Anne-Laure Blin
DR · France
“Dans un avis d’octobre 2024 et un arrêt de juin 2025, la Cour de cassation a rappelé qu’une mesure de placement impliquait, par nature, un éloignement et qu’un placement éducatif à domicile (PEAD) ne disposait pas d’une base légale adéquate.”
“À l’ouverture d’une mesure de protection de l’enfance, la collaboration avec les parents est encore trop variable d’un territoire à l’autre. Elle est souvent tardive et peu lisible, ce qui peut traduire, chez les services institutionnels, un manque de considération pour les familles, qui augmente le risque de ruptures.”
“Nous examinons un texte visant à protéger les enfants et les victimes, et voilà qu’on nous accuse d’une prétendue surenchère ! La réalité, c’est que les victimes ne supportent plus de voir les mis en cause sortir de prison avant même l’exécution complète de leur peine.”
“Non, le suicide assisté et l’euthanasie ne sont pas des soins ! Vous essayez manifestement de créer une collaboration médicale pour conforter la personne en fin de vie dans l’idée qu’elle n’a plus sa place, jusqu’à l’aider à mettre fin à ses jours.”
“C’est un changement radical de paradigme, alors que la France peut être fière de son système de soins et de ses professionnels de santé, qui se donnent chaque jour pour les plus fragiles. Inéluctablement, ce texte promeut l’individualisme en lieu et place de la sollicitude, de la fraternité et de la générosité envers les plus fragiles.”
“C’est un amendement de cohérence technique. Aujourd’hui, dans le cadre de la régulation du loup, les chasseurs formés disposent d’un matériel qui ne leur permet pas réellement d’effectuer les prélèvements.”
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“Vous avez lu le texte ? Vous êtes complètement hors sujet !”
“Vous n’avez absolument pas écouté ce que nous avons dit !”
“Il s’agit de maintenir ce dernier dans son environnement familial, tout en assurant un soutien professionnel intensif à domicile, lorsque l’éloignement n’est ni souhaitable ni nécessaire.”
“Dans un avis d’octobre 2024 et un arrêt de juin 2025, la Cour de cassation a rappelé qu’une mesure de placement impliquait, par nature, un éloignement et qu’un placement éducatif à domicile (PEAD) ne disposait pas d’une base légale adéquate. Les dispositifs portant le nom de PEAD ont donc été requalifiés comme appliquant des mesures d’AEMO renforcées ou intensives. Cette décision, qui clarifie un cadre juridique certes peu clair, a toutefois pour effet de fragiliser les accompagnements de placement à domicile décrits comme très efficaces par les parties prenantes. L’amendement tend à les sécuriser et à autoriser une pratique qui vise à intensifier l’aide sans éloignement, c’est-à-dire à créer une voie intermédiaire entre l’assistance éducative en milieu ouvert et le placement de l’enfant.”
“À l’ouverture d’une mesure de protection de l’enfance, la collaboration avec les parents est encore trop variable d’un territoire à l’autre. Elle est souvent tardive et peu lisible, ce qui peut traduire, chez les services institutionnels, un manque de considération pour les familles, qui augmente le risque de ruptures. Pourtant, des outils permettent de travailler avec la famille et de soutenir sa capacité à prendre des décisions relevant du projet pour l’enfant (PPE). L’amendement tend à rendre systématique l’organisation, dès l’ouverture du dossier, d’une conférence familiale animée par un coordinateur ou d’un dispositif équivalent qui favoriserait la coconstruction du projet pour l’enfant avec ses proches.”
“On reconnaît la culture de l’excuse propre à la gauche !”
“Non, c’est de réprimer les faits à la hauteur de leur gravité !”
“La perpétuité réelle protège de la récidive !”
“Malheureusement, les événements récents le prouvent, à peine sortis de prison, les délinquants récidivent, notamment en matière de viol. Pour protéger les enfants et les femmes de ce pays, je demande par cet amendement l’instauration de la perpétuité réelle.”
“Nous examinons un texte visant à protéger les enfants et les victimes, et voilà qu’on nous accuse d’une prétendue surenchère ! La réalité, c’est que les victimes ne supportent plus de voir les mis en cause sortir de prison avant même l’exécution complète de leur peine. Le présent amendement vise à ce que, lorsqu’une peine est assortie d’une période de sûreté, il ne soit possible ni de l’aménager ni d’actionner un mécanisme de réduction de peine, afin que celle-ci demeure incompressible. La gauche l’assume : les peines prononcées aujourd’hui sont rarement effectives sur le long terme, puisque les personnes condamnées peuvent bénéficier, par exemple, d’un aménagement de peine prenant la forme d’une libération conditionnelle, qui peut déboucher sur une libération anticipée.”
