Jean-Philippe Tanguy
RN · France
“Monsieur le rapporteur, vous dites que le gouvernement croit l’acier et la métallurgie morts en Europe. Malheureusement, vous avez raison, mais pourquoi l’acier est-il dans cette situation ? Parce qu’à part le Rassemblement national, vous tous ici avez donné des coups de poignards à l’aciérie française – la gauche aussi !”
“…car nous n’avons pas spécialement confiance dans le capitalisme indien – non parce qu’il est indien, mais parce qu’il est étranger. Nous n’avons pas confiance dans les intérêts capitalistes et les partenariats étrangers, nous ne faisons confiance qu’aux intérêts de la France.”
“Pour finir, je veux dire ce que personne n’a encore dit : le fameux grand investissement dans l’usine ArcelorMittal de Dunkerque est payé pour moitié par les Français, à travers les certificats d’économie d’énergie.”
“…vous avez joué le rôle souhaité par les macronistes, celui de votre propre caricature – ce que vous aimez faire, d’ailleurs, car vous ne souhaitez pas vraiment accéder au pouvoir.”
“À force d’être dans le mensonge permanent, vous pensez que tout le monde ment. Or, ici, on dit la vérité ! Je n’ai pas prononcé un mot qui laisserait croire que je tape sur la nationalisation – et ce, pour une raison simple, qui est que nous avons une vision pragmatique de celle-ci.”
“…qu’il occupe sa place, toute sa place, dans la structuration d’une filière, sans céder aux caricatures ni à l’incompétence des macronistes. Ces derniers ont abandonné l’industrie : lorsqu’il n’y a plus d’argent à se faire, de banquiers d’affaires bidons à rémunérer, de copains à qui rendre l’adversaire, d’agents de l’étranger à faire ent…”
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“Quant aux Insoumis, ils ont décidé de se réinventer une virginité pour faire oublier que tous les socialistes qu’ils ont fait élire les ont trahis pour la première, deuxième, troisième, quatrième fois en trois ans ! (Protestations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Vous nous êtes si supérieurs intellectuellement que vous faites élire vos propres ennemis parmi vos propres rangs ! Alors, vos leçons de morale, vous pouvez vous les garder et vos leçons d’économie, je n’en parle même pas ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Mais non ! Comment est-il possible que les recettes de la TVA, même en prenant en compte leur évolution spontanée, augmentent, étant donné les mesures contre le pouvoir d’achat que vous proposez ? Vous n’avez pas répondu à cette question alors que c’est la seule qui compte ! Le reste de vos réponses figure dans le budget et les données que vous avez livrées ne sont pas problématiques. Vous n’avez pas répondu à la question suivante : comment pouvez-vous croire que les recettes de la TVA vont augmenter ? Peut-être en êtes-vous convaincue, mais pas moi – et je ne crois pas être le seul. Je crois même que ces recettes vont diminuer, malgré vos habiletés comptables, et que cet article liminaire ne vaut rien. Par ailleurs, je n’ai toujours pas eu de réponse au sujet de la tutelle de Bruxelles. J’imagine que c’est parce que cela vous dérange !”
“Madame la ministre, votre réponse m’inquiète. Vous reprenez des éléments du budget que nous connaissons déjà : nous savons qu’il y a une évolution spontanée des recettes de la TVA et nous avons vu que vous en repreniez une partie aux régions et à la sécurité sociale ; mais le problème n’est pas là. Il tient à l’évolution liée aux mesures que vous entendez prendre. À ce sujet, vous ne nous avez pas répondu.”
