Yannick Neuder
DR · France
“Ce vote fait honneur à l’ensemble des députés, puisque vous avez été plus de quatre-vingts à cosigner le texte de façon transpartisane. Je voudrais remercier le sénateur Khalifé, qui a contribué à l’amélioration du texte, ainsi que tous ceux qui ont participé à son élaboration, notamment les sociétés savantes – la Société française et la…”
“Quand l’Allemagne consacre annuellement à la prévention 458 euros par habitant, la France en consacre 186, soit 2,3 % de nos dépenses de santé – contre 3,4 % en moyenne dans l’OCDE. Nos soins sont parmi les meilleurs au monde, mais notre prévention compte parmi les moins bonnes.”
“L’article 1 er bis met fin à une absurdité en autorisant enfin les pharmaciens et les masseurs-kinésithérapeutes à mesurer la pression artérielle. Des millions de Français sont hypertendus sans le savoir. Allons les chercher là où ils se trouvent et misons sur le rôle de ces professionnels de santé dans la prévention. (M.”
“Elles sont la deuxième cause de mortalité, la première cause de handicap acquis et représentent près de 20 milliards d’euros de dépenses pour notre système de santé. Et il y a un chiffre qui devrait nous empêcher de dormir : 80 % de ces drames sont évitables.”
“En commission mixte paritaire, nous avons rétabli le caractère pluriannuel de la stratégie, nous avons levé les verrous qui subordonnaient le dépistage à un avis préalable de la Haute Autorité de santé (HAS) et nous avons rétabli les campagnes en entreprise. Je remercie mon confrère, le sénateur Khalifé Khalifé, pour ses travaux.”
“Comme ministre de la santé, j’ai soutenu la lutte contre les déserts médicaux, la réforme de la formation des soignants et le plan Santé mentale. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.) Ce virage manquait. Comme cardiologue, je reçois encore chaque semaine des patients qui arrivent trop tard.”
The complete record
Every one of 1,325 lines we hold for Yannick Neuder, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 9 of 27.
“Je tiens à préciser la localisation des 2 500 places créées, puisque vous évoquez la situation dans votre circonscription : 1 600 en Île-de-France, 630 dans les Hauts-de-France et 270 dans le Grand Est. Je porterai une attention particulière aux Bouches-du-Rhône.”
“En s’appuyant sur les recommandations de la Cour des comptes, le gouvernement s’engage à renforcer l’outillage commun de gestion, de supervision et de contrôle, et à faire évoluer les méthodes et partenariats entre les autorités françaises et wallonnes. Je transmettrai votre question à la ministre déléguée Charlotte Parmentier-Lecocq.”
“En outre, 1,5 milliard d’euros sur la période 2024-2030 ont été alloués au plan « 50 000 solutions », qui vise un triple objectif : conforter l’offre d’accompagnement en volume sur le territoire français, corriger les disparités territoriales et accompagner la transformation de l’offre. L’action sur l’offre se matérialise par un moratoire visant à limiter l’accueil des adultes en Wallonie aux places effectivement occupées le 28 février 2021. De plus, le gouvernement porte une attention particulière à la qualité d’accompagnement des personnes en situation de handicap, quel que soit leur lieu de résidence. En 2024, trente-deux inspections ont été réalisées de manière conjointe.”
“Face à l’accroissement du recours à l’offre belge, le gouvernement mène une politique de maîtrise des départs contraints en Belgique, qui passe par deux leviers : une action sur la demande et une action sur l’offre, avec le contingentement du nombre de places financées. Le gouvernement veille également au respect de la qualité de l’accompagnement et au contrôle des établissements wallons. Lancé en 2020, le plan de prévention des départs non souhaités en Belgique, doté de 90 millions d’euros, prévoyait la création de 1 000 nouvelles places en France. Dans les faits, il a permis de créer 2 500 nouvelles solutions pour des adultes en situation de handicap.”
