Jean-Philippe Tanguy
RN · France
“Monsieur le rapporteur, vous dites que le gouvernement croit l’acier et la métallurgie morts en Europe. Malheureusement, vous avez raison, mais pourquoi l’acier est-il dans cette situation ? Parce qu’à part le Rassemblement national, vous tous ici avez donné des coups de poignards à l’aciérie française – la gauche aussi !”
“…car nous n’avons pas spécialement confiance dans le capitalisme indien – non parce qu’il est indien, mais parce qu’il est étranger. Nous n’avons pas confiance dans les intérêts capitalistes et les partenariats étrangers, nous ne faisons confiance qu’aux intérêts de la France.”
“Pour finir, je veux dire ce que personne n’a encore dit : le fameux grand investissement dans l’usine ArcelorMittal de Dunkerque est payé pour moitié par les Français, à travers les certificats d’économie d’énergie.”
“…vous avez joué le rôle souhaité par les macronistes, celui de votre propre caricature – ce que vous aimez faire, d’ailleurs, car vous ne souhaitez pas vraiment accéder au pouvoir.”
“À force d’être dans le mensonge permanent, vous pensez que tout le monde ment. Or, ici, on dit la vérité ! Je n’ai pas prononcé un mot qui laisserait croire que je tape sur la nationalisation – et ce, pour une raison simple, qui est que nous avons une vision pragmatique de celle-ci.”
“…qu’il occupe sa place, toute sa place, dans la structuration d’une filière, sans céder aux caricatures ni à l’incompétence des macronistes. Ces derniers ont abandonné l’industrie : lorsqu’il n’y a plus d’argent à se faire, de banquiers d’affaires bidons à rémunérer, de copains à qui rendre l’adversaire, d’agents de l’étranger à faire ent…”
The complete record
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“Ce n’est pas un amendement d’obstruction, mais un amendement rédactionnel. On ne nationalise pas une entreprise de 4 milliards d’euros en un claquement de doigts. Je répète que nous ne sommes pas favorables à cette proposition de loi. Peut-être que M. Boucard entend des voix – c’est la seule chose de droite qui lui reste, son côté messianique.”
“De M. Chirac, qui… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Protestations sur les bancs du groupe RN.)”
“…qui a détruit la principale entreprise de son territoire. Il ferait mieux d’écouter ce que nous disons, puisque nous avons proposé une action préférentielle, et pas du tout la nationalisation. Un peu de subtilité, monsieur Boucard ! Vous savez d’où vient l’action préférentielle ? (Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Mon collègue Boucard ne sait sans doute plus où il habite depuis qu’il n’a rien fait pour sauver Alstom de la destruction socialo-macroniste. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Il n’a même pas été capable d’appeler à voter contre Macron,…”
“Vous ne voulez pas y répondre, c’est votre problème. Quiconque lira ces amendements verra que ce ne sont pas du tout des amendements d’obstruction.”
“Or Arcelor était à l’origine un champion européen – nous n’en avons pas encore parlé, mais cela devrait inciter ceux qui promeuvent les champions européens à réfléchir –, sans oublier son intégration mondiale, notamment en Asie du Sud-Est. Dans ce contexte, la propriété intellectuelle est un vrai sujet, qui mérite une vraie réponse, ne serait-ce que pour rassurer celles et ceux qui nous regardent et pour contrer les arguments des opposants à tout interventionnisme. Ce que propose ce texte est assez inédit. Les questions posées par nos deux collègues sont légitimes. Il ne s’agit aucunement d’obstruction ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Cela suffira peut-être pour écrire les trois mots « je m’excuse ». Cela ne devrait pas être trop long, même pour les Insoumis ! (Sourires et applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)”
“Le groupe Rassemblement national demande une suspension de séance de dix minutes pour que M. Bompard et Mme Panot aillent rédiger un petit mot d’excuse à l’attention de tous les députés dont ils ont pourri la niche parlementaire. (Vives exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Manuel Bompard fait signe à l’orateur de s’en aller.) Nous pourrons alors reparler de leurs exigences inadmissibles.”