“le rapporteur général – lui non plus n’a pas reçu de réponse, et c’est dommage. Vous ne pouvez pas dire que les débats commencent mal ou que le Rassemblement national ne veut pas débattre. Nous posons des questions de fond, qui ne sont pas provocatrices mais essentielles pour la crédibilité de nos débats. De la même façon, madame la ministre, vous ne m’avez pas répondu sur un autre point : les fausses informations qui figurent dans le tableau sont-elles liées à l’application du TSCG ? Je veux parler de la règle selon laquelle, si l’endettement d’un pays est supérieur à 60 %, celui-ci doit réduire son déficit de 0,5 %, sinon un mécanisme de tutelle s’enclenche. Je vous remercie de m’apporter enfin des réponses précises. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Comment voulez-vous, de l’autre, que la TVA augmente, le tout bien sûr dans un contexte de peur du lendemain, malheureusement bien ancrée dans notre pays, et de crise de la consommation – y compris pour les biens de première nécessité ? Si les Français ont moins de pouvoir d’achat, comment pourraient-ils consommer davantage ? Il faut que vous nous expliquiez la grande théorie économique sur laquelle repose votre raisonnement. On observe déjà une tendance à la surépargne – pour reprendre vos termes – et celle-ci ne fera qu’augmenter ; comment pouvez-vous prévoir une hausse de la TVA ? Ce ne sont pas de fausses questions mais de vraies questions posées par plusieurs collègues. Je crois d’ailleurs savoir, d’après les échanges que nous avons eus en commission des finances, qu’elles intéressent aussi M.”
“Je réitère les questions que j’ai posées aux ministres et au premier ministre. Je n’ai obtenu aucune réponse, ce qui est dommage car ce sont à peu près les mêmes questions que celles qu’a posées le collègue du groupe GDR. Madame la ministre, pouvez-vous nous expliquer par quel miracle, d’une part, vous trouvez 10 milliards supplémentaires d’impôt sur le revenu et, d’autre part, vous augmentez la TVA ? Et comment vous conciliez ces deux miracles ? D’un côté – pardon de me répéter –, vous augmentez de 10 milliards l’impôt sur le revenu des classes moyennes, vous prévoyez une spoliation des retraités avec la non-indexation des retraites et vous gelez tous les salaires des fonctionnaires de France et de Navarre.”
“Je suis vraiment impatient de découvrir cette grande théorie économique ; peut-être M. Aghion viendra-t-il à votre secours ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous écrivez regarder le projet de budget avec circonspection ; vous dites vous-même qu’en 2025, le gouvernement précédent avait annoncé 30 % d’ajustement par la baisse des dépenses et 70 % par les recettes mais qu’ in fine , comme le HCFP l’a relevé, l’ajustement a entièrement porté sur les recettes. Vous en concluez que, si cela se poursuit cette année, le déficit n’en restera pas à 4,7 % du PIB. Par ailleurs, les prévisions de TVA sont évidemment fausses par rapport à l’effort sur le pouvoir d’achat que vous demandez. Vous m’expliquerez comment les classes moyennes à qui vous piquez 10 milliards d’impôt sur le revenu, les fonctionnaires dont vous gelez les salaires et les retraités que vous spoliez vont consommer davantage l’année prochaine que l’année dernière !”
“Ce budget est mensonger et vous avez besoin de mentir pour ne pas montrer que vous êtes sous tutelle.”
“Il n’y a pas de copropriété de la souveraineté française. Philippe Séguin, ici même, avait rappelé que la souveraineté ne se partage pas. Je comprends que vous ne soyez pas d’accord, mais nous, nous ne croyons pas à la copropriété de la France. La France appartient aux Françaises et aux Français, sûrement pas à la Commission européenne.”
“Contrairement à ce qu’a affirmé la ministre, c’est parce que nous sommes bel et bien sous tutelle de Bruxelles. Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG), ratifié sous la présidence de François Hollande au mépris de ses engagements présidentiels, impose que le déficit structurel soit contenu à 0,5 % du PIB puisque notre dette publique est supérieure à 60 % du PIB. Dans le cas contraire, le budget n’est pas validé. Cela s’appelle une tutelle, madame la ministre !”