“Sur ce dernier sujet, nous prendrons des décrets avant l’été et je viendrai dans votre circonscription m’assurer de l’installation de tels docteurs juniors, dont j’espère qu’elle sera aidée par les collectivités locales – mairies, intercommunalités, département, régions –, que vous aurez mobilisées pour faciliter l’accès au logement, aux transports, aux places en crèche, etc., de ces futurs médecins. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. Jean Terlier applaudit également.)”
“Nous aurons besoin de tout le monde, en ouvrant plus la formation initiale, en récupérant des praticiens formés hors de l’Union européenne, surtout, en installant correctement des docteurs juniors, dans le cadre de la quatrième année de médecine générale.”
“Ce texte sera inscrit à l’ordre du jour du Sénat et, s’il est adopté, nous aurons un outil législatif permettant de mettre en application ce que nous souhaitons, c’est-à-dire avoir des médecins et des soignants en plus grand nombre sur l’ensemble du territoire, pour mieux prendre en charge les patients. Les mesures qui seront proposées répondront également aux points dont vous avez dressé la liste dans votre courrier de janvier sur les situations de la ville de Tonnerre et de la communauté de communes du Tonnerrois en Bourgogne, où vous évoquiez le cas d’un médecin étranger qui voulait pratiquer en France. Il faut réformer le statut des praticiens diplômés en dehors de l’Union européenne.”
“Je sais que le problème des déserts médicaux est une préoccupation pour vous en tant que députée de l’Yonne, comme il l’est pour beaucoup de parlementaires, issus de tous types de territoires, qui trouvent insupportables les difficultés dans l’accès aux soins. Vous l’avez traduite en début de question par des chiffres sur la mortalité infantile, sujet aux causes et aux conséquences multifactorielles que Catherine Vautrin et moi prenons à bras-le-corps. À propos des déserts médicaux, le premier ministre fera avant le 30 avril des annonces répondant exactement à vos questionnements. En décembre 2023, j’ai fait voter ici, à l’unanimité, une mesure fondamentale permettant de définir les besoins médicaux en fonction de ceux des territoires.”
“Étant donné le caractère transversal, interministériel, du sujet, plusieurs décennies seront sans doute nécessaires ; avançons, dès à présent, en formant des soignants, en agissant aux niveaux économique, socio-professionnel, associatif, en prenant le sujet à bras-le-corps – je rappelle qu’avec près de 400 cas par an, le suicide constitue la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Le gouvernement accordera donc toute son attention aux suggestions visant à améliorer l’état de santé mentale des Français. (Mme Émilie Bonnivard applaudit.)”
“Il importe, pour avancer sur ces questions, de travailler avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment les associations de patients – je serai vendredi au Forum national de la santé mentale, organisé à Cannes par l’association Psychodon – et les professionnels du secteur – j’ai conclu hier la Commission nationale de psychiatrie. Je soutiens également les propositions de loi qui vont dans le bon sens, comme celle, excellente, de Chantal Jourdan visant à former les jeunes aux premiers secours en santé mentale : il faudrait des référents dans tous les secteurs, dans les entreprises au titre de leur responsabilité sociale, dans les associations sportives.”
“Vous faites bien d’évoquer les difficultés que rencontrent les soignants qui exercent en psychiatrie, que ce soit à l’hôpital ou en ambulatoire. Le fait que la santé mentale soit la grande cause nationale de 2025 va permettre de lever le voile sur de nombreux sujets. Il importe avant tout de déstigmatiser la maladie mentale et la révélation récente de sa bipolarité par un journaliste s’inscrit dans ce mouvement. Il faut parler de toutes ces pathologies. Il faut aussi former plus de soignants, plus de psychiatres – et cela rejoint la question des déserts médicaux, au sujet desquels le premier ministre fera des annonces à la fin du mois d’avril – et améliorer la prise en charge des troubles psychiatriques et psychologiques.”
