Maxime Michelet
UDDPLR · France
“La Cour des comptes le dit avec constance : l’incitation demeure le moteur le plus sûr ! Une administration qui libère des mètres carrés doit pouvoir en retirer un bénéfice direct. Elle passera alors d’une logique de contrainte à une logique d’adhésion.”
“Si, depuis des années, la puissance publique impose aux propriétaires français privés une discipline stricte, si elle leur impose des diagnostics, si elle conditionne le droit de louer à des étiquettes énergétiques, si elle exige, si elle inspecte, si elle verbalise, dans le même temps elle s’exonère tranquillement des exigences qu’elle i…”
“Chaque mètre carré laissé à l’abandon dilapide donc une épargne nationale accumulée depuis des décennies par le peuple. Dès lors, il s’agit de savoir si l’État est capable de s’administrer lui-même, avec le sérieux qu’il exige des propriétaires privés. Avec ce texte, une foncière unique deviendrait propriétaire du patrimoine.”
“Dernier orateur, non seulement de ce jour, non seulement de ce texte, mais de l’année parlementaire, je ne doute pas que je disposerai d’une attention particulièrement soutenue dans cet hémicycle. Je serai synthétique. (« Merci ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Ne me poussez pas à utiliser mes cinq minutes !”
“Ce texte engage le mouvement recherché. Il le fait imparfaitement, mais avancer imparfaitement vaudra toujours mieux que contempler le problème avec constance. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Le groupe Union des droites pour la République votera ce texte.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Nous la jugerons à l’aune des surfaces libérées et des économies constatées plutôt que sur la beauté de ses organigrammes. La réforme de l’État a trop longtemps ressemblé à un concours d’éloquence.”
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“Pendant quarante ans, la France a été stable, mais dans le déclin, le déclassement, le désordre et le dépit. Que de stabilité depuis quarante ans, en effet, dans la flambée de notre dette, dans l’effondrement de notre école, dans l’explosion des violences, dans l’impuissance migratoire, dans notre relégation internationale ! La stabilité ne saurait donc se suffire à elle-même si elle nous conduit à notre perte. Alors ne vous fourvoyez pas, monsieur le premier ministre, comme votre prédécesseur s’est fourvoyé ! Ne succombez pas, notamment, à la facilité des hausses de fiscalité. N’augmentez pas la pression fiscale qui pèse sur nos entreprises : alors que notre pays a enregistré, l’an passé, 66 422 défaillances d’entreprises, toute hausse de fiscalité sur les sociétés serait une faute grave.”
“Nous sommes transparents : si jamais vos actes devaient trahir les intérêts des Français, alors – entendez-nous bien – nous vous censurerions. Votre prédécesseur pensait que nous bluffions, mais nous ne bluffons pas. Nous n’avons pas été élus par le peuple pour vous laisser gouverner à votre guise mais pour vous faire gouverner dans l’intérêt du peuple. Certes, la France a besoin de stabilité, mais pas à n’importe quel prix.”
“…en formant le vœu que vous soyez plus ouvert que votre prédécesseur à nos propositions et à nos demandes, qui sont celles de 11 millions de Français. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous ne voterons pas de censure a priori . Nous laisserons le gouvernement travailler et nous jugerons sur pièces,…”
“Vous les avez fait élire, comme vous avez fait réélire Mme Borne, dont votre motion s’indigne pourtant du retour au gouvernement. Plutôt que de vous indigner six mois trop tard, peut-être aurait-il fallu commencer par ne pas participer à sa réélection ! Cette motion de censure est donc une dangereuse tartufferie à laquelle nous ne participerons pas.”
“…c’est grâce à vous ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.) Car, sur ces bancs, la moitié des députés du bloc central ont été élus grâce à vos désistements.”
“Ne manquons jamais de rappeler que si le macronisme gouverne encore, et s’il peut encore se prolonger, comme vous l’écrivez dans votre motion,…”
“…d’Olivier Faure à Gabriel Attal, de François Hollande à Manuel Valls, la grande famille socialiste est aujourd’hui réunifiée, élargie aux députés de M. Philippe et de M. Wauquiez. In fine , le seul accomplissement du NFP dans notre histoire aura été de sauver le macronisme de sa disparition annoncée.”