“Je souhaite interpeller le rapporteur général, monsieur Juvin. À la lecture de votre rapport, je ne comprends pas comment vous pouvez soutenir cet article liminaire et ne pas en demander la suppression. Vos propos sont très clairs. Vous êtes circonspect et, quand on vous lit attentivement, on comprend que vous ne croyez pas à l’équilibre proposé. Et pour cause : dans son intervention, Charles de Courson a démontré que, compte tenu de ce que nous avons voté en commission – le minimum face à tous ces mauvais impôts –, nous sommes déjà à 4,9 % de déficit. Nous y reviendrons lors de l’examen des amendements mais, si l’on tient compte de la surestimation des recettes de TVA, nous dépassons les 5 %. Cela n’a donc pas beaucoup de sens. Pourquoi maintenir cet objectif – erroné – de déficit ?”
“…nous pourrions dès cette année réussir un triple défi : baisser le déficit de 36 milliards et arrêter l’emballement de la dette, baisser de 25 milliards les impôts des classes populaires pour récompenser le travail et libérer la consommation, baisser de 20 milliards les impôts de production des entrepreneurs pour libérer la création de richesses sur notre sol.”
“Vous le savez et vous en avez honte parce que vous vous sentez coupables. La présentation hier par Marine Le Pen de notre contre-budget montre qu’une rupture dans la gestion des finances publiques est possible, pour le bien commun. En baissant massivement les mauvaises dépenses de l’État de 21 milliards, en s’attaquant enfin aux tabous de l’immigration incontrôlée, de la soumission à Bruxelles, de la bureaucratie opposée aux services publics, des fraudes jamais assez combattues,…”
“…d’affronter leur échec. Vous achetez l’UMPS, et pour pas cher en plus, en promettant de ne pas dissoudre, pour ne pas aller aux élections. Et pourquoi y renoncez-vous ? Pour refuser aux Français le choix de l’alternance. Et pourquoi, encore ? Pour interdire au Rassemblement national de gouverner le plus tôt possible. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Et pour cause ! Vous savez que le Rassemblement national peut sauver la France. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Tant sur le régalien que sur l’économie, notre programme est le seul capable de rassembler les Français pour redresser la France. (Exclamations continues sur les mêmes bancs.)”
“…en ce qu’il vise à tromper les Français et à les convaincre qu’il serait moins grave pour le Parlement de ne pas voter de budget plutôt que de voter un mauvais budget. Grâce à cette manipulation, les Français finiront par admettre que, pour la première fois dans la V e République, un gouvernement macroniste, renommé après avoir été censuré, adopte par ordonnance un budget que les députés ont refusé – par ordonnance ou par toute autre voie illibérale après les délais imposés par la Constitution, délais qu’Emmanuel Macron manipule avec sadisme. On sait pourquoi les LR et les socialistes vous soutiennent désespérément. On connaît leur prix : c’est le refus de la dissolution, le refus pour cette UMPS, prophétisé par Marine Le Pen,…”
“C’est vrai, il reste un public pour vous applaudir, un public qui tourne le dos au peuple en refusant la censure. Ce public fait semblant de croire à vos manipulations. Le PS fait semblant de croire que vous allez suspendre la réforme des retraites, tandis que les LR pensent le contraire. Socialistes et LR font semblant de croire que le 49.3 serait autre chose qu’un cadeau empoisonné pour ridiculiser et humilier le Parlement. Le rapporteur général Philippe Juvin l’a pourtant dit, le Parlement n’a pas les moyens de faire le budget à la place du gouvernement dans la V e République. Ce nouveau mensonge d’État est grave, très grave…”
“…tout le malentendu du macronisme, ultime avatar du système, asile tenu par des fous d’eux-mêmes, ivres du pouvoir qui leur reste. Érasme pensait que les fous trouvaient toujours d’autres fous pour les applaudir.”
