Jean-Philippe Tanguy
RN · France
“Monsieur le rapporteur, vous dites que le gouvernement croit l’acier et la métallurgie morts en Europe. Malheureusement, vous avez raison, mais pourquoi l’acier est-il dans cette situation ? Parce qu’à part le Rassemblement national, vous tous ici avez donné des coups de poignards à l’aciérie française – la gauche aussi !”
“…car nous n’avons pas spécialement confiance dans le capitalisme indien – non parce qu’il est indien, mais parce qu’il est étranger. Nous n’avons pas confiance dans les intérêts capitalistes et les partenariats étrangers, nous ne faisons confiance qu’aux intérêts de la France.”
“Pour finir, je veux dire ce que personne n’a encore dit : le fameux grand investissement dans l’usine ArcelorMittal de Dunkerque est payé pour moitié par les Français, à travers les certificats d’économie d’énergie.”
“…vous avez joué le rôle souhaité par les macronistes, celui de votre propre caricature – ce que vous aimez faire, d’ailleurs, car vous ne souhaitez pas vraiment accéder au pouvoir.”
“À force d’être dans le mensonge permanent, vous pensez que tout le monde ment. Or, ici, on dit la vérité ! Je n’ai pas prononcé un mot qui laisserait croire que je tape sur la nationalisation – et ce, pour une raison simple, qui est que nous avons une vision pragmatique de celle-ci.”
“…qu’il occupe sa place, toute sa place, dans la structuration d’une filière, sans céder aux caricatures ni à l’incompétence des macronistes. Ces derniers ont abandonné l’industrie : lorsqu’il n’y a plus d’argent à se faire, de banquiers d’affaires bidons à rémunérer, de copains à qui rendre l’adversaire, d’agents de l’étranger à faire ent…”
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“Contrairement à ce qu’on a entendu récemment, il ne s’agit absolument pas de défendre les plus privilégiés. Il s’agit de trouver le meilleur dispositif pour, d’une part, encourager l’investissement en France et défendre ceux qui ont fait le choix de l’enracinement et, d’autre part, pénaliser ceux qui ont choisi de ne pas défendre le pays et de ne pas investir dans l’outil productif français – bref, de ne pas croire dans l’avenir du pays. L’impôt sur la fortune financière (IFF) que nous proposons rapporterait 3 milliards d’euros de plus que l’IFI qu’il viendrait remplacer. Peu de Français seront d’accord avec ceux qui estiment que créer un impôt avec un rendement supérieur de 3 milliards à ce qui existe reviendrait à offrir un cadeau au bloc central. De toute façon, nous ne cherchons pas l’accord de ceux qui pensent cela.”
“Beaucoup de gens préféreraient ne pas voir cet amendement ici, puisqu’il vise à taxer la fortune financière.”
“Je demande une suspension de séance, le temps de négocier avec ceux qui le veulent pour aboutir à une forme d’ISF qui pourrait réunir une majorité, sinon faire consensus.”
“Nous sommes même d’accord pour sous-amender la proposition d’un ISF climatique à l’amendement n o 1964 de Mme Maximi. Voilà quelles sont nos deux propositions de sous-amendement.”
“C’est tout de même dommage de ne pas pouvoir finir son intervention sur un sujet pareil.”
“Vous savez très bien où était la principale faille politique de l’ISF : un certain nombre de personnes pas spécialement riches, mais détenant un patrimoine valorisé du fait de la spéculation immobilière, étaient injustement visées par le dispositif. Cela dénaturait le débat public sur le sujet en permettant aux opposants à l’ISF de caricaturer cet impôt, et cela faisait du tort à tout le monde. Je pense donc qu’on peut…”
“Nous sommes pleinement favorables au rétablissement d’un impôt sur le patrimoine et les grandes fortunes. Le collègue vient de rappeler qu’il s’agit d’une demande répétée de nos compatriotes, réaffirmée par leur vote. Nous avons fait plusieurs propositions à ce sujet, la première faisant suite à l’excellent amendement déposé par notre collègue Mattei. Elle n’a pas prospéré pour le moment, mais nous présentons aussi d’autres propositions. Malheureusement, les sous-amendements que j’ai déposés à cet effet ont été déclarés irrecevables, je le regrette publiquement. Le Rassemblement national s’engage à voter l’amendement de M. Philippe Brun, qui vise à rétablir l’ancien ISF, si nous en excluons la résidence principale. (« Ah ! » sur de nombreux bancs du groupe LFI-NFP.) Est-il possible de discuter d’un sujet important ?”