“Mais, déjà, le NFP appartient au passé : loin de pouvoir former une majorité, votre propre coalition se divise contre elle-même. Les socialistes d’aujourd’hui rejoignent les socialistes d’hier :…”
“…rappelez-vous que vous n’avez pas gagné les élections législatives et que vous n’avez aucun début de majorité qui vous permettrait de gouverner. Ne voulant d’ailleurs gouverner avec personne, vous savez en réalité que vous ne pouvez pas gouverner, et vous voudriez donc que personne ne gouverne.”
“Nous condamnerions le pays à une paralysie institutionnelle d’une extrême dangerosité, car notre pays a besoin d’un gouvernement pour que la loi soit discutée et votée, qu’il s’agisse du budget ou de la loi d’urgence pour Mayotte. Nous ne participerons donc pas à ce jeu irresponsable, qui n’a d’autre objectif que la déstabilisation de la V e République, comme l’a admis M. Bompard à cette tribune. Chers collègues du NFP,…”
“Les députés du RN et de l’UDR sont pourtant les seuls à avoir sincèrement pris acte du résultat de ces élections, sans chercher à les réécrire. Dans la motion de censure dont nous débattons, nous pouvons lire qu’« il n’existe [pas] de majorité à l’Assemblée nationale pour prolonger le macronisme ». Le constat est partagé : cette majorité n’existe pas plus dans cette assemblée que dans le peuple. Mais permettez-moi d’ajouter : il n’existe aucune majorité d’aucune sorte dans cette assemblée. Et si nous devions rechercher un gouvernement disposant d’une majorité a priori , alors nous n’aurions a priori jamais de gouvernement.”
“Asphyxie administrative d’un pays où l’enchevêtrement de normes et de contraintes entrave l’initiative ; asphyxie fiscale d’un pays champion du monde des prélèvements obligatoires et où le travail paie désormais moins que le non-travail ; asphyxie migratoire d’un pays confronté à la fragilité de ses frontières et à l’irrespect de sa souveraineté ; asphyxie sécuritaire d’un pays abandonné à l’ensauvagement et à la violence ; enfin, asphyxie institutionnelle d’un pays livré à une division politique inédite, conséquence des alliances, aussi conjoncturelles que contradictoires, forgées durant le second tour des législatives pour empêcher la première force politique de France – le Rassemblement national et ses alliés – de gouverner.”
“Nous craignons aussi que votre gouvernement, enfermé dans ses vieux réflexes, ceux du « en même temps », dérivant toujours à gauche comme le veut la nature du macronisme, ne regarde pas la situation de la France telle qu’elle est. Que voyons-nous en regardant notre pays ? Nous voyons une France asphyxiée.”
“Et vous lui trouvez aussi des excuses, en invoquant des crises que nous ne sommes pas les seuls à avoir connues, mais dont nous serons bientôt les seuls à ne pas nous être relevés. Votre second écueil est de ne pas proposer de méthode nouvelle. Par exemple, au sujet des retraites, quand vous nous annoncez « une méthode inédite et quelque peu radicale », qu’en est-il ? Un rapport ; une commission. Votre discours passé, nos craintes sont vives. Nous craignons notamment que votre gouvernement ne s’enferme dans l’immobilisme des vieilles recettes, des vieilles politiques, alors qu’il est plus que jamais urgent de nous réinventer.”
“Après la chute du précédent gouvernement, il aura fallu attendre quarante-deux jours jusqu’au discours de politique générale du nouveau premier ministre. Étonnant attentisme au vu des urgences qui assaillent notre pays et du chaos que d’aucuns promettaient à la France ! Ce long délai n’était pas à la hauteur de la situation que nous vivons, et votre discours de politique générale, monsieur le premier ministre, ne l’était malheureusement pas davantage. Le premier de vos écueils est de ne pas assumer la rupture avec Emmanuel Macron, pourtant rejeté par deux fois dans les urnes cet été. Au contraire, vous vous montrez élogieux quand vous affirmez qu’il aurait reconstruit l’influence, qu’il a tant abîmée, de la France en Europe.”
“Face à cette situation, pouvez-vous nous garantir – ainsi qu’aux vignerons français – que la France défendra à Bruxelles les intérêts du commerce français ? Pouvez-vous nous assurer, loin des foucades passées du président Macron à l’égard du président Trump, et sans s’égarer dans une illusoire souveraineté européenne qui méconnaîtrait nos intérêts au profit de ceux d’autres pays européens, que la France agira pour construire des relations commerciales reposant sur le respect, l’équilibre et la confiance, avec notre partenaire d’outre-Atlantique ?”
