Christophe Bentz
RN · France
“Que diraient nos parents d’une telle proposition de loi ? Mon fils, ma fille, je t’aime, je t’aime tellement, mais pardon, pardon de t’avoir donné la vie car elle te fait souffrir ? (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC et Dem.) Pardon de t’avoir fait exister ? Pardon de t’avoir imposé la vie, cette vie ?”
“En ce jour du vote définitif de ce texte, qui vise à légaliser le suicide assisté ou délégué à un soignant, c’est-à-dire l’abandon de la vie humaine, je vous parle le cœur lourd, le cœur serré, le cœur blessé. Mes chers collègues, je vais mourir ; vous aussi, d’ailleurs !”
“On sent bien qu’elle est précieuse et toujours si digne jusqu’à sa fin. Alors pourquoi précipiter la mort, donc arracher la vie plus tôt, trop tôt ? Pourquoi nous arracher nos mamans, nous arracher nos papas, nos grands-parents, nos filles, nos garçons, nos frères et nos sœurs (« Oh là là !”
“Faute d’accès aux soins, elles seront évidemment les premières victimes. Ne rétablissons pas une condamnation sociale de mort ! Mes chers collègues, je comprends votre peur, notre peur : la peur de la maladie, la peur de la douleur qui ne s’apaiserait pas.”
“Imaginez l’injustice irréversible des milliers de personnes qui demandent aujourd’hui à être soignées, et qui demanderont demain la mort par défaut – un acte létal organisé en présence d’enfants mineurs, qui n’ont pas le discernement pour consentir à y participer.”
“Alors en ce jour si grave, avec le cœur, mais le cœur noué et empli d’appréhension, je vous invite à voter contre ce texte de mort, je vous invite à voter pour l’espoir, je vous invite à voter pour que la vie demeure – alors la France restera magnifique ! (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent pour applaudir.”
The complete record
Every one of 763 lines we hold for Christophe Bentz, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 9 of 16.
“Nous voilà donc à la deuxième lecture – pour certains d’entre nous la troisième – et peut-être la dernière de cette proposition de loi relative à la mal nommée « aide active à mourir ». La fin de vie étant une question grave et lourde de sens, qui engage la conscience personnelle et la conviction intime, je renouvelle tout d’abord le souhait d’un débat serein et sérieux, marqué par la hauteur de vue, la tenue et le respect des convictions de chacun. Ce texte relatif à l’aide active à mourir apparaît à certains comme inéluctable, à d’autres comme irréversible. Bien qu’il se garde de nommer explicitement la réalité qu’il institue, il introduit pourtant dans notre droit la légalisation du suicide, sous toutes ses formes – qu’il soit assisté ou délégué à un soignant.”
“Nous approuvons le texte dont nous achevons l’examen. Nous le soutenons et nous le voterons ; mais nous ne pouvons pas nous départir d’une crainte suscitée par le terme « accompagnement » : qu’il soit un cheval de Troie. Madame la rapporteure, depuis bientôt quatre ans, après des centaines d’heures de débat sur les soins palliatifs comme sur l’aide à mourir, nous n’avons toujours pas compris si, dans votre esprit, l’administration d’une substance létale peut faire partie de l’accompagnement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Pardon de vous contredire, Madame Dubré-Chirat, mais, contrairement à ce que vous venez d’affirmer, tous les patients en soins palliatifs ne sont pas en phase terminale. Pour reprendre votre vocabulaire assez flou, ils peuvent être en phase avancée. Madame la rapporteure, je vous remercie sincèrement pour le caractère très complet de votre réponse. Pour garantir l’étanchéité entre les deux textes et, au passage, gagner beaucoup de temps, il aurait été plus simple d’inscrire à l’article 1 er que la définition des soins palliatifs exclut toute administration de substance létale. De même, on aurait pu écrire que les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs excluent toute administration de substance létale. Nous n’en demandions pas plus pour être rassurés quant à cette étanchéité.”
