Nicolas Sansu
GDR · France
“C’est Sonia, mère isolée, qui n’a pu envoyer ses enfants de 7 et 9 ans en colonie de vacances car vous avez supprimé le dispositif des colos apprenantes.”
“Nous vous proposons de taxer véritablement les ultrariches pour que chacun contribue à l’effort collectif mais aussi de réinternaliser la dette et de créer, grâce à l’abondante épargne des Français, un fonds souverain pour favoriser la transition écologique.”
“Monsieur le premier ministre, alors que vos premières annonces budgétaires tombent, un constat s’impose : vous n’avez rien changé. Pourtant, chaque jour dans ma circonscription, j’observe les conséquences de vos politiques.”
“Avec un effectif vingt fois moindre, la douane obtient des résultats 40 % supérieurs à ceux de la police et de la gendarmerie en matière de lutte contre les stupéfiants.”
“Le gouvernement porte atteinte aux services des douanes en permettant aux policiers et aux gendarmes de procéder à des contrôles d’identité, des fouilles et des visites dans des zones dans lesquelles agissent les douaniers.”
“Elle compte près de trois fois moins de personnels que l’Allemagne et quatre fois moins que l’Italie. Le plan Douane qui a été annoncé n’a pas vraiment été suivi d’effets.”
The complete record
Every one of 862 lines we hold for Nicolas Sansu, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 1 of 18.
“Ah, ça ! Et, bien sûr, il faut les augmenter !”
“Mais non ! Arrêtez de dire n’importe quoi !”
“Vous voulez refaire ce que vous avez fait avec les données de santé !”
“La France est un grand pays quand elle ouvre la voie du progrès en respectant la voix du peuple. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)”
“Nous vous proposons de taxer véritablement les ultrariches pour que chacun contribue à l’effort collectif mais aussi de réinternaliser la dette et de créer, grâce à l’abondante épargne des Français, un fonds souverain pour favoriser la transition écologique. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) Monsieur le premier ministre, vous avez le choix entre d’un côté, céder aux sirènes de l’extrême droite, qui a déjà annoncé qu’elle ne censurerait pas le gouvernement en échange de contreparties que nous voyons se dessiner, des projets de loi sécuritaires et d’un texte liberticide, de l’autre côté proposer des projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2027 qui protègent les plus faibles, en demandant des efforts à cette petite caste de milliardaires qui se gavent comme jamais.”
“C’est Sonia, mère isolée, qui n’a pu envoyer ses enfants de 7 et 9 ans en colonie de vacances car vous avez supprimé le dispositif des colos apprenantes. Au lendemain du 14 juillet, dont la vraie résonance ne peut être de défiler avec des armes et des engins toujours plus imposants et inquiétants mais bien d’affirmer, conformément à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la liberté, l’égalité et la fraternité, nous vous proposons d’emprunter un autre chemin politique. Des économies ? Chiche ! Faites-les sur les exonérations de cotisations sociales patronales, sur les cadeaux aux patrons par l’intermédiaire des niches fiscales comme le pacte Dutreil, ou encore sur ces milliards d’euros que vous consacrez à accroître encore davantage l’armement de notre pays. C’est autant d’argent qui manquera à l’école ou à l’hôpital.”
“Monsieur le premier ministre, alors que vos premières annonces budgétaires tombent, un constat s’impose : vous n’avez rien changé. Pourtant, chaque jour dans ma circonscription, j’observe les conséquences de vos politiques. C’est Michel, hospitalisé à Vierzon, dont la chambre atteint les 38 o C et où les personnels courent après les couvertures de survie pour boucher les ouvertures, tentant ainsi de pallier l’inconséquence du gouvernement qui n’a pas engagé les investissements nécessaires. C’est Patrice, ouvrier dans l’entreprise Durkopp, à présent contrôlée par le fonds vautour allemand Aequita, qui se retrouve visé par la procédure de licenciement frappant 51 des 118 salariés, au beau milieu des congés d’été.”
“Elle compte près de trois fois moins de personnels que l’Allemagne et quatre fois moins que l’Italie. Le plan Douane qui a été annoncé n’a pas vraiment été suivi d’effets. Enfin, ce dispositif permettrait aux policiers et aux gendarmes de contrôler toute personne se trouvant ou circulant dans une zone douanière, sans exigence de comportement suspect. Le Conseil national des barreaux alerte sur ce point en soulignant qu’un tel mécanisme, fondé sur une large latitude laissée aux services spécialisés de police et de gendarmerie, porte une atteinte directe à la liberté d’aller et de venir, au respect de la vie privée et à la protection contre les contrôles généralisés et discriminatoires. Nous appelons donc à supprimer l’article.”
“Avec un effectif vingt fois moindre, la douane obtient des résultats 40 % supérieurs à ceux de la police et de la gendarmerie en matière de lutte contre les stupéfiants. Leur service d’enquête judiciaire, l’Office national antifraude (Onaf), a saisi près de 600 millions d’euros d’avoirs criminels en 2024 et démantelé quarante-quatre organisations criminelles. Améliorer la lutte contre le narcotrafic impliquerait donc de renforcer les effectifs douaniers plutôt que de faire des économies en élargissant le champ de compétence de la police aux zones douanières. Les policiers, à effectifs constants, sont déjà chargés du maintien de l’ordre et de la sécurité publique. Alors que la douane française accuse un véritable retard structurel, l’abandon de cette spécialisation risque d’être source d’inefficacité.”
“Le gouvernement porte atteinte aux services des douanes en permettant aux policiers et aux gendarmes de procéder à des contrôles d’identité, des fouilles et des visites dans des zones dans lesquelles agissent les douaniers. Cette confusion des rôles risque d’entraîner à la fois une perte d’efficacité et une forme d’injustice dans la conduite des contrôles. En effet, les forces de police et de gendarmerie ne sont pas formées à ces tâches particulières, qui demandent autant une expertise juridique qu’une connaissance précise des flux logistiques utilisés par les réseaux criminels. J’ajoute que cela laisse entendre que les contrôles douaniers ne porteraient que sur les stupéfiants, ce qui est faux : les douanes ont bien d’autres missions à accomplir. Les services douaniers sont efficaces.”
“Et le texte, bien entendu, n’a pas été alourdi par le Sénat !”
“Donc l’AFD sera plus élevée que pour le cannabis ?”
“Il vise à réformer le régime de contestation de l’AFD : d’une part, il supprime l’obligation d’utiliser le formulaire joint à l’avis d’AFD lors de la requête en exonération ou de la réclamation, car l’irrecevabilité du recours comme sanction de la non-utilisation du formulaire paraît tout à fait disproportionnée ; d’autre part, il supprime l’exigence de versement d’une consignation pour la contestation de tous les délits éligibles à la procédure de l’amende forfaitaire délictuelle. Les travaux conduits par la Défenseure des droits ont démontré que le montant de la consignation à verser au stade de la contestation de l’avis majoré peut être équivalent ou supérieur au smic, sans prise en compte de la situation financière de la personne poursuivie. Ces montants portent une atteinte grave à l’exercice du droit au recours.”
“Taverne pour plusieurs raisons : vous avez décidé de ne pas réintroduire cet article, vous savez très bien que l’augmentation de l’AFD ne réglera rien, bien au contraire, et vous avez entendu ce qui s’est dit en commission. Je vous demande solennellement de revenir sur l’avis favorable donné à l’amendement n o 305. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS.)”
“Le gouvernement n’a pas déposé d’amendement pour réintroduire l’article 6. J’imagine pourtant que vous aviez connaissance de la version du texte issue des travaux de la commission. Si vous aviez estimé qu’il était nécessaire de réintroduire cet article, vous l’auriez fait. (Mme Andrée Taurinya applaudit.) Ce qui se passe est très grave. Que vous donniez le point au Rassemblement national une nouvelle fois me fait très mal parce que je connais vos engagements républicains. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS.) Ce n’est pas ce que vous êtes vraiment ! Alors qu’il reste encore au moins une lecture et une commission mixte paritaire, je vous invite à vous ressaisir et à ne pas faire adopter cet amendement n o 305 de M.”
“Le gouvernement, lui, ne propose pas le rétablissement !”
“Plus inquiétant encore, certains arrêtés sont délibérément annoncés dans la presse afin de décourager les déplacements, sans jamais être publiés officiellement. Les supporters concernés ne peuvent alors même pas exercer de recours devant le juge administratif, ce qui pose problème. Avec ce texte, une personne qui n’a jamais troublé l’ordre public pourra être condamnée à une amende forfaitaire pour le seul fait de s’être rendue au match de son équipe, parfois simplement parce qu’elle porte une écharpe ou un maillot aux couleurs de son club de cœur. On ne sanctionne plus un comportement individuel, mais une appartenance supposée. Cela va vraiment trop loin !”
“L’article 4 bis A élargit encore le champ du recours aux interdictions de déplacement, qui frappent déjà indistinctement l’ensemble des supporters d’un club indépendamment de leur comportement individuel – et j’ai bien entendu votre réponse, monsieur le ministre, à l’amendement de notre collègue Boucard, qui portait à peu près sur le même sujet. La saison dernière, pas moins de 333 arrêtés d’encadrement ou d’interdiction de déplacement ont été pris. Et les dérives se multiplient. En mai dernier, à l’occasion du barrage retour entre l’OGC Nice et l’AS Saint-Étienne, un arrêté préfectoral est allé jusqu’à interdire à des supporters niçois de circuler dans leur propre ville – ce qui n’a malheureusement pas empêché Nice de rester en ligue 1 et Saint-Étienne en ligue 2.”
“Aujourd’hui, lors de la procédure prétendument contradictoire, de nombreuses préfectures refusent de communiquer les photographies, vidéos et autres éléments censés justifier la décision. Le supporter est alors invité à présenter des observations sans connaître les faits précis qui lui sont reprochés. Cet amendement vise à garantir le respect des droits de la défense et à limiter les erreurs qui conduisent à des restrictions de liberté injustifiées. Je rappelle que les IAS sont inscrites au casier judiciaire, si bien que certains supporters visés par ces interdictions peuvent se retrouver en difficulté : ainsi, un supporter que je connais particulièrement n’a pas pu devenir sapeur-pompier à cause d’une IAS.”
“Il s’agit de renforcer les garanties procédurales entourant les IAS, en donnant aux supporters concernés un accès effectif aux éléments sur lesquels l’administration fonde sa décision. Monsieur le ministre, 75 % des interdictions administratives qui font l’objet d’un recours devant le juge administratif sont annulées. Certes, tout le monde ne dépose pas un tel recours ; c’est ce qui explique l’inexactitude du chiffre que vous avez communiqué tout à l’heure. Les annulations des IAS par le juge administratif résultent généralement d’un défaut de preuves matérielles ou d’une erreur d’identification de la personne visée. Ce constat conduit à interroger la fiabilité du dispositif et justifie de mieux garantir les droits de la défense en amont.”
“Même si nous appelons à la suppression du mécanisme, cet amendement de repli permet de ramener sa durée maximale à six mois. Je pense que vous pourrez le comprendre, monsieur le rapporteur et monsieur le ministre !”
“Cet amendement de repli vise à borner dans le temps les interdictions commerciales de stade. Pour le moment, leur durée théorique maximale est de dix-huit mois – non pas par choix du législateur, mais du fait des limites imposées par le cadre européen en matière de conservation des données personnelles. Ce n’est donc, en réalité, même pas la durée de la sanction qui est plafonnée, mais la durée légale de conservation des données d’identité des supporters. Cette durée très longue et qui ne peut être contestée par l’intéressé – contrairement aux IAS – fait de l’interdiction commerciale de stade la seule interdiction non encadrée. Or les IAS et les interdictions judiciaires, qui sont encadrées, sont déjà largement attentatoires aux droits des supporters !”
“Ça sert surtout à virer les gens qui ne sont pas d’accord !”
“Houlié et Mme Buffet, ce dispositif est attentatoire aux libertés et insuffisamment encadré. Nous ne pouvons l’accepter. Certains clubs partagent d’ailleurs notre position : ainsi, le Racing club de Lens a décidé d’encadrer sa procédure d’ICS, en permettant un débat contradictoire et en ouvrant la possibilité de faire appel. Il n’est pas normal que les clubs aient de l’avance sur le législateur.”
“Les ICS sont dépourvues des garanties fondamentales de la procédure judiciaire : elles ne sont assorties ni d’un débat contradictoire ni de la possibilité de faire appel. Il est normal que les actes de violence, de racisme ou d’homophobie soient sanctionnés ; ils tombent d’ailleurs déjà sous le coup du droit pénal. Mais les ICS ne répondent pas à la même logique : dénuées de tout cadre juridique, elles dotent les clubs d’un véritable pouvoir de police. En pratique, ce pouvoir est fréquemment détourné pour en faire un instrument répressif à l’encontre des supporters critiquant la direction ou la politique du club. Nombreuses sont les associations de supporters qui en ont fait les frais, comme à Laval ou à Saint-Étienne. Comme l’a souligné le rapport de 2020 de M.”
“Toujours en ce qui concerne les interdictions de stade, l’amendement vise à supprimer les interdictions commerciales de stade (ICS), qui sont prononcées par les clubs et non par l’autorité judiciaire. Elles peuvent paraître pertinentes au premier abord : compte tenu de la relation contractuelle qui lie le stade et les supporters, si ces derniers ne respectent pas les termes du contrat, le club peut leur interdire l’accès au stade. Cependant, les clubs outrepassent leur fonction première de centre commercial du sport. Les stades, qui sont majoritairement des équipements publics, sont aussi des lieux de sociabilité et d’expression politique ; ils constituent parfois, pour certaines personnes, l’unique loisir de la semaine. Du fait de cette évolution, les politiques de sanction des supporters doivent être revues.”
“Parce que les autres personnes visées ne vont pas au tribunal !”
“C’est ça, la réalité ! Les tribunes sont un espace d’expression ; le sport est politique. À force de vouloir faire taire toute contestation au nom de l’ordre, vous ne protégez ni le football, ni les libertés, vous affaiblissez les deux ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Ils se vivent comme des acteurs de leur club, capables de contester les dirigeants, d’afficher une banderole contre la multipropriété (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) , de s’opposer à la tenue de matchs en semaine – comme l’ont fait les supporters du Red star –, ou d’organiser collectivement leurs tribunes. Cette autonomie dérange parce que le football business préfère un public docile, prévisible et consommateur. La menace que vous avez proférée tout à l’heure contre les clubs de supporters n’est pas de bon aloi, monsieur le ministre. Demain, sans doute, on ne pourra plus avoir des tifos aux couleurs de la Palestine.”
“Dans certains cas, elles sont même inscrites à tort au casier judiciaire avec des conséquences professionnelles lourdes, alors même que la loi ne le prévoit pas. Voilà la réalité de ce dispositif ! Ne nous trompons pas sur l’objectif réel de cet article. Loin de viser à lutter contre le racisme ou les violences dans les stades, que notre arsenal législatif permet de combattre – le préfet peut toujours saisir le parquet des délits de racisme, d’antisémitisme et d’homophobie –, il s’agit avant tout, ce que l’étude d’impact assume, de faciliter la répression des banderoles et chants visant la Ligue de football professionnel ou des diffuseurs. Ce qui est poursuivi n’est pas seulement un comportement mais une conception du supportérisme. Les ultras ne se considèrent pas comme de simples consommateurs d’un spectacle.”
“Personne ne nie qu’il existe des problèmes dans les stades et à leurs abords. Les accords qui avaient été conclus sur le sujet, et qui méritent désormais d’être évalués, étaient bons. Le rétablissement de cet article vise à étendre le champ des interdictions administratives de stade, qui constituent pourtant une anomalie juridique puisque, prononcées par un préfet, sans intervention d’un juge, sans procès équitable, sans accès effectif au dossier, elles produisent les effets d’une véritable sanction. Quels sont leurs résultats ? Le rapport parlementaire rédigé par Mme Marie-George Buffet et M. Sacha Houlié en 2020 est sans appel : près de 75 % des interdictions administratives de stade contestées devant le juge administratif sont annulées !”
“Ça, c’est pas bien ! Il faut aider les Green Angels !”
“Il s’agit d’un amendement de repli de notre collègue Rimane, qui prévoit les modalités d’habilitation des agents chargés de croiser les fichiers dont nous parlons – c’est tout de même le sujet – et de mieux les former, dans la mesure où ils auront le droit de consulter les fichiers de la DGFIP, ce qui nous semble excessif.”
“Et le croisement des fichiers, vous n’en parlez jamais ?”
“En guise de comparaison, le taux de recouvrement des décisions de justice, sur lesquelles se concentre la DGFIP, est largement supérieur à celui des AFD puisqu’il atteint 50 %. La mesure proposée, monsieur le ministre, est donc une très mauvaise idée, d’autant plus qu’elle ne touchera que les plus précaires.”
“Cette logique participe d’un modèle de gestion toujours plus automatisé des AFD et du recouvrement, au détriment des garanties offertes aux usagers et du contrôle du juge. Elle soulève également des interrogations importantes en matière de protection des données personnelles et de proportionnalité des atteintes à la vie privée. Outre que nous nous opposons évidemment aux AFD – qui relèvent d’une justice déséquilibrée ne laissant aucune place au juge ou à l’avocat –, nous constatons que le taux de recouvrement de ces dernières est plus que mauvais : alors qu’il tournait autour de 20 % depuis 2019, il a chuté à 10 % en 2024. Nous n’améliorerons ce taux qu’en créant de nouveaux postes consacrés au contrôle fiscal – je rappelle qu’il a perdu 2 500 agents en dix ans !”
“Alors que le secret fiscal constitue une garantie essentielle de protection de la vie privée, le dispositif que nous examinons tend à élargir considérablement les possibilités d’accès à ces informations à des fins principalement liées au recouvrement automatisé de sanctions financières. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) lance régulièrement l’alerte s’agissant de ce phénomène d’interconnexion croissante des bases de données publiques. Les administrations françaises utilisent plus d’une centaine de grands fichiers contenant des données personnelles, ce qui les expose, comme l’a rappelé le président Coquerel, à des piratages de plus en plus amples et fréquents.”
“Le présent article prévoit d’autoriser les services chargés de la verbalisation et du recouvrement des amendes à accéder directement à des données fiscales couvertes par le secret professionnel. Concrètement, un agent de police qui dresse une amende forfaitaire délictuelle et fait une erreur lorsqu’il recueille l’adresse du contrevenant pourra demander à la direction générale des finances publiques (DGFIP) d’accéder à ses données personnelles. Cette nouvelle dérogation au secret fiscal participe d’un mouvement croissant d’interconnexion des fichiers administratifs et de circulation des données personnelles entre administrations.”
“C’est un vrai problème, et il se pose également au sujet de l’article suivant !”
“Je vous rappelle qu’on a le droit de dire ce qu’on veut !”
“N’oublie pas que tu es un libéral ! (Sourires.)”
“Quand il s’agit de les sanctionner on parvient à les retrouver !”
“Quand c’est un terrain de l’armée, ce n’est pas grave…”
“C’est pour ça qu’il faut que ça se fasse sur des terrains militaires !”
“Il ne faut pas fermer toutes les portes et pousser les organisateurs et les participants vers des chemins risqués, hors du champ légal. La sécurité… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe GDR applaudissent ce dernier.)”
“Ce que vous affirmez et ce qu’affirment certains députés du même département, quant à la volonté des habitants de l’interdire, fait débat. Rappelez-vous de ce gérant d’épicerie de Bengy-sur-Craon, très heureux de voir des gens dans sa commune.”
“D’ailleurs, s’ils ne sont pas déclarés, c’est parce que, très souvent, les services de l’État ne font qu’opposer des refus aux demandes des organisateurs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Le dernier rassemblement d’ampleur dans notre département n’a donné lieu à aucun incident majeur, même s’il a été important.”
“De protéger : protéger les participants, protéger les riverains, protéger l’environnement. Pour cela, l’interdiction et la répression ne sont pas les bons outils. Vous faites erreur en ne proposant qu’une inflation des peines. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes GDR et LFI-NFP.) J’ai eu le plaisir d’administrer une ville du Cher pendant quatorze ans. Quand un afflux exceptionnel et imprévu de personnes avait lieu, que faisions-nous ? Nous organisions l’accueil et le dialogue avec les riverains, pour assurer la fraternité. C’est cela, l’important. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Stéphane Peu et Benjamin Lucas-Lundy applaudissent également.) Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas l’arsenal répressif, puisque le droit actuel permet déjà d’intervenir contre les rassemblements non déclarés.”
“Les free parties sont nées en Angleterre, de la fermeture des clubs. C’est l’une des formes que la jeunesse a employées pour vivre la fête. Quel devrait être le rôle de l’État dans ce cadre ?”
“…et qui accueille beaucoup de free parties pour que les gens puissent danser. La dernière, qui a eu lieu dans ma circonscription dans la nuit de samedi à dimanche, a regroupé 200 personnes et n’a gêné qu’une famille de chevreuils et une harde de sangliers. (Sourires et applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)”