Maxime Michelet
UDDPLR · France
“La Cour des comptes le dit avec constance : l’incitation demeure le moteur le plus sûr ! Une administration qui libère des mètres carrés doit pouvoir en retirer un bénéfice direct. Elle passera alors d’une logique de contrainte à une logique d’adhésion.”
“Si, depuis des années, la puissance publique impose aux propriétaires français privés une discipline stricte, si elle leur impose des diagnostics, si elle conditionne le droit de louer à des étiquettes énergétiques, si elle exige, si elle inspecte, si elle verbalise, dans le même temps elle s’exonère tranquillement des exigences qu’elle i…”
“Chaque mètre carré laissé à l’abandon dilapide donc une épargne nationale accumulée depuis des décennies par le peuple. Dès lors, il s’agit de savoir si l’État est capable de s’administrer lui-même, avec le sérieux qu’il exige des propriétaires privés. Avec ce texte, une foncière unique deviendrait propriétaire du patrimoine.”
“Dernier orateur, non seulement de ce jour, non seulement de ce texte, mais de l’année parlementaire, je ne doute pas que je disposerai d’une attention particulièrement soutenue dans cet hémicycle. Je serai synthétique. (« Merci ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Ne me poussez pas à utiliser mes cinq minutes !”
“Ce texte engage le mouvement recherché. Il le fait imparfaitement, mais avancer imparfaitement vaudra toujours mieux que contempler le problème avec constance. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Le groupe Union des droites pour la République votera ce texte.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.) Nous la jugerons à l’aune des surfaces libérées et des économies constatées plutôt que sur la beauté de ses organigrammes. La réforme de l’État a trop longtemps ressemblé à un concours d’éloquence.”
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“Vous nous direz que la voix de la France s’opposera à toute perspective d’armée européenne, quand bien même cette perspective est la conséquence logique du fédéralisme forcené intrinsèque au macronisme. Vous nous direz que personne n’a ce projet et que notre souveraineté sera préservée, mais permettez-nous de ne pas accorder de crédit à votre promesse ! Il nous avait été promis que notre souveraineté industrielle serait défendue ; elle a été sacrifiée.”
“Après avoir dépouillé les vieilles nations d’Europe de la plupart de leurs attributs de souveraineté, l’accaparement illégitime de la souveraineté militaire viendrait parachever notre intégration au Léviathan bruxellois. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et Dem et sur quelques bancs du groupe SOC.)”
“Elles se manifestent enfin, et surtout, par la préparation d’un marché unique de la défense, qui pourrait donner, à terme, pleine compétence à l’Union européenne pour l’exportation d’armes et soumettrait notre BITD française aux règles du marché intérieur. Avec ces projets, l’Union européenne prépare la dernière étape de la fédéralisation du continent !”
“En la matière, les ambitions d’Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande des armées, sont claires. Elles se traduisent par le règlement Edip, d’abord, qui organise le financement par les Européens eux-mêmes de leur dépendance militaire aux États-Unis ; par l’instrument Safe, ensuite, par lequel la France s’endette à hauteur de 16 milliards d’euros auprès de Bruxelles pour financer son propre réarmement ; mais aussi par le choix insensé de confier au maximum d’États européens les missions capacitaires, quand il faudrait s’appuyer sur les BITD existantes et tout spécifiquement sur le potentiel français.”
“Le tropisme bruxellois condamne à l’impuissance. Dans une démocratie, la guerre nécessite le consentement du peuple, qui veut savoir pourquoi il se bat et savoir qu’il se bat pour son pays. De quoi notre continent a-t-il donc besoin pour se défendre ? Il a besoin de ses peuples, il a besoin de ses nations. Pour dissuader la Russie, nous devons embarquer avec nous les peuples d’Europe et non organiser la défense de l’Europe malgré eux, sans eux, contre eux. Rien ne nous condamne à commettre, dans le domaine de la défense, les erreurs commises par l’Union européenne dans tous les autres domaines. Il faut donc combattre sans relâche le saut fédéraliste qui nous conduirait à la mise sur pied d’une armée européenne, dont la première conséquence serait la relégation mécanique de l’armée française.”
