René Pilato
LFI-NFP · France
“Cette fois-ci, on n’opère pas une montée en puissance de la sédation mais, d’un seul geste, on provoque la mort d’une personne qui va mourir. En conséquence, si vous acceptez d’ajouter une case, celle-ci devra être utilisée également pour la mort à l’issue de la sédation profonde et continue.”
“Il serait bien de conserver le formulaire Cerfa unique, alors qu’on peste contre la complexité administrative. En outre, les changements de ministre, de gouvernement, voire de président de la République ne permettent pas de garantir que les travaux seront poursuivis et finalisés. J’en viens à la vraie question.”
“Je suis entièrement d’accord avec ce qui vient d’être dit par mes collègues. On est là dans quelque chose de fraternel et de solidaire. Il s’agit d’un amendement de cohérence avec ce qui a été voté auparavant.”
“Il propose simplement d’ajouter les mots « ou renoncer » au dispositif prévu à l’alinéa 4. Cet ajout s’inscrit dans la recherche d’équilibre qui caractérise notre démarche depuis le début.”
“Tout d’abord, il n’y a rien de méprisant à dire de quelqu’un qu’il a des qualités pour faire de l’art. (Exclamations sur les bancs du groupe DR.) Vous pouvez ne pas apprécier, mais il n’y a rien de violent ou de méprisant dans ces propos. Quand on débat, on peut être amené à apporter un contre-point de vue.”
“Je redonne lecture de l’amendement de ma collègue Leboucher : « Après avoir formulé une demande expresse d’aide à mourir […], la personne peut demander au médecin d’attester par écrit du caractère libre et éclairé de sa demande et annexer cette attestation à ses directives anticipées.”
The complete record
Every one of 635 lines we hold for René Pilato, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 13 of 13.
“Or les salaires très élevés masquent les salaires très faibles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Les cadres vivent en moyenne treize années de plus que les ouvriers – je n’ai pas les mêmes chiffres que le rapporteur. Le calcul est simple : si vous prenez un cadre qui vit treize ans de plus et dix salariés qui vivent un an de moins chacun, vous obtenez une augmentation de l’espérance de vie. Votre critère n’a donc aucun sens ! C’est peut-être la faute de M. Blanquer, qui a flingué les mathématiques en classe de seconde – car calculer une moyenne relève du programme de seconde. Quand vous modifiez des textes comme celui-ci, prenez garde, car les généralisations se font toujours au détriment des plus faibles et en faveur des plus favorisés. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Notre collègue Sitzensthul n’est remonté que jusqu’à Chirac, mais, pour rappel, Mitterrand, c’est la retraite à 60 ans, les cinq semaines de congés payés et la semaine de 39 heures. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Boris Vallaud applaudit également.) S’agissant de l’amendement qui évoque l’allongement de l’espérance de vie, collègue, vous vous cachez derrière des moyennes.”
“Arrêtez avec l’assistanat ! Les vrais assistés, ce sont les actionnaires !”
“Non seulement Sanofi, tout en percevant 1 milliard en dix ans, a réalisé des bénéfices records, mais il a distribué en 2023 4,4 milliards de dividendes, presque en même temps qu’il fermait un laboratoire consacré à la recherche sur le cancer et virait 330 personnes. Ces gens-là sont des voyous. Vous parlez d’attractivité, eux prennent l’argent qu’ils peuvent sans faire preuve en échange d’aucun patriotisme : dès que leurs profits menacent de diminuer, ils vendent les bijoux de famille et, la somme en poche, quittent le territoire. Par conséquent, il faut que cette taxe sur les superprofits des entreprises pharmaceutiques soit adoptée. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Arrêtez de faire semblant ! Les travailleurs savent !”
“Ils ont fait quelque chose de bien ? Allez-vous-en, disparaissez du paysage politique !”
“En équivalent temps plein, le taux de chômage s’élève à 15 % !”
“Mais arrêtez ! Les emplois concernés sont déjà partis en Pologne !”
“Allez donc poser des parpaings à 70 ans !”
“Mais ce sont vos collègues qui s’en vont !”
“Vous essayez de gagner leurs voix ! C’est lamentable ! Le Gouvernement s’aplatit ! Honte à vous !”
“Les ménages n’ont plus de pouvoir d’achat !”
“Soixante mille entreprises vont faire faillite !”
“Les boulangeries ferment ! Sortez parfois de l’Assemblée !”
“Ça vide les caisses ! Il faut réduire le déficit !”
“Entre les miroirs et les rêves, vous êtes hors sol !”
“Ils vous ont collés d’astreinte, et vous l’acceptez !”
“Ça n’est pas sa position ! Informez-vous !”
“Ne faites pas semblant de ne pas comprendre !”
“Les Français ne veulent plus de vous ! Ils ne vous écoutent plus !”
“Ils vivent de rentes ou du travail des autres !”