“En effet, on ne peut pas imposer à la France 20 à 40 milliards d’euros d’impôts supplémentaires sur un malentendu. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) On ne peut pas imposer à la France 10, 15, 20 milliards d’euros de dépenses en moins sur un malentendu. Enfin, on ne peut pas, après les élections que nous avons connues, user les institutions jusqu’à la corde, dans l’intérêt non de la France, mais d’une clique ! (Mêmes mouvements.)”
“Nous sommes baladés par des personnes de mauvaise foi, qui font croire qu’ils veulent négocier mais ne négocient rien ; qui font croire qu’ils veulent parlementer mais ne parlementent sur rien ; qui exposent enfin notre pays à de graves difficultés.”
“Ils ne devraient pas se livrer à l’obstruction, en déposant un nombre considérable d’amendements et en signifiant par là qu’ils ne sont pas d’accord avec le projet du Gouvernement. En fait, nous sommes baladés par un pouvoir qui n’existe plus.”
“Ridicule, pas au niveau, aucun intérêt. La réalité, c’est que des partis de gouvernement font obstruction au budget, le texte central de n’importe quelle république et de n’importe quelle démocratie. Le Parlement existe avant tout pour voter les impôts et pour voter les dépenses, de sorte que les groupes qui soutiennent le Gouvernement devraient prendre leurs responsabilités et être présents.”
“Il est également fondé sur l’article 100, relatif à la bonne tenue de nos débats et à la bonne information du Parlement. Le Parlement n’a pas vocation à être le théâtre d’une mauvaise version de la série Baron noir . Ce qui m’inquiète, depuis le début de nos débats, c’est qu’à part le ministre, il n’y a pas de soutiens du Gouvernement dans l’hémicycle.”
“Vous ne voulez pas que les Français sachent que vous souhaitez récupérer 6 milliards en taxant l’électricité, mais c’est la vérité ! Toutes vos petites leçons de morale sur le Parlement ne valent rien ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“– Vives exclamations sur les bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC, DR et Dem.) Vous pouvez gueuler, mais moi aussi je peux crier très fort !”
“Aujourd’hui, ce qui préoccupe vraiment les Français, c’est de savoir si la facture d’électricité va être alourdie de 6 milliards, s’ils vont encore devoir payer des centaines de millions de malus automobile ou si les entreprises vont être imposées de 8 milliards supplémentaires, alors que vous refusez de taxer les surprofits ! (« Ce n’est pas un rappel au règlement ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Protestations sur plusieurs bancs des groupes EPR et SOC.) Vous sabotez le débat ! Le président Coquerel est dans son rôle en jouant les bons samaritains ; mais c’est vous, les amis de M. Wauquiez et les amis de M. Attal, qui êtes responsables du sabotage du débat. Dites aux Français, droit dans les yeux, ce que vous voulez faire ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.”
“Également sur le fondement de l’article 100. Je veux bien que nous continuions ce petit cinéma dans lequel chaque parti fait semblant d’être responsable – sauf, bien sûr, ceux qui le sont déjà –, mais, à ce rythme, il n’y aura pas de vote de la première partie. Certains continuent à dire qu’ils ont retiré une centaine d’amendements, alors qu’il y en a 3 000 et que, de toute évidence, en défendant les amendements qu’ils défendent chaque année et qui ne sont pas d’actualité, même s’ils peuvent être importants, ils ralentissent les débats.”
