Olivier Fayssat
UDDPLR · France
“Outre ces effets dévastateurs, les chiffres sont édifiants : les utilisateurs de TikTok consultent l’application quarante fois par jour en moyenne ; les 4-18 ans y passent en moyenne une heure quarante-sept par jour ; et 63 % des jeunes Français de 12 ans l’utilisent, alors que la plateforme est interdite aux moins de 13 ans.”
“Monsieur le ministre des affaires étrangères, la loi sur la criminalisation de la colonisation française a été publiée au Journal officiel algérien au mois de mai.”
“Nous soutenons en revanche beaucoup plus unanimement l’article 2 relatif à l’infraction de promotion du suicide, et nous approuvons l’article 6 sur l’extension aux lycées de l’interdiction des téléphones à l’école, même si nous regrettons que la rédaction du Sénat renvoie au règlement intérieur de chaque établissement une large part des m…”
“Les réseaux sociaux sont un vrai sujet : addictions, santé mentale, harcèlement, liberté d’expression, circulation de l’information et de la désinformation, ils sont le lieu de tous les excès et constituent un phénomène qui pèse sur le temps de travail et affecte jusqu’au fonctionnement de notre assemblée.”
“…l’interdiction du portable à l’école et au collège en 2018 ainsi que la protection de l’image des enfants en 2024. Ce texte s’inscrit dans cette continuité, et nous saluons le travail de Mme la rapporteure, comme celui du Sénat, qui en a utilement renforcé certains points.”
“Nous savons que votre gouvernement n’appliquera pas la résolution visant à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968, proposée par le Rassemblement national et adoptée dans cet hémicycle le 30 octobre – pour cela, nous patienterons jusqu’en 2027.”
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“Il vise à supprimer la limitation du complément de loyer à 20 % du loyer de référence majoré. Si nous vous proposons cette mesure, ce n’est pas en raison d’un goût excessif pour la dérégulation, mais parce que nous souhaitons encourager l’amélioration de la qualité des logements. Le complément de loyer n’est pas une coquetterie : il sert précisément à reconnaître ce que le loyer de référence ne capture pas. En plafonnant de manière uniforme, vous faites comme si ces atouts ne résultaient pas des investissements du propriétaire. Ces éléments nécessitent parfois des travaux importants. Les neutraliser d’un trait de plume revient à dire aux bailleurs : « Faites mieux, mais n’espérez pas que ce soit reconnu. » Je vous assure qu’ils comprennent très bien ce genre de message. Cette proposition de loi est véritablement socialiste.”
“Un marché fragilisé ne se retrouve pas à l’équilibre par la sanction. Alourdir les contraintes ne rassure ni les propriétaires ni les investisseurs, mais au contraire les éloigne du parc locatif, au détriment des locataires que l’on voudrait protéger. On ne résout pas une crise de l’offre en compliquant la tâche de ceux dont elle dépend. Si le but recherché est de se retrouver avec moins de bailleurs, ce texte propose une méthode exemplaire pour y parvenir. S’il s’agit en revanche de disposer de plus de logements, il faudra en essayer une autre. C’est pourquoi le groupe UDR votera contre cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“En réalité, cette proposition de loi part d’un présupposé erroné qui voudrait que le parc privé soit le problème, alors qu’il permet en réalité d’absorber la plus grande partie des tensions ; elle oublie que les propriétaires bailleurs, loin d’être des acteurs captifs, sont des acteurs rationnels, et que le fait de rendre la location longue durée moins attractive, moins lisible et plus risquée, les fera déserter ce secteur. Or, lorsque ces acteurs partent, ils retirent un logement du marché, et ce n’est pas le propriétaire qui en souffre, mais bien le locataire, recherchant en vain une offre qui se réduit au fil des mois. Nous partageons l’objectif de rendre le logement plus accessible, mais nous ne pensons pas pouvoir l’atteindre en rigidifiant davantage un marché qui étouffe déjà.”
“Autrement dit, vous fabriquez un outil de blocage massif : une simple démarche, même infondée, suffira demain pour geler la mobilité. Or la mobilité est la clé du marché locatif, ce qui permet à un logement de circuler d’un ménage à un autre, à un jeune de s’installer, à une famille de trouver plus grand, à un salarié d’accepter une mutation. En immobilisant les logements, vous transformerez une situation déjà tendue en véritable pénurie.”