“Car le problème, ce n’est pas la politique américaine, librement, souverainement choisie par le peuple américain mais l’incapacité de la France à défendre ses intérêts avec la même force, la même détermination et la même efficacité, notamment en Europe et à Bruxelles. Nous en avons pourtant le devoir. Dans mon territoire d’élection, riche de son vignoble champenois, le marché américain n’est pas accessoire. Premier marché à l’export de l’AOC – appellation d’origine contrôlée – champagne, il représente 27 millions de bouteilles expédiées pour un montant total de 810 millions d’euros. Il est essentiel pour toute la viticulture française puisque les États-Unis sont le leader incontesté de la consommation mondiale de vin.”
“En 2023, les États-Unis étaient le premier partenaire commercial de l’Union européenne. Pour nombre de nos producteurs et entrepreneurs, la relation commerciale avec les États-Unis est donc précieuse et nous comprenons les inquiétudes que la politique offensive du président Trump peut leur inspirer. Ce dernier souhaite en effet inverser la balance de nos échanges en ciblant particulièrement trois secteurs : l’aéronautique, l’industrie pharmaceutique et le domaine des vins et spiritueux. Cette politique entend défendre les intérêts des États-Unis. En tant que telle, elle est parfaitement légitime d’un point de vue américain.”
“Samuel Paty a été assassiné il y a quatre ans. Le bilan des politiques menées depuis lors est bien maigre. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Cette violence joue un rôle central dans l’effondrement du niveau car il n’est pas d’apprentissage possible dans un tel contexte d’ensauvagement ; un rôle central dans la crise d’attractivité du professorat car personne ne désire enseigner dans de telles conditions d’insécurité. Face à ce défi, vous avez annoncé solennellement la fin du « pas de vague », comme Jean-Michel Blanquer en 2020, comme Gabriel Attal en 2023, comme Nicole Belloubet en 2024 et comme le fera un jour prochain votre successeur. Mais où sont les actes ? Si l’accompagnement des victimes a heureusement fait quelques progrès, où sont les mesures destinées à mettre fin à la violence, à frapper le mal à la racine et non à en gérer seulement les conséquences ?”
“Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’éducation nationale. Béziers, le 9 octobre : le personnel d’un collège fait l’objet de menaces de mort. La Réunion, le 29 octobre : un élève de 8 ans agresse une professeure ; bilan : une côte cassée, plusieurs jours d’ITT. Thonon-les-Bains, le 8 novembre : un principal reçoit des menaces d’attentat. Antibes, le 18 novembre : rixe au couteau entre élèves ; une AED blessée. Voici un très bref échantillon des faits de violence qui se produisent dans nos écoles depuis deux mois : une litanie de brutalités qui hante les enseignants et le personnel de l’éducation nationale sur le chemin de leur travail. Leur sécurité est menacée, chaque jour davantage, par l’extension du domaine de la violence, qui sape leurs conditions de travail.”
“Seulement un tiers des titulaires d’un master d’histoire bénéficient d’un emploi stable ; plus significatif, seulement 61 % d’entre eux considèrent avoir des missions en adéquation avec un bac + 5 et seulement 48 % sont satisfaits de leur rémunération. Six diplômés sur dix complètent leurs études par un second master. Pour beaucoup d’entre eux, on peut s’interroger sur le rôle réel du master d’histoire en tant que tel dans leur insertion. Dans quelle mesure les savoirs acquis auront été mobilisés ? Quelles sont concrètement les carrières construites ? Le taux d’insertion ne le dit pas. Monsieur le ministre, jugez-vous le taux d’insertion professionnelle, même à six mois, suffisant pour témoigner des réalités de carrière offertes à nos diplômés ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Vous en avez conscience, monsieur le ministre, puisque vous avez annoncé vouloir indiquer sur Parcoursup les taux d’insertion professionnelle à six mois au lieu de dix-huit aujourd’hui. Cette mesure ne nous semble cependant pas suffisante car l’indicateur n’est pas satisfaisant. Ce qu’il faut interroger, ce n’est pas seulement l’insertion brute, mais l’adéquation entre formation acquise et emploi obtenu, surtout dans les filières généralistes. Je prendrai l’exemple que je connais le mieux : ma propre discipline, l’histoire. Le taux d’insertion d’un master d’histoire est de 75 % sur dix-huit mois, mais ce chiffre cache une réalité plus complexe.”