“C’est une priorité pour la population. J’espère que ces renforts favoriseront une démarche d’aller vers, puisque la mobilisation de ces jeunes docteurs permettra aux médecins de reprendre les visites à domicile. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes DR et HOR.)”
“Nous sommes à la recherche de maîtres de stage pour les accueillir, en particulier dans les zones sous-dotées. Nous étudions également avec les élus locaux les conditions de logement, de transport et d’accueil en crèche des enfants des jeunes médecins. Les conditions de rémunération sont en cours de définition. Enfin, nous pensons à établir une phase socle, une phase liée à l’activité, une phase liée à la permanence des soins et une phase spécifique aux zones particulièrement sous-denses. Tout cela prend du temps et doit se faire en concertation avec Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, que je remercie pour son étroite collaboration sur ces sujets. Je l’ai annoncé la semaine dernière au congrès national de médecine générale : avant l’été, les 3 700 docteurs juniors pourront venir en renfort dans les territoires.”
“Je comprends que vous évoquiez la confiance des Français envers les institutions, alors que ces derniers voient des lois être votées sans que rien ne change dans les territoires. Les situations que vous décrivez en sont des exemples criants. Je pense en particulier à la réalité insupportable des déserts médicaux, que déplorent les élus locaux et, surtout, les patients. Le premier ministre a souhaité que nous présentions des propositions d’ici le mois d’avril. Il serait malhonnête de vous dire que la succession de quatre ministres de la santé en 2024 a favorisé la publication des décrets. Je souhaite publier les décrets d’application des lois que vous avez évoquées. Nous réunissons les étudiants et les soignants afin de nous concerter dans un climat de confiance.”
“L’avis du gouvernement est favorable aux amendements en discussion commune, quel que soit le sort du sous-amendement n o 133 rectifié.”
“Je suis plutôt favorable à valider l’indicateur que vous proposez et je ne fais pas de l’adoption du sous-amendement n o 133 rectifié une condition pour donner un avis favorable aux amendements identiques. Le sous-amendement vise à permettre une meilleure application de l’indicateur, pour qu’il ne soit ni contesté ni contestable, en l’affinant.”
“Enfin, nous devons développer les passerelles au sein des différentes formations. Le covid a changé beaucoup de choses : certes, des soignants ont voulu quitter le soin, cependant des personnes en quête de sens ont souhaité rejoindre les filières de santé. Nous pouvons donc envisager ces questions de territoire et de régionalisation pour définir les passerelles. Prenons le temps d’échanger au cours de tout le mois d’avril sur ces sujets.”
“Du fait de votre interruption, j’ai oublié le dernier point.”
“C’est un sujet important, car tout le monde sait qu’on ne s’installe pas dans un territoire qu’on ne connaît pas. Le fait d’avoir nationalisé les concours a accentué le problème.”
“Nous devons en effet intégrer à nos réflexions la réforme du Pass et de la LAS. Enfin, nous n’avons pas évoqué deux autres sujets – je ne m’exprime pas pour ralentir les débats mais, au contraire, pour les éclairer. Nous tenons des discussions sur les concours de spécialisation. À l’époque où j’ai passé l’internat, les concours étaient régionaux. Nous devons aussi nous poser la question de régionaliser le choix au moment du concours.”
“Je porte à votre connaissance le fait que la conférence des doyens a annoncé hier soir envisager de nouvelles modalités de Pass et de licence accès santé (LAS).”
“J’ajoute quelques éléments pour répondre à M. Vigier. Je souhaite que les discussions se poursuivent pour les différentes raisons que j’ai évoquées. Pour les conduire, il faut que nous ayons toutes les parties prenantes autour de la table. Vous avez mentionné plusieurs pistes pour la réforme de la formation des études de santé, qui est très importante et que nous n’avons pas encore assez abordée. D’abord, vous avez évoqué la suppression du numerus apertus pour fixer un nombre d’étudiants en fonction des besoins du territoire. Ensuite, pour faire revenir les étudiants français à l’étranger, en Roumanie, en Belgique, en Espagne, nous devons déterminer comment les intégrer dans le système de santé actuel. Vous posez également à juste titre la question du redoublement.”