“Dans un marché déjà sous tension, réduire encore la capacité de valoriser un bien, c’est décourager ceux qui remettent sur le marché des logements de qualité ; cela ne revient pas à protéger les locataires, mais à réduire l’offre à leur disposition. En ce qui concerne le doublement des amendes, permettez-moi de rappeler que l’on n’a encore jamais vu un logement sortir de terre parce que l’on avait puni plus fort son propriétaire. Dans un marché où la rentabilité locative est déjà minée par la hausse des taxes, le coût des travaux énergétiques et le plafonnement de l’indice de référence des loyers (IRL), vous ajoutez une incertitude supplémentaire. Or quand le risque augmente, les bailleurs s’en vont ; le texte accélère précisément ce mouvement. Vous proposez ensuite la suspension du droit de congé dès lors qu’une contestation est déposée…”
“En pérennisant ce dispositif, vous prenez le risque de transformer une soupape économique en carcan réglementaire, avec pour effet immédiat la contraction de l’offre : les bailleurs n’investiront plus, pas parce qu’ils ne voudraient pas de locataires longue durée, mais parce qu’ils se tourneront vers des activités aux conditions un peu plus souples, telles que la vente ou la location de meublés touristiques. Vous semblez convaincus qu’en rendant le locatif long risqué, les bailleurs choisiront quand même d’y rester. C’est audacieux, voire suicidaire. Il en va de même avec le plafonnement du complément de loyer. Là encore, vous feignez d’ignorer que tous les logements ne se valent pas, qu’un investissement n’est pas l’autre.”
“Il ne s’attaque pas aux causes réelles de la crise : il veut réguler là où il faudrait produire ; encadrer là où il faudrait encourager ; sanctionner là où il faudrait restaurer la confiance. Si l’encadrement des loyers a été conçu initialement comme une expérimentation, c’est bien qu’il s’agissait d’en montrer les limites. Si, demain, les loyers étaient réellement plafonnés partout, pour toutes les typologies, alors l’écart immense entre le plafond administratif et le prix d’équilibre du marché ferait basculer des milliers de logements hors du parc locatif. Ce ne serait ni un abus ni une fraude, simplement le résultat du choix cohérent de propriétaires poussés à bout par vos politiques.”
“Cela fait plaisir à la gauche, qui rêve uniquement de logements sociaux financés avec de l’argent confisqué, ainsi qu’aux macronistes, qui préfèrent les placements financiers, mais cela plombe les secteurs du logement et du bâtiment. Car si l’offre diminue, les loyers montent. Bref, c’est un succès total, comme le soulignait brillamment notre collègue François Jolivet. La crise du logement que traverse le pays est d’abord une crise d’offre, alimentée par une rentabilité locative qui n’a jamais été aussi faible et qui nous prive d’un investissement privé ô combien précieux. Or ce texte vise non pas à desserrer l’étau et à redonner un peu d’oxygène au marché, mais à ajouter davantage de contraintes, de rigidités et de sanctions – exactement ce qui ne fonctionne pas.”
“La crise du logement et celle du bâtiment ont un dénominateur commun, la précarité financière et juridique du propriétaire, qui décourage l’investissement : impôt sur la fortune immobilière, impôt sur le revenu, taxe foncière, taxe sur les logements vacants – pour punir le propriétaire qui ne parvient pas à louer –, provisions pour travaux, entretien, normes énergétiques, projets d’encadrement des loyers, impossibilité d’expulser des squatteurs dans des délais raisonnables, problèmes de recouvrement des loyers, et j’en oublie. Dans ces conditions, les investisseurs se détournent évidemment de l’immobilier au profit des assurances vie et des portefeuilles d’actions.”
“…afin de ne pas retomber dans l’ère de la confiscation.”