“Nous savons tous que l’absence de stratégie nationale relative à l’orientation fragilise notre enseignement supérieur. Reconnaissons également qu’elle pénalise le monde du travail et notre économie ! En effet, pour penser l’accès aux études supérieures, il convient de penser la finalité de celles-ci, et cette finalité, nous devrions tous en convenir, c’est l’insertion professionnelle. Contrairement à certains postulats, appréhender les études supérieures de cette manière n’abaisse pas le niveau car le marché du travail a un besoin de qualification solide. Lors du processus d’orientation des élèves du secondaire, l’information quant à la finalité professionnelle des formations proposées est une nécessité incontestable.”
“Face au désarroi des jeunes et des familles, monsieur le ministre, nous devons tenir un discours de vérité, rétablir les conditions de niveau acquis et de cohérence du projet professionnel indispensables en vue de l’accès à l’enseignement supérieur. Tel est notre devoir si nous voulons enrayer les effets désastreux de la massification et bâtir un système honnête où chacun, en s’orientant, parvienne à suivre le chemin de sa réussite. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Cette massification, que d’aucuns rebaptisent habilement démocratisation pour l’ériger en évidence incontestable, n’est ni légitime ni nécessaire ; elle n’aura démocratisé que l’échec, pire, le sentiment d’échec au milieu d’une réussite factuelle, engendrant des cohortes de surdiplômés désœuvrés par suite de la dévaluation continue des diplômes, certains, véritables assignats universitaires, ne valant désormais guère plus que le papier sur lequel ils sont imprimés. Le phénomène a d’abord touché le baccalauréat, puis la licence, et bientôt le master. Attendrons-nous qu’il atteigne le doctorat, ou aurons-nous enfin le courage d’assumer de nouveau l’exigence de la sélection ?”
“Sous l’effet de cette disposition insensée, la note a cessé de correspondre objectivement au niveau pour devenir un objet de constantes négociations, d’harmonisations successives et une source de tensions extrêmement fortes entre les familles et les professeurs. Chers collègues, l’Union des droites pour la République ne craint pas d’assumer son propos : il ne saurait exister d’accès au supérieur sans sélection, laquelle constitue un gage de réussite pour tous. Il convient de réfléchir aux moyens d’inverser la dynamique à l’œuvre depuis des décennies et dont nous subissons les conséquences désastreuses, notamment dans les filières généralistes.”
“Certaines formations sont contraintes d’assumer la responsabilité de ce tri que le baccalauréat n’opère plus, de prononcer des refus auxquels les élèves ne s’attendaient pas, les abandonnant à la frustration et à l’incompréhension. En considérant l’accès à l’enseignement supérieur sous le seul angle de l’orientation, nous manquons le cœur du problème : nous nous penchons sur l’information des élèves, non sur les questions de niveau, de formation, et donc de réussite, seul but du système éducatif. Ce sujet du niveau nous amène d’ailleurs à nous interroger sur les conditions d’évaluation des dossiers à l’entrée de l’enseignement supérieur. Dans ce domaine, il nous faut souligner combien auront été délétères les récentes réformes du lycée, particulièrement l’instauration du contrôle continu, qui brouille la lecture de ces dossiers.”
“Regardons les choses en face : soumis au carrousel perpétuel des réformes, aux exigences contradictoires, à la pression d’une vision qui oublie la mission fondamentale de l’école, le système ne garantit plus qu’un jeune, à sa sortie de l’enseignement secondaire, soit suffisamment armé pour poursuivre sereinement son parcours dans le supérieur. En d’autres termes, le baccalauréat, premier grade universitaire, ne suffit plus pour réussir à l’université ; de là le taux d’échec terrifiant des étudiants en première année de licence, la sidérante insuffisance de leur maîtrise du français, relevée par tous les enseignants. Faute de pouvoir recourir au seul critère efficient, celui du niveau, la sélection se reconstitue suivant des critères arbitraires et inopérants.”
“Le rapport sur lequel se fonde cette discussion établit des constats auxquels nous ne pouvons que souscrire : absence de stratégie nationale, confusion et dispersion résultant de la multiplicité des acteurs, crispations et frustrations suscitées par le dispositif chez les élèves et leurs familles, mais aussi chez les professeurs. Nous regrettons en revanche que ce document fasse l’impasse sur les causes profondes du malaise, car le gâchis collectif qu’il constate s’enracine dans une posture qui, depuis des décennies, abîme notre système éducatif : le refus de la sélection, traduit par l’ubuesque notion d’un « droit à » – droit à l’université, au diplôme ou à la réussite –, en vertu d’une idéologie aussi hypocrite que dangereuse pour les élèves de ce pays.”