“C’est faux et ce n’est pas bien, ce que vous faites. Dites la vérité aux ouvriers : même si cette loi est adoptée aujourd’hui, il n’y aura pas de nationalisation au terme de ce vote. Le Sénat ne votera jamais votre proposition de loi et il n’y aura pas de nationalisation avant l’élection présidentielle. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…en disant aux ouvriers d’Arcelor que vous allez sauver leurs emplois – je vous ai entendue tout à l’heure, j’étais à côté lorsque vous leur avez fait un petit discours aux Invalides. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Boris Vallaud a évoqué la Compagnie générale d’électricité ; je rappelle que c’est un gouvernement qu’il a soutenu qui a vendu Alstom, qui était le dernier avatar de cette compagnie. En revanche, je ne suis pas d’accord avec votre remarque selon laquelle cela ne serait pas permis par le code monétaire et financier. Des entreprises semblables à Arcelor ont eu des golden shares et en ont encore aujourd’hui. En tout cas, c’est une solution d’urgence. C’est là où je suis en désaccord avec vous, madame la rapporteure. J’ai entendu M. Mélenchon – j’ai lu son blog – expliquer que cette nationalisation permettrait de sauver immédiatement les ouvriers des licenciements. C’est faux. Si cette proposition de loi est votée, elle partira au Sénat, le Sénat la refusera, elle reviendra ici, elle repartira au Sénat, le Sénat la refusera.”
“Madame la rapporteure, vous avez répondu sérieusement, donc je vais répondre sérieusement à vos objections, qui sont en grande partie justifiées – je ne prétends pas le contraire. C’est pour cela que nous disons que la golden share constitue l’avant-dernière cartouche. En effet, je ne me méprends pas sur les intentions de Mittal. Le groupe que je représente et la force politique que nous représentons ont toujours su ce que Mittal allait faire d’Arcelor, contrairement à la famille politique du ministre, qui l’a vendu aux Indiens – il y aura peut-être un jour une enquête sur les pactes de corruption qui ont eu lieu en 2006, lorsqu’une grande partie du capitalisme de connivence parisien a ouvert grand ses bras, comme ils l’ont fait après.”
“D’ailleurs, ce n’est peut-être pas vous qui les avez fermés, mais celui qui détenait alors le vrai pouvoir à l’Élysée : ce n’était pas François Hollande, mais bien Emmanuel Macron. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Cela devrait sonner comme une petite alerte ; la nationalisation avec les macronistes est une mauvaise idée quand on voit ce qu’ils font avec EDF. Excusez-moi, collègue Vallaud, mais je n’ai pas compris ce que vous vouliez faire. J’ai simplement compris que vous ne vouliez pas vous excuser pour avoir fermé les hauts-fourneaux de Florange. (M. Boris Vallaud et Mme Dieynaba Diop font signe à l’orateur de se taire.) Vous pouvez faire vos petits gestes de mépris ; la réalité, c’est que la dernière fois vous avez eu le pouvoir, vous avez fermé les hauts-fourneaux de Florange. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Boris Vallaud s’exclame.) Ça, c’est réel, ce n’est pas un fantasme.”
“J’aimerais bien avoir une réponse à cette question car cela me semble très bizarre. S’il n’y a pas 4 milliards d’euros pour nationaliser ArcelorMittal, pourquoi avez-vous dépensé 10 milliards d’euros pour acheter des actions d’EDF alors que l’État était déjà actionnaire majoritaire, si ce n’est pour faire vos petites magouilles et détruire ce fleuron industriel de l’intérieur ?”
“Vous allez donc confier une mission à un gouvernement qui y est opposé ; cela n’a aucun sens. C’est d’ailleurs une question à laquelle vous ne répondez évidemment jamais, parce que c’est la seule qui vous dérange. J’en profite pour dire que, sur ce sujet, on est dans l’idéologie la plus totale. Si la nationalisation est communiste, chers collègues macronistes, alors pourquoi avez-vous nationalisé les Chantiers de l’Atlantique en 2018 ?”