“On persiste et on signe, parce que la persévérance est une de nos qualités. Ces deux textes ont beau être distincts, nous considérons toujours – et nous le répéterons – que le niveau d’étanchéité nécessaire n’est pas atteint. Je propose donc un nouvel « amendement étanchéité », sur lequel j’espère obtenir un avis favorable – sait-on jamais. Il s’agit d’exclure du plan personnalisé d’accompagnement les dispositions relatives à l’administration d’une substance létale.”
“Si notre collègue Lisette Pollet a défendu des sous-amendements, c’est que nous voulons réintroduire une mention très simple de nature à nous rassurer en maintenant la fameuse étanchéité entre les deux textes. Il s’agit uniquement de rappeler la définition officielle par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’accompagnement et des soins palliatifs. Et c’est d’autant plus important que, malheureusement, vous avez supprimé cette même mention de l’article 1 er . (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Pour être très clair : notre groupe est favorable aux maisons d’accompagnement et de soins palliatifs. C’est une nécessité absolue, elles sont indispensables. Nous les demandons et il faut en déployer partout. Voilà notre postulat. Seulement, en deuxième lecture, nous avons été contraints, à notre grand regret, de voter contre en commission – comme d’ailleurs certains à gauche, pour des raisons totalement différentes et que je n’ai pas tout à fait comprises. En tout cas, nous avions des craintes que cohabitent dans ces maisons plusieurs pratiques qui pourraient être fondamentalement opposées. Nous avions donc posé des conditions. Je vous rassure, madame la rapporteure, monsieur le rapporteur, chers collègues : aujourd’hui, nous voterons le rétablissement des maisons d’accompagnement et de soins palliatifs.”
“S’agissant de l’amendement n o 42, il vise à apporter un peu de souplesse en ajustant les moyens aux besoins. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Je voulais prendre la parole sur l’amendement tendant à supprimer l’article mais c’est le même sujet. En l’occurrence, nous sommes d’accord sur le fait que cet article n’a pas de valeur normative, au sens où ses dispositions n’ont pas d’implication financière directe. Toutefois, madame la rapporteure, il peut quand même y avoir une forme de contrainte. Sur ce point, je rejoins – pour une fois – notre collègue Clouet : le vote a une valeur. Cette valeur est plus que symbolique ; elle est politique. Elle nous permet de fixer un cap financier, en mobilisant 1 milliard supplémentaire, qui sera ventilé sur dix ans. L’adoption de l’article nous contraindra donc politiquement lorsque nous débattrons des prochains projets de loi de financement de la sécurité sociale.”
“…et non une opposabilité purement juridique, qui ne produirait que du contentieux. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Premièrement, nous demandons un accès aux services de soins palliatifs dans tous les départements ; nous avons déposé des amendements en ce sens. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Or mon département, la Haute-Marne, n’en bénéficiera ni en 2026 ni en 2027 ; il compte parmi les cinq derniers départements qui ne seront toujours pas pourvus dans les deux ans qui viennent. Deuxièmement, dites la vérité ! Ma collègue Sandrine Dogor-Such et d’autres collègues, comme Philippe Gosselin ou Dominique Potier, ont expliqué très clairement notre position sur le droit opposable aux soins palliatifs. Ce que nous demandons, c’est l’effectivité concrète de l’accès aux soins,…”
“Cher collègue Clouet, ne faites pas semblant de ne pas avoir compris la position du Rassemblement national.”