“Tout a été dit, et très bien dit, par notre collègue Pirès Beaune. C’est son travail – je ne vais pas me l’attribuer. Je salue sa persévérance, et cette prise de conscience collective. J’ai déposé un amendement similaire au sien puisqu’il y a deux ans, elle a retiré ce même amendement en faisant confiance à un gouvernement qui ne le méritait pas – ce dont je l’avais prévenue. Bien entendu, si elle maintient son amendement, je retirerai le mien puisqu’il faut rendre à César ce qui appartient à César. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Elle sait être là sans être là. Vous, vous n’êtes pas là même quand vous êtes là ! (Exclamations sur les bancs du groupe EPR. – Divers échanges se poursuivent de bancs à bancs.)”
“Je partage l’avis de Mme Louwagie. Nous soutiendrons le meilleur parmi les amendements proposés – je redemande au rapporteur général de nous donner son avis sur ce point –, ce qui inclut l’amendement suivant de Mme Pirès Beaune. Cette dernière me semble d’ailleurs posséder toutes les compétences nécessaires pour trouver les bonnes modalités techniques d’une telle disposition – je n’accepte pas les affirmations gratuites. La solution, monsieur le ministre, est simple : puisque le texte devra faire l’objet d’une deuxième lecture, cela vous laisse le temps de nous soumettre un meilleur dispositif. En attendant, le groupe Rassemblement national votera en faveur de l’amendement que le rapporteur général considère comme le meilleur. Il est grand temps que le Parlement prenne ses responsabilités et qu’on mette fin à la fraude fiscale massive.”
“Votre propension systématique à trahir le peuple a fait revivre soixante députés de M. Attal. Peut-être même que sans votre musique pour réveiller les morts, Mme Borne, la pauvre, ne serait plus parmi nous. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Alors, aux insoumis la Macronie reconnaissante ! (Rires et applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Cher collègue Guiraud, c’est vous qui faites revivre les morts ! Sans vous, M. Macron ne serait plus à l’Élysée. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations prolongées sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Voilà un amendement qui n’est pas un piège : il vise à taxer les superdividendes, c’est-à-dire des versements excessifs formés sur la base de profits illégitimes. La mesure rapporterait 750 millions d’euros aux finances publiques. Cette somme non négligeable serait tirée de dividendes indus et non d’une épargne sérieuse tranquillement accumulée au fil d’années d’efforts. Vous avez l’occasion en cinq minutes de démontrer que vous n’êtes pas sectaires (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) , que vous voulez non pas frapper tout le monde de la même façon mais seulement prémunir la France des excès de la finance. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Avant d’y venir, je signale à nos collègues du NFP que la Macronie était absente lors du vote sur le PFU. Une absence sur une mesure aussi importante ne pouvait qu’être un piège et vous tombez sans cesse dans les pièges. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Unissons les Français qui subissent la mondialisation et l’injustice fiscale ! De grâce, cessez de les diviser en faisant croire que vous allez tondre tout le monde alors qu’il faut seulement de la justice fiscale ! (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Gérault Verny applaudit également.)”
“Au Rassemblement national, c’est autour de la valeur travail et de l’épargne que nous voulons unir tous les Français.”
“…quand cette disposition a été votée en commission parce que, pour des raisons que vous pouvez trouver justifiées ou non, les petits porteurs et les chefs d’entreprise, comme l’a dit notre collègue Thiébaut, se sont sentis concernés injustement par cette mesure. La fiscalité a aussi des effets psychologiques. François Ruffin a évoqué la Révolution française mais de façon erronée : le peuple français s’est uni contre une toute petite minorité de privilégié ; vous, vous ne cessez d’offrir au Gouvernement le cadeau de la désunion du peuple, en séparant les classes moyennes qui ont pu épargner et les classes populaires ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Protestations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)”
“Chers collègues du NFP, je sais que vous êtes sourds quand des conseils bienveillants viennent du Rassemblement national, mais vous pourriez écouter vos amis du MODEM, qui généralement sont de bon conseil. Si M. Mattei n’a pas maintenu son amendement, alors que nous avions pensé trouver un consensus, c’est qu’il y a une raison. Il y a eu un émoi en France…”
“Je propose de supprimer la niche fiscale dont je bénéficie, à titre personnel, en tant que conseiller régional. À l’origine, cette niche était censée compenser le fait que les petites communes ne prennent pas en charge les frais de leurs élus, mais elle concerne en réalité tous les élus locaux. Dans la mesure où la plupart des frais des conseillers régionaux sont pris en charge, cet avantage fiscal n’a pas lieu d’être pour eux. Cette année, nous sommes censés faire la chasse aux mauvaises niches fiscales. Or je constate qu’en commission, nous n’en avons à peu près supprimé aucune. Sommes-nous enfin prêts à faire le ménage, ou bien allons-nous encore trouver une excuse pour prolonger des niches fiscales dont plus personne ne veut ? Sur un sujet aussi symbolique, allons-nous enfin introduire une rupture cette année ?”