“…pour ne rebuter personne et afin que nous réunissions les professionnels de santé et les élus locaux pour évoquer toutes les solutions, conformément aux engagements du premier ministre.”
“Je précise donc ma position. Je demande le retrait des amendements de rétablissement de l’article 1 er afin de favoriser les discussions qui doivent se tenir dans le courant de ce mois…”
“Je veux simplement répondre au rapporteur. Monsieur Garot, c’est bien parce que je souhaite que les conditions du débat et de la consultation du mois d’avril soient réunies que je fais le choix de demander le retrait, afin que toutes les parties prenantes soient autour de la table pour proposer les solutions que le premier ministre souhaite voir aboutir d’ici à la fin du mois d’avril.”
“Je veux que nous nous laissions tout le mois d’avril (Mêmes mouvements. – Applaudissements sur les bancs du groupe RN) pour discuter avec l’ensemble des personnes concernées, après quoi nous verrons ! Je demande donc le retrait des amendements en discussion commune !”
“(Applaudissements sur les bancs des groupes RN, EPR, DR et HOR.) Or le sujet qui nous occupe est suffisamment important et grave pour que nous les poursuivions ! Je souhaite poursuivre ces discussions et les ouvrir. Je ne souhaite pas fracturer la communauté soignante, médicale et paramédicale. (Protestations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Tout le monde doit rester à bord ! Si, ce soir, vous décidez de rétablir l’article 1 er , les discussions se fermeront !”
“Moi, je ne les ai pas. Nous pouvons imaginer d’autres solutions. Peut-être pourrions-nous permettre à ce médecin évoqué par Mme Rist de s’installer où il le souhaite, tout en menant une activité complémentaire, par exemple près de la Vésubie – vous connaissez bien votre géographie, monsieur Sansu ! –, dans un cabinet secondaire, avec l’appui de remplaçants, en suivant des stages et en faisant lui-même office de médecin enseignant accueillant des stagiaires. J’en suis désolé, mesdames et messieurs les députés, mais nous n’avons pas ce soir toutes les réponses aux questions que j’ai posées. Je suis donc favorable au maintien de la suppression de l’article 1 er . (Protestations vives et prolongées sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Sans cela, je couperais les discussions !”
“Sommes-nous sûrs que certaines mesures ne conduiront pas à choisir des spécialités autres que la médecine générale de préférence à cette dernière, ce qui en dernière analyse ne permettra pas l’installation de davantage de médecins généralistes ? Avez-vous les réponses à ces questions ?”
“Cela pourrait aussi favoriser un changement de spécialité. Je rappelle que le choix de la spécialité médecine générale représente environ 25 % de l’ensemble des choix. Faisons attention ! Encore une fois, je pose des questions. Si vous avez des réponses, je les prends !”
“On voit bien que, si le futur jeune médecin en question, quel que soit son sexe, rachète une patientèle, le médecin qu’il remplace est bien entendu susceptible de la libérer et de partir à la retraite plus rapidement.”
“Je vais finir, monsieur le député, si vous en êtes d’accord.”
“Je souhaite aussi que nous évitions la rupture de confiance avec les syndicats, les syndicats étudiants et les conseils de l’Ordre. Je voudrais revenir sur le cas très pratique évoqué par Mme Rist dans sa défense du sous-amendement n o 120.”