“À nos yeux, la seule urgence, en France, c’est le développement des soins palliatifs. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous considérons au contraire qu’il s’agit de deux bons amendements d’étanchéité – si vous me permettez l’expression. En 2024, lorsque nous avons examiné le projet de loi initial qui comprenait les deux volets – fin de vie et soins palliatifs –, on a voulu nous faire croire qu’il pouvait y avoir un continuum de soins entre les soins palliatifs et le suicide assisté. Nous avons contesté cette idée et demandé, l’année suivante, que le projet de loi soit scindé en deux textes. Sur ce point, nous avons obtenu une victoire – une des seules pour l’instant, mais nous continuons à nous battre. Nous souhaitons aller plus loin et affirmer l’étanchéité entre les deux textes en introduisant une phrase qui indique que les soins palliatifs et d’accompagnement ne peuvent être écartés ni donner lieu à un suicide assisté ou délégué.”
“Nous n’avons aucune réserve concernant cette proposition de loi. Nous souhaitons cependant attirer votre attention sur deux autres difficultés qui ont un impact direct sur l’accès aux soins. Tout d’abord, les Français diplômés dans un État membre de l’Union européenne rencontrent encore des obstacles administratifs et pratiques pour exercer en France. Il devient urgent d’accélérer et de sécuriser leur intégration, notamment grâce à des dispositifs de remise à niveau efficaces. En outre, nos compatriotes diplômés hors Union européenne – considérés comme Padhue – se heurtent à des procédures encore plus longues et complexes. La maîtrise courante du français devrait devenir un critère mieux reconnu et davantage pris en compte pour faciliter leur retour, dont nous avons grandement besoin. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Depuis le Brexit, la France considère les médecins diplômés au Royaume-Uni comme titulaires d’un diplôme hors Union européenne. Ils doivent suivre une procédure particulière et lourde pour pouvoir exercer. Cette situation touche surtout les jeunes médecins français ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020. La proposition de loi vise à corriger cette situation en élargissant la reconnaissance du diplôme de médecin délivré au Royaume-Uni pour les étudiants ayant entamé leur cursus avant la fin de la période de transition, afin de leur éviter le statut de Padhue. Il s’agit de mettre fin à une inégalité de traitement jugée injuste et de contribuer à répondre aux besoins du système de santé, notamment dans les zones de tension médicale – pour ne pas dire les déserts médicaux.”
“France Inter, ce n’est pas de la propagande, peut-être ?”
“Et les avis de la commission et du gouvernement ?”
“Nous n’avons pas voté pour Macron, nous !”
“Oui, nous voulons supprimer les EPCI pour rendre le pouvoir aux communes !”
“Nous sommes très fiers que notre pays accueille les Jeux olympiques et paralympiques en 2030 dans les Alpes françaises. En cette centième séance de la session ordinaire du jeudi 18 décembre, cet amendement de mon collègue Alexandre Allegret-Pilot sera peut-être le dernier de l’année. Il vise à défendre l’orthographe de notre belle langue française, la langue officielle des Jeux olympiques dans le monde entier.”
“Heureusement, le macronisme est en fin de règne et nous préparons l’alternance que la France et les Français méritent et attendent avec grande impatience. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Par notre vote contre le PLFSS, nous voulons sanctionner le dérapage des finances sociales, toutes les injustices contenues dans le texte, votre politique, le gouvernement et Emmanuel Macron.”
“Il n’existe strictement aucune raison de voter ce projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, que nous avons combattu. À défaut d’avoir réussi, pour le moment, à censurer le gouvernement, à défaut de pouvoir revenir devant les Français faute d’une dissolution de l’Assemblée nationale, à défaut d’avoir obtenu que le gouvernement écoute le peuple qui lui hurle son désarroi et son inquiétude, et en toute cohérence puisque nous rejetterons le PLFSS, nous voterons pour la motion de rejet préalable. Le Rassemblement national est le seul parti cohérent, à la différence de vieilles formations politiques fatiguées comme le Parti socialiste, acheté par le gouvernement, ou Les Républicains, vendus à la Macronie.”