“…et nous nous félicitons que la gauche renoue avec les grandes heures de la Révolution française, quand être française ou français voulait encore dire quelque chose. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il me semblerait donc plus raisonnable de retenir la date de 2028, qui présente le mérite de renvoyer le sujet aux électeurs. Ce serait faire preuve de modestie que de s’en remettre à eux, au-delà de l’intérêt pour nous tous de parvenir à un compromis qui respecte le choix des électeurs que nous représentons, unis dans un même objectif : faire payer les plus riches. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je ne comprends donc pas pourquoi vous aboyez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Barnier, tout prêts à aller pleurnicher demain auprès des médias que nous avons rendu inacceptable un dispositif que beaucoup de gens avaient jugé raisonnable et qu’à force de surenchérir, nous allons droit dans le mur. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Pérenniser un dispositif initialement prévu comme temporaire pourrait nourrir le contre-récit ridicule de la propagande de M. Barnier et de M. Wauquiez.”
“Les arguments développés par M. Mattei et sur les bancs de la gauche sont intéressants, en particulier ceux qui tiennent aux risques d’éviction ou d’optimisation, aussi proposerons-nous un compromis à l’assemblée, que le rapporteur général pourrait faire sien pour nous permettre de l’adopter : appliquer la contribution jusqu’en 2028 afin de permettre au nouveau gouvernement qui sera choisi par les Français – issu du Rassemblement national ou, hélas, du NFP – de tirer les conséquences de l’expérimentation, ou bien jusqu’à ce que le déficit repasse sous la barre des 4 %. Nous vous faisons cette proposition parce qu’elle nous semble intéressante mais aussi pour ne pas tomber dans le piège béant que nous tendent les amis de M. Wauquiez et de M.”
“Seuls deux partis dans cet hémicycle proposent concrètement des baisses de taxes pour les classes moyennes et populaires avec un réajustement de l’équité fiscale pour les plus hauts revenus et pour les multinationales : c’est le Rassemblement national et ses alliés. Pourquoi jouez-vous en permanence un rôle caricatural qui sert de faire-valoir à Emmanuel Macron ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur divers bancs.)”
“Le rapporteur général l’a révélé dans une très bonne interview des « 4 vérités » sur France 2, la commission n’a pas proposé 60 milliards de hausses d’impôts. Pourquoi caricaturer votre propre position en inventant des impôts qui n’existent pas au lieu de dénoncer les 30 milliards de hausses d’impôts proposées par le Gouvernement et la Macronie ? C’est ce rôle que vous jouez au service de la Macronie qui fait qu’on ne parle pas des hausses d’impôts du Gouvernement. Vous cédez tellement à la caricature qu’on a l’impression qu’ils font des cadeaux aux Français alors qu’ils vont les tondre !”
“Je ne comprends pas cette accumulation d’amendements pour frapper de la même façon plusieurs fois les hauts revenus. Le rapporteur général vous l’a expliqué : vos mesures se cumulent tant et si bien qu’elles s’annulent entre elles. Si nous avions adopté vos amendements relatifs à la désindexation de l’impôt sur le revenu pour les tranches supérieures, cela aurait abîmé la mesure très politique que nous examinerons sur la taxation des hauts revenus, qui fait consensus sur plusieurs bancs de cet hémicycle. Ce que vous proposez aux Français est illisible. Le problème, c’est que vos propositions sont caricaturales et que c’est contre-productif. Depuis quelques jours, le Gouvernement et les partis qui y participent caricaturent les travaux de la commission des finances et mentent volontairement.”