“Après avoir passé cinq minutes et sept secondes à Moscou en 1917, nous allons tâcher de revenir à Paris ou Marseille en 2025…”
“L’hébergement d’urgence est victime de la submersion migratoire. Tout le monde le sait, même vous. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“Nous sommes évidemment favorables à ce que l’enfant puisse disposer d’un avocat dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative. Toutefois, la gauche et l’extrême gauche ont un vrai talent pour rendre pénible, voire insupportable, même le vote d’une mesure juste que nous soutenons. Comme d’habitude, vous voulez nos voix mais vous refusez de nous entendre. Eh bien, vous aurez nos voix, mais vous allez quand même m’entendre. (Sourires et applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN.) Le texte est une bonne initiative, mais je voudrais préciser que l’ASE est victime de la submersion migratoire. (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR. – Un député siffle l’orateur. – Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ce texte adresse un vrai message de reconnaissance aux agents territoriaux. Il permettra de réduire la précarité et de renforcer l’attractivité de la fonction publique territoriale. Le report de son entrée en vigueur à 2029 permettra de prendre le temps nécessaire à sa mise en œuvre et laissera la place à la concertation. Le groupe UDR votera donc en faveur de cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“Ce n’est que si les citoyens et les acteurs locaux sont consultés et d’accord avec l’orientation du port que la symbiose fonctionnera au bénéfice du territoire, des citoyens et de la prospérité de tous. Le groupe UDR soutiendra donc ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Il permet d’allier la puissance financière des collectivités à l’expertise opérationnelle des CCI. Nous devons donner à nos ports les moyens d’être plus attractifs, plus compétitifs, plus innovants. J’avais prévu ici de parler du port de Marseille, mais le président Ciotti m’a vivement conseillé de parler du port de Nice. Je vais donc m’exécuter. En effet, à l’échelle locale, le port de Nice est un pôle important d’attractivité sur la Côte d’Azur et pourrait bénéficier de l’extension de ce mode de gestion. Celui-ci ne doit cependant pas oublier d’associer les acteurs locaux, concernés tant par les navires de croisière – fournisseurs de recettes et d’activités mais également sources de nuisances – que par l’aménagement de l’espace public à proximité des activités portuaires.”
“Les collectivités doivent conjuguer les exigences de sécurité, de performance économique, de transition écologique et de soutien aux filières – notamment la pêche, en grande difficulté –, tout cela avec des règles juridiques parfois inadaptées. Lorsque les criées sont fragilisées, lorsque les volumes se contractent, la délégation de service public classique montre ses limites : le concessionnaire n’est plus en mesure d’assumer seul le risque. Le statut de société portuaire permet au contraire aux collectivités de reprendre la main, d’investir, de soutenir leurs filières et de moderniser leurs infrastructures. Plus largement, ce modèle est en phase avec les enjeux contemporains : transition énergétique, développement technologique, résilience économique, concurrence internationale.”
“Aujourd’hui, plusieurs modèles de gestion existent : la régie, la concession, la société publique locale ou la société d’économie mixte. La société portuaire offre une alternative équilibrée : elle permet l’association des collectivités et des chambres de commerce et d’industrie, tout en bénéficiant de la souplesse du régime de la quasi-régie. Pourtant, seules deux sociétés portuaires existent en France : BrestPort, créée en 2021, et Port de Bayonne, créée en 2024. Dans les deux cas, le modèle s’est révélé efficace – investissements accrus, gouvernance clarifiée, capacités d’action renforcées. De nombreux territoires souhaitent s’engager dans cette voie, mais en sont empêchés juridiquement. La gestion portuaire est devenue très complexe.”
“Les outils juridiques mis à la disposition des collectivités se sont adaptés, mais seulement partiellement. Aujourd’hui encore, le modèle de la société portuaire, créé par la loi du 5 janvier 2006, n’est ouvert qu’aux dix-huit ports transférés aux régions en 2004. Cet héritage juridique crée une inégalité de traitement injustifiée entre les ports, alors que les besoins d’investissement sont immenses et que les modèles de gestion existants montrent leurs limites. La France compte plus de 600 ports décentralisés. Ils représentent 22 % du tonnage total des marchandises, 600 millions d’euros de valeur ajoutée et 11 000 emplois directs. Ce sont des infrastructures stratégiques pour l’économie nationale comme pour les économies locales.”
“Le système portuaire français constitue l’une de nos forces. Qu’il s’agisse des grands ports maritimes, des ports de commerce, de pêche ou de plaisance, nos infrastructures littorales représentent un maillon essentiel de l’économie nationale et de l’aménagement de nos territoires. Elles irriguent nos régions, soutiennent nos filières productives, dynamisent nos communes littorales et incarnent un outil de puissance pour une grande nation maritime comme la nôtre. Cependant, si notre système portuaire est un atout, il est aussi le produit d’une construction juridique complexe, héritée des vagues successives de décentralisation. Depuis les transferts opérés en 1983 puis en 2004, sans oublier la réforme portuaire de 2008 et la loi Notre, les responsabilités entre l’État, les régions, les départements et le bloc communal se sont recomposées.”