“Nous devons garder ces chiffres en tête pour, justement, continuer d’avancer avec l’ensemble des groupes et avec efficacité et pragmatisme. Un certain nombre de sujets n’ont pas été inclus dans la discussion à ce stade, que nous ne pouvons exclure. Nous devrons en discuter tout au long du mois d’avril. (M. Nicolas Sansu s’exclame.) Je pense notamment à la quatrième année de médecine générale – des discussions sont en cours en vue de prévoir les conditions d’accueil des internes concernés – ainsi qu’aux 20 000 praticiens à diplôme hors Union européenne, ou Padhue, dont l’activité est essentiellement hospitalière et s’agissant desquels on est en droit se demander s’ils ne pourraient pas exercer également une activité libérale au bout d’un certain nombre d’années d’exercice.”
“J’ai bien pris note de votre souhait, exprimé lors de l’examen du texte en commission, de supprimer l’article 1 er . La question qui se pose ce soir est celle de son rétablissement. Je voudrais rebondir sur les propos du rapporteur, qui souhaite continuer à avancer avec pragmatisme et efficacité. Moi aussi, monsieur le rapporteur, je veux que nous continuions d’avancer, pendant tout le mois d’avril, avec pragmatisme et efficacité. Je voudrais citer quelques chiffres, qui n’ont pas été évoqués ce soir. En 2024, l’activité salariée supplante largement l’activité libérale : selon les dernières statistiques, sur les 8 613 primo-inscriptions à l’Ordre en 2022, 12 % sont en mode libéral, 24 % en mode de remplacement et 62 % en mode salarié.”
“Pour ce faire, sans opposer les uns et les autres, j’ouvre les débats et ferai des propositions à la fin du mois d’avril. (Mme Sylvie Dezarnaud applaudit)”
“Cela fait cent jours que je suis ministre ! Cela fait trente ans que les pouvoirs politiques concourent à cette situation. L’heure n’est pas à la recherche des coupables ; il nous faut voir comment avancer ensemble de façon responsable.”
“Pour cela, il faut du temps. Hier soir, j’ai commencé ce travail…”
“Vous avez raison, madame la députée, il en faut. Pendant le mois d’avril, nous devrons construire ces solutions avec le Parlement, les élus locaux, régionaux et départementaux et les professionnels de santé.”
“J’ai écouté avec beaucoup d’attention les interventions des orateurs des groupes. Je veux rendre hommage au travail sérieux du rapporteur Guillaume Garot, étayé par cette modélisation scientifique qui aboutit au nombre de 600 000 personnes prises en charge. Cependant, face à ce problème insupportable qui touche toutes vos circonscriptions, je souhaite que nous puissions coconstruire une solution avec tous.”
“Vous pouvez compter sur mon engagement pour donner corps à notre objectif : avoir un système de santé qui fonctionne mieux, qui aille de l’avant, qui soit attractif pour les jeunes et qui se donne les moyens de les former ; un système de santé qui réponde aux attentes légitimes des Français en matière d’accès aux soins, dans un contexte où les besoins sont croissants en raison du vieillissement de la population et de l’explosion des maladies chroniques. C’est ma seule ambition en tant que ministre de la santé. Elle m’honore autant qu’elle m’oblige et je suis déterminé à réussir, avec vous. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN, EPR, DR, Dem et HOR.)”
“Je connais votre engagement et votre investissement personnel sur ce sujet. Mon objectif est bien évidemment de m’appuyer sur vos travaux et sur toutes les expériences de terrain pour arriver très rapidement à des mesures pragmatiques et opérationnelles. Le rendez-vous est pris, et nous devons absolument réussir ensemble. Nous le devons à tous nos concitoyens. Je ne doute pas que vous répondrez tous présents.”
“C’est la raison pour laquelle j’ai ouvert hier, à la demande du premier ministre, des concertations qui dureront tout le mois d’avril. Elles rassembleront des experts issus de tout le pays, des médecins, patients, internes, doyens, membres des ARS, qui se sont distingués en mettant en place localement des solutions innovantes ayant démontré leur efficacité et pouvant nous inspirer. Elles rassembleront aussi, bien évidemment, des parlementaires issus de l’ensemble des groupes politiques ainsi que des élus locaux qui, dans leur territoire, éprouvent particulièrement la désertification médicale. En effet, monsieur Garot, s’il y a une chose que votre proposition de loi prouve, c’est que le combat pour l’accès aux soins est légitime et fédérateur mais qu’il n’a pas de couleur politique.”
