Jean-Philippe Tanguy
RN · France
“Monsieur le rapporteur, vous dites que le gouvernement croit l’acier et la métallurgie morts en Europe. Malheureusement, vous avez raison, mais pourquoi l’acier est-il dans cette situation ? Parce qu’à part le Rassemblement national, vous tous ici avez donné des coups de poignards à l’aciérie française – la gauche aussi !”
“…car nous n’avons pas spécialement confiance dans le capitalisme indien – non parce qu’il est indien, mais parce qu’il est étranger. Nous n’avons pas confiance dans les intérêts capitalistes et les partenariats étrangers, nous ne faisons confiance qu’aux intérêts de la France.”
“Pour finir, je veux dire ce que personne n’a encore dit : le fameux grand investissement dans l’usine ArcelorMittal de Dunkerque est payé pour moitié par les Français, à travers les certificats d’économie d’énergie.”
“…vous avez joué le rôle souhaité par les macronistes, celui de votre propre caricature – ce que vous aimez faire, d’ailleurs, car vous ne souhaitez pas vraiment accéder au pouvoir.”
“À force d’être dans le mensonge permanent, vous pensez que tout le monde ment. Or, ici, on dit la vérité ! Je n’ai pas prononcé un mot qui laisserait croire que je tape sur la nationalisation – et ce, pour une raison simple, qui est que nous avons une vision pragmatique de celle-ci.”
“…qu’il occupe sa place, toute sa place, dans la structuration d’une filière, sans céder aux caricatures ni à l’incompétence des macronistes. Ces derniers ont abandonné l’industrie : lorsqu’il n’y a plus d’argent à se faire, de banquiers d’affaires bidons à rémunérer, de copains à qui rendre l’adversaire, d’agents de l’étranger à faire ent…”
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“C’est pourtant bien ce qui va arriver : l’amendement de Mme Feld a été adopté par la commission et il le sera de nouveau tout à l’heure. Ne nous refaites pas le même cirque que lors de la discussion de l’article 8 ! Vous préférez, donc, offrir un crédit d’impôt à tous les ménages français.”
“L’amendement de Mme Feld, que nous avons soutenu en commission et que nous nous apprêtons de nouveau à voter, ouvrirait jusqu’à 2 000 euros – un amendement du groupe Droite républicaine va même jusqu’à 2 500 euros – de crédit d’impôt à tous les ménages français. Nous sommes bien d’accord ? (Mme la ministre acquiesce.) Vous préférez donc, si je comprends bien, ouvrir un crédit d’impôt de 2 000 euros…”
“Madame la ministre, je vous rassure : nous avons déposé ce sous-amendement en pleine conscience !”
“En effet, instaurer un crédit d’impôt de 1 000 euros pour tous les foyers français représenterait une perte extravagante pour les finances publiques et discréditerait la bonne intention initiale.”
“Comme l’a indiqué le rapporteur général Juvin en commission, cet amendement pourrait coûter jusqu’à 12 milliards d’euros par an si tout le monde en faisait usage. (M. le rapporteur général fait de la tête un signe de dénégation.) Nous proposons de limiter ce crédit d’impôt à 100 euros par an et par ménage : en effet, les études montrent que 58 % des ménages français font chaque année un don aux associations inférieur à 100 euros. Cet étiage correspond à celui des familles des classes moyennes et populaires ; il préviendrait les effets d’aubaine. Le coût de la mesure serait de 2 milliards d’euros – un montant significatif que ce sous-amendement empêcherait de déraper.”