“Pendant qu’à Lyon, des groupes ecoterroristes affichent sur les bâtiments publics « la police tue », pendant qu’à Marseille, un candidat aux élections crie ce même slogan sur scène (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) , nous voyons la police reculer, à votre demande. Sachez que les Français n’attendent pas d’un ministre de l’intérieur qu’il dissimule le danger en annulant des événements, mais qu’il les sécurise, qu’il arrête les pillards au lieu de confiner les honnêtes gens. Je suis certain que vous ne manquerez pas de souhaiter une bonne année à tous les Français dès le 1 er janvier. Or chaque année est pire que la précédente, et moins pire que la suivante. Souhaiter, c’est bien, agir, c’est mieux. Pouvez-vous garantir à la représentation nationale que le concert du 31 décembre aura bien lieu ?”
“Le concert prévu le 31 décembre sur les Champs-Élysées a été annulé, ou déprogrammé. Le groupe UDR et de nombreux Français se demandent pourquoi. Y a-t-il un lien avec le match de foot entre l’Algérie et la Guinée, qui a lieu le même jour ? Si ce match n’est pas en cause, les Français doivent-ils se préparer à ne plus pouvoir participer à de grandes fêtes populaires parce que l’État a perdu le contrôle de la rue ? En arriver à renoncer à des festivités par peur est un indicateur de la panique d’un pouvoir désarmé, submergé. Après les graves incidents du 31 décembre 2024, la solution retenue serait-elle de punir toute la classe, toujours à cause des mêmes ?”
“Cette mécanique empêche de préparer l’avenir. Voter pour ce PLFG reviendrait à dire que cette trajectoire est acceptable. Or nous pensons l’inverse. C’est pourquoi, sans méconnaître les aspects techniques utiles contenus dans ce texte, le groupe UDR ne peut l’approuver. La France mérite mieux qu’une politique faite d’improvisations. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous ne pouvons pas endosser les choix qui ont conduit à une dette à 116 % du PIB, niveau qui était censé rester exceptionnel. Les choix qui ont conduit à un déficit structurel figé à 5,1 % sont révélateurs de l’absence d’une réforme de fond. Ces choix ont conduit à une exposition accrue aux taux d’intérêt qui fait de la charge de la dette l’un des tout premiers postes de dépense de l’État, car la France vit désormais sous contrainte, non par nécessité économique, mais par absence de stratégie. Nous devons regarder les chiffres tels qu’ils sont mais nous n’avons pas à valider la ligne politique qui en est à l’origine. Et nous refusons d’endosser la logique globale qui conduit chaque année à constater les écarts, à les recouvrir par des dettes exceptionnelles, puis à faire comme si rien ne s’était passé.”
“Elle augmente de 1,7 % en volume, soit plus vite que notre croissance potentielle. La CMP a bien ajouté quelques crédits utiles, notamment 10 millions pour la vidéoprotection, 16 millions pour les territoires ou 10 millions pour nos viticulteurs. Mais convenons que cela n’a rien à voir avec l’ampleur de la dérive globale. Ce texte se présente comme une simple photographie de l’exécution budgétaire, mais nous ne pouvons pas faire semblant d’ignorer ce qu’il révèle : il fige, entérine et valide la trajectoire budgétaire du gouvernement. C’est là que se situe notre désaccord. En approuvant ce PLFG, nous viendrions donner quitus à une politique qui alimente les déficits et renvoie à plus tard toute décision courageuse.”
“La CMP elle-même reconnaît que la France reste sur une trajectoire très éloignée de celle qu’elle s’était fixée : déficit structurel de 5,1 % et dette publique à 116 % du PIB, un taux jamais atteint hors période de crise sanitaire. Sauf qu’en 2025 nous ne sommes pas en crise sanitaire, mais en crise de pilotage budgétaire. Pendant que nos voisins reprennent le contrôle, l’Allemagne étant revenue à une dette équivalant à 64 % de son PIB et l’Espagne ayant baissé la sienne, la France s’enfonce dans l’isolement, au point de voir ses taux souverains dépasser ceux de l’Italie, situation impensable il y a encore quelques années. Le PLFG, même révisé par la CMP, confirme cette dérive. C’est un document qui constate, mais ne corrige pas. La dépense publique atteint désormais 56,8 % du PIB, soit 1 697 milliards d’euros.”