“C’est mon amendement qui défend la perpétuité !”
“Non, elles l’ont été sous la pression de la gauche !”
“C’est un changement radical de paradigme, alors que la France peut être fière de son système de soins et de ses professionnels de santé, qui se donnent chaque jour pour les plus fragiles. Inéluctablement, ce texte promeut l’individualisme en lieu et place de la sollicitude, de la fraternité et de la générosité envers les plus fragiles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Non, le suicide assisté et l’euthanasie ne sont pas des soins ! Vous essayez manifestement de créer une collaboration médicale pour conforter la personne en fin de vie dans l’idée qu’elle n’a plus sa place, jusqu’à l’aider à mettre fin à ses jours. On voit bien que les arguments développés par les uns et les autres reprennent ceux des associations militantes. Loin de répondre à la détresse des malades en fin de vie, ce texte est motivé par des considérations idéologiques, mais aussi par des considérations financières. En effet, les soins palliatifs, ça coûte cher ! Dans la pratique, ce texte permettra de faire des économies. Demain, le recours à l’euthanasie deviendra la solution par défaut pour les personnes aux ressources limitées.”
“Et contre les drogues ? Contre le trafic de stupéfiants ?”
“Et le silence de LFI sur le trafic de stupéfiants ?”
“Et pourquoi pas 60 o C ? Ou 80 o C ? Qui dit mieux ?”
“Ça ne fonctionnera pas ! Retournez à l’école !”
“Combien d’entreprises fermeraient avec vos politiques ?”
“Ce n’est pas un sbire du millionnaire Mélenchon qui va nous faire la leçon !”
“C’est un amendement de cohérence technique. Aujourd’hui, dans le cadre de la régulation du loup, les chasseurs formés disposent d’un matériel qui ne leur permet pas réellement d’effectuer les prélèvements. Dans l’état actuel de la réglementation, ils sont contraints, notamment la nuit, de tenir une caméra thermique d’une main, pour repérer l’animal, et leur arme de l’autre. Cela peut s’avérer dangereux, à la fois pour le chasseur et pour son environnement immédiat. L’amendement propose donc de les autoriser à utiliser des lunettes thermiques directement montées sur leurs carabines.”
“Je fais confiance à Mme la ministre et je retire mon amendement, monsieur le président.”
“les rapporteurs réserveront sans doute une réponse défavorable à cet amendement capacitaire, tout comme je sais, madame la ministre, combien les efforts sont importants pour ce stock.”
“Il fait suite au rapport sur l’arme du génie que Catherine Hervieu et moi-même avons remis et qui fut amplement discuté en commission. La capacité à saturer le terrain et à freiner une avancée blindée adverse repose sur la disponibilité de stocks de mines massifs et immédiatement mobilisables. Or les prélèvements effectués sur nos propres inventaires pour soutenir nos partenaires et leur attrition prévisible en cas de conflit majeur imposent un effort de reconstitution urgent. Il ne s’agit pas de maintenir un stock de gestion, mais de constituer un véritable stock de guerre. Bien matérialiser les besoins capacitaires de nos armées et, singulièrement, de notre arme du génie, participe de notre débat, même si je sais que MM.”
“Cet amendement, déposé à l’initiative de notre collègue Mme Valérie Bazin-Malgras, porte sur le secteur des drones, terrain d’expérimentation le plus visible de la simplification des achats militaires, puisque les délais y sont passés de quelques années à quelques mois. En 2024-2025, une procédure d’acquisition de 1 000 microdrones quadricoptères de combat, conclue en moins de douze mois dans le cadre du pacte drones aériens de défense, a démontré qu’il était possible de réduire radicalement les délais sans sacrifier les exigences de souveraineté industrielle. Le présent amendement vise à généraliser ces procédures accélérées.”
“Il était là puisqu’il a voté contre votre motion de rejet préalable !”
“Comme celui du rapporteur, il s’agit d’un amendement de cohérence, presque rédactionnel. Au vu des débats en commission et du rapport annexé, l’état des lieux est clair. Pour nous, députés de la Droite républicaine, cet objectif de 2,5 % doit être entendu comme un minimum. Nous proposons donc d’insérer ce mot.”