“Nous demandons la suppression de cet article, car nous ne sommes pas d’accord avec le diagnostic qui a présidé aux choix qu’il opère. Dans son rapport, M. le rapporteur général se réfère aux travaux de l’IGF estimant que les PME françaises ont suffisamment bénéficié du dispositif IR-PME dit Madelin, dont les objectifs seraient désormais atteints. Nous pensons que ce n’est pas le cas : il y a encore beaucoup de progrès à réaliser dans le développement des PME, notamment en matière d’innovation. L’article 8 organise simplement une restriction des moyens accordés au développement de ces entreprises. Nous contestons votre diagnostic et nous nous opposons à ce coup de rabot présenté comme un recentrage. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Cette fiscalité est juste et il n’y a pas à appliquer aux retraités un traitement différent au seul motif qu’ils sont retraités. Ils ne doivent pas être les nouveaux boucs émissaires d’un système en échec dont la seule obsession est d’opposer les Français les uns aux autres. Nous sommes naturellement pour l’unité de la nation et considérons que les responsables de la situation actuelle sont ceux qui ont dirigé le pays, sûrement pas les honnêtes gens qui ont eu le malheur de travailler toute leur vie et devraient en plus avoir celui de payer pour les échecs des macronistes. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les retraités, qui ont travaillé et cotisé, perçoivent une pension strictement corrélée à leurs cotisations, suivant les règles d’un système transparent voté dans cet hémicycle par une partie des gens qui les critiquent à présent. Le rejet constant de la responsabilité des échecs du système et de l’appauvrissement de la France, non sur les responsables politiques dont les décisions ont conduit à cet appauvrissement et à cet affaiblissement, mais sur les honnêtes citoyens et contribuables, et désormais sur les retraités, est tout simplement insupportable. C’est le sens de l’amendement déposé par Alexandre Dufosset : on ne doit même pas débattre de cette nouvelle division de la société, qui est absurde. Il y a une fiscalité en France, à laquelle les retraités dont les revenus sont les plus importants contribuent à hauteur de ces revenus.”
“Nous nous opposons à la disposition prévue par l’article 6, sur lequel nous avons déposé un amendement de suppression, pour une raison simple : nous ne voulons plus de cette division permanente de la société. Pendant des années, on a opposé salariés et entrepreneurs, fonctionnaires et salariés du privé. Pour cacher les échecs du système, on invente à présent une nouvelle opposition, très à la mode – on en entend parler sur tous les plateaux et à la une de tous les magazines –, entre les actifs et les retraités. (Mme Mathilde Feld s’exclame.) Une part considérable des problèmes de la France ne viendrait pas des échecs du système mais des retraités, désormais considérés comme des nantis et des privilégiés. Je rappelle qu’aucun retraité n’a volé sa pension.”
“Qu’allez-vous faire contre les Kohler, Le Maire, Borne, Attal et tant d’autres, tous complices et tous coupables ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Mme Justine Gruet applaudit également.)”
“Tous les députés qui ont participé au front républicain contre le RN sont complices de cette arnaque et de la ruine macroniste. Monsieur le premier ministre, qu’allez-vous faire contre tous ceux qui ont enfreint la Constitution et la loi organique relative aux lois de finances ?”
“Et pour cause, il y avait les élections européennes ! Il fallait encore mentir aux électeurs et essayer d’acheter les voix, jusqu’au bout. Quand Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, c’était évidemment pour cacher son véritable bilan, celui d’un homme passé des banques à la banqueroute ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Quelques semaines plus tard, notre groupe vous sommait de présenter une loi de finances rectificative. Vous avez refusé de le faire et nous avons donc tenté de vous censurer. Aucun des groupes ici présents n’a soutenu la censure du Rassemblement national.”
“Dès février 2024, nous affirmions que vous mentiez volontairement aux Français sur l’état des comptes.”
“À votre culpabilité évidente, vous ajoutez l’indécence de vos pleurnicheries, pareilles à celle d’un enfant gâté qui, pris la main dans le sac, accuserait un ami imaginaire ! Il n’y a que la caste médiatique pour gober encore les fausses confessions de Bruno Le Maire, qui s’invente une vie de lanceur d’alerte alors qu’il est le cœur battant de l’escroquerie d’État. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Dès 2023, le RN dénonçait les comptes insincères que vous présentiez au Parlement.”
“…vous avez, directement, par complicité ou par recel, été pris en flagrant délit de faillite frauduleuse par le Rassemblement national.”
