque Ursula von der Leyen décide que l’Europe doit mobiliser 800 milliards supplémentaires pour la défense et que ce même secteur connaît dans notre pays une hausse budgétaire de 6 milliards, nous voyons bien qu’il est possible de sortir du carcan des règles européennes ! (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur.)”
“Qui décide du budget de la France ? La représentation nationale doit se poser la question car, tout à l’heure, Mme la ministre a tenu des propos qui laissaient entendre que la contribution de la France à l’Union européenne n’était, au fond, pas vraiment soumise au débat des parlementaires, parce que M. Macron a pris des engagements et que notre pays doit les tenir. Avec cet amendement, nous voulons rappeler la souveraineté pleine et entière de la représentation nationale. Il prévoit en effet de conditionner 10 % du versement de la contribution à l’Union européenne à la non-application des règles budgétaires imposées par Bruxelles, autrement dit celles qui nous contraignent à maintenir le déficit au-dessous de 3 % du PIB et la dette publique au-dessous de 60 % du PIB. Car ces règles sont particulièrement hypocrites.”
“Madame la ministre, pouvez-vous nous donner une estimation du montant que rapporterait aux associations la transformation de la réduction en un crédit d’impôt, qui permettrait à 55 % de la population, actuellement exclue, de faire des dons ? Des chiffres, j’en ai également : selon Odoxa, les Françaises et les Français donnent en moyenne aux associations quelque 222 euros par an. Certes, les plus aisés contribuent plus, mais en proportion bien moindre par rapport à leur revenu : chez les cadres, le don moyen est de 436 euros ; chez les indépendants, de 344 euros ; chez les ouvriers, de 191 euros ; chez les employés, de 120 euros. Je suis prêt à entendre des arguments, mais donnez-nous des détails chiffrés !”
“Notre amendement vise à transformer la réduction d’impôt pour les dons aux associations en crédit d’impôt, afin que les 55 % de foyers non imposables dans notre pays puissent participer à la solidarité et soutenir les associations qui font vivre nos quartiers et notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Le 11 octobre, dans toutes les rues de France, le secteur associatif a lancé un cri d’alerte : nos associations ne s’en sortent plus – 30 % d’entre elles rencontrent des difficultés financières et de trésorerie. Or ce sont elles qui suppléent à l’incapacité de l’État. Dans ce pays, 350 000 personnes vivent à la rue : qui les aide ? Les associations. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Des millions de Françaises et de Français sont mal logés : qui les aide ? Les associations. Et qui aide les associations ? Certainement pas l’État, puisque les subventions publiques ont baissé de 40 % entre 2005 et 2020. Dans ce budget, il est même proposé de réduire encore la mission de 300 millions d’euros, soit près de 20 %. C’est pourquoi nous proposons de défendre les associations, qui ne peuvent malheureusement compter que sur les dons.”
“Si nous voulons aider les PME, mettons un terme à la concurrence déloyale qui leur est faite par les grandes entreprises, qui paient deux fois moins d’impôts qu’elles. Si nous voulons aider les PME, relançons la consommation populaire… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Pour aider les PME, faisons ce que propose La France insoumise : proposons des prêts garantis par l’État, à des taux d’intérêt faibles pour les petites entreprises.”
“…dans la mesure où la réduction d’impôt porte sur des investissements jusqu’à 50 000 euros par an. Je ne crois pas que ce soit à la portée des classes moyennes. Par ailleurs, nous n’allons pas financer les PME grâce à des réductions d’impôt bénéficiant à celles et ceux qui vivent bien, et contribuent en général moins que les autres.”
“Nous parlons d’un avantage fiscal qui bénéficie aux classes supérieures,…”
“Tout le monde fait preuve d’une immense hypocrisie. Non, madame la ministre, vous n’êtes pas, vous, la Macronie, les amis des petites entreprises, comme le montrent les politiques que vous défendez.”
“Cela rend d’autant plus insupportable votre position à l’égard des retraités, qui sont 2 millions à vivre sous le seuil de pauvreté et 5 millions à percevoir des pensions inférieures à 1 000 euros par mois – c’est le cas de 54 % des femmes retraitées. Ce sont eux que vous avez décidé de matraquer, ici en augmentant leurs impôts, là en baissant leurs pensions, ailleurs en rehaussant la CSG. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il est donc absolument insupportable que ce soient ces retraités que vous décidiez de taxer. Quand vous disiez que vous étiez la ministre qui refuserait d’augmenter les impôts, sans doute pensiez-vous que cette déclaration avait trait à celles et ceux qui touchent plus de 250 000 euros par an – puisque vous avez refusé d’augmenter le taux de la contribution différentielle –, sans doute pensiez-vous au capital – puisque vous avez refusé, avec le Rassemblement national, d’augmenter le taux de la flat tax . (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Sans doute êtes-vous la ministre qui refuse de faire payer leur juste part aux milliardaires !”
“Mais je suis désolé : lorsqu’on a passé une vie au travail, une vie, parfois, à esquinter sa santé, une vie à courir des risques, une vie à sacrifier son temps libre, une vie à produire, à faire en sorte que notre pays tienne debout, avance, et que notre économie soit productive, on mérite d’avoir une retraite décente ! Et lorsqu’on touche 1 666 euros par mois de pension, on n’est pas un apparatchik ni un ultrariche.”
“Mme la ministre disait il y a quelques mois qu’elle serait la ministre qui refuserait d’augmenter les impôts. Je pense qu’elle avait oublié de finir sa phrase ! Vous refusez d’augmenter les impôts, certes, sauf ceux qui pèsent sur les apprentis, ceux qui pèsent sur les malades, ceux qui pèsent sur les retraités. (M. Paul Vannier applaudit.) En revanche, ce qui est exact, c’est que vous refusez d’augmenter les impôts des plus riches. Nous parlons d’un article qui prévoit d’augmenter les impôts de l’ensemble des retraités qui touchent plus de 1 666 euros par mois.”