“Je demande une suspension de séance de dix minutes. (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)”
“Ils veulent une alternance pour voir un véritable changement de cap, un changement politique concret. Ils n’attendent plus rien des gouvernements macronistes, si ce n’est leur départ. Seul le Rassemblement national aura le courage de changer réellement le cap au service des Français. Nous redonnerons confiance et espoir dans la politique menée pour la nation française. Courage, patience, nous arrivons ! (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)”
“La seule maigre avancée de ce texte est le report de l’application de la réforme des retraites, en attendant les élections présidentielles de 2027 et la mise en œuvre d’une réforme juste : celle défendue par Marine Le Pen ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Rien n’est proposé pour lutter contre la financiarisation de la santé, pour accroître le nombre de soignants, pour soutenir la médecine libérale, la médecine des villes et des villages, et pour répondre à la crise des urgences hospitalières. Ce budget social est une nouvelle fois condamné à l’échec car vous refusez de vous remettre en cause. Vous ne tirez jamais les leçons de vos erreurs. Pire, vous vous déresponsabilisez, alors que ce texte ne répond en rien aux problèmes cruciaux de la santé, du travail et de la solidarité. Les Français souhaitent une rupture.”
“Ils n’y verront que des taxes supplémentaires : une hausse de 1,2 milliard de la CSG sur les produits de l’épargne et du patrimoine et une hausse de 1,1 milliard des taxes sur les complémentaires santé, qui se répercuteront mécaniquement sur les tarifs, au détriment du pouvoir d’achat, alors qu’augmente sans cesse le reste à charge dans les dépenses de santé. Quant aux soignants, ils y trouveront malheureusement une nouvelle étape d’obligation vaccinale, sans aucun respect du principe de liberté. Le groupe RN a tenté de limiter la casse en supprimant certains irritants comme le gel des pensions de retraite et des prestations sociales pour les familles ou les personnes handicapées.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Votre bilan social est lui aussi catastrophique. Les Français souffrent et leurs moyens de vivre se réduisent à grande vitesse. Notre modèle social s’effondre sous nos yeux. Les services publics de proximité se dégradent et reculent. La désertification médicale s’accentue, générant une grave perte de chance pour les patients et le renoncement aux soins d’un nombre croissant de Français. Les Français ne trouveront aucune source de réjouissance dans ce texte.”
“Toujours irritant, malgré nos efforts pour le rendre le moins néfaste possible pour les Français, il demeure inacceptable. Comme s’abstenir, c’est voter pour, nous voterons donc contre. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Ce mauvais texte est conforme au bilan désastreux du macronisme, qui aura fait tant de mal à la France et aux Français. Le macronisme, c’est plus de 1 100 milliards d’euros de dette, un tissu économique en crise, une désindustrialisation accélérée, l’appauvrissement des Français, l’explosion des prix de l’énergie et l’abandon des territoires, sans parler de vos marques régulières de mépris et d’arrogance – la signature macroniste. Votre bilan économique est catastrophique. Vous avez perdu le droit de donner des leçons d’économie à qui que ce soit !”
“Alors que beaucoup, comme le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, vous alertent sur la perte de contrôle de nos finances sociales, vous refusez, par manque de pragmatisme, par aveuglement idéologique – ou les deux à la fois –, de vous attaquer aux vrais chantiers d’économies et de réduction des dépenses : l’immigration, la suradministration, les dérapages des comptes sociaux, les insincérités budgétaires ou encore la lutte contre la fraude. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) À ce sujet, nous réclamons depuis des années des mesures fermes et fortes contre les fraudeurs et nous serons très exigeants sur le texte dont l’examen démarre ce soir. Votre PLFSS est socialement injuste et économiquement délétère.”
“Sur ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, vous déplorez les dérapages budgétaires dont vous êtes les auteurs, vous dénoncez les déficits structurels dont vous êtes les responsables. Vous pouvez tenter de détourner le regard ou de chercher des responsables ailleurs, mais la cause originelle du problème n’est pas votre opposition, qui vous lance des alertes : c’est Emmanuel Macron et la politique destructrice qu’il vous impose de conduire depuis près de neuf ans ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Ce texte n’en est qu’une illustration parmi d’autres : il prévoit plus de taxes pour les Français, plus de contraintes pour les entreprises et plus de difficultés pour notre système d’accès aux soins. Votre trajectoire politique nous mène droit dans le mur et vous accélérez !”
