Justine Gruet
DR · France
“Mes chers collègues, peut-on raisonnablement considérer que toutes les garanties ont été apportées ? Je ne le crois pas et je sais que vous ne le croyez pas non plus. Cela explique d’ailleurs que nos débats aient donné lieu à la manifestation d’autant d’arrogance et de violence. (MM.”
“Désormais, nous sommes face à notre conscience, tout comme l’ensemble des patients devenus éligibles, dont le seul rempart face à l’accès à la mort sera leur volonté personnelle, leur volonté de vivre.”
“Voilà un des vrais problèmes soulevés par ce texte, qui ne prévoit pas qu’un juge vérifie que des pressions indues ne s’exercent pas. Il y a aussi ce jeune voisin en situation de handicap et majeur protégé, croisé la semaine dernière. Il luttait contre une maladie, avec des moments d’espoir.”
“Ce que nous décidons aujourd’hui est fondamental. Nous décidons du regard que la société française portera désormais sur la vie, sur la souffrance, sur la fragilité et sur la mort. Nous décidons d’une société où un être humain pourra demander la mort, et où un autre être humain pourra la provoquer avec l’autorisation de la loi.”
“Comme si vous aviez peur que le patient change d’avis. La procédure l’enferme dans sa décision : la preuve, s’il ne veut plus mourir, on convient d’un nouveau rendez-vous !”
“L’histoire nous regarde et s’apprête à mesurer le vote et le courage de chacun d’entre nous. Souvenez-vous du flocon dans l’avalanche. Vous n’êtes pas seul, nous sommes là ! Le doute n’est pas une faiblesse : il est parfois, mes chers collègues, la dernière voie que se fraie la conscience.”
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“Manifestement, certains députés à ma droite et d’autres à ma gauche souhaitent priver notre pays de budget de la sécurité sociale et annuler des semaines de travail. Tel n’est pas notre souhait, ni celui des Français. Les députés de la Droite républicaine se sont opposés à la version initiale du texte, qui comportait de nouvelles taxes et impositions. Nous avons obtenu des avancées importantes pour les Français : en faveur de la France qui travaille, le rétablissement de la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires ; en faveur de la France qui a travaillé toute sa vie, la revalorisation de toutes les pensions en proportion de l’inflation – à nos yeux, la retraite n’est pas un privilège, mais le fruit d’une vie passée à travailler et à cotiser.”
“…simplifier drastiquement pour lutter contre une bureaucratie administrative qui pose quotidiennement problème à tous les Français – tout est devenu compliqué – et qui entrave nos services publics de santé et les administrations de sécurité sociale. Nous en sommes convaincus, les Français attendent que nous fassions œuvre utile, même dans cette période imparfaite – y en a-t-il vraiment de plus faciles que d’autres ? –, en attendant la saine confrontation démocratique du débat présidentiel qui commencera l’année prochaine et qui permettra de faire les grands choix qui présideront à l’avenir de notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) C’est ce travail exigeant que nous devons conduire, ce travail que nos compatriotes attendent. Dès demain, nous poursuivrons notre travail parlementaire exigeant et nous œuvrerons en faveur des réformes structurelles que nous estimons indispensables pour sauver notre système de protection sociale et redresser le pays : diminuer les dépenses inutiles de l’administration, limiter l’accès aux étrangers qui n’ont jamais contribué à notre système, lutter contre la fraude sociale qui mine tant nos comptes publics que la confiance des Français, revaloriser toujours le travail face à l’assistanat, avec la création d’une aide sociale unique, qui permet de garantir un écart net entre les revenus du travail et les revenus de l’assistanat (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR) ,…”
“Non, ce budget ne correspond pas à nos convictions. Ce n’est pas le budget parfait, mais dans la situation actuelle, soyons lucides : un budget idéal est un budget impossible. L’absence de budget, qui conduirait à laisser dériver nos comptes sociaux et à priver de moyens supplémentaires nos hôpitaux, nos Ehpad et nos professionnels de santé, n’est pas plus souhaitable. Dans leur majorité, les députés de notre groupe s’abstiendront. Nous ne prendrons pas le risque de bloquer l’adoption de ce texte. Chers collègues, lorsque les Français n’ont plus les moyens de payer leurs factures, ils commencent par faire le point sur les dépenses de leur foyer qui peuvent être réduites. Ils ne vont pas demander toujours plus d’argent à leurs voisins, notamment ceux qui travaillent.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR ainsi que sur quelques bancs du groupe EPR.) Cependant, ce budget ne correspond pas à celui que nous aurions souhaité pour la sécurité sociale et l’assurance maladie : il comporte des hausses d’impôt et de taxe certes réduites par notre mobilisation, largement inférieures à ce que réclamaient le Parti socialiste et La France insoumise, mais des hausses d’impôt tout de même. Par ailleurs, il ne contient aucune réforme structurelle qui permettrait de dégager des économies d’ampleur pour réduire nos déficits et assurer le financement de nos services publics. Pour beaucoup d’entre nous, la suspension de la réforme des retraites sans financement constitue un élément préoccupant pour l’avenir de notre régime de retraite face à l’implacable réalité de l’évolution démographique.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) En faveur des classes moyennes, citons la suppression de la hausse de la CSG sur des produits d’épargne plébiscités par les Français comme l’assurance vie et le plan d’épargne logement (PEL). Enfin, en faveur de nos professionnels de santé, nous avons obtenu que le texte revienne sur l’essentiel des mesures qui allaient pénaliser les pharmaciens et les médecins libéraux, si précieux dans nos territoires.”
