René Pilato
LFI-NFP · France
“Cette fois-ci, on n’opère pas une montée en puissance de la sédation mais, d’un seul geste, on provoque la mort d’une personne qui va mourir. En conséquence, si vous acceptez d’ajouter une case, celle-ci devra être utilisée également pour la mort à l’issue de la sédation profonde et continue.”
“Il serait bien de conserver le formulaire Cerfa unique, alors qu’on peste contre la complexité administrative. En outre, les changements de ministre, de gouvernement, voire de président de la République ne permettent pas de garantir que les travaux seront poursuivis et finalisés. J’en viens à la vraie question.”
“Je suis entièrement d’accord avec ce qui vient d’être dit par mes collègues. On est là dans quelque chose de fraternel et de solidaire. Il s’agit d’un amendement de cohérence avec ce qui a été voté auparavant.”
“Il propose simplement d’ajouter les mots « ou renoncer » au dispositif prévu à l’alinéa 4. Cet ajout s’inscrit dans la recherche d’équilibre qui caractérise notre démarche depuis le début.”
“Tout d’abord, il n’y a rien de méprisant à dire de quelqu’un qu’il a des qualités pour faire de l’art. (Exclamations sur les bancs du groupe DR.) Vous pouvez ne pas apprécier, mais il n’y a rien de violent ou de méprisant dans ces propos. Quand on débat, on peut être amené à apporter un contre-point de vue.”
“Je redonne lecture de l’amendement de ma collègue Leboucher : « Après avoir formulé une demande expresse d’aide à mourir […], la personne peut demander au médecin d’attester par écrit du caractère libre et éclairé de sa demande et annexer cette attestation à ses directives anticipées.”
The complete record
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“Vous claquez 170 milliards par an pour rien !”
“Ne la ramenez pas ! Voyez dans quel état vous avez mis la France !”
“M. Kasbarian n’a-t-il pas présidé la commission des affaires économiques !”
“Qu’avez-vous fait depuis huit ans ? Fatalistes ! Allez-vous en !”
“Ils ont déjà obtenu une suspension de séance !”
“Le président de la région Nouvelle-Aquitaine a encore rappelé ce matin dans Charente libre qu’il s’agit bien d’une compétence de l’État. Monsieur le ministre, répondre concrètement à cette attente de réouverture de la ligne Angoulême-Limoges, c’est impulser un nouvel essor économique et touristique dans ces trois départements.”
“Monsieur le ministre, que doit-on répondre aux personnes qui n’ont plus de ligne pour aller quotidiennement au travail depuis cinq ans ? Que doit-on répondre aux entreprises locales qui attendent de pouvoir décarboner leur activité en se raccordant au fret, voire cherchent désespérément des travailleurs qualifiés qui ne peuvent plus se déplacer ? Que doit-on répondre aux habitants des communes les plus rurales, pour qui chaque trajet en voiture est compté quand la mobilité ne devient pas impossible ? À l’heure où le gouvernement annonce une grande loi de programmation sur les transports, les habitants de Charente, de Haute-Vienne et de Charente-Maritime méritent toute l’attention de l’État et attendent de lui qu’il prenne enfin la décision de lancer les travaux.”
“Quand la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges sera-t-elle à nouveau un axe de vie ?”
“Nous ne demandons pas 5 ou 6 milliards, pas même 1 milliard, mais seulement 260 millions pour remettre en fonction le tronçon fermé et 100 millions pour rénover celui qui est déjà en service, soit 360 millions pour restaurer un patrimoine ferroviaire collectif populaire et tellement attendu. Votre attentisme ne fait que renforcer la dépendance à la voiture, moyen de transport devenu trop coûteux pour beaucoup. De nombreuses personnes privées de solution alternative ne peuvent plus répondre à une offre d’emploi ou d’apprentissage. Elles ne peuvent même plus emmener leurs enfants à la mer le week-end, en empruntant une transversale Limoges-Royan comme autrefois. Monsieur le ministre, quand communiquerez-vous les résultats de l’étude préliminaire ? Quand les travaux seront-ils planifiés ?”
“Monsieur le ministre, voilà déjà un an que j’ai interrogé un précédent gouvernement au sujet du financement de la réouverture de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges. La situation a-t-elle évolué depuis ? Oui : une luxuriante végétation achève de recouvrir cette ligne fermée pour travaux depuis 2018. L’État a su trouver plus de 5 milliards pour un projet de ligne à grande vitesse dans le Sud-Ouest, pourtant rejeté par les habitants, les associations de protection de l’environnement et les syndicats. En Charente et en Haute-Vienne, c’est le contraire : élus, entreprises, travailleurs, apprentis, habitants sont toutes et tous unis et vous demandent sans relâche la réouverture de la ligne Angoulême-Limoges. Mais pas un sou pour désenclaver nos territoires ruraux !”