“Permettez-moi, au nom de mon groupe, de saluer avec beaucoup d’émotion la libération de Boualem Sansal et d’adresser nos pensées à notre compatriote Christophe Gleizes, toujours injustement emprisonné en Algérie. Monsieur le premier ministre, comme tous les macronistes, vous saviez qu’Emmanuel Macron ruinait la France. Comme tous les macronistes, vous avez laissé Emmanuel Macron ruiner la France. Et comme tous les macronistes, vous avez couvert et couvrez encore les mensonges d’État qui ont permis la ruine de la France. Bref, comme tous les socialo-macronistes ici présents,…”
“Nous avons réussi à voter 5 milliards de baisse des impôts sur la production et vous les avez rétablis, par la pire des magouilles possibles (Mêmes mouvements) , alors que la proposition venait de vos propres rangs. Comment pouvez-vous avouer davantage votre hypocrisie ? Vous proposez un amendement que vous retirez ensuite ; nous le reprenons car nous y tenons de tout notre cœur ; l’amendement est adopté mais vous annulez le vote en seconde délibération. Toute votre hypocrisie est là : promettre beaucoup, réaliser jamais, et tout trahir, de concert avec les socialistes ! (Mme Laure Miller et M. Pierre Pribetich s’exclament.) Vous venez du socialisme, vous avez fait du socialisme et vous retournez à la niche socialiste ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Le groupe RN votera contre la partie recettes du PLFSS, pour une raison simple : il faut rejeter la mascarade qui s’organise devant nos yeux et qui porte le nom de socialo-macronisme. (Rires sur les bancs du groupe SOC.) Qu’est-ce donc que le socialo-macronisme ? Toujours la même chose : commencer par désigner la grande finance, les milliardaires, comme l’ennemi du peuple français et finir par piquer 3 milliards d’euros aux classes moyennes et aux épargnants. (Protestations sur les bancs des groupes SOC et EcoS.) Les milliardaires, eux, seront bien sûr exonérés dans le cadre de votre grande réconciliation. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) La deuxième escroquerie du socialo-macronisme consiste à prétendre défendre le travail et la production.”
“Encore quelques semaines, et vous paierez pour être pigeonnés ! (Rires et applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous voterons contre cet amendement. Pour la petite histoire, madame la ministre, lorsque vous vous êtes excusée d’avoir commis une erreur, j’ai fait une plaisanterie à l’adresse de la présidente Le Pen. C’est étrange, lui ai-je dit, Mme de Montchalin ne fait jamais d’erreur, cela doit être une fausse erreur. Nous avons maintenant l’explication : cet accès de modestie visait en réalité à acheter les Verts pour pas cher – un peu plus de 170 millions d’euros ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Sourires sur les bancs du groupe EcoS. – Mme la ministre fait un signe de dénégation.) À une autre époque, sous le président Hollande, on les avait achetés pour 50 milliards, avec la fermeture des réacteurs nucléaires français ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Les Verts sont de moins en moins chers.”
“L’article 101, alinéa 2, relatif à la seconde délibération. Cette seconde délibération est absolument inacceptable. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR, Dem et SOC.) Je rappelle aux groupes de gauche qu’ils sont, en temps normal, contre toute seconde délibération. Vous n’avez et ne défendez des principes que lorsque cela vous arrange ! Nous compterons et nous verrons qui est cohérent et qui est hypocrite ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Tant que vous n’aurez pas le courage d’affronter ce tabou, vous échouerez ! Quand nous l’affronterons, nous réussirons ! (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Ce tabou des tabous masque votre échec collectif. Au même titre que tous les grands phénomènes depuis cinquante ans, vous avez échoué à maîtriser les finances de la France à cause de votre soumission au mondialisme, mais aussi de votre soumission à la submersion migratoire ! (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)”
“Au total, nous pourrions en retirer au moins 12 milliards, 18 milliards en vérité !”
“Vous nous demandez où faire des économies ? Dans le tabou des tabous, le plus grand des tabous, celui qui unit la gauche et les macronistes, qui viennent de piquer 3 milliards d’euros de CSG : j’ai nommé l’immigration, que vous refusez de réguler ; l’immigration incontrôlée, que vous refusez de faire payer ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) Vous êtes tous unis pour refuser d’en parler, alors que l’on pourrait économiser 1 milliard sur les titres de séjour pour soins, 1,3, voire 1,7 milliard sur l’aide médicale de l’État (AME) ; alors surtout que l’on pourrait réserver les prestations sociales aux familles françaises (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR) , aux familles dont au moins un des parents est Français !”