“Les députés de la Droite républicaine se réjouissent par ailleurs de l’abandon définitif du SNU, inutile, coûteux et sans objet identifié. La défense de notre territoire national est une priorité. Dans un contexte géopolitique plus qu’incertain, le sort de l’intégralité nationale repose sur nos décisions. Le groupe de la Droite républicaine votera pour cette actualisation. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR, ainsi que sur quelques bancs du groupe EPR.)”
“Concernant la cavalerie, qui, en tant que députée de Saumur, m’est très chère, l’actualisation confirme l’accélération de la livraison des Jaguar de reconnaissance et de combat et de la mise au standard XLR des chars Leclerc. L’enjeu est véritablement d’intégrer le char lourd dans la bulle Scorpion, tout en prolongeant sa durée de vie jusqu’à l’arrivée du futur système de combat terrestre. Le texte comprend aussi des mesures normatives, que je soutiens fermement. Elles visent à accompagner le réarmement : l’instauration d’une autorisation environnementale unique en matière de défense, l’extension d’un cadre juridique facilitant l’économie de guerre, la création d’un régime légal de perception des redevances à l’export, des allégements de certaines contraintes de la commande publique et des assouplissements réglementaires.”
“Sans mobilité, sans protection contre les mines, sans capacité de franchissement à la hauteur, nos forces les plus modernes resteront figées. Donner au génie les moyens de ses missions, pour assurer la victoire de nos armées, c’est le sens d’un amendement que je défendrai. (M. Laurent Wauquiez applaudit.) La hausse substantielle des crédits est indispensable. Or nous examinons un projet de loi de cohérence plutôt qu’un projet de loi de format. La rallonge budgétaire devra permettre d’accentuer certains efforts prioritaires que vous avez évoqués, madame la ministre, en faveur du stock de munitions, du réarmement de la défense aérienne élargie, de la défense surface-air et de la lutte antidrones.”
“Dans la région Asie-Océanie, les dépenses ont totalisé 681 milliards de dollars, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à 2024, ce qui constitue leur plus forte hausse annuelle depuis 2009. Dans ce contexte, plusieurs points méritent notre attention. Le rapporteur Jean-Louis Thiériot l’a dit : le projet de loi n’est pas une nouvelle LPM, c’est une actualisation, que réclame l’urgence de la situation. Pour une nouvelle LPM, nous avons rendez-vous, je le crois, après l’élection de 2027. Il ne s’agit pas non plus, comme certains nous l’affirmaient encore tout à l’heure, de l’effort du siècle, qui résoudrait toutes les difficultés. La modernisation de l’armée de terre ne pourra pas être réalisée sans renfort véritable du génie – vous savez mon attachement à cette arme.”
“Selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm publié le 27 avril, près de 2 900 milliards de dollars ont été consacrés aux dépenses militaires dans le monde en 2025 – une onzième année consécutive de croissance sur fond de conflits multiples. Les principaux contributeurs – les États-Unis, la Chine et la Russie – concentrent plus de la moitié de ces dépenses. La part du PIB mondial consacrée aux dépenses militaires atteint son niveau le plus élevé depuis 2009. L’Allemagne, quatrième pays au classement des dépenses militaires, a augmenté les siennes de 24 %. L’Espagne a augmenté ses dépenses de 50 %, si bien qu’elles représenteront près de 2 % de son PIB, pour la première fois depuis 1994.”
“Le sort de notre intégrité nationale repose sur nos choix, notamment en matière budgétaire. Dégager des marges de manœuvre financières et réduire le poids de la dette nous permettra assurément de dégager des moyens pour nos armées et nos soldats. Au total, la loi de programmation engagera 436 milliards, contre 400 milliards d’euros initialement prévus, soit le montant que les députés du groupe de la Droite républicaine avaient réclamé dès 2023. Mais, en réalité, cela reste encore modeste. En cinquante ans, il faut le dire, la France a multiplié par deux ses dépenses sociales alors qu’elle divisait par deux ses dépenses relatives au régalien. L’augmentation de 36 milliards s’inscrit dans un contexte global de hausse des dépenses militaires.”
“Alors que nous abordons l’actualisation de la loi de programmation militaire, je tiens à rendre hommage, au nom des députés du groupe de la Droite Républicaine, à l’engagement total de nos soldats pour défendre notre nation. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Mme Constance Le Grip, rapporteure pour avis, applaudit également.) Il convient de ne jamais oublier que les moyens que nous investissons dans nos armées le sont au service d’hommes et de femmes prêts au sacrifice ultime pour notre pays. Trois ans après le vote initial de la LPM, 36 milliards d’euros, pas tout à fait 40 milliards donc, lui sont ajoutés, notamment par des surmarches déjà prévues. Il s’agit d’une somme considérable, notamment au vu des difficultés budgétaires auxquelles notre pays est confronté.”