“La nationalisation étant la dernière cartouche d’une stratégie économique, le présent amendement propose de lui préférer un autre instrument : les actions préférentielles. Cela permettra à l’État français d’avoir son mot à dire sur la stratégie d’ArcelorMittal et de reprendre en main la compétence que nous avons perdue depuis cinquante ans dans le domaine sidérurgique. Malheureusement, aucun de nos grands ingénieurs d’État n’est plus associé à la métallurgie et à la sidérurgie française depuis bien longtemps. Il ne s’agit pas de croire que la nationalisation résoudra tous les problèmes en un claquement de doigts, surtout si vous en confiez la réalisation à un gouvernement macroniste que vous avez fait réélire et qui n’en veut pas, comme l’a très bien expliqué le collègue Weber.”
“Le ministre lui-même est issu de la famille politique qui a offert Arcelor aux Indiens ! (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes RN et UDR applaudissent ce dernier.)”
“Voulez-vous que l’on nomme toutes les personnalités de la Macronie corrompues par le régime chinois ? Je n’aurai pas assez de mon temps de parole pour le faire.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, je m’étonne que le ministre, tout à son délire de persécution, soit à ce point sorti de son rôle en mettant en cause le Rassemblement national à propos d’ingérence étrangère dans le domaine de l’acier.”
“Gardez vos leçons et allez expliquer aux ouvriers de Florange comment vous avez fait réélire celui qui a fait fermer des hauts-fourneaux en France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous les avez fait réélire. Vous avez fait réélire le premier d’entre eux, un criminel économique tellement lâche qu’il ne revient même pas sur les lieux de son crime : je veux parler de François Hollande. Vous l’avez fait réélire alors qu’il a menti aux ouvriers en les regardant droit dans les yeux ! (Mêmes mouvements.)”
“Vous nous donnez l’occasion d’assister à votre comédie. Vous n’affrontez même pas vos meilleurs amis, ceux que vous avez fait réélire, les socialistes ! Ce sont les socialistes qui ont fermé Florange ; ce sont les socialistes qui ont trahi les ouvriers il y a dix ans – seulement dix ans ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“C’est d’ailleurs assez ironique : il semble qu’on peut pourrir ce qui est déjà pourri ! Nous, nous passons outre ! Nous ne pensons qu’au bien de la France et au mérite des ouvriers et des ouvrières.”
“Vous pourrissez tous les textes, vous pourrissez toutes les séances. Vous pourrissez toutes les prises de parole, y compris les vôtres !”
“Nous aurons beaucoup d’occasions de montrer que nous sommes indispensables pour sauver ArcelorMittal, pour empêcher que la Macronie, que vous avez fait élire et réélire dès que vous en avez eu l’occasion, détruise votre texte. Qui empêchera l’adoption de l’amendement de suppression qu’elle soutient ? C’est nous ! Ce faisant, ce n’est pas vous que nous sauverons ; nous sauverons les ouvriers. Ce n’est qu’à eux que nous pensons ! Nous y pensons tellement que, pour les ouvriers d’ArcelorMittal et tous ceux de France, on oublie vos insultes, votre mesquinerie, votre violence, votre misérabilisme permanent et vos pleurnicheries ! (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“Nous vous laissons à votre médiocrité ! Nous, nous nous occupons de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“On en est là ! Les Insoumis sont tellement dans la haine et l’aigreur – compréhensible, au demeurant, quand leur candidat totalise 26 % d’intentions de vote face à Jordan Bardella –, qu’ils ne peuvent accepter un texte émanant du RN sur la gratuité des parkings des hôpitaux. (M. Pierre Pribetich s’exclame.)”
“Vous êtes tellement sectaires que vous avez pourri la niche du groupe Rassemblement national et empêché le vote d’un texte destiné à rendre gratuits les parkings des hôpitaux.”
“…ne comprennent pas que, contrairement à eux, jamais un député patriote ne sacrifiera l’intérêt d’un seul de ses compatriotes à la politique politicienne.”