“» sur les bancs du groupe RN.) Mais encore faut-il affirmer collectivement cette civilisation et ces libertés, plutôt que de laisser l’Europe se confondre avec la vacuité d’une technocratie autocratique à laquelle personne, sur ce continent, ne s’identifie. Personne ne mourra jamais pour la défense des directives de Bruxelles ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Quand on meurt au champ d’honneur, on ne meurt jamais que pour son pays et, à travers lui, pour les valeurs qu’il porte.”
“…et l’Europe, terre de civilisation, de culture et de solidarité, ne sera jamais, quoi que vous puissiez en dire, une nation. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Non, les Français n’ont pas perdu le sens de la guerre, mais ils ne comprennent pas vos discours car jamais il n’existera de guerre menée pour et par l’Union européenne. Un peuple ne se résout jamais à la guerre qu’au nom de sa nation…”
“Ce sont des citoyens inquiets pour l’avenir de leurs enfants ; ils ne comprennent pas les discours que vous leur tenez sur les guerres de demain. Malgré huit décennies de paix, nous ne pensons pas que la nation française et son peuple aient perdu le sens de la guerre. Je viens d’ailleurs, pour ma part, d’un territoire qui connaît bien la guerre. Ce territoire, la Marne, que je partage avec vous, madame la ministre des armées, a bien connu le prix des guerres d’hier ; il connaît aussi le prix des guerres de demain, celles qui se préparent dans nos camps de Champagne, à Mailly, à Mourmelon ou à Suippes – permettez-moi d’en saluer ici les officiers, les sous-officiers et les soldats.”
“Mais vous parlez bien mal de cette guerre à nos concitoyens, et la multiplication des propos va-t-en-guerre n’est pas à la hauteur de la situation. Ne croyez pas que les Français qui s’émeuvent de ces propos bellicistes soient des capitulards.”
“…qui plane aux frontières de notre continent. Oui, la guerre est aux portes de l’Europe, et oui, nous sommes résolument aux côtés de l’Ukraine et de son peuple.”
“Le débat sur la défense nationale méritait pourtant mieux. Les menaces qui pèsent sur la sécurité de notre pays, nous les connaissons. Nous connaissons les ambitions impériales de la Chine, les déstabilisations intéressées de l’Azerbaïdjan, les appétits obscurantistes de l’Iran et la haine djihadiste, première des menaces auxquelles fait face notre pays. Nous connaissons aussi, évidemment, la menace russe…”
“Le macronisme aura également commis la faute, majeure, d’empêcher tout débat sincère sur les questions de défense, en accusant toute voix divergente d’un alignement supposé avec la Russie. Après le point Godwin, vous avez inventé le point Poutine !”
“Cette perspective est intolérable, mais elle est la conséquence des options fédéralistes du macronisme. L’Europe de la défense se construit malgré nous, malgré nos dénonciations, malgré nos refus. Que pèsent les refus et les dénonciations de la France alors que nous nous sommes méthodiquement désarmés, que ce soit matériellement, politiquement, diplomatiquement ou idéologiquement ? Que pèse la voix de la France quand elle est celle d’un pays chassé d’Afrique ou doublé par ses propres alliés dans le Pacifique ? Que pèse la voix de la France quand, par celle du président de la République, elle propose le partage inacceptable de notre force de dissuasion nucléaire, qui reviendrait à abdiquer sa propre puissance ? (« N’importe quoi ! » sur les bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Et si, comme d’aucuns, au sein de votre majorité, l’espèrent, l’Union européenne se dotait d’une armée, alors l’armée française serait réduite au rôle de contingent – sans doute sous commandement américain ou allemand, mais au service de quel intérêt suprême ?”