“Quand j’étais vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai soutenu le développement de Swing, une application gratuite pour les médecins libéraux, qui leur permet de gérer et de s’échanger des remplacements sur un territoire. Pour transformer le fonctionnement et l’organisation territoriale de notre système de santé, il n’y a ni solution miracle ni solution unique. En revanche, il y a un chemin à tracer résolument, avec les médecins, avec tous les professionnels de santé, avec les élus locaux, avec tous les acteurs engagés…”
“Partout en France, de nombreux exemples peuvent nous inspirer. J’ai mentionné Médecins solidaires, qui organise des relais hebdomadaires de généralistes là où les besoins sont les plus importants.”
“La confiance que j’évoquais est celle que je place dans tous les acteurs de santé et, plus largement, dans tous les acteurs territoriaux. En effet, une grande partie de la solution au problème dont nous débattons se trouve entre leurs mains. Rien ne serait pire que de lier par la loi les mains des acteurs de la santé (M. Nicolas Sansu s’exclame), les empêchant d’avoir l’agilité essentielle pour faire face aux défis qui sont devant nous. En effet, si l’État doit rester le garant des valeurs qui fondent notre système et si c’est au niveau national que doivent être définies les grandes priorités, l’enjeu, aujourd’hui, est de faciliter l’émergence de réponses territorialisées.”
“Je souligne d’ailleurs que l’effort de formation sur lequel j’ai tant insisté s’applique également, de manière évidente, aux effectifs paramédicaux. Je pense notamment au grand pacte de formation sur lequel nous travaillons avec les régions, qui a permis de créer 5 870 nouvelles places en instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) depuis 2019. Le premier dossier dont je me suis saisi, le jour de mon arrivée au ministère, le 24 décembre 2024, a été celui de la sécurisation d’une enveloppe de 215 millions d’euros, approuvée par le premier ministre, dans le projet de loi de finances pour 2025. Elle a permis de garantir ces places et ces filières de formation en régions, et de les inscrire dans Parcoursup.”
“On peut également mentionner la transformation du métier d’infirmier et le développement de sa pratique avancée. Pour continuer à progresser dans ce sens, le mois dernier, une loi majeure a été adoptée en première lecture ici même.”
“Nous soutenons leur engagement avec des aides à l’installation, avec le déploiement, cher à Agnès Firmin Le Bodo, des assistants médicaux, qui soulagent les médecins, et, bien sûr, avec la revalorisation de la consultation à 30 euros. Toutes les mesures d’accès direct et de délégation de compétences conçues et votées ici grâce à l’engagement des parlementaires sont synonymes de ressources humaines mieux cordonnées et plus efficaces et, donc, de gains de temps précieux pour les soignants. Je pense aussi à la délivrance d’antibiotiques par le pharmacien à partir de tests rapides d’orientation diagnostique (Trod). Ceux de la cystite et de l’angine permettent d’éviter 9 millions de consultations médicales par an, réduisent le recours aux urgences et simplifient l’accès aux soins, sans nuire à la sécurité.”
“Concrètement, cela signifie que les médecins devront s’engager pour améliorer l’accès aux soins, se mobiliser pour répondre aux besoins en soins non programmés comme pour assurer la permanence des soins ambulatoires, et plaider pour le développement de l’exercice coordonné et de la pratique pluriprofessionnelle. Nous développons tout ceci dans les services d’accès aux soins (SAS), dans les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), dans les centres de soins non programmés, dans les maisons médicales de garde et dans les maisons de santé pluriprofessionnelles, ces dernières étant de plus en plus nombreuses et très attractives pour la jeune génération de médecins.”