“Ce n’est pas vrai ! Vous aviez déjà déposé la motion de rejet !”
“Vous aviez déjà prévu de déposer une motion de rejet !”
“C’est bon, on a déjà tout entendu. Pas besoin de plus !”
“Et ce sont des tenants de la décroissance qui disent ça !”
“Il faut arrêter tout de suite les études HMUC !”
“Monsieur le premier ministre, si vous avez envoyé quelques signaux, nous devons aller plus loin et plus vite. Il faut déployer les moyens de stockage d’eau ; changer de paradigme envers l’administration et instaurer un véritable droit à l’erreur ; stopper net toutes les surtranspositions et supprimer toutes les agences inutiles, à commencer par l’Office français de la biodiversité. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Avec Laurent Wauquiez et le groupe de la Droite républicaine, nous vous posons la question : votre projet de loi d’urgence agricole contiendra-t-il enfin les réponses concrètes que nos agriculteurs attendent ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. Bertrand Sorre applaudit également.)”
“Or ils sont pris en étau entre des contraintes nationales et des limites européennes, dans un contexte de distorsion de concurrence, alors que 25 % des produits importés ne respecteraient pas nos standards. En vingt ans, le contenu du code rural a augmenté de 140 % et celui du code de l’environnement de 960 %. Un vrai enfer administratif !”
“Le Maine-et-Loire a les pieds dans l’eau. Dans ma circonscription à Saumur, à Brion, les champs sont gorgés d’eau, partout l’eau file sans qu’on puisse la stocker. Nous avons besoin d’un véritable sursaut. Nos souverainetés semencière et alimentaire sont menacées sous le poids des surtranspositions et des normes excessives, très souvent plus dures que celles imposées à nos concurrents. Là où d’autres nations protègent leur agriculture comme un actif stratégique, en France, c’est toujours la même rengaine : la contrainte. Depuis l’an dernier, notre balance commerciale agroalimentaire a chuté de près de 4,7 milliards et la balance des produits agricoles bruts est devenue déficitaire. Nos agriculteurs ne demandent qu’une chose : vivre dignement de leur travail.”
“Le Salon de l’agriculture, qui vient d’ouvrir, est une vraie fierté nationale. Toutefois, il faut dire les choses. Dans cet hémicycle, beaucoup militent pour la décroissance, une décroissance qui ne fait qu’affaiblir nos agriculteurs, alors que notre priorité devrait être de les soutenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“Vous voulez que l’on parle de vos amis de la Jeune Garde ?”
“C’est de l’idéologie, ce n’est pas du pragmatisme !”
“Nous vous proposons de permettre à ces établissements particuliers, dits de conviction, de ne pas être tenus – contrairement à ce que vous souhaitez leur imposer – d’autoriser la pratique du suicide assisté ou de l’euthanasie en leur sein.”
“Nous avons bien compris que vous refusiez l’application d’une clause de conscience aux établissements. Peut-être accepterez-vous néanmoins une exception reflétant celles qui existent déjà dans notre droit ? La directive européenne du 27 novembre 2000 et la jurisprudence française – une décision de la cour d’appel de Paris de 2013 – reconnaissent des « entreprises de conviction », qui peuvent, dans leur fonctionnement, intégrer le respect de certaines règles éthiques, fondées sur des convictions inscrites dans le statut de l’entreprise, sans que cette réglementation particulière soit source de discrimination – par ailleurs condamnée par le droit.”
“Ah, la laïcité… Elle n’existe pour vous que de temps en temps !”
“Lorsqu’on considère la rédaction des décrets, on s’aperçoit combien les mesures d’application ne sont pas toujours fidèles à ce que le législateur souhaitait. En l’occurrence, je rappelle que le Conseil national de l’Ordre des médecins est chargé de veiller au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine, et il serait donc nécessaire qu’il soit consulté avant la publication du décret, de manière que sa rédaction soit conforme à l’exercice de leur profession.”
“Il s’agit de protéger, dans tous les sens du terme, la personne qui aura formulé une demande de fin de vie. À cette fin, l’amendement vise à ce que les recours puissent être exercés non seulement par le demandeur, mais aussi par ses proches : la personne de confiance, le conjoint, les parents solidairement ou les enfants solidairement. La décision touche à la vie et à la mort du patient, elle a donc des conséquences sur son entourage. Je crois nécessaire de le prendre en considération.”