“La différence entre ce que vous annoncez à grand renfort de mensonges et les conséquences concrètes pour les Françaises et les Français est de plus en plus visible. Nous nous opposerons à ce genre de magouilles.”
“Le groupe RN s’opposera évidemment à l’article 7, car nous voyons bien la logique de cette taxe : vous prétendez pouvoir obtenir 1 milliard d’euros supplémentaires en taxant les mutuelles, mais on le sait déjà, c’est écrit et annoncé : l’augmentation sera payée par les assurés. Vous n’obtiendrez donc pas 1 milliard des assurances, vous les prendrez aux malades. Vous vous cachez derrière un mensonge. C’est comme la gauche, qui prétend taxer les milliardaires et finit par taxer les épargnants des classes moyennes.”
“Le groupe RN votera, bien sûr, contre cette nouvelle spoliation des classes populaires et moyennes. Mais je ne comprends pas pourquoi nos collègues du groupe DR interpellent les Insoumis : leur programme est connu et transparent ; ceux qui ont voté pour eux savaient très bien qu’ils allaient se faire taxer – ou bien pensaient-ils que c’était leur voisin qui allait l’être, avant de comprendre que c’étaient eux. Chacun sa responsabilité ; la vraie question est de savoir pourquoi les macronistes, eux, ont voté la hausse de la CSG, contre tous leurs engagements depuis sept ans, renouvelés il y a un an encore ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Comment ont-ils pu le faire ? Et comment vous, collègues DR, pouvez-vous continuer à soutenir ce gouvernement ? Voilà deux questions qui exigent des réponses précises.”
“Je m’appuie sur l’article 20, alinéa 3, de la Constitution qui dispose que le gouvernement est responsable devant le Parlement, et non l’inverse ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Madame la ministre, vous avez prolongé une séance, vous avez interrompu cette séance, et vous interrompez encore un vote… (Le président coupe le micro de l’orateur.)”
“…je mets au défi M. Guedj de demander une évaluation de son amendement, puisque son exposé sommaire ne précise pas ses conséquences sur les classes moyennes et populaires. Collègue Guedj, vous prétendez, dans votre exposé sommaire, que cette hausse d’impôt ne touchera que « les plus aisés » ; or c’est totalement faux ! (Mme Anne-Laure Blin s’exclame.) En effet, il existe aussi une épargne des classes populaires et moyennes, qui n’est pas protégée. Je vous mets donc au défi de demander une évaluation des conséquences de votre amendement sur ces dernières – remarquez, madame la présidente, que je ne suis pas sorti du cadre du rappel au règlement ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Sur le fondement de l’article 98-1, alinéa 3 : « [Un amendement fait l’objet d’une évaluation préalable] à la demande de l’auteur de l’amendement et avec l’accord du président de la commission saisie au fond, s’agissant d’un amendement déposé par un député. » Compte tenu de l’importance que revêt l’amendement en cause pour le financement des magouilles entre le Parti socialiste et le gouvernement,…”
“Au titre de l’article 100, sur la bonne tenue de nos débats. « Voilà, madame la ministre, nous avons un peu le sentiment d’être venus pour rien, mais ce n’est pas grave, c’est toujours un plaisir de vous rencontrer. » (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Cette comédie a sans doute assez duré. Peut-être que vous y croyez ; nous, nous n’y croyons pas. La majorité et LR, en déposant beaucoup trop d’amendements, ont saboté leur propre budget. En fait, on aurait gagné beaucoup de temps si vous aviez dit la vérité depuis le début : les ordonnances sont prêtes à Bercy, et vous voulez contourner le Parlement en faisant croire que vous le respectez. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Cet amendement vise à séparer le bon grain de l’ivraie au sein des mesures proposées. Certaines niches fiscales, en désuétude, méritent d’être supprimées. Il ne faut pas les confondre avec les mesures inacceptables – le collègue Dessigny et d’autres les ont bien qualifiées – contre les malades en ALD, les mesures dangereuses pour notre économie ou celles qui vont à l’encontre de ce que vous annoncez sur la transition énergétique, comme la suppression de la niche fiscale liée aux biocarburants. Cet amendement supprime toutes vos mauvaises décisions et garde les quelques miettes utiles. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les coopératives ? Je ne suis pas dans la caricature et je veux bien qu’on soutienne les coopératives, mais ce n’est pas ainsi qu’on financera toute l’industrie et l’économie française dans son ensemble ! On n’achète pas de haut-fourneau avec des petits salaires de 1 200 euros à 2 500 euros ! Alors que le pacte Dutreil favorise ce qui pourrait passer à vos yeux pour le moins pire, ou le meilleur, des capitalismes, vous vous y opposez, et ce, avant même la publication du rapport de la Cour des comptes. Sortez des postures ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous nous opposerons à ces amendements. D’abord, nous sommes pour l’enracinement et la transmission familiale – nous défendrons d’ailleurs un amendement tendant à porter à dix ans la durée de conservation des titres. Bien sûr, nous sommes tous contre le capitalisme financiarisé, la mondialisation et le pillage des entreprises françaises. Mais si vous êtes aussi contre l’actionnariat – y compris celui que permettent les plans d’épargne en actions (PEA) et celui des petits porteurs –, et contre les entreprises familiales, que reste-t-il ?”
“Je regrette que le gouvernement ait alimenté ces discours en faisant croire que l’on avait affaire à des taxes. Collectivement, nous gagnerions à ne pas utiliser ce mot – je n’ai pas de leçons de morale à donner, mais la vérité, c’est que ce ne sont pas des taxes. Mentir au contribuable, dans une démocratie, c’est très grave pour la bonne qualité du débat public. J’espère qu’on n’y reprendra pas ceux qui veulent tromper les Françaises et les Français. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Visiblement, pour certains, ne pas privilégier les fraudeurs et exiger que les multinationales paient le même taux que les entreprises intermédiaires, que les entreprises françaises honnêtes, c’est créer une taxe. Cette situation est très inquiétante pour la qualité du débat public et la bonne information des contribuables et des entrepreneurs. Plusieurs d’entre eux ont réagi, pensant qu’on allait les taxer de 26 milliards alors qu’en réalité, on va les protéger en permettant à Bercy de faire rentrer des recettes dues, ce qui permettra de baisser les taxes sur les TPE et les PME – comme nous l’avons fait en adoptant l’amendement socialiste n o 2531 de M. Philippe Brun qui porte le seuil donnant droit à un taux d’impôt sur les sociétés réduit de 42 500 à 100 000 euros de bénéfices imposables.”
“Cet amendement de bon sens vise à rétablir l’ exit tax créée par Nicolas Sarkozy lui-même. J’en profite pour faire le point sur la différence entre la lutte contre la fraude fiscale et la création de taxes. Visiblement, cette nuance n’a pas l’air d’être comprise par plusieurs oligarques et leurs relais médiatiques. Tout le week-end, ils ont raconté n’importe quoi dans tous les médias de France – selon eux, nous aurions créé une taxe de 26 milliards d’euros et une taxe en modifiant un accord de l’OCDE. Ce ne sont pas des taxes : l’amendement du président Coquerel visant à imposer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réellement réalisée en France ne crée pas une taxe, mais un mécanisme qui donne aux services de Bercy une méthode pour déterminer l’assiette de l’IS et appliquer son taux normal d’IS.”
“Sur la base de l’article 100 et afin d’éclairer nos débats, je voudrais rassurer nos collègues : le Rassemblement national sait très bien ce qu’il a voté. Le sous-amendement n o 3916 du collègue Philippe Brun à l’excellent amendement n o 3379 du collègue Mattei, parce qu’il vise à compléter le 1 o de l’article 965 du code général des impôts pour modifier l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière, ne s’apparente pas à une exonération d’impôt. Si mon groupe sait parfaitement ce qu’il vote, certains ne savent pas ce qu’ils critiquent ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il est dommage que tout le monde n’ait pas une telle approche. (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Chers collègues, vous pouvez crier et nous accuser de collusion, mais nous aurons toujours cette attitude : c’est la promesse que nous avons faite à nos électeurs et que nous faisons à toutes les Françaises et à tous les Français. Elle prouve que Marine Le Pen mérite d’être présidente de la République ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Sourires sur les bancs du groupe EPR.)”