“Eh bien non, collègues macronistes, il est hors de question de vous laisser prendre un centime de plus aux salariés, aux entrepreneurs ou aux retraités ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Vous taxez car vous n’êtes jamais responsables de rien, vous ne changerez rien et vous mènerez toujours la même politique. C’est finalement toute l’histoire,…”
“Incroyable mais vrai, après le retour de la gabelle – à savoir l’écologie punitive – et des fermiers généraux de l’Ancien Régime – les parasites d’État en tout genre –, les macronistes ont voulu rétablir la corvée féodale : travailler deux jours par an pour rien, afin que sa seigneurie Macron, entourée de toute sa cour, puisse gouverner un an de plus. Nous y avons fait barrage. Vous êtes tellement voraces qu’après avoir essayé de taxer l’an dernier les pourboires, vous tapez désormais les titres-restaurant mais aussi les malades en affection de longue durée. Nous vous mettrons, là encore, en échec ! En Macronie, tous les jours, du matin au soir, pas un seul moment de la vie des contribuables français ne doit échapper à l’impôt ! Taxez, taxez, taxez, il en restera toujours quelque chose !”
“Dans une démocratie normale, nous aurions pu espérer que les difficultés que rencontre l’État à faire rentrer les impôts, les sacrifices que doivent consentir les familles, le nombre terrifiant des défaillances d’entreprises soient autant de preuves que les Françaises et les Français ont peur du lendemain. Nos compatriotes n’en peuvent plus d’être tondus, et surtout tondus pour rien ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Face à une telle injustice fiscale, vous voulez augmenter les recettes de l’impôt sur le revenu de 10 milliards d’euros, soit une hausse de l’impôt sur le revenu pour toutes les classes moyennes de près de 10 % ! C’est hors de question ! Le Rassemblement national fera barrage à une telle mesure ! Quelle est votre cible ?”
“Avant la tutelle du FMI – Fonds monétaire international –, celle de Bruxelles s’est déjà abattue sur la France. Mais sans doute est-ce l’ambition ultime d’Emmanuel Macron, qui réaliserait ainsi son délire fédéraliste européen sur la ruine même de la France ! Notre pays pourrait connaître le destin de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et même de la Grèce. Quand nous paierons 100 milliards d’intérêts, dont 50 à 60 milliards iront à l’étranger, cumulés à un déficit commercial structurel qui deviendrait abyssal si le prix des hydrocarbures en venait à remonter, comment s’en sortira la France, monsieur le premier ministre ? Ce n’est pas vous qui paierez, ce sont les Français ! Car vous, vous n’êtes responsable de rien, vous ne changez rien. Vous maintenez la même politique.”
“Dans une démocratie normale, nous aurions pu espérer qu’atteindre une charge d’intérêt annuelle de 50, puis 60 et enfin 74 milliards d’euros cette année, vous force à partir. Mais non ! Vous acceptez que la charge d’intérêt devienne bientôt le premier budget de l’État ! L’État perd ainsi toute marge de manœuvre pour investir dans l’avenir. La France étouffe littéralement sous le poids de la charge d’intérêt, véritable tribut que nous payons à nos créanciers étrangers. Ceux-ci peuvent alors imposer leur loi car, comme le disait Bonaparte, la main qui donne est toujours supérieure à la main tremblante qui reçoit. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Il faut bien alimenter les tabous du système, en particulier donner 6 milliards de plus pour la Commission européenne ! En treize ans, vous aurez tout bradé, y compris le cadeau historique que vous a fait la BCE – Banque centrale européenne – en finançant la Macronie à taux zéro pendant des années. Vous avez tout flambé pour rien, ou pire, pour honorer votre dette envers les forces de l’argent et vous maintenir à tout prix au pouvoir à coups de chèques sans provision. Les six derniers mois, la dette a encore augmenté de 110 milliards d’euros ! Votre budget prévoit encore 2 points de PIB supplémentaires d’endettement. Nous serons alors endettés de près de 300 milliards de plus par rapport à vos propres promesses de 2023 ! Mais non, vous n’êtes jamais responsables de rien, vous ne changez rien, vous maintenez toujours la même politique.”