“Les députés de gauche toujours suspicieux, qui, eux, n’ont ni parole, ni principes, ni éducation (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) …”
“Eh oui, visiblement vous n’êtes pas capables de mettre fin à vos scènes de ménage et les territoires d’outre-mer en font les frais ! Le Rassemblement national protège ce texte contre les divisions des Insoumis. Mme Panot a menacé de le retirer après que nous avons publiquement annoncé notre soutien mais nous n’avons qu’une parole : nous avions annoncé qu’il serait voté avant 13 heures ; il le sera !”
“Fidèle à sa parole, le Rassemblement national permettra le vote de ce texte. Il est bien clair que, sans nos voix, compte tenu de la faible mobilisation de l’alliance de gauche ou de ce qu’il en reste (Protestations sur les bancs des groupes SOC et EcoS), il ne pourrait être adopté.”
“Nous voulons aller au vote et d’ailleurs, même avec l’ensemble des amendements, le temps d’examen de ce texte qui concerne tout de même les territoires d’outre-mer n’aurait été que de deux heures – cela n’a rien d’excessif.”
“Dans un souci d’apaisement et pour poursuivre le retrait de nos sous-amendements, nous demandons une autre suspension de séance.”
“Compte tenu de la réponse indigne du ministre, nous demandons une suspension de séance pour réfléchir à notre vote.”
“Il est temps de partir ! Stop aux compromissions ! Oui à la dissolution ! Oui à Marine Le Pen ! Oui à Jordan Bardella ! Oui au Rassemblement national ! (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent. – Vives exclamations sur les bancs des groupes SOC et EcoS.)”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Ce nouveau tabou a été alimenté par toute la presse oligarchique française qui, à force de mensonges répétés dans des articles, de faux reportages et des tribunes trompeuses, a voulu faire croire que le Rassemblement national souhaitait augmenter les taxes. Nous ne l’avons jamais fait ! Nous voulons la justice fiscale ! Nous voulons lutter contre la fraude fiscale comme nous voulons lutter contre la fraude sociale ! Il est hors de question de faire payer aux TPE-PME et aux ménages français les impôts de vos amis ! Mais il est vrai que vous rendez toujours service à l’oligarchie qui vous a fait élire ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Vives exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Ce budget ne sera pas voté. Personne ne le votera, tant vous en avez honte !”
“Sixième tabou, que vous n’assumiez pas auparavant, dans les médias : la fraude fiscale. C’est vrai qu’il est difficile de faire campagne en disant qu’on va lutter contre la fraude fiscale, tout en refusant d’appliquer non pas une taxe – monsieur le président de la commission des finances, je regrette que vous soyez tombé dans le panneau du gouvernement sur ce sujet – mais une méthode de calcul qui permette d’empêcher les multinationales de ne pas payer l’impôt dont s’acquittent les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME) françaises. Vous l’avez vous-mêmes reconnu.”
“Quatrième tabou : le millefeuille territorial, qui est en fait une forme de clientélisme. Dès qu’on parle des collectivités territoriales, les groupes DR, SOC et LIOT, qui d’habitude ne cherchent jamais à modifier les textes, déposent des dizaines d’amendements. Dès qu’on parle de gros billets – des centaines de millions d’euros –, tous les lobbys s’activent ! Cinquième tabou : la bureaucratie, qui est une autre forme de clientélisme. Vous avez recasé à peu près tous les amis du pouvoir, ces amis qui n’ont jamais été élus et qui ne le seront jamais – nous ne voulons d’ailleurs pas d’eux –, ces amis qui ont été battus, mais qui sont toujours recasés, à coups de petits mots doux et de gros billets, payés par les Français.”
“Frédéric-Pierre Vos se lève pour applaudir.) Malgré ce mensonge d’État que vous avez essayé de cacher– il faut bien reconnaître que vous êtes spécialistes en la matière –, nous avons vu de nouveau les grands tabous. Le premier est évidemment l’immigration, le tabou des tabous. Encore 150 pauvres millions d’euros d’économies ont été refusés cet après-midi par une alliance entre les gauches, la lâcheté d’EPR, ces soumis, et les pauvres cocus de DR, qui ont subi une énième humiliation. Deuxième tabou : les 10 milliards d’euros de subventions aux énergies intermittentes. Vous dites qu’on ne peut rien faire, madame la ministre. Eh bien si, on peut laisser le pouvoir à Marine Le Pen et à Jordan Bardella ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Troisième tabou : l’Union européenne.”