“…alors que dans nos zones rurales – comme chez moi dans le sud de la Haute-Marne où la plupart de nos 300 communes comptent entre 100 et 200 habitants – les élus travaillent dans d’autres communes, parfois à temps partiel, comme secrétaire de mairie ou encore comme agent technique ! (Mme Karen Erodi s’exclame.) Ne votez pas cet amendement de suppression : il faut soutenir nos élus locaux et ruraux au service de leurs territoires et cet article favorise la justice démocratique. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Or madame Martin, votre exposé sommaire mobilise un prisme déformant et très urbain : vous prenez l’exemple d’un « directeur de cabinet de maire », d’un « directeur général des services »…”
“Nous nous réjouissons de la réintroduction de cet article 8 A au Sénat : il y avait d’abord été adopté en première lecture, avant d’être supprimé en commission à l’Assemblée – où j’avais tenté en vain de le réintroduire. Il concerne les maires qui exercent leur activité professionnelle dans une autre commune de l’EPCI et qui sont donc privés de représentation au conseil communautaire – une sorte d’anomalie démocratique qui concerne de nombreux élus. Chers collègues, je vous invite à ne surtout pas voter l’amendement de suppression de La France insoumise. D’abord, cela empêcherait un vote conforme. Ensuite, sur le fond, cet article concerne particulièrement les élus ruraux.”
“Hélas, la droite sénatoriale a osé réintroduire, certes partiellement, cette mesure scandaleuse. D’ailleurs, entre la droite de l’Assemblée et celle du Sénat, on ne sait pas trop où va la droite. Revenons au travail des sénateurs : ils ont rétabli la disposition en l’assortissant d’exceptions, pour les personnes handicapées et les retraités qui perçoivent des pensions inférieures à 1 400 euros. Vous rendez-vous compte de l’incongruité d’une telle décision ? Est-on riche lorsque l’on touche une pension de retraite de 1 401 euros ? Mérite-t-on de voir sa pension gelée ? Je le pense d’autant moins que le smic est à 1 426 euros. Nous vous proposons donc, tout simplement, de supprimer cette injustice sociale profonde et majeure. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous l’avons dit, ce projet de loi de financement de la sécurité sociale est profondément injuste socialement et délétère économiquement. Rien que la soirée d’hier a coûté aux Français 2,3 milliards d’euros. La hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) ? 1,2 milliard. La taxe sur les complémentaires santé ? 1,1 milliard. L’article 44 est le plus irritant de tous, pour reprendre l’expression consacrée. Initialement, le gouvernement avait en effet proposé de geler les pensions de retraite ainsi que les prestations sociales, en particulier les allocations familiales et celles dédiées aux personnes handicapées, ce qui est proprement scandaleux – faut-il rappeler qu’il y a un an, le gouvernement Barnier est tombé en grande partie pour cette raison précise ? Les députés ont voté à la quasi-unanimité pour la suppression de l’article.”