“Il faut dès lors regretter que des décennies d’incurie budgétaire nous placent dans une position où nous ne sommes pas en mesure d’engager des moyens plus importants pour nous réarmer. Cette impuissance de fait nous expose à de grands périls. Au moment où la France s’enlise dans d’interminables négociations budgétaires mettant aux prises des visions inconciliables, le chancelier Merz annonce, quant à lui, mobiliser toute la puissance financière de l’Allemagne pour bâtir « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe ». Hier première armée d’Europe, la France court le risque d’être reléguée demain en seconde division.”
“Le budget que vous nous proposez est en hausse, anticipant l’actualisation de la LPM que vous souhaitez soumettre à nos délibérations, et la trajectoire que vous nous présentez tente donc de corriger le tragique sous-investissement des dernières décennies, erreur historique dont nous faisons encore les frais. Mais encore faudrait-il que votre trajectoire soit sincère et vos objectifs atteints, alors que notre industrie, notamment nos PME, voit les retards de paiement s’accumuler. En trois ans, les reports de charge ont doublé et, avec presque 100 milliards de restes à payer, l’État court toujours le risque de manquer à ses engagements. Au sein du groupe UDR, notre position n’a jamais varié : la maîtrise de nos comptes publics est une condition sine qua non de la maîtrise de notre souveraineté.”
“Le gouvernement nous invite à débattre de la stratégie de défense nationale ; en somme, à débattre – osons le terme – de la guerre. L’importance de ce débat commande de refuser les postures et les polémiques : l’engagement de nos forces armées ne peut qu’appeler à l’unanimité des représentants de la nation. L’Union des droites pour la République se tenant toujours auprès de ceux qui font le choix du service de la nation, elle approuvera donc la déclaration du gouvernement. Cependant, ne croyez pas que ce vote vienne approuver l’entièreté de l’action menée par les gouvernements d’Emmanuel Macron dans le domaine de la défense.”
“Pourtant, la seule concurrence déloyale qui existe, c’est celle, structurelle, de l’audiovisuel public, lequel est financé par les Français à hauteur de 4 milliards, tout en captant une part importante des revenus publicitaires. Cet avantage structurel est aujourd’hui mis au service d’une lutte idéologique qui doit cesser. Madame la ministre, en qualité d’autorité de tutelle, avez-vous été informée de cette action en justice ? Avez-vous été consultée ? Avez-vous donné votre accord ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“La plainte pour dénigrement ne manque pas de sel et elle pourrait presque faire sourire, si elle n’était pas réalisée aux frais du contribuable. En effet, France Télévisions et Radio France sont-elles seulement légitimes à se plaindre de ce supposé dénigrement, quand l’audiovisuel public consacre, aux frais du contribuable, des heures entières à dénigrer et à caricaturer tout média qui ose différer de sa ligne idéologique ? En septembre, dans une attaque sans précédent, Delphine Ernotte désignait CNews comme une chaîne d’extrême droite. (« Elle a eu raison ! » et applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Aujourd’hui, ne tolérant plus aucune critique, elle se laisse aller au rêve de la censure judiciaire de toute concurrence.”
“…qui remettent en cause le monopole idéologique qu’entend exercer l’audiovisuel public afin de « représenter la France telle qu’on voudrait qu’elle soit », selon les termes de Delphine Ernotte. Avec cette action en justice, les présidentes de France Télévisions et de Radio France confirment être des militantes politiques.”