“L’année dernière, le prétendu effort du gouvernement n’a consisté qu’en des hausses d’impôt, sans la moindre baisse des dépenses. Cette année encore, les dépenses explosent de 28 milliards d’euros. Pourquoi ?”
“Après la non-censure qui a ressuscité cette alliance des zombies du système, ce budget pitoyable, musée des horreurs de Bercy et de la Commission européenne, confirme que nous ne sommes plus en démocratie, mais que nous avons affaire à un gouvernement illibéral. Dans une démocratie normale, nous aurions pu espérer qu’un demi-siècle de déficits, donc de dettes, aurait convaincu les responsables de partir. Mais non ! La Cour des comptes démontre que les dépenses publiques sont « hors contrôle », qu’aucune hausse d’impôt ne peut régler le problème et que la dette est désormais prise dans un effet boule de neige que seule une rupture politique courageuse peut arrêter. Après huit années – et même treize – au pouvoir, la socialo-Macronie bénie par LR aura été incapable de faire baisser d’un seul centime les dépenses de l’État.”
“Hélas, on sait quels arrangements misérables ont conduit le parti unique à tout faire pour garder le pouvoir, au mépris de l’aspiration à la rupture exprimée par nos compatriotes.”
“…un budget est la traduction financière non seulement des politiques publiques menées, mais aussi de la philosophie et des compétences des gouvernants qui les déploient. Cinquante ans de budgets ruineux, c’est donc cinquante ans de faillite politique, morale et technique dans tous les domaines. En 2024, les Français avaient d’ailleurs tiré toutes les conséquences de ces « Cinquante Piteuses » en votant massivement pour le Rassemblement national aux européennes puis aux législatives. (« Vous avez perdu ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“La voilà, cette purge, la plus injuste pour le peuple, la plus toxique pour l’économie, la plus ruineuse pour l’État ! En 2024, nous fêtions le triste anniversaire du cinquantième déficit de suite, marquant l’échec total du système. Comme le dit souvent Marine Le Pen,…”
“Voilà un budget de faillite de plus. Le Rassemblement national avait pourtant annoncé la purge fiscale qui servirait à payer votre incompétence et vos mensonges.”
“Grâce à la sagacité de Marine Le Pen, vous avez dû avouer depuis hier qu’il n’y avait ni amendement ni projet de loi, seulement un simple accord d’appareil avec des socialistes qui ne savent rien faire d’autre que mentir ! 19 milliards d’impôts plus un mensonge sur les retraites : quel beau pacte de lâcheté avec les LR et les socialistes ! (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.) Alors avouez, avouez vos mensonges ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous avez caché tous ces mensonges, monsieur le premier ministre, par une forfaiture particulièrement cynique ; vous avez menti à des milliers de Françaises et de Français qui travaillent dur et qui nourrissent le légitime espoir de pouvoir prendre leur retraite plus tôt. Vous avez trompé tous ces travailleurs avec la complicité des sociotraîtres de service, jamais avares d’insulter l’intelligence et la dignité de nos compatriotes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur de nombreux bancs du groupe UDR.) La suspension des retraites n’existe pas autrement que dans vos mensonges ! Vous mentez avec les socialistes, mais vous mentez mal !”
“Hier, vous avez menti en louant la valeur travail alors que vous allez geler les salaires des fonctionnaires et spolier les pensions des retraités à hauteur de 20 milliards, pas pendant un an mais pendant quatre ans ! Hier, vous avez menti car vous promettez de régler la crise des finances publiques alors que vous continuez à augmenter la dépense de 28 milliards. En huit longues années, vous et vos gouvernements n’aurez donc jamais été capables de baisser d’un seul centime la dépense publique !”