“Voilà 30 milliards que vous avez été incapables de récupérer : la contribution sur la rente inframarginale de la production d’électricité devait rapporter 17 milliards et n’a rapporté que 600 millions. Est-ce la véritable raison ? Sinon, comme l’a dit le collègue Sitzenstuhl, il n’y en a aucune de refuser un PLFR. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous savez bien qu’en droit fiscal, plus les mois passent, plus il est difficile d’aller récupérer l’argent dans le passé – malheureusement, les jurisprudences sont très injustes avec la majorité des contribuables et profitent à une minorité. La non-rétroactivité du droit fiscal soulève des difficultés en démocratie : elle nous empêche de récupérer des profits indus ; nous n’avons guère le temps de trouver les bonnes dispositions techniques pour le faire. Je vous interroge donc : la véritable raison de votre refus systématique d’un PLFR, comme de celui d’Emmanuel Macron en juin dernier, avant les élections, n’est-elle pas d’éviter de récupérer les surprofits, comme ceux des énergéticiens, que la Cour des comptes a estimés à 30 milliards d’euros, réalisés sur le dos des contribuables, des usagers et des TPE-PME ?”
“Mieux vaut tard que jamais pour changer d’avis ! Marine Le Pen et le groupe Rassemblement national avait demandé un projet de loi de finances rectificative dès 2024. Au printemps dernier, nous avons déposé une motion de censure sur ce seul sujet, afin d’alerter nos compatriotes sur la situation et de dénoncer les mensonges du précédent gouvernement. Nous ne comprenons pas pourquoi vous ne voulez pas rectifier la situation dès cette année : tout milliard qui peut être récupéré avant la fin de l’année doit l’être ; toute économie supplémentaire est bienvenue. Sans doute est-il encore possible de récupérer des surprofits réalisés sur le dos des Français et des contribuables. Mais peut-être est-ce précisément pour cela, messieurs les ministres, que vous ne voulez pas faire de PLFR ?”
“Si le débat commence ainsi, ça va bien rigoler au Gouvernement ! M. Barnier va bien rigoler, et surtout M. Macron, qui vous voit vous insulter pendant qu’il dépense l’argent des Français ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…et, surtout, les Français contre l’endettement public et l’étouffement des finances publiques ? Ce sont toujours les mêmes qui paient – les plus fragiles, les TPE et PME –, pendant que certains ont le privilège de s’exiler ou d’optimiser leurs revenus ?”
“N’y aura-t-il que le Rassemblement national et ses alliés du groupe d’Éric Ciotti pour faire des propositions sérieuses visant à protéger les contribuables, les entreprises…”
“À ce propos, on n’a pas démarré le débat depuis cinq minutes, et voilà que tout le monde s’invective et donne dans la caricature (Rires sur les bancs du groupe EPR) , alors qu’on sait très bien que pour arriver à des propositions de justice fiscale, d’efficacité économique et d’économies, il faut qu’il y ait des votes communs. Donc, arrêtez ce cinéma ! Pendant que vous vous invectivez et que vous vous insultez les uns les autres – et donc que vous insultez les Français qui nous regardent –, le Gouvernement en profite pour faire passer ses mensonges, en premier lieu celui sur le niveau du déficit.”
“…dès la première page de ce budget. Vous avez dit aux Français que vous alliez réussir à contenir le déficit de l’État à 5 % ; or, dans ce tableau, on est à 5,2 %. Pour la première fois de l’histoire de la V e République, vous demandez donc au Parlement de remplir une promesse que vous-mêmes n’arrivez pas à honorer. Dans vos nombreuses prises de parole, vous n’avez pas donné le moindre début de piste d’économie ou d’impôt supplémentaire – notre préférence, pour arriver à l’objectif, va bien sûr aux propositions d’économies. Ce n’est pas au Parlement d’assumer vos responsabilités ; c’est à vous de venir avec des propositions et à nous, ensuite, de les amender, de les améliorer et de faire à notre tour des propositions – d’où qu’elles viennent.”
“Ce qui frappe dans cet article liminaire, c’est le mensonge initial,…”
“Vos seules mesures sont la privation des droits sociaux des Français : toujours piller l’assurance chômage, toujours dégrader l’accès aux soins, toujours spolier les pensions de retraite et toujours voler l’épargne. Des efforts pour tous les Français, mais jamais pour vous et encore moins pour les oligarques, vos derniers flatteurs. Vous aurez beau gagner un temps que la France n’a plus, en portant la durée de vos plans mensongers de quatre à sept ans, le résultat sera le même : l’échec, la faillite et la facture présentée aux classes moyennes et populaires. Messieurs les ministres, de grâce ! Vous êtes trop jeunes pour suivre l’ombre infernale qui hante l’Élysée. Dénoncez le macronisme pour embrasser enfin la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…dans le plan budgétaire, il est indiqué que les impôts de production ont diminué, alors qu’ils ont, en fait, été alourdis de 13 milliards d’euros par an en trois ans ! Troisièmement, vous cachez sciemment toutes les grenades budgétaires qui finiront par nous exploser au visage. Que prévoyez-vous pour financer l’explosion des intérêts de la dette, qui atteindront 70 milliards d’euros par an ? Rien ! Que prévoyez-vous pour payer la facture de l’Union européenne, qui augmentera de 9 milliards d’euros avant 2027, puis de 3 à 5 milliards d’euros par an à partir de 2028 ? Rien ! Que prévoyez-vous pour éponger la charge de 50 à 120 milliards d’euros qui reste à financer, prix de votre soutien délirant aux énergies éolienne et solaire ? Rien, toujours rien !”
“Deuxièmement, vous sacrifiez systématiquement notre productivité et les dépenses d’avenir. Vous prétendez soutenir l’investissement dans la recherche et dans l’éducation, alors que vous le réduisez dès cette année. Vous prétendez relancer l’industrie, alors que vous ne faites qu’augmenter le prix de l’énergie par votre soumission folle aux plans de décroissance de la Commission européenne et au suicide collectif organisé par l’Allemagne. Un seul exemple démontre toute votre hypocrisie :…”
“Si tel était le cas, les recettes fiscales seraient abondantes, les comptes de la sécurité sociale seraient prospères, les Français ne vivraient pas la pire crise de pouvoir d’achat depuis cinquante ans, les ménages n’épargneraient pas par peur de l’avenir. Les perspectives présentées dans le plan sont fausses, tout simplement fausses. Premièrement, parce qu’aucune réforme d’ampleur n’est prévue : sur 200 longues pages de logorrhée, il n’y a qu’un très court passage consacré à des réformes, lesquelles ont, en réalité, déjà été faites par vos prédécesseurs. Vous refusez de mener de vraies réformes, telles que celles que vous propose le Rassemblement national : la fin du millefeuille territorial, des normes étouffantes et des myriades d’agences et d’organismes indépendants qui mériteraient d’être supprimés.”
“Les chiffres présentés par les gouvernements Macron sont tous devenus obsolètes, parfois frappés de ridicule en moins de trois mois. Cette dernière année, votre propre gestion financière a déraillé de 1 milliard d’euros par semaine ! Vous remettrez-vous en cause ? Jamais, car une hallucination collective continue à vous animer ! Il semble qu’à force de mentir aux Français, vous commenciez à croire à votre propre propagande. Vous vivez dans une « économie Potemkine », dans laquelle vous auriez relancé l’industrie, assuré le plein emploi et baissé les impôts. Si seulement vous disiez vrai !”
“Ce plan est en vérité très inquiétant : il révèle que vous n’avez pas le début d’une nouvelle idée pour relancer la croissance, faire des économies structurelles et rétablir nos comptes publics. Vous poursuivez les mensonges croisés que profèrent la droite et la gauche depuis qu’existent les débats d’orientation budgétaire. En trente ans, pas un seul plan n’a été respecté ! Ce sont toujours les mêmes courbes illusoires, les centaines de pages de baratin bureaucratique et de novlangue de cabinets de conseil, que seuls peuvent gober les commissaires européens !”