“…en revenant sur sa suppression par le Sénat : cet article est donc caduc ! Il s’agit pour ainsi dire d’un amendement de coordination et de cohérence. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Puisque cet article introduit un dispositif de cumul emploi-retraite, je rappelle qu’un dispositif similaire et vraiment attractif avait été proposé par mon collègue Matthias Renault il y a un an, lors de la niche du Rassemblement national ; vous l’aviez alors tous refusé. C’est donc un peu fort de café ! Ensuite, nous allons tout à l’heure, je l’espère, restaurer la suspension de la réforme des retraites, la réforme Borne,…”
“Nous ne sommes pas défavorables par principe à cette initiative, mais nous craignons qu’elle soit uniquement cosmétique et qu’un changement de nom ou de logo ne modifie pas grand-chose. Les orateurs ont souligné l’empilement et la multiplication des acteurs de santé. Madame la ministre, il va falloir nous convaincre de voter cet article : en quoi notre organisation se trouverait-elle simplifiée grâce aux dispositions qu’il contient ? En quoi améliorerait-il concrètement l’offre de soins sur le terrain ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Il y aurait donc encore moins de soignants ! Dès lors, le vrai danger en termes d’accès aux soins n’est-il pas précisément cette obligation vaccinale ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Un mot rapide – nous n’allons pas non plus y passer des heures – sur notre capacité collective à mesurer les dangers, les risques et les conséquences de cet article, s’il devait malheureusement être adopté. Dans un pays où la désertification médicale progresse à grande vitesse et où nous manquons de personnels soignants, cette obligation vaccinale pourrait inciter des médecins à prendre leur retraite, dissuader des jeunes de s’engager dans des études de médecine ou des soignants de poursuivre leur activité professionnelle.”
“Effectivement, je suis même vacciné contre tout !”
“Avec cet amendement de suppression, je vais pratiquer une sorte de marteau-thérapie. Il s’agit simplement de défendre la liberté vaccinale ! Pour nous, une bonne politique vaccinale consiste à convaincre, jamais à contraindre. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous n’avions pas déposé d’amendement de suppression en première lecture, préférant amender le dispositif pour le rendre plus équilibré. Mais vous avez refusé cette démarche de « coconstruction ». Monsieur Lauzzana, vous nous demandez ce que c’est que cette histoire ; eh bien, il s’agit tout simplement de protéger la liberté de nos soignants ! Vous souvenez-vous de ces soignants que nous avons tous applaudis, pendant la crise du covid, parce que leur travail était précieux ? Ces applaudissements étaient amplement mérités ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Michel Lauzzana proteste.)”
“Les vaccins peuvent avoir leur pertinence mais, en vertu de ce principe de liberté, il faut convaincre d’y avoir recours et non contraindre. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Au sein du groupe Rassemblement national, nous accordons une valeur fondamentale au principe du respect de la liberté vaccinale individuelle et de la liberté personnelle.”
“L’article 20 traite d’un sujet important, voire fondamental. Je regrette d’ailleurs qu’on l’aborde de manière aussi restreinte, au détour d’un article du PLFSS, alors que la grave question de l’obligation vaccinale mériterait quelques heures de débat de fond. Pour que tout le monde ait le même niveau d’information, je vais rappeler ce qu’il s’est passé. En première lecture, l’Assemblée a souverainement rejeté l’article 20, qui instaurait une obligation vaccinale des soignants et des résidents en Ehpad. Malheureusement, comme la version du texte transmise au Sénat tenait compte des amendements adoptés mais non des suppressions d’articles, la mesure y figurait et les sénateurs l’ont validée. Elle nous revient donc. Il n’empêche qu’une majorité de notre assemblée s’est opposée à cette obligation.”
“Je demande une suspension de séance de dix minutes. (Brouhaha.)”
“Quand vous n’êtes pas contente des votes, comme pour les articles 4, 4 bis A et 4 bis C, vous faites revoter. Sont obligatoires aussi les recettes, les dépenses, la première partie – bref, le PLFSS est obligatoire. Vous êtes sans cesse en train de nous renvoyer la responsabilité. Vous vous déresponsabilisez, alors même que vous et votre majorité – mais vous n’en avez plus, ce sont les Français qui l’ont voulu ! – êtes les responsables de la trajectoire budgétaire et des dérapages budgétaires. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous allons voter en faveur de cet amendement. J’imagine, madame la ministre, que vous êtes satisfaite que l’article 17 n’ait pas été supprimé, puisqu’il s’agit là encore d’un article obligatoire, comme les articles 14 et 12, l’article liminaire, et les articles 1, 2, et 3.”