“Pas moins de 19 milliards d’impôts nouveaux en 2026 sur les Françaises et les Français, les salariés et les entrepreneurs. Hier, monsieur le premier ministre, je le regrette, mais vous avez menti… Vous avez réussi à promettre plus de pouvoir d’achat, alors que votre budget est une véritable boucherie fiscale pour les classes moyennes et les familles, ces dernières payant déjà le plus lourd tribut de tous les pays développés. (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe RN et sur de nombreux bancs du groupe UDR.) Pire, la charge fiscale est tellement insupportable dans notre pays que depuis quatre ans, les impôts ne rentrent plus comme ils le devraient… À défaut d’écouter la souffrance des contribuables, lisez les rapports de Bercy : peut-être y serez-vous alors moins insensible.”
“Vous baissez les crédits de l’armée ! Il ment ! (Vives exclamations sur les bancs du groupe DR.) Vous êtes des menteurs ! (Mêmes mouvements. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Elle est à plus de 30 % ! Combien faites-vous ? (Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Alors, finis ! (Sourires sur les bancs du groupe RN.)”
“Mélenchon aussi, ça va lui tomber dessus !”
“La seule solution réaliste, c’est celle que propose Marine Le Pen. La seule obsession du Rassemblement national, c’est de diviser les prix de l’énergie par deux. Chers collègues macronistes, vous avez fui le débat qui aurait dû se tenir dans cet hémicycle : comment une industrie, des agriculteurs et des artisans auraient-ils pu tenir avec une énergie dont votre texte allait multiplier le prix par deux ? Vous n’avez pas voulu avoir ce débat car vous savez que vous avez tort et que seuls vos mensonges dissimulent votre incompétence. Il est grand temps que Marine Le Pen entre à l’Élysée : là, nous diviserons la facture par deux ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“En campagne électorale, vous êtes contre les règles européennes de l’électricité, mais vous n’avez jamais su les réformer. Bref, plus le temps passe et plus Les Républicains apparaissent pour ce qu’ils ont toujours été : une béquille sur laquelle le système ne peut même plus tenir.”
“Chers collègues LR, à force de dire tout et le contraire de tout, vous ne dites plus rien du tout. Sur l’énergie, le Rassemblement national a débusqué votre hypocrisie. Ce texte vient du Sénat, il a été conçu et voté par des sénateurs LR. Or que proposiez-vous dans ce texte ? Le programme d’Emmanuel Macron : davantage d’éoliennes, davantage de solaire, une facture multipliée par deux et quelques réacteurs nucléaires pour amuser la galerie. Mais bien sûr, pour le grand public, dans vos circonscriptions, vous prétendez être alignés sur le Rassemblement national. En campagne électorale, vous êtes évidemment contre les éoliennes ; mais là, vous vous abstiendrez. En campagne électorale, vous êtes contre les règles stupides du marché européen de l’électricité ; mais là, vous allez les défendre.”
“Vous allez donc voter contre votre propre proposition de loi en arguant qu’elle mettrait fin au développement des énergies renouvelables, uniquement parce que vous refusez qu’on remplace les éoliennes et les panneaux solaires par d’autres formes d’énergie moins chères, plus efficaces et, surtout, capables de fournir des emplois à des industries françaises et non chinoises. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Notre troisième victoire a été obtenue contre la lâcheté. Les LR vont, encore une fois, apporter une grande contribution au débat public français en s’abstenant.”
“Alors que nous demandons, dans ce texte, le déploiement massif des véritables énergies renouvelables que sont l’hydroélectricité, la géothermie, l’aérothermie, le biogaz, la biomasse, les biocarburants et l’hydrogène vert, vous agitez tous les lobbys de France – les seuls électeurs qui vous restent – pour faire croire aux Français que nous serions contre le renouvelable. Vos mensonges sont grotesques et, à la fin, vous disqualifieront. Votre propre texte contient pourtant une hausse de 200 térawattheures de la part des énergies renouvelables.”