“Notre ligne, les députés de la Droite républicaine l’ont défendue avec beaucoup de sérieux tout au long des débats. Nous avons indiqué clairement que le projet de loi initial était inacceptable et nous avons obtenu, dans cet hémicycle, des avancées en faveur de la France qui travaille, avec le retour de la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR) , et des avancées en faveur de la France qui a travaillé toute sa vie, avec la revalorisation de toutes les pensions de retraite indexée sur l’inflation. Pour nous, la retraite n’est pas un privilège mais, je le répète, le fruit d’une vie passée à travailler, à cotiser.”
“Nous voilà arrivés à un moment charnière du débat budgétaire qui anime l’Assemblée nationale depuis près de deux mois. Cela fait des semaines que nous débattons afin de doter la France d’un budget, des semaines que chaque groupe défend ses positions au sein d’une Assemblée divisée. On peut râler sans cesse, être toujours contre tout, ou bien travailler.”
“Pour l’ensemble de ces raisons, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de vous annoncer notre vote : une majorité des députés de la Droite républicaine s’abstiendra sur le vote de la troisième partie. Jusqu’à la dernière seconde, notre groupe œuvrera pour améliorer la copie et donner un budget à la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“– Rires sur les bancs du groupe RN.) Nous avons été élus pour travailler ; c’est ce que nous avons fait face à ceux qui misent sur le chaos et sur l’instabilité. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Pour dégager des économies, nous avons défendu à l’article 47 un gel des crédits des opérateurs financés par la sécurité sociale. Dans le pays le plus fiscalisé au monde, nous devons réduire la dépense de l’État et de ses opérateurs. Au sein de notre groupe, beaucoup sont préoccupés par la suspension de la réforme des retraites. Au-delà de ce que chacun pense de cette réforme, nous nous interrogeons sur son financement, qui ne doit pas reposer sur les générations futures.”
“Nous nous sommes pleinement saisis de cette possibilité pour amender la troisième partie. Les articles 24, 25 et 26, qui menaçaient les professionnels de santé libéraux, ont été supprimés avec le soutien de la Droite républicaine. L’article 18, qui étendait les franchises aux chirurgiens-dentistes, ne figure plus dans le texte. Toutes les pensions de retraite seront indexées sur l’inflation au 1 er janvier. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) L’article 45 permettra de revaloriser la retraite des femmes qui ont eu une carrière hachée. Je le dis à ceux qui nous écoutent : le groupe Droite républicaine a été utile aux Français en obtenant toutes ces avancées. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.”
“La sécurité sociale est un trésor et les Français apprécient l’esprit de solidarité qui l’anime. L’enjeu de ce PLFSS est majeur : il s’agit de préserver le modèle que nous connaissons pour les générations à venir, en particulier pour nos enfants. La copie initiale était inacceptable – nous l’avons répété pendant de longues semaines. Elle contenait trop d’augmentations de taxes pour la France qui travaille ou qui a travaillé toute sa vie, ce qui plaisait au RN et à LFI puisque, rappelons-le, ces groupes ont voté ensemble 34 milliards d’impôts supplémentaires ces dernières semaines. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback applaudit également.) Cette année, le premier ministre a choisi de laisser le Parlement amender librement ce budget.”