“Nous retirons cet amendement car un amendement du président Coquerel sur les dividendes excessifs a été adopté ; or il correspond à la philosophie que nous défendons – certains dividendes sont en effet excessifs et injustifiés lorsque l’on fait la moyenne sur plusieurs années. Notre groupe défend les amendements qui vont dans le bon sens, quels que soient les bancs dont ils proviennent. Cela semble en perturber certains, qui imaginent des complots, mais il nous est arrivé de défendre des amendements du président Coquerel, du Modem ou de LR, et tout va bien dans le meilleur des mondes !”
“Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3, du règlement, relatif à la mise en cause personnelle. Je n’ai fait aucune alliance avec les membres du Parti socialiste. (Vives exclamations sur les bancs des groupes EPR et DR.) Nous ne nous sommes absolument pas parlé. Je n’ai même pas croisé Philippe Brun de la journée ! Depuis trois ans, chaque fois que nous abordons le sujet – j’en prends à témoin le président de la commission des finances –, je soutiens que l’amendement Mattei est la seule solution pour assurer la justice fiscale. Tout le monde peut vérifier les vidéos et les comptes rendus ! Nous avons toujours eu la même position. Vous n’avez… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe RN applaudissent ce dernier.)”
“C’est l’inflation des patrimoines, gros malin ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Voyez les efforts auxquels nous consentons pour que nos propositions puissent aboutir : nous avons promis la justice fiscale à nos électeurs et aux autres, et nous sommes peut-être en train d’y parvenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Parce que, pour notre part, nous ne sommes pas cyniques, nous vous proposons, avec cet impôt, une mesure de justice fiscale raisonnable, proche de ce que le Modem propose depuis tant d’années. Dans le sous-amendement que nous avons déposé à l’amendement de M. Mattei, nous avons renoncé à nous opposer au rehaussement de 1,3 à 2 millions du seuil d’entrée dans l’impôt. En politique, l’abandon a parfois du sens. Loin de tout cynisme et de la politique du pire, c’est à une victoire politique de l’IFF que nous aspirons, tant nous accordons de la valeur à la justice fiscale et sociale, en accord avec les aspirations des Français et sans laquelle il n’est pas de consentement à l’impôt.”
“Il vise à instaurer un impôt sur la fortune financière, impôt présenté par Marine Le Pen, en 2022 puis, de nouveau, par Jordan Bardella, à l’occasion des élections anticipées en 2024. Comme Marine Le Pen l’a expliqué, une contribution supplémentaire serait ainsi demandée aux plus privilégiés, contribution qui protège toutefois les investissements dans les biens productifs, les investissements dans les TPE-PME, la résidence unique et l’enracinement. Il permettra également de financer, entre autres, la politique familiale que propose le groupe Rassemblement national. Pour pouvoir baisser les impôts des classes moyennes et populaires comme ceux des entrepreneurs, la justice fiscale est une nécessité.”
“La présidente Le Pen et moi-même demandons une suspension de séance, madame la présidente.”
“…et vous n’aurez rien. Vous avez vendu cela pour justifier la non-censure. Peut-être que les LFI y croient, mais vous, les socialistes, je suis sûr que vous ne croyez pas une seconde à ce mirage de la taxe Zucman. Vous l’avez agitée pour justifier votre non-censure, mais aujourd’hui, cette arnaque va se dévoiler. Malheureusement, les honnêtes gens qui y ont peut-être cru parce qu’ils ressentent l’injustice seront déçus. La seule solution est un impôt sur la fortune financière ou peut-être l’impôt sur la fortune improductive du Modem. C’était la vérité depuis le début. C’est dommage que nous ayons passé tant de temps à bavarder au sujet d’une illusion plutôt que de discuter de ces propositions. Je pense que la vraie discussion arrivera avec les propositions du Modem et du Rassemblement national.”
“Évidemment, jamais une dizaine de milliardaires n’accepteront de payer un petit chèque à Bercy de 500 millions à 2 milliards d’euros. Ils partiront…”