“Chers collègues macronistes, vous avez déserté cet hémicycle parce que vous savez avoir perdu la bataille idéologique et technique sur l’énergie. Vous ne défendez plus que des slogans creux et vains, prétendant en public que la France aurait encore besoin d’éoliennes et de panneaux solaires, alors que vous confessez en privé ne plus savoir comment notre système électrique pourrait les absorber et que vous redoutez un effondrement du système à l’espagnole. (Mme Christine Arrighi s’exclame.) Contre les victoires du Rassemblement national, vous n’avez plus que des torrents de mensonges.”
“La gauche votera donc, par idéologie, contre le tarif régulé et populaire du gaz, contre le service public d’EDF et surtout contre la sortie des règles européennes libérales de l’énergie. Mais il est vrai que ces règles ont été créées par les socialistes ; finalement, vous revenez à la niche ! (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RN.) Notre deuxième victoire, c’est d’avoir débusqué le mensonge. Le mensonge des socialistes et des macronistes, qui ont honte de voter en faveur du lancement de quatorze nouveaux réacteurs, après avoir décidé, ici même, il y a dix ans, la fermeture de quatorze réacteurs. (« Eh oui ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.) Le « en même temps » aura décidément signifié dire tout et son contraire, faire tout et défaire n’importe quoi, avec une seule constance : à la fin, les Français paieront !”
“Vous n’avez tellement rien à proposer, sinon des incantations, des malédictions et des anathèmes, que vous ne vous êtes même pas mobilisés pour défendre votre propre programme. Il est bien facile de faire des manifs, des colloques et des happenings pour emmerder la vie des Français et les culpabiliser ! (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RN.) En revanche, il vous est totalement impossible d’assumer politiquement votre programme dans un texte qui conduirait à la ruine de l’économie française, à la pénurie générale et à des factures multipliées par quatre. (Sourires sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)”
“Rarement une discussion parlementaire n’aura autant confirmé cet adage romain : il n’est point de vainqueur sans l’aveu des vaincus. La victoire idéologique de Marine Le Pen est à la hauteur des aveux de tous nos adversaires défaits, ici réunis après avoir tant brillé par leur absence. Notre première victoire, c’est d’avoir débusqué votre hypocrisie. L’hypocrisie des mouvements de gauche qui manipulent et abusent des justes inquiétudes de notre peuple face aux périls environnementaux. Où étiez-vous, collègues de gauche et du centre, pour arrêter les fameux cavaliers de l’Apocalypse du réchauffement climatique, de la pollution atmosphérique, du gaspillage des ressources et de notre dépendance aux importations ? Nulle part, et sûrement pas ici ! Vous aimez beaucoup parler et, surtout, vous entendre parler de la fin du monde.”
“…vous pouvez nous critiquer, vous pouvez mentir sur notre programme, tout cela n’a pas beaucoup d’importance : à la fin, les paroles s’envolent, les actes restent – et les absences se paient cher. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN, dont certains députés se lèvent.)”
“Quand vous avez décidé d’instituer une taxe carbone à l’époque de Ségolène Royal, pourrissant encore aujourd’hui la vie des ruraux et des personnes ayant des moyens modestes, des personnes qui travaillent, des retraités, cela ne vous intéressait pas. En revanche, quand les gilets jaunes ont fait entendre leur colère, là, cela vous a intéressés ; quand la France a traversé la plus grave crise énergétique de son histoire, là, cela vous a intéressés. Cela ne vous intéresse que lorsque les catastrophes que vous provoquez par intérêt rappellent l’énergie à votre bon souvenir. Eh bien voilà, la conclusion, c’est qu’un seul groupe politique ici est fidèle aux promesses qu’il a faites aux électeurs et examine avec sérieux les textes qu’avec Marine Le Pen, nous avons demandés à François Bayrou.”
“Matthias Tavel s’exclame.) Quand les socialistes ont promis, sur un coin de table, de fermer quatorze réacteurs nucléaires, parmi lesquels deux à Fessenheim qui fonctionnaient, tout cela pour conclure un accord électoral, cela ne vous intéressait pas – les conséquences de cette décision ne vous intéressaient pas.”