“Nous ne vous laisserons pas vous acheter une bonne conscience verte sur le dos des Français et de leur patrimoine. Nous partageons bien évidemment l’ambition de rénovation énergétique du parc immobilier, mais il est urgent de regarder les choses en face : votre politique n’est ni juste ni efficace. Envoyons aux Français un signal d’espérance qui soit aussi un signal de rupture avec les errements bureaucratiques du macronisme. C’est la volonté qu’ils ont exprimée aux élections législatives. C’est pourquoi le groupe de l’Union des droites pour la République votera la proposition de loi de nos alliés et amis du groupe Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Vous défendez le DPE au nom de l’écologie, de la souveraineté énergétique de notre nation et de la lutte contre la précarité énergétique des Français. Mais si vous aviez réellement de telles préoccupations, peut-être auriez-vous pu commencer par ne pas casser méthodiquement notre indépendance énergétique en sabordant notre filière nucléaire. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Aujourd’hui, nous voulons dire avec force que le patrimoine des Français n’a pas à payer les erreurs de son gouvernement, les aveuglements des technocrates et les politiques conçues sans conscience des réalités de terrain.”
“Le DPE doit donc revenir à son esprit initial en redevenant un outil d’information. En lieu et place de la politique de la contrainte, nous devons privilégier une politique de la confiance, car nos concitoyens ont une parfaite conscience des défis écologiques et énergétiques – souvent davantage d’ailleurs, et de façon plus pragmatique, que leurs gouvernements.”
“Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que la technocratie ne comprend pas grand-chose à la vie des Français, et qu’elle ne comprend rien à la vie des campagnes.”
“Le point commun de ces interdictions est de toujours frapper avec une dureté toute particulière les habitants de nos campagnes, probablement parce qu’elles sont conçues sur un coin de bureau parisien. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Dans nos ruralités, la seule exclusion de l’indicateur G pourrait frapper 30 à 40 % des logements dans seulement deux mois. (M. Inaki Echaniz s’exclame.) Avec l’indicateur F, c’est 80 % du parc immobilier rural qui, en 2028, pourrait être exclu du marché locatif et lourdement dévalorisé : une folie déconnectée, comme le sont toutes les folies bureaucratiques.”
“En 2034, avec l’exclusion des logements classés E, la moitié des logements pourrait être concernée. Les professionnels eux-mêmes dénoncent la folie de ces délais d’autant plus intenables que la complexité de MaPrimeRénov’ y ajoute sa part de lenteur et de dysfonctionnements, dont la bureaucratie française a le secret. Les Français sont exaspérés par l’amoncellement de dispositifs bureaucratiques qui multiplient les acronymes, les interdictions précipitées et les calendriers aussi iniques qu’inintelligents. Pour nos compatriotes, les DPE qui veulent les priver de leur propriété sont indissociables des zones à faibles émissions (ZFE) qui veulent les priver de l’usage leur voiture.”
“…c’est près d’un logement sur cinq qui est menacé, d’ici à trois ans, par une sortie du marché locatif et par une perte de valeur.”
“Le DPE avait été pensé comme un dispositif d’information : le macronisme a réussi à en faire une contrainte administrative, attentatoire au droit de propriété – pierre angulaire de notre goût de la liberté –, à l’épargne des Français – dont la pierre demeure la valeur refuge préférée – et aux équilibres du marché immobilier. Avec l’interdiction de la mise en location des logements classés G en 2025 puis F en 2028,…”
“La crise du logement que traverse notre pays est d’une gravité inédite. Le volume des ventes de logements neufs a chuté à son plus bas niveau depuis 1995. Dans l’ancien, les transactions ont enregistré leur plus forte baisse depuis trente ans, avec une chute de 30 % l’an passé. Quant aux biens disponibles à la location, leur nombre s’est effondré de 32 % en trois ans. Pourtant, malgré l’intensité de cette crise, les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron ont choisi d’ajouter de la crise à la crise en s’accrochant aux mauvaises décisions prises au sujet des DPE. Soumis à un calendrier insensé, ces derniers se sont transformés en un couperet technocratique, qui s’apprête à s’abattre sur le patrimoine de nos compatriotes.”