“Mais nous l’avons dit et répété : ce n’est pas une performance, c’est un accident statistique car cette stabilisation repose sur des recettes exceptionnelles, notamment la hausse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur les sociétés, qui ne fait que compenser la baisse de 5 milliards d’euros des recettes de la TVA due à l’effondrement de la consommation. Ici réside la gravité de la situation économique de notre pays : les Français ne parviennent plus à consommer et l’économie tourne au ralenti. Le texte de la CMP confirme que cette moins-value massive était non seulement prévisible, mais déjà constatée par l’exécution 2025. Le gouvernement persiste pourtant à bâtir les budgets suivants sur des prévisions que tout le monde sait intenables.”
“Comme je l’ai dit à l’occasion de la motion de rejet préalable, ce PLFG n’est qu’une résignation. La CMP n’a pas transformé sa nature, elle s’est bornée à l’aménager à la marge. Même si certains aménagements sont utiles, notamment pour les viticulteurs, les CCI ou les collectivités, ils ne doivent pas masquer l’essentiel : ce texte consacre l’échec budgétaire du macronisme, que nous avions déjà dénoncé lors de la première lecture. Rien n’a changé depuis. (Bruit de conversations.) Le gouvernement s’est félicité de maintenir le déficit à 5,4 % du PIB.”
“Un seul mot suffirait à résumer ce PLFG : résignation. La CMP n’a pas transformé la nature du texte ; elle s’est bornée à l’aménager à la marge. Pour utiles qu’ils soient à certains secteurs – je pense aux viticulteurs, aux CCI ainsi qu’aux collectivités – ces aménagements ne doivent pas masquer l’essentiel : ce texte consacre l’échec budgétaire du macronisme, échec que nous avions déjà dénoncé lors de la première lecture. Absolument rien n’a changé depuis. Approuver le PLFG reviendrait à donner quitus à une politique alimentant les déficits et remettant à plus tard toute décision courageuse. Le groupe UDR votera donc la motion de rejet d’un texte que nous n’aurions de toute façon pas voté. Nous espérons ainsi gagner du temps, temps que nous pourrons consacrer au PLFSS dont nous pourrions commencer immédiatement l’examen.”
“Un changement de propriétaire ne résoudra aucun de ces problèmes. La nationalisation ne fera ni baisser le prix de l’électricité, ni reculer les importations chinoises, ni disparaître vingt ans de désindustrialisation européenne. C’est pourquoi le groupe UDR votera contre la proposition de loi, non par dogmatisme, mais parce que nous voulons des solutions réalistes pour défendre l’acier français. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“La nationalisation d’ArcelorMittal ne répond à aucun des défis réels de la sidérurgie française. Ce texte repose sur une vieille idée séduisante en apparence, mais dangereuse dans les faits, selon laquelle l’État saurait mieux produire, mieux gérer, mieux investir que les industriels eux-mêmes. C’est la tentation d’un État entrepreneur total qui voudrait être à la fois arbitre, actionnaire, gestionnaire et industriel. En réalité, la nationalisation, c’est plus de lourdeur, moins d’innovation et des milliards d’euros investis pour masquer les pertes, sans jamais sauver les emplois. La crise de la sidérurgie française n’est pas une crise française, mais une crise mondiale. La demande européenne a baissé de 30 %, le prix de l’énergie a explosé et la concurrence asiatique est massive.”
“L’amendement prévoit de rédiger ainsi l’alinéa 1 : « Les dépenses résultant de la présente loi ne peuvent donner lieu à aucun financement public sans autorisation expresse de la loi de finances. » Peut-être pourriez-vous me voter un amendement, le dernier ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Vous verrez : je vais vous manquer ! (Sourires.)”
“C’est mon dernier, à moins que la foule ne me rappelle, mais j’en doute ! (Sourires. – Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Je ne résiste pas au plaisir de sous-amender un amendement de l’excellent Laurent Jacobelli. (Sourires sur plusieurs bancs.) Ce sous-amendement prévoit que le rapport s’appuiera sur les informations et expertises présentes localement afin d’assurer une meilleure qualité des données collectées. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Ce sous-amendement vise à élargir le périmètre du rapport en introduisant une analyse comparative permettant de contextualiser la situation économique du site de Florange.”