“…fébrilité à l’idée de perdre les innombrables privilèges accumulés par la nomenklatura audiovisuelle ; fébrilité, enfin, face à l’émergence de lignes éditoriales indépendantes…”
“Cette action en justice contre des concurrents est tout bonnement sidérante. Elle trahit la fébrilité de l’audiovisuel public : fébrilité devant les futurs travaux de la commission d’enquête demandée par Éric Ciotti, dont notre collègue Charles Alloncle est le rapporteur ; fébrilité depuis que l’affaire Legrand-Cohen a exposé au grand jour les liens privilégiés entretenus avec la gauche…”
“Les dirigeantes de France Télévisions et de Radio France se sont concertées pour assigner CNews, Europe 1 et Le JDD devant le tribunal de commerce de Paris pour dénigrement, grief constitutif de concurrence déloyale, selon elles. (« Eh oui ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“Il y a quelque chose de pourri au royaume de l’audiovisuel public.”
“Nous refusons donc cette hausse du malus supposément écologique. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.)”
“Cet amendement, déposé par le président Ciotti et les députés du groupe UDR, vise à supprimer l’article 13, qui conduit à une hausse généralisée de la fiscalité automobile. Cet article s’inscrit dans une méthode politique qui manque cruellement d’imagination et qui consiste à traiter tout problème par la taxe, et toujours par la taxe. La hausse du malus frapperait particulièrement les habitants de nos campagnes, et les familles rurales, pour qui la voiture n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elle toucherait également les classes les plus modestes. Enfin, elle fragiliserait évidemment notre industrie automobile, qui n’a pas besoin de cela. Au sein du groupe UDR, nous nous opposons à cette écologie punitive, qui considère les automobilistes français comme d’éternelles vaches à lait pour un budget en déshérence.”
“Par trois fois, il a réitéré le non de 2005, ce non à l’Europe des technocrates, en plaçant les listes de nos amis et alliés du Rassemblement national en tête de chaque élection européenne. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) C’est donc dans la fidélité au choix souverain réitéré du peuple français que l’Union des droites pour la République votera en faveur de la baisse de la part excédentaire de notre contribution au budget de l’Union européenne. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Mais qui a consenti aux traités ? L’Europe de Mme von der Leyen, c’est l’Europe de Lisbonne, une Europe à laquelle le peuple français avait souverainement dit non en 2005 et à laquelle on a finalement dit oui, en son nom mais malgré lui. Les européistes pariaient sur l’oubli ; selon eux, le peuple s’était trompé, il finirait par l’admettre et la trahison s’effacerait. Vingt ans plus tard, la trahison de 2005 n’est ni effacée ni oubliée. Au contraire, les trahisons des intérêts français s’accumulent. Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le peuple français a d’ailleurs été consulté par trois fois sur les questions européennes : en 2014, en 2019 et en 2024.”
“C’est un argument malhonnête. La France étant contributrice nette, l’argent européen n’est jamais que l’argent français distribué par l’Europe. Puisque vous évoquez toujours les gains incalculables et insoupçonnés des politiques européennes, pourquoi ne pas mesurer également les pertes que ces politiques ont infligées à notre économie, à notre industrie ou à notre agriculture ? Pourquoi la France serait-elle condamnée à financer des politiques qui nuisent à ses propres intérêts ? Je connais votre réponse : nous sommes tenus par les traités auxquels nous avons consenti.”
“L’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche et la Suède ont demandé et obtenu des rabais ; ils ne sont pas sortis de l’Union. En 2026, la contribution de la France au budget de l’Europe s’élèvera donc à 28,8 milliards, en hausse de 5,7 milliards. Contributeur net, notre pays donnera de nouveau beaucoup plus qu’il ne perçoit, une tendance promise à se poursuivre, alors que la France a d’ores et déjà donné 150 milliards de plus que ce qu’elle a perçu durant le quart de siècle écoulé. Le concert unanime des européistes acharnés nous dira, une fois encore, que réduire notre contribution reviendrait à condamner tous les secteurs supposément soutenus par l’argent européen.”