“Vous avez fait le choix de ne pas nous permettre d’aller au vote !”
“Nous reprenons ce matin l’étude du projet de loi de finances, autrement dit du budget de l’État. Il reste près de 2 000 amendements à examiner. Nous voulons savoir dès à présent si le gouvernement a l’intention, une nouvelle fois, de faire traîner les débats et d’utiliser à la fin le 49.3 déguisé pour empêcher la représentation nationale d’arriver au vote du projet de loi de finances, ou s’il est envisageable que, dans un pays démocratique, celle-ci puisse enfin se prononcer sur le budget. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Il aurait fallu pour cela que le gouvernement accepte que nous débattions de cette éventualité et que nous fassions une prolongée. Or il a décidé de dégainer l’article 47-1, c’est-à-dire l’article 49.3, mais en pire, pour empêcher la représentation nationale de voter.”
“Il se fonde sur l’article 47-1 de la Constitution. Hier soir, nous étions réunis dans l’hémicycle pour étudier le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Il restait, à la fin de la séance, à peine 300 amendements à examiner : nous avions la possibilité de voter sur le texte.”
“Vous faites de l’obstruction, madame la ministre !”
“C’est pour avoir la possibilité d’en débattre dans la navette !”
“Et là, on vote pour décider ou pour débattre ?”
“Nous sommes en train de voter ! Pourquoi la ministre prend-elle la parole ?”
“Madame la ministre, nous sommes là pour défendre nos idées dans le cadre du débat. Nous ne sommes ni des arnaqueurs, ni des… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Nous tenons également à remercier l’ensemble des administrateurs, des administratrices, des collaborateurs, des collaboratrices et des personnels de l’Assemblée qui nous permettent de tenir ces débats. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Enfin, nous rappelons que les Insoumis défendront leurs idées et leurs amendements jusqu’au bout. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”
“Sur le fondement de l’article 100 du règlement. Nous arrivons ce soir au bout d’un premier temps d’étude du budget. Dans la perspective de la reprise prochaine de nos débats, nous appelons l’ensemble des groupes parlementaires et le gouvernement à faire en sorte que nous puissions aller jusqu’au vote de cette première partie avant que celle-ci soit étudiée au Sénat. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et DR.) Nous l’affirmons et nous le répétons, parce que c’est un impératif démocratique que cette assemblée puisse se prononcer sur le vote du budget et puisse, le cas échéant, le rejeter.”
“C’est une indemnité qui leur revient de droit au moment où la vie est peut-être en train de leur échapper et qu’ils se battent contre la mort. Oui, avec cet article, vous enfilez le masque de la mort ; et tout ça pour quoi ? Pour récupérer 800 millions d’euros – les mêmes millions qu’un certain nombre de députés ont décidé, il y a quelques articles, d’offrir aux holdings. Vous êtes là quand il s’agit de taxer les malades, mais il n’y a plus personne quand il faut aller taxer le capital, les super-héritages, les multinationales ! (Mêmes mouvements.) On nous explique qu’on veut supprimer des niches fiscales ; mais on préfère s’attaquer à une niche qui protège les malades qu’à la première niche du pays, qui permet à Sanofi d’engranger toujours plus d’argent – là aussi sur le dos des malades. C’est une honte !”
“Il y a des gens qui n’ont pas d’autre choix pour vivre que de se reposer sur leurs indemnités journalières – parce qu’ils ne peuvent plus respirer correctement ou se lever, parce qu’ils ont du diabète, parce qu’ils ont fait un accident vasculaire cérébral. Oui, c’est cela la réalité derrière cet article ! L’argent qu’ils touchent n’est pas un luxe ; il leur est dû car ils ont cotisé pour l’avoir. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Oui, « toujours plus » car, avec cet article, vous avez décidé d’aller chercher l’argent là où, théoriquement, humainement, cela semblait impossible : vous avez décidé d’aller faire les poches des malades ; vous avez osé taxer les 14 millions de Français souffrant de cancer ou de sclérose en plaques. (« Arrêtez ! » sur plusieurs bancs du groupe EPR.)”
“On arrive à l’article qui représente sans doute la quintessence de l’ignominie et de la violence sociale qu’incarne ce budget. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR, Dem et HOR.)”
“Et la dépendance aux marchés, vous en dites quoi ?”
“Comme ça, on sera sûr qu’il ne rapportera rien !”
“Mais qui, aujourd’hui, a des parents ou des grands-parents qui peuvent lui donner 750 000 euros ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC.) Dans notre pays, il y a 10 millions de personnes pauvres. Plus de la moitié des étudiants ne mangent pas à leur faim. C’est ça, la réalité ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC. – Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR et DR.) Quand on parle des donations, il faut savoir que 87 % des gens n’héritent de rien, ou presque. Vous êtes… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur.)”
“Quand je dis « vous », je parle de la Macronie, de la droite et du Rassemblement national. C’est quand même ahurissant ! Sur la question de l’héritage et des donations, voilà des heures que vous nous expliquez que vous êtes là pour défendre les enfants qui galèrent ou les jeunes qui n’arrivent pas à se loger. La réalité, c’est que vous êtes en train de vider les caisses de l’État, encore une fois, pour satisfaire la petite partie de la population qui est déjà ultrariche. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC. – Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Savez-vous à qui vous êtes en train de faire des cadeaux ? La ministre expliquait que vous êtes prêts à exonérer des donations allant jusqu’à 750 000 euros !”