“Ce sous-amendement tend à replacer le site dans un contexte concurrentiel plus large. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Là encore, il demande que le rapport soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné.”
“Il propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné, afin de s’assurer qu’il repose sur des données complètes et actualisées et qu’il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.”
“Le groupe UDR n’a pas caché sa position. Ce texte ne nous plaît pas ; nous estimons qu’il ne s’agit pas d’un projet de nationalisation mais du brouillon d’une esquisse de nationalisation. Nous essayons donc d’en corriger les points obscurs ou inadaptés. En l’occurrence, nous ne visons rien de moins que la gouvernance des sociétés à participation publique : nous voudrions nous assurer que la direction de l’entreprise sera confiée à une gouvernance professionnelle indépendante, disposant de compétences industrielles reconnues.”
“Le premier tend à allonger le délai laissé à la Cour des comptes pour réaliser l’audit. Le second tend à intégrer l’évaluation des engagements environnementaux d’ArcelorMittal à cet audit. Ce sujet me semble essentiel.”
“Ils ont été déposés par mon collègue Gérault Verny et sont en partie rédactionnels, en partie destinés à prévoir des procédures et des études préalables plus approfondies. Il est tout de même surprenant d’entendre les reproches adressés au Rassemblement national pour son soutien à La France insoumise venant de personnes qui ont conclu avec elle près de 200 accords de désistement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Comme chaque fois que nous demandons une évaluation, on va nous dire que nous faisons de l’obstruction. Il s’agit cette fois d’une étude d’impact financière. Ne pas la faire relèverait de l’amateurisme complet. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”
“Je présente mes excuses à mon collègue Boucard : je n’avais pas vu que les LR étaient trois, et non pas deux. Quand j’ai tort, j’ai tort ! (Rires et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) S’agissant de la possibilité de rompre l’alliance avec le Rassemblement national et de vous rejoindre : la réponse est non. (Exclamatinos sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’amendement vise à travailler sur le transfert de propriété résultant de la nationalisation et à faire réaliser un inventaire exhaustif des actifs, passifs, droits et engagements.”
“Deux députés du parti Les Républicains sont arrivés : je peux continuer à utiliser ce micro ! (Sourires.) Il s’agit ici de faire réaliser un audit énergétique indépendant évaluant l’impact des prix du gaz et de l’électricité sur la viabilité économique des sites concernés, ainsi que sur les conditions de fonctionnement des hauts fourneaux et des unités connexes.”
“Mon collègue l’a bien dit : puisque nous voulons supprimer le Cese, il est inutile que l’un de ses membres siège dans la commission administrative. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)”
“J’ai changé de micro pour l’un de ceux du groupe Droite républicaine : comme ils ne sont pas là, au moins on a de la place ! (Rires et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Cet amendement vise à intégrer au sein de la commission administrative chargée de déterminer la valeur à laquelle l’État achète ArcelorMittal un représentant de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Connaissant le côté un peu poète de nos amis Insoumis, je ne voudrais pas que les évaluations se fassent au doigt mouillé ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Il tend à compléter l’alinéa 1 par les mots : « à l’exclusion des réseaux commerciaux, des systèmes de gestion intégrés ou des contrats inter-sociétés conclus au sein du groupe ArcelorMittal au niveau européen ». L’objectif est de souligner que les sites français ne peuvent fonctionner sans les flux commerciaux et logistiques gérés à l’échelle européenne.”
“Dans la même logique que les précédents, cet amendement vise à soutenir l’entreprise sans pour autant la collectiviser. Il est proposé d’encadrer strictement dans le temps la nationalisation d’ArcelorMittal.”
“À défaut de vous empêcher de mal faire, nous allons essayer de vous amener à bien faire – un projet ambitieux ! Le présent amendement vise à préférer l’approche partenariale à la collectivisation, qui vous est chère. Votre objectif est de transformer une entreprise en administration ; le nôtre est de sauver une entreprise. Nos collègues du centre qui se permettent de faire des commentaires sur nos compétences économiques ou sur celles de nos alliés nous font penser à ces entrepreneurs qu’on retrouve dans les écoles de commerce en train de donner des cours après leur troisième faillite. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”