“Le rideau se lève cet après-midi sur le théâtre annuel du prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne. Les mêmes acteurs, la même scène, les mêmes dialogues ; chaque année, le petit théâtre européen s’invite à l’Assemblée. Théâtre parlementaire, d’abord, d’une représentation nationale à laquelle on demande non pas de délibérer mais de consentir, comme au temps des parlements d’Ancien Régime. Théâtre politique, ensuite, d’une contribution nette que d’aucuns sur ces bancs nous présentent comme la seule et unique mesure de notre engagement européen. Théâtre démagogique, enfin, où se répète à l’infini l’accusation insensée selon laquelle diminuer notre contribution nette reviendrait à sortir de l’Europe.”
“Comme la taxe n’éduque pas, elle échouera, et c’est l’interdiction que vous demanderez demain. Vos amendements disent cibler les grands industriels, mais c’est méconnaître notre viticulture : les filières en question – cidre, bière et vin – sont fondées sur le maillage d’exploitations familiales. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) C’est méconnaître aussi l’apport économique du secteur : la filière française du vin représente 10 % du vignoble mondial, 450 000 emplois et 11 milliards d’excédent commercial. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Vous voulez faire baisser la consommation alors que les filières concernées subissent déjà une crise des ventes. De plus, comme nous nous échinons à vous l’expliquer depuis hier, les taxes comportementales ne font pas baisser la consommation des personnes atteintes d’addiction. La solution n’est pas de taxer mais d’éduquer. Ce n’est pas l’alcool mais l’excès d’alcool qui tue.”
“Collègues du NFP – nouveau front de la prohibition ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est bien la prohibition qui se trouve au bout de votre réflexion.”
“Il existe une réglementation pour protéger la sécurité et la santé des vendangeurs. Le monde viticole est particulièrement engagé pour la faire respecter. Dans la Marne, cela prend la forme d’une action concertée absolument remarquable avec les services de l’État. Votre amendement n’ajoutera rien à la réglementation en vigueur, il créera simplement de la paperasse, de la contrainte bureaucratique et jettera surtout la suspicion sur l’ensemble du monde viticole, qui travaille sa vigne dans le respect de nos lois. Lâchez-lui la grappe ! (Sourires et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Je suis député de la Marne. Ce que vous décrivez dans votre exposé des motifs, ce n’est pas nos vendanges, mais une caricature qui vise à stigmatiser l’ensemble de la profession viticole. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Non ! La réalité scolaire est bien plus complexe que cela. Nombre de familles populaires mettent un enfant dans le public et un autre dans le privé, et j’en suis un exemple, ayant moi-même étudié dans le public tandis que mon frère était scolarisé dans le privé. Mais j’appelle surtout votre attention sur une chose, chers collègues de gauche : dans les territoires ruraux, la moitié de l’enseignement agricole est assurée par l’enseignement privé et nombre d’entreprises agricoles et viticoles financent ces lycées agricoles ! Ce que vous cherchez à faire reviendrait à couper ce financement. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Mme Christelle Minard applaudit également.)”
“Pensez-vous que ce sont 2 millions d’enfants de riches ? Pensez-vous que 2 millions d’élèves cherchent seulement à échapper à la ghettoïsation du public ?”
“…et je me demande si vous avez jamais ne serait-ce qu’envisagé de mettre les pieds dans une école, un collège ou un lycée privés. Je rappelle que 2 millions d’élèves, soit 17 % de la population scolaire de ce pays, sont scolarisés dans un établissement privé.”
“J’abonderai dans le sens de ce qui a été dit, notamment par mon excellent collègue Roger Chudeau. Chers collègues de gauche, je crois que vous ne connaissez pas du tout l’enseignement privé…”
“« La faute à pas de chance », entendons-nous. Il est pourtant essentiel de faire la lumière sur les responsabilités en jeu, et le Parlement doit y participer en toute indépendance. Ma seconde question est simple : quand les implications de chacun seront établies, exigerez-vous que les personnes concernées prennent leurs responsabilités ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“En juin, le personnel du Louvre s’était mis en grève pour protester contre un dispositif sécuritaire déficient et, le 16 septembre, le Muséum national d’histoire naturelle avait déjà été victime d’un cambriolage. Deux semaines plus tôt, le musée de Limoges était cambriolé. En 2024, c’était le musée de Paray-le-Monial. En 2017, la couronne de la Vierge de Fourvière disparaissait. Tous les mois, partout en France, des églises sont cambriolées et vandalisées. Partout, les signaux de sécurité sont au rouge. Quelles mesures de sécurisation prévoyez-vous pour y répondre, madame la ministre ? Mais une seconde question se pose, car le cambriolage du Louvre est la conséquence de manquements évidents. Et quand il y a des manquements, il y a des responsables. Aujourd’hui, en France, personne ne semble plus responsable de rien.”