“C’est hypocrite, ce que vous dites ! Vous refusez l’augmentation des salaires. Avec vous, le travail ne rapporte pas !”
“Qui y croit encore ? Ça fait sept ans que vous racontez ça !”
“Il y a 2 millions de pauvres chez les retraités ! Sortez de l’hémicycle !”
“Arrêtez ! Vous n’y croyez pas vous-même !”
“Parce qu’une autre économie est possible, le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire refusera l’austérité du budget que vous nous proposez pour 2025. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Monsieur le ministre, vous avez œuvré sept années au profit de quelques-uns, tout cela en cachette, au point que mon collègue Éric Coquerel, président de la commission des finances, souhaite doter la commission de pouvoirs d’enquête afin d’examiner l’évolution des déficits publics.”
“…ils n’aiment que le fric, qu’ils délocalisent également. Leur égoïsme est sans limite : nos riches nous coûtent un pognon de dingue ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Avec la complicité de l’Élysée, ils détruisent notre pays.”
“Philippe Brun applaudit.) La politique de l’offre est une catastrophe pour les finances publiques et le mythe du ruissellement, une calamité pour les ménages dont le reste à vivre baisse. Notre pays compte 147 milliardaires en 2024,…”
“Il paraît que vous cherchez 60 milliards : supprimez les niches et les dispositifs inefficaces, faites contribuer les ultrariches et les grands groupes, faites peser l’effort de transition sur les plus gros pollueurs et redonnez des moyens aux collectivités, par exemple en rétablissant la CVAE – cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises – de façon progressive ! Cela rapporterait 50 milliards, sans hausse d’impôt pour les classes moyennes et populaires. Pour ce qui est des 10 milliards restants, une taxe au kilomètre sur les marchandises pourrait être envisagée. Enfin, pour donner des marges à tout le monde, nous pourrions obtenir un opt-out pour la France en matière d’énergie et revenir aux tarifs réglementés qui existaient auparavant. (M.”
“Vos ballons d’essai mettent déjà le feu aux poudres : vous êtes obligé de faire machine arrière alors que le budget n’est même pas encore en discussion. Voici le bilan de la brutalisation de la vie politique par Macron et ses serviteurs : des burn-out, des suicides, une société éco-anxieuse, 1 200 morts aux urgences en 2023 – et les caisses sont vides ! Monsieur le ministre, en versant aux entreprises 200 milliards d’euros d’aides sans contrepartie, l’État finance la sphère privée, qui délocalise, et non les services publics, qui sont à l’os. La réduction des prélèvements obligatoires sur les plus riches et sur les bénéfices des entreprises a été drastique ; selon la Cour des comptes, il manque ainsi 62 milliards par an au budget depuis sept ans.”
“Avec plus de 40 milliards de coupes budgétaires touchant la santé, l’éducation comme les retraites, et l’augmentation du prix de l’énergie, le reste à vivre pour les foyers diminuera encore. Monsieur le ministre, les mêmes causes produisant les mêmes effets, que pensez-vous qu’il se passera si vous persistez ? Une spirale récessive. Pire, une maman déjà à l’euro prêt va se restreindre pour nourrir son enfant, tomber malade et fuir le médecin – car le reste à charge d’une visite à 30 euros, c’est une semaine de cantine. En bout de course, elle finira aux urgences, qui, déjà saturées, risquent d’avoir une morte de plus sur un brancard. (Mme la rapporteure proteste.) Monsieur le ministre, par vos choix budgétaires, vous ajoutez de la souffrance à la détresse.”
“Il s’agit donc d’une consommation de survie pour ces « gens qui ne sont rien » dixit Macron. Par rapport à l’inflation, les salaires baissent ; la consommation se réduit ; les carnets de commandes se vident ; les investissements sont reportés. Des aides au logement changeantes et des taux d’emprunt élevés grippent le secteur de la construction et, par contagion, c’est toute l’économie qui tousse : les défaillances d’entreprises se multiplient, le nombre de précaires augmente, cela se traduit par une baisse des recettes de l’État. C’est en effet un manque de rentrées fiscales – de l’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu et maintenant de TVA – qui fait exploser la dette.”
“Des 3 200 milliards de dette, 1 200 sont imputables à la Macronie. Vous entendre prôner la même politique, monsieur le ministre, laisse pour le moins perplexe. Où est passé l’argent ? Libéralisation du secteur de l’énergie et fin des tarifs réglementés ont laminé les forces vives du pays. Un tiers des Français doit vivre avec de moins de 100 euros dès le 10 du mois. Des restrictions se font donc sur les loisirs, les biens de consommation, la nourriture et la santé. Ils doivent arbitrer, par exemple, entre la facture d’électricité et la facture de cantine. En France, septième puissance mondiale, 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté, des étudiants font la queue à l’aide alimentaire, le taux de pauvreté atteint 15 % de la population, soit 9 millions de personnes – une honte !”
“Vous, vous avez excellé dans le déficit et la destruction des services publics !”