“Vous prenez systématiquement les Français pour des imbéciles qu’ils ne sont pas, alors qu’ils savent très bien ce qui se passe. (Mêmes mouvements.) Tout ce que vous faites est une diversion et nous savons que c’est ce budget qui s’imposera, soit par ordonnances, soit par un 49.3 que les socialistes vous supplieront peut-être d’utiliser. En effet, mesdames et messieurs les socialistes, vous n’avez pas censuré le gouvernement sur ce budget (Exclamations sur les bancs du groupe SOC) , vous n’avez pas eu le courage du Rassemblement national pour censurer le gouvernement avant qu’il dépose ce budget. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M.”
“Vous êtes si bonne comédienne que pendant cent vingt-cinq heures, nous avons réussi à parler de nombreux sujets sauf de l’essentiel, à savoir le seul vrai budget qui existe, celui que Les Républicains soutiennent – nous le voyons au Sénat où vous appliquez doctement le projet de loi de finances déposé par M. Lecornu –, celui que les socialistes n’ont pas voulu censurer, qu’ils ont laissé prospérer. C’est ce budget qui crée 19 milliards d’euros d’impôts, qui laisse augmenter les dépenses de 28 milliards, qui crée un déficit public réel de 5 %, qui coûtera 73 milliards d’euros d’intérêts. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR et SOC.) Le tragique réside dans le fait que vous croyez que les Français ne l’ont pas compris.”
“Ne me tentez pas, cher collègue ! (Sourires.) Permettez-moi à mon tour de remercier M. le président de la commission des finances, M. le rapporteur général, Mme la ministre – j’étais un peu déçu que vous ne m’ayez pas donné du « cher Jean-Philippe », mais ce n’est pas grave, nous passerons quand même un bon week-end –, nos collaborateurs, les administrateurs, le personnel de l’Assemblée qui nous a accompagnés pendant ces cent vingt-cinq heures de travail. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR ainsi que sur quelques bancs du groupe Dem.) Madame la ministre, je vous renouvelle le petit compliment que je vous avais adressé au début des débats sur le projet de loi de finances : vous êtes une excellente comédienne.”
“Je renouvelle la demande du groupe Rassemblement national d’une seconde délibération sur l’article 8 et sur l’amendement n° 2862, qui augmente la TVA sur les bouteilles d’eau, car il nous a été demandé de le faire avant le vote de la première partie.”
“Notre groupe votera pour cet amendement, non pas que nous soyons d’accord avec le mécanisme choisi mais nous en partageons l’objectif : rétablir un prix français de l’électricité qui ne doive rien, ne demande rien et ne se soumette en rien à la Commission de Bruxelles, et qui permette de rétablir l’avantage compétitif que nous méritons, pour les entreprises et les ménages. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Preuve d’amour à l’égard de la culture, nous proposons de supprimer la taxe sur le streaming musical, afin que l’on puisse écouter de la musique sans avoir à payer votre taxe. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Vous n’avez aucun talent ! (Mêmes mouvements.) Non seulement vous n’en avez pas, mais vous haïssez celui des autres. C’est cela, la médiocrité fondamentale de la gauche : tout ce qui dépasse, on le coupe ; tout ce qui est beau, on le détruit ; et à la place, on impose une grenouille à quatre pattes place Vendôme… (Le temps de parole étant écoulé, la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés des groupes RN et UDR rient et applaudissent ce dernier.)”
“C’est vous qui censurez la culture lorsqu’elle ne correspond pas à vos préférences. Prenons un exemple : le premier parc d’attractions de France – que cela vous plaise ou non –, c’est le Puy du Fou. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Rires et exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Et qu’avez-vous dit du Puy du Fou ? Vous l’avez critiqué, insulté, diffamé. Lorsque le pass culture a eu le malheur de le subventionner, même modestement, vous avez lancé des pétitions, protesté avec véhémence et affirmé qu’il était honteux de s’y rendre.”
“Madame Chatelain, vous nous accusez de vos propres turpitudes !”