“Madame la ministre de la culture, avec le vol des joyaux de la couronne, ce dimanche, au Louvre, ce sont des souvenirs de famille qui ont été dérobés aux Français. La couronne de l’impératrice Eugénie, volée puis égarée et retrouvée brisée dans le caniveau, est devenue le symbole du déclin d’un pays hier tant admiré. Ce cambriolage est loin d’être un banal incident. C’est un crève-cœur pour tous les Français attachés à leur patrimoine historique et c’est une honte pour notre pays, incapable d’assurer la sécurité du plus grand musée du monde. Un monte-charge et une disqueuse auront en effet suffi à réaliser le casse du siècle. Bien des questions se posent donc à propos de la sécurité de nos musées et de notre patrimoine, d’autant plus que les alertes n’ont pas manqué.”
“Bientôt, l’outil de la dissolution sera de nouveau entre les mains du président de la République. Quant à vous, monsieur le premier ministre, vous aurez le devoir de présenter à la représentation nationale le budget de la nation. Ce jour-là, si vous poursuivez sur la voie que vous avez empruntée, celle de l’immobilisme et de l’impuissance, il vous faudra prendre celle de la sortie. La censure n’est pas pour aujourd’hui mais, sans doute, pour bientôt. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous ne vous censurerons pas aujourd’hui car cela n’apporterait rien au pays, ni le début d’une espérance ni celui d’une solution.”
“…dont l’unique cause est l’alliance contre-nature contractée, il y a un an, entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, laquelle ne pouvait conduire qu’à l’immobilisme gouvernemental, à la paralysie politique et à l’asphyxie institutionnelle. Il ne faut toutefois pas désespérer. Croyez bien que l’image que donnera l’hémicycle sera tout autre le jour où l’union nationale RN-UDR y détiendra une majorité. Or ce jour approche. Si nous devons vous censurer, nous le ferons à l’heure choisie, et non sur un caprice de socialistes trompés qui se sont laissés berner par votre ruse. Comme dans toutes les affaires de cette assemblée, si nous devons vous censurer, nous le ferons à l’heure que choisira le bloc national, à l’heure où votre chute sera utile au pays et aux Français.”
“Pourtant, nous ne vous censurerons pas. L’envie ne nous en manque pas, chers collègues de gauche, mais nous n’agirons jamais que dans l’intérêt de la nation. Or son intérêt n’est pas de connaître une crise gouvernementale en plein été, alors que l’année parlementaire s’achève et que de nouvelles élections ne sont pas envisageables. Il n’est pas non plus dans l’ouverture d’un feuilleton inutile qui ne mènerait nulle part. Les Français sont lassés de l’instabilité stérile et du spectacle désolant donné par cet hémicycle,…”
“Malheureusement, vous avez laissé le pays s’abîmer sans rien faire, et juger sur pièces est bien difficile aujourd’hui, tant les pièces manquent. Les rares textes importants de votre gouvernement ont été votés pour une seule et unique raison : le bloc national les a appuyés, et souvent améliorés. L’un des seuls textes majeurs adoptés sous votre gouvernement aura été celui sur la fin de vie – symbole, s’il en fallait un, du rôle qui vous êtes appelé à jouer dans l’histoire du macronisme.”