“Nous ne vous laisserons pas dissimuler, derrière la hausse constante de notre contribution, la baisse continue de notre influence en Europe. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Or, tant que la France ne se libérera pas de la dette, du déficit, de tous les désordres qui la discréditent et de sa naïveté, elle ne pourra pas vivre en grande puissance. Monsieur le ministre délégué, le bon sens aurait dû inciter le Gouvernement à diminuer notre contribution, mais vous avez fait le choix de l’augmenter. Au moment même où vous demandez aux Français de se serrer la ceinture, vous choisissez d’envoyer de nouveaux milliards à Bruxelles – une incohérence déconcertante pour nos compatriotes. Au groupe UDR, notre position est claire : nous invitons le Gouvernement à négocier, s’il en est capable, un mécanisme de compensation comparable à celui dont bénéficient d’autres contributeurs nets : nous nous opposerons, évidemment, à toute augmentation de notre contribution au budget européen pour 2025.”
“Lorsque la France est puissante, elle conduit l’Europe.”
“Cela démontre en tout cas que les autres pays européens sont de bien meilleurs négociateurs à Bruxelles et que notre influence continue de décliner en Europe. La diplomatie européenne restera l’une des plus grandes faillites du macronisme. Elle a échoué car il faut plus et mieux que de grands discours d’intention en Sorbonne pour permettre à la France de tenir sa place en Europe. Pour tenir cette place, il ne suffit pas de dépenser toujours plus en criant « vive l’Europe ! » ; il faut se positionner en grande puissance au sein du continent et y défendre les seuls intérêts qui comptent, ceux de la France et des Français. Car – faut-il le rappeler ? – l’Europe est un espace de pouvoir où les nations défendent leurs intérêts et où les nations fortes impriment leur rythme. Lorsque la France est faible, elle subit l’Europe.”
“Or, en 2023, notre RNB par habitant était moins élevé que celui de tous les pays bénéficiant d’un rabais. Pourquoi Emmanuel Macron refuse-t-il alors de négocier une telle correction budgétaire ? Mystère. Serait-ce par aveuglement idéologique, par orgueil national ou, pire encore, par incapacité et impuissance ?”
“Pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire ce que font d’autres États membres ? La question est d’autant plus légitime que la France finance une part importante de ces rabais, à hauteur de 1,4 milliard d’euros en 2023. Nous payons tout en Europe, y compris les économies de nos voisins ! Sous prétexte d’un revenu national brut (RNB) élevé, nous contribuons davantage et nous recevons moins.”
“Au lieu de cela, vous préférez vous accrocher à des tabous budgétaires, notamment à cette sacro-sainte participation déficitaire de la France au budget européen, dont vous érigez l’ampleur en mètre étalon de votre engagement européen et dont vous prétendez que la baisse menacerait l’Europe des pires maux. Vous préférez cette solution de facilité, alors qu’il existe d’autres choix, opérés par nos partenaires. Cela a été rappelé : la quasi-totalité des contributeurs nets bénéficie d’un mécanisme de correction forfaitaire qui réduit les contributions versées par l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas ou la Suède. En 2023, ce remboursement sur les contributions s’élevait à 24 % pour les Pays-Bas, à 20 % pour la Suède et à presque 6 % pour l’Allemagne. Ces pays sont-ils pour autant sortis de l’Union ou du marché unique ?”
“Pourtant, malgré ce verdict populaire, redoublé aux législatives, le Gouvernement choisit d’augmenter notre contribution au budget européen, en la portant à un total de 23,3 milliards d’euros, alors que nous ne connaissons que trop bien la situation budgétaire catastrophique et que, depuis des années, la France est un contributeur net très généreux, peut-être trop discipliné. En 2023, notre contribution nette s’établissait à 9,3 milliards d’euros et, depuis 2019, ce sont au moins 40 milliards d’euros qui sont partis à Bruxelles. Tel est le coût de la Commission von der Leyen pour notre pays. Monsieur le ministre, il est inquiétant que dans le contexte budgétaire qui est le nôtre, aucune piste de rééquilibrage ou d’économie n’ait été envisagée.”
“Dans le domaine de la politique européenne, comme dans tant d’autres, le groupe UDR constate que le Gouvernement refuse d’entendre les Français. Le 9 juin, lors des élections au Parlement européen, ils ont largement sanctionné la politique européenne du Président de la République. C’est la preuve qu’ils refusent la situation bancale dans laquelle cette politique a placé notre pays en Europe ; qu’ils refusent l’Europe centralisatrice des bureaucrates et des technocrates ; qu’ils refusent l’Europe de l’endettement et de la mutualisation des dettes qui préfigure celle de nos souverainetés.”