“J’en veux énormément, collègues, à toutes les décisions par lesquelles vous avez constamment mis le fric en avant au lieu de protéger ce qui fait l’émancipation du peuple français. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Je viens d’apprendre que le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, organisé chaque année depuis un demi-siècle, allait s’arrêter, les financeurs ayant décidé de ne pas reconduire leur soutien. Cette triste nouvelle renvoie directement à notre sujet : les artistes autoentrepreneurs font tout ce qu’ils peuvent, mais sont traités comme s’ils étaient la cinquième roue du carrosse ; ils sont dramatiquement et complètement délaissés ! Déléguer la culture au marché, qui n’est là que pour faire du fric, est une erreur fondamentale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Soumya Bourouaha applaudit également.)”
“Ça s’appelle de la provocation ! Plus de milliardaires, plus de morts sur les brancards, plus de jeunes qui vont mal… On fait le bilan !”
“Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles ! Il faut arrêter de se moquer du monde !”
“Il tend à lutter contre la pollution de l’eau en faisant payer une redevance plus importante et en diminuant ses seuils de perception. Il s’agit de faire prendre conscience aux entreprises qu’elles devront payer plus tant qu’elles ne feront pas l’effort de dépolluer leurs procédés de production, tout en offrant plus de ressources aux collectivités territoriales qui doivent assurer la dépollution de l’eau potable. La redevance est actuellement trop modeste. Nous souhaitons lutter contre les maladies politiques que sont les cancers des adultes et des enfants. Contre la pollution et contre les PFAS, je vous invite à voter pour cet amendement.”
“C’est bon, madame la ministre, on a compris !”
“Nous soutiendrons cet amendement sensé. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Si le ruissellement fonctionnait, cela se saurait. Si les investisseurs qui réalisent des bénéfices réinvestissaient ces sommes pour relancer l’industrialisation en France, cela se saurait. Nous sommes passés du capitalisme que vous défendez – qui était peut-être défendable – à un capitalisme financier qui ne fonctionne plus de la même façon. Taxer les actions, c’est obliger ces gens-là à remettre l’argent dans le circuit. Vous ne l’avez pas compris. Vous êtes vraiment la vieille France : vous vous appuyez sur des schémas de pensée qui ne marchent plus. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Oui, on la connaît ! Mais est-ce la même quand il s’agit de vos tickets-restaurant ?”
“La bonne blague ! La dette publique est de 3 300 milliards d’euros !”
“Il n’y a pas d’extrême gauche ; en revanche, vous êtes d’extrême droite !”
“Sauf quand il s’agit d’augmenter les salaires !”
“Votre vision ultra-statique et ultra-étriquée de la société française fait que la France ne peut plus évoluer. Par votre attitude, vous incarnez son déclin ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Je suis atterré de ce que j’entends sur l’héritage. Vous n’avez que la valeur travail à la bouche : hériter, est-ce que c’est travailler ? Vous n’avez que la méritocratie à la bouche : quel mérite y a-t-il à hériter ? Vous protégez les 13 % d’héritiers qui doivent payer des droits de succession. Vous parlez de rupture alors qu’en fait, vous soutenez la reproduction sociale : pour vous, les enfants de patrons doivent devenir des patrons et les enfants de salariés des salariés. L’émancipation, vous vous asseyez dessus ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Vous êtes l’usurpateur de la démocratie !”
“L’extrême droite, c’est bien la droite ! Là, on comprend qui vous êtes.”
“À 75 %, vous votez les mêmes textes qu’eux ! Vous suivez les préconisations d’Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), qui vous dit exactement ce que vous devez voter – comme pour la loi Duplomb –, puis vous venez ici simplement pour faire de l’affichage, comme vient de le relever ma collègue. Votre hypocrisie est lamentable ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)”
“Vous leur dites : vous serez informés de la manière dont on vous empoisonne, mais vous serez obligés de vous empoisonner car vous n’aurez d’autre choix que d’acheter des produits bas de gamme et de la malbouffe. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.) Là réside votre problème de cohérence, et vous n’y répondez jamais ! Quand on regarde vos votes à l’Assemblée nationale, rien ne va : vous soutenez toute la politique économique de Macron.”
“…le reste à vivre est tellement bas que bien des parents ne pourront leur en proposer.”
“La population française compte 10 millions de pauvres et les gosses demandent à leurs parents s’ils peuvent manger cinq fruits et légumes par jour. Votre truc, c’est encore pire : les gosses qui liront les affiches exigeront peut-être de leurs parents des produits de qualité mais, du fait des textes que vous votez par ailleurs – aucune augmentation du smic, pas de remboursements, pas de prix planchers pour les agriculteurs (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN) –,…”
“Vous rappelez-vous de la publicité « Mangez cinq fruits et légumes par jour » ?”
“Collègues du RN, vous avez un petit problème de cohérence.”
“Est-ce que votre discours raciste va permettre aux pauvres de se soigner ?”
“Est-ce que de telles mesures vont aider les pauvres à remplir leur frigo ?”
“Il faut arrêter de mentir en permanence, collègues !”
“Il n’y a pas d’extrême gauche ici, mais il y a une extrême droite et c’est vous !”
“Vous n’aimez pas les chefs d’entreprise !”
“C’est un génocide, dont vous êtes un soutien inconditionnel !”
“Chers collègues, il est certain que vous avez tous été frappés dans votre circonscription par la désertification industrielle, qui laisse sur le carreau de nombreuses familles. Donnons à ces territoires les moyens de reconstituer leur maillage industriel car il n’y a, là encore, rien de révolutionnaire à payer sa juste part patriotique ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite intensifier le mécanisme de participation des entreprises qui choisissent de délocaliser leur activité économique à l’étranger. Il s’agit de faire passer le montant de la contribution exigée dans le cadre des conventions de revitalisation de 2,5 à 10 fois la valeur du smic par emploi supprimé. Le montant actuel est ridicule et ne dissuade pas les entreprises de supprimer des emplois, a fortiori pour les délocaliser à l’étranger. C’est ainsi que les groupes Hamelin, dont on a déjà parlé, Presto, en Charente, ou ArcelorMittal ont procédé à des plans sociaux pour délocaliser une activité pourtant en bonne santé dans des pays où le coût du travail est bas.”
“Malgré cela, le récidiviste Hamelin, qui prétend ne plus pouvoir payer, place l’entreprise en liquidation judiciaire. Cette manœuvre, qui consiste à mettre une filiale en liquidation pour déroger à ses obligations, se répand en France. Faire cesser l’usage violent que certains patrons font des ordonnances Macron est un devoir. Au-delà des désaccords politiques, personne ne peut cautionner de tels agissements ! Le présent amendement n’est pas révolutionnaire. Il vise simplement à ce que l’État ne subventionne plus de tels comportements. Aujourd’hui, ces salariés nous regardent et nous adjurent d’avoir la volonté politique d’empêcher de nouveaux drames. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“En janvier 2025, l’entreprise Lecas Industries, en Charente, a fermé. C’est une délocalisation de trop : soixante-neuf salariés sont depuis cinq mois sans indemnité, sans salaire, sans aucune aide sociale ; ils se battent chaque jour pour ne pas sombrer. Face à eux, le groupe Hamelin, soutenu par une armée d’avocats, s’organise pour ne pas payer. Dans cette lutte inégale, les salariés n’ont que leur courage, leur dignité et leur solidarité. Certains comptent sur la famille, d’autres sur les associations pour pouvoir seulement manger. Cette situation est inacceptable, car le groupe Hamelin s’était engagé à honorer le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). L’entreprise Lecas Industries disposait de 6 millions d’euros de trésorerie et de fonds propres, soit trois fois le montant du PSE.”
“Vous vous êtes interrogés depuis huit ans ?”
“Le collègue Sansu est la voix de la sagesse !”
“Vous n’avez pas le droit de mentir de la sorte !”
“Je suis d’accord avec M. Buchou. D’ailleurs, votre gêne était palpable, monsieur le rapporteur général, madame la ministre. Et pour cause : nous parlons de 2 % des veuves qui pourraient bénéficier d’une demi-part fiscale. Ce n’est pas sérieux, à l’approche du 11 Novembre, de ne pas consentir à cet effort. Nous sommes régulièrement interpellés par les veuves des anciens combattants et il n’est que temps de réparer cette injustice. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)”
“La rupture d’égalité dans le traitement des veuves de combattants qui se sont engagés dans les conflits en Afrique du Nord est évidente. Par conséquent, il est nécessaire d’étendre le bénéfice de la demi-part prévue par le code des impôts aux veuves de combattants possédant un titre de reconnaissance de la nation, d’autant plus que cette mesure ne concernerait que 2 % des veuves. Je vous invite à réparer cette injustice pour que toutes les veuves d’anciens combattants bénéficient de cette mesure, quel que soit le titre de reconnaissance octroyé à leur conjoint par la nation. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Arrêtez ! Pouvoir être exploité, c’est une chance ?”
“C’est une horreur ! Des cotisations sociales en moins, c’est de la retraite et des emplois en moins !”
“Ils ne veulent pas augmenter le smic ! Ils ne respectent pas ceux qui travaillent !”