“Au-delà, les cures thermales s’intègrent également dans un bassin de vie : 70 % des stations thermales françaises sont implantées dans des communes de moins de 5 000 habitants, ce qui fait de la médecine thermale un rempart naturel contre la désertification médicale. Les retombées économiques du thermalisme sont estimées à 4,8 milliards d’euros pour plus de 100 000 emplois directs, indirects et induits. Madame la ministre, j’ai entendu qu’aucune économie sur les cures thermales n’était envisagée par voie législative. J’attends qu’il en soit de même dans le champ réglementaire – il faut notamment que le décret annoncé soit abandonné. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Il vise à alerter la représentation nationale au sujet des 200 millions d’économies prévues par le gouvernement sur le remboursement des cures thermales. Le thermalisme dégage des économies sous-jacentes non prises en compte dans le débat public, notamment grâce à la réduction de la consommation médicamenteuse qui en résulte. Face aux remises en cause de ses bienfaits thérapeutiques, plus de soixante études scientifiques démontrent le service médical rendu par les cures. Le thermalisme, ce sont 500 000 patients et 90 % de prescriptions justifiées par un service médical rendu avéré.”
“Nous préférons réaliser des économies sur les dépenses et sur le coût exorbitant du fonctionnement de l’État, qui se disperse dans une bureaucratie excessive, ou bien récupérer des recettes en luttant contre les fraudes, en particulier les fraudes sociales. Nous aurons l’occasion d’y revenir dès la semaine prochaine quand nous examinerons en commission le projet de loi qui porte sur cette question. Nous rejetterons donc cet article 44.”
“Une année blanche peut être une solution de facilité, celle qui conduit à geler toutes les prestations, sans prendre la peine de faire de distinction. Les députés de la Droite républicaine sont attachés à la valorisation du travail, à la reconnaissance de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie, à la lutte contre l’assistanat – ce qui n’empêche pas la solidarité. C’est pourquoi nous tenons à l’allocation sociale unique, qui permettra de plafonner les aides sociales à 70 % du smic. En tout état de cause, nous nous opposerons aux mesures qui frappent les retraités les plus modestes, ceux qui ont travaillé toute leur vie. Nous nous opposerons donc au gel des pensions de retraite.”
“À mon avis, les personnes les plus pénalisées par cet article et par l’amendement présenté par le gouvernement seront les habitants des déserts médicaux et les plus précaires. Certains parviennent à maintenir des cabinets en zone rurale et à garantir aux habitants un accès à des soins de proximité de qualité, malgré un investissement et des coûts importants. Or la rédaction actuelle, qui ne tient pas compte de cette réalité, pourrait pénaliser ceux qui ont consenti des efforts et nuire aux investissements futurs dans les zones à faible densité de population. C’est pourquoi nous voulons intégrer à la rédaction un critère qui répond aux besoins et aux spécificités de ces territoires.”
“Il vise à donner une priorité aux spécificités et aux besoins locaux. En effet, les délais d’attente pour une mammographie peuvent atteindre plus d’un an pour les femmes vivant dans les territoires les plus isolés.”
“Elles craignent que l’on exige d’elles une formalisation accrue alors que les médecins font preuve de bon sens et de conscience professionnelle et souhaitent s’organiser dans leur structure pour garantir aux patients le meilleur accès aux soins. Rappelez-vous le schéma élaboré par une mission d’évaluation du Sénat : entre la CPTS, le CLS, le CLSM, le CTS, l’ARS, le GHT et maintenant France Santé, on ne comprend plus grand-chose ! Il faut de la clarté et de la lisibilité ! Tous les acteurs de ces structures ont sûrement envie de travailler ensemble, mais il serait dommage de créer un nouveau dispositif juste pour dire que l’on s’occupe de la santé. Centralisons les moyens pour améliorer l’efficience dans l’accès aux soins et la reconnaissance de nos soignants, mais cessons de lancer en permanence de nouvelles start-up !”
“Cette façon de lancer des dispositifs – France Travail, France Santé – comme s’il s’agissait de start-up est vraiment surprenante. À force de créer des acronymes, des structures et des hyperadministrations, l’argent public à destination des patients et des professionnels de santé est utilisé moins efficacement. Pourquoi avoir annoncé si rapidement ce nouveau dispositif ? Je m’interroge, tout en constatant que cela nous a permis d’avoir des retours de terrain avant de commencer à légiférer. Certaines maisons de santé parfaitement organisées qui assurent la permanence des soins sont réticentes à demander ce label.”
“Je m’étonne que l’ARS ait déjà sollicité des maisons de santé pour une labellisation France Santé alors que nous n’avons pas encore légiféré.”
“À titre personnel, j’estime que le statut de docteur junior, qui permet à des étudiants en médecine générale d’exercer dans nos territoires dans le cadre de leur quatrième année d’internat, est un bon moyen de s’engager dans la profession. Ils pourront notamment constater la qualité des soins prodigués aux patients. Cependant je crains qu’on multiplie les dispositifs avant même d’être en mesure d’évaluer la réelle efficacité de certains d’entre eux, par exemple, justement, les docteurs juniors. Pour ces différentes raisons, tout au long de l’examen de l’article, nous défendrons la nécessité de garantir un accès à des soins de qualité pour l’ensemble des patients en tous points du territoire.”
“Je suis toujours frappée par le nombre de nouveaux acronymes que l’on est capable de créer sans que l’efficacité soit forcément au rendez-vous – c’est encore le cas avec cet article. Les médecins libéraux, généralistes et spécialistes aspirent à la liberté d’exercice tout en s’efforçant de répondre aux attentes et aux besoins en santé sur le territoire. Nous saluons le renforcement du maillage territorial des pharmacies que prévoit cet article. Nous nous étions d’ailleurs mobilisés afin que la pérennité de ces officines soit assurée. De même, l’article accorde aux structures spécialisées en soins non programmés l’importance qu’elles méritent. En effet, elles répondent au mieux aux besoins en matière d’accès aux soins, notamment dans les territoires ruraux.”
“…et les maisons des adolescents, afin de cibler efficacement les besoins d’accompagnement psychologique, plutôt que de penser que le tiers payant suffira à combler cette carence, en particulier dans les territoires ruraux.”
“La santé n’est pas gratuite ; elle a un coût, qu’il convient de reconnaître par égard pour notre système de santé. Nous ferions mieux de nous atteler à l’élaboration de protocoles de prise en charge permettant une détection précoce, en mobilisant notamment les médecins généralistes, les infirmières scolaires…”
“Alors que la santé mentale a été proclamée grande cause nationale 2025 – je parle sous le contrôle de M. le premier ministre Barnier, qui l’avait annoncé –, on ne peut qu’être favorable à toute action favorisant l’accès à des soins psychologiques, notamment pour notre jeunesse et pour l’ensemble des publics fragiles. Cependant, je doute qu’en la matière, la prise en charge financière par le tiers payant puisse constituer une véritable solution. Ce qui m’inquiète toujours avec le tiers payant, c’est cette forme de déresponsabilisation qu’il implique vis-à-vis du coût de la santé. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.)”
“On oublie trop que des maladies très graves, notamment infantiles, éradiquées grâce à la vaccination, pourraient revenir si les campagnes de sensibilisation et de vaccination n’étaient pas mises en œuvre ou si la pédagogie et l’éducation n’étaient pas déployées au plus près de chaque patient. Se faire vacciner, c’est se protéger et protéger les autres. En prendre conscience ouvre la voie à l’acceptation de la vaccination, au-delà de la coercition.”
“Députée de Dole, dans le Jura, où est né l’illustre Louis Pasteur, je tiens à rendre hommage à ses travaux sur la vaccination. Sur ce sujet, la pédagogie et l’éducation sont importantes. Malheureusement, une certaine défiance envers la science s’est installée en France, où la coercition n’est jamais perçue d’un bon œil. Pour la vaccination, l’engagement de tous les acteurs importe, du ministère – au travers des agences régionales de santé, les ARS –, pour l’organisation des campagnes nationales, aux professionnels de santé – dont l’engagement est essentiel pour cibler les patients les plus fragiles –, médecins, infirmiers, pharmaciens, notamment dans les territoires ruraux.”
“Monsieur Ciotti, vous venez de faire à l’instant votre numéro de claquettes, mais vu votre niveau de présence dans l’hémicycle, il n’est pas étonnant que vous ne maîtrisiez pas tout ce qui a été voté dernièrement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes DR, EPR et Dem. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République de M. Ciotti témoignent d’une hypocrisie ahurissante. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Ils font semblant de s’offusquer de l’augmentation de taxes alors qu’ils en ont voté pour 34 milliards d’euros, avec La France insoumise, ces dernières semaines ! (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe DR. – Brouhaha.)”
“…ainsi que les conjoints d’agriculteurs. Nous avons surtout permis que les heures supplémentaires soient exonérées, en rétablissant leur complète défiscalisation, conformément à notre objectif de toujours mieux valoriser ceux qui travaillent. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“Je citerai notamment l’abandon de l’augmentation de la CSG au profit de l’épargne populaire et des classes moyennes, la protection des retraités modestes contre une augmentation du taux de la CSG applicable à leur pension. Nous aurions aimé aller plus loin pour protéger les Français contre les augmentations d’impôt. Néanmoins, nous avons obtenu des résultats. Nous avons également réussi à protéger les pharmacies des territoires ruraux…”
“Vous connaissez la position du groupe de la Droite républicaine. Nous sommes opposés à l’augmentation des impôts et des prélèvements obligatoires. Notre pays détient des records en la matière et les Français n’en peuvent plus… (« Mais, mais… » sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Soyez patients, je m’adresserai à vous dans un instant. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.) L’implication de notre groupe a permis des avancées sur des sujets fondamentaux.”
“Nous faisons pourtant en sorte qu’elle perdure.”
“Mais non ! C’est surtout le meilleur moyen d’alourdir le coût du travail !”
“Nous devons avoir une réflexion plus globale sur les dispositifs de partage de la valeur au sein de l’entreprise, car ils permettent une vraie valorisation des salariés.”
“L’article 8 bis A, introduit par l’adoption au Sénat d’un amendement socialiste, abaisse à 6 000 euros le plafond de l’exemption de cotisations sociales pour les compléments de salaire des salariés dont la rémunération est supérieure à 3 smics. Cette mesure fragiliserait un levier essentiel d’attractivité de la France et entraînerait un surcoût pour les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI). À titre d’exemple, le surcoût annuel pour les ETI est estimé entre 80 et 100 millions d’euros. Au-delà de l’augmentation de la charge pour les entreprises, l’adoption d’un tel article va à l’encontre du partage de la valeur et du dialogue entre partenaires sociaux.”
“L’article 8 vise à instaurer une contribution patronale sur différents dispositifs. Comme vous le savez, le groupe Droite républicaine s’oppose à toute taxe, dès lors qu’elle est injuste. Il nous paraissait inopportun de soumettre à un forfait social de 8 % les compléments salariaux, chèques-vacances et titres-restaurant, qui permettent de redonner du pouvoir d’achat aux salariés. Nous serons en revanche attentifs à l’augmentation de 10 points du taux de contribution sur les indemnités de rupture conventionnelle car celles-ci se sont mulipliées ces dernières années. Il existe une forme de déséquilibre et nous devons nous interroger pour rendre le système plus juste. Nous examinerons avec intérêt l’article en fonction des amendements adoptés.”
“Et les 34 milliards d’impôts que vous avez votés ?”
“(Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) En tout cas, toute notre vigilance sera consacrée à faire en sorte que la contribution ne soit pas répercutée sur les assurés. En première lecture, nous n’étions pas favorables à cette mesure, souhaitant protéger le pouvoir d’achat des Français. Nous la voterons en responsabilité, étant donné que l’augmentation des tarifs a déjà eu lieu en l’absence de tout prélèvement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Le groupe Droite républicaine veillera à ce que la mesure ne se répercute pas sur les assurés (M. Laurent Wauquiez applaudit) , d’autant que les tarifs ont déjà augmenté l’année dernière. Nous devons exiger des mutuelles qu’elles diminuent leurs frais de gestion. Il est inadmissible que ces frais s’élèvent à 20 % ou 30 %, alors que ceux des organismes qui gèrent les différentes branches de la sécurité sociale s’établissent à 2 % ou 3 %. Il revient à la représentation nationale d’empêcher que ce prélèvement ne se répercute sur les assurés et d’imposer la réduction des frais de gestion. Il s’agit, au fond, d’un rééquilibrage à la suite de l’augmentation des tarifs l’année passée, qui n’a été suivie d’aucun prélèvement de l’État en raison de la censure du gouvernement de M. Barnier – n’est-ce pas, chers collègues du Rassemblement national ?”
“Dans cette perspective, notre groupe défend, plutôt que la recherche de recettes supplémentaires, qui passe par la création de taxes ou l’augmentation des taux de CSG, des mesures d’économies, par exemple le gel des crédits des opérateurs. J’espère que nous aurons l’occasion d’en discuter prochainement.”
“La version initiale du budget concentrait plusieurs mesures ciblant les retraités. Cet amendement vise à supprimer l’article 6 et à réindexer les taux de CSG sur les pensions de retraite. En effet, le gel du barème touche les retraités les plus modestes. Je rappelle que ce barème fixe les seuils du revenu du foyer pris en considération pour déterminer l’application du taux, réduit ou normal, de la CSG sur les pensions. Comme l’a dit le président de notre groupe, avec le gel du barème, 40 000 foyers passeraient d’un taux nul au taux réduit de 3,8 %, ce qui représente une augmentation d’environ 450 euros par an. Je suis intimement convaincue que nous ne pouvons plus dépenser plus – car nous n’en avons pas les moyens – et que nous devons dépenser mieux.”
“Au-delà des nécessaires compensations, il faut donc nous interroger sur la pérennité du système, qui doit, pour la droite, reposer sur le fruit du travail.”
“Mes collègues du groupe DR et moi sommes à l’initiative de l’amendement qui a créé cet article. Nous devons maintenant nous interroger sur les recettes supplémentaires qui permettraient de pérenniser notre système de sécurité sociale. Nous n’approuvons pas les différentes taxes qui ont été créées ; en revanche, si davantage de personnes travaillent, nous aurons davantage de cotisations et la pérennité du système sera assurée. (Exclamations sur les bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)”
“Nous sommes confrontés de nouveau au problème de la prise en charge de l’autonomie… (M. le président coupe le micro de l’oratrice.)”
“Mon intervention porte sur la bonne tenue des débats et sur la bonne tenue des relations que l’on peut avoir avec les collectivités territoriales.”
“Nous l’avons déjà dit, si notre taux d’emploi était celui de l’Allemagne, nous bénéficierions de 15 milliards supplémentaires de recettes. Chercher des recettes doit donc nous conduire à une réelle réflexion sur le travail, qui prenne la forme non d’un amendement du PLFSS mais d’une loi spécifique. Plutôt que de faire les poches aux Français avec des taxes – cet hémicycle semble atteint d’une « taxite » aiguë – la Droite républicaine défend deux mesures fortes : les heures supplémentaires pour valoriser mieux le travail et l’allocation sociale unique pour encadrer l’accès aux aides. Il s’agit à la fois de permettre à ceux qui travaillent de travailler davantage, et d’augmenter le nombre de ceux qui travaillent, de manière à générer des recettes supplémentaires par le travail. (M. Vincent Descoeur applaudit.)”
“Enfin, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur le problème d’efficience de notre système de santé. La complexité administrative de ce qui s’apparente à un véritable millefeuille est sans cesse aggravée par le fait que chaque nouvelle idée entraîne la création d’un nouveau dispositif de type start-up. Ce faisant, on s’éloigne toujours davantage de ce que veulent nos concitoyens, à savoir un accès aux soins en tout point du territoire.”
“Nous en avions parlé lors de la discussion générale : il est essentiel de décloisonner les différentes branches au sein de la sécurité sociale. Au cours d’un parcours de vie, on peut relever successivement d’une branche ou d’une autre ; or il existe entre les branches des disparités territoriales, mais aussi de prise en charge. Je pense en particulier à la perte d’autonomie : des personnes âgées se retrouvent parfois hospitalisées – leur prise en charge est donc assurée par la branche maladie – faute d’accompagnement à domicile et aussi parce que le reste à charge financier n’est pas le même. J’ajoute que pour redonner un cap à notre système de sécurité sociale, la pluriannualité paraît absolument essentielle ; elle l’est aussi, d’ailleurs, pour sécuriser les professionnels de santé dans